Voici mon blog personnel. Intelligence artificielle, marketing digital sont les sujets les plus souvent abordés.

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Défi un livre par mois

Depuis le 1er janvier 2018 je me suis mis au défi de lire au minimum un livre par mois et d’en écrire une synthèse avec mon point de vue dans mon blog.
Cette rubrique concerne donc toutes mes lectures liées au défi.

Livre un jour livre toujours

Normalement si tu comptes bien je devrais lire 12 livres cette année versus 9 livres l’année précédente.

La règle des 5 secondes, technique productive.

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.

En voilà un sujet paradoxal dans toute sa splendeur ! D’un côté notre attention a diminué, passant de 12 à 8 secondes en 10 ans (et c’est une très bonne chose d’ailleurs mais j’y reviendrai). Et d’un autre côté, notre cerveau ne prend pas forcément de meilleure décision si nous prenons plus de 5 secondes à réfléchir !

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Apprendre au XXIe siècle

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.

Mes conditions de travail ont fortement évolué ces quelques mois. Je suis responsable pédagogique dans le groupe INSEEC France. Je m’occupe des programmes du pôle Marketing digital et ainsi de l’intégration de 2 classes de Master 1 et 3 classes de Master 2. Un livre comme celui-ci est une douce claque pour moi. J’ai à peine dépassé 30 ans, je suis jeune et frais dans le métier. Pourtant j’ai l’impression de ressentir un moment inhabituellement calme et serein. Ce calme avant la tempête ou comme l’eau qui se retire rapidement et en silence avant le tsunami. Je crois entendre ce bruit sourd qui raisonne au loin, celui d’une tempête de changement !

Alors je me tiens prêt. Bien que je veuille changer le système pédagogique en apportant des légères modifications. Notamment via une pédagogie qui n’intègre pas forcément la droiture : leçons / exercices / appliquer la leçon / corrections. Mais plutôt une manière où les étudiants doivent composer avec le peu qu’ils savent et faire l’effort d’aller chercher plus d’informations. Je me positionne comme un révélateur de connaissance et non plus comme un prof qui fait asseoir son savoir avec autorité.

Le système est rigide par des codes institutionnels et surtout dans mes classes où les étudiants sont avant tout des salariés « dont ils disposent de 14h de formation par semaine ».

Ce livre m’a donnée beaucoup de pistes de réflexion, c’est exactement ce genre de livre qu’il faut relire 3 ou 5 fois. Je suis déjà convaincu qu’après chaque relecture je verrai encore un point de vue différent et une manière différente d’apporter du changement dans le secteur de l’éducation.

Humains, castors, bactéries : même combat

Tout d’abord, quelques mots sur l’auteur : François Taddei. Il est micro-biologiste et prône l’interdisciplinarité. Tout comme son histoire personnelle nous le rappelle cet ancien polytechnique avec des problèmes d’autorité à la création du Centre de Recherche & Interdisciplinarité. Nous avons beaucoup plus à gagner en mettant nos savoirs en commun et en multipliant les profils plutôt que de nous cloisonner entre nos pairs.

Très rapidement dans le livre, l’auteur fait une analogie entre les comportements humains et les bactéries. En effet, les bactéries réagissent de 3 manières différentes quand elles ne sont pas dans un environnement adapté :

  1. migration (il faut changer d’endroit le plus rapidement)
  2. muter (mais cela reste hasardeux, il vaut mieux une petite mutation par descendance que de changer entièrement son ADN)
  3. construction de niche (s’adapter à ce nouvel environnement), en biologie ils nomment « ingénierie systémique ».

Pour appuyer le point 3, l’auteur parle de castor. Ces animaux n’aiment pas les torrents mais quand il n’y a pas de lac… Ils construisent des barrages ! Cela permet de ralentir le débit de l’eau. Le fil rouge de son livre porte sur sa réflexion de comment créer des « écosystèmes d’apprentissages » et ceux dans tous les âges de l’apprentissage.

Ça ne fonctionne pas comme d’habitude !

Quoi de mieux pour apprendre que de se concentrer. La concentration et le raisonnement serait le saint Graal de toute personne intelligente. Pourtant en page 143 j’apprends qu’il en est tout autre ! « Quoi ça ne fonctionne pas comme ça ? » Me dis-je ?

Dans l’ouvrage, l’auteur fait référence aux travaux d’Hugo Mercier et Dan Sperber dans leur « théorie argumentative du raisonnement ». À cause de nos biais, nos décisions sont prises de manière instinctive ! Le raisonnement servirait à justifier nos décisions, notre raisonnement servirait à organiser nos idées et arguments dans l’unique but de convaincre ! En tant qu’animaux sociaux, il est fort utile de comprendre les mécanismes de persuasion (et des biais cognitifs) des autres humains !

Cependant, si le raisonnement n’est utile que pour argumenter, comment apprenons-nous des nouvelles choses ? Par le questionnement ! Toutes les personnes qui se posent des questions, et surtout, celles qui remettent en doute ce qu’elles savent, ont moins de chance de tomber dans les méandres de leurs biais cognitifs.

La curiosité et l’étonnement, exactement ce que je me suis dis « ah tiens ça ne fonctionne pas comme d’habitude » est l’antidote contre les biais les plus tenaces. Le questionnement permet d’ajuster sa vision, de comprendre les différences et enfin d’apprendre des nouvelles données.

Méthode Singapour

En 1975 Singapour avait un PIB inférieur à la Russie. Aujourd’hui, Singapour détient le meilleur score PISA. Cet ensemble d’études réalisées par l’OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques, est conçu pour mesurer les performances des systèmes éducatifs au sein des pays, de manière standardisée et à grande échelle. L’enquête est publiée tous les trois ans après avoir été menée auprès de dizaines de milliers adolescents de 15 ans.

Qu’est-ce qui fait leur force ? Une hypothèse avancée serait un lien plus fort entre l’apprentissage d’une théorie (j’apprends une règle) et la pratique (je résous un problème avec cette règle).

Une vision

Sigapour a une vision sur le long terme pour leur éducation. La politique a impulsé une démarche scientifique afin de mieux comprendre le fonctionnement de notre cerveau et ainsi adapté les outils en fonction de l’âge, des difficultés personnelles et tant d’autres paramètres. Le vrai succès vient d’une vision sur le long terme en plaçant la recherche sur les neurosciences et l’éducation.

Comprendre le cerveau pour mieux apprendre

Apprendre c’est utiliser un organe qui est le cerveau (et le cœur). Tout comme il existe des manières plus efficaces de progresser dans un sport, en fonction d’exercices sur telle ou telle partie du corps, il devrait en être de même pour l’effort intellectuel.

Notre temps de concentration est court (mais devient quasi illimité lorsque nous sommes en état de flow), pourquoi diable les étudiants ont des cours d’une durée d’une heure ? Pourquoi ont-ils des vacances d’une durée de deux semaines toutes les 5 semaines ? Seraient-elles liées à la religion et aux rythmes agricoles ? (En suisse les vacances d’octobre se nomment « les vacances patates » et en France en avril on parle même de « vacance de Pâques » ! Est-ce vraiment adapté aux rythmes biologiques ?

Des nouvelles approches pour évaluer les cours

Au Japon, ils ont développé une approche intéressante. Lorsqu’un professeur donne un nouveau cours, des collègues viennent assister au cours aussi. Non pas pour évaluer le prof mais pour observer la réaction des étudiants par rapport au nouveau cours donné ! La Chine utilise le même procédé mais avec des caméras de surveillance.

Personnellement, j’aimerais bien avoir un retour de mes collègues lorsque je donne un cours. Mais j’ai l’impression que cette nouvelle méthode ne soit pas apprécié de tous les professeurs ; par pudeur ou par égo peut-être.

J’y vois beaucoup de positif dans cette méthode, sans doute parce que j’ai fait des conférences publiques et que j’ai l’habitude que l’on me regarde, que l’on me filme, que l’on me pose des questions sur ce que je viens de dire. Enfin, je trouve que cette approche est vraiment intéressante.

Singapour a fait de la recherche dans l’éducation, le Japon aussi directement auprès de leur professeur. Peut-être faudrait-il une recherche et une observation sur les profs pour comprendre ce qui fonctionnent bien et moins bien. Autant sur le contenu du cours mais comment il est expliqué. Au vu de la nouvelle génération avec des nouveaux codes sociaux et une nouvelle vision de l’avenir, il n’est pas inintéressant de se pencher sur la question.

20 minutes de concentration

Comme je m’amuse à dire auprès de mes collègues « les jeunes que nous avons sont assez « faciles » à comprendre. Ce sont ceux qui ont 8 ans aujourd’hui qui nous feront transpirer dans 15 ans ! ».

Une pédagogie de l’instant

Si on me pose la question de comment je vois l’avenir de l’école, j’y répondrai en 3 points.

  1. feedback rapide et instantané
  2. gain sur évolution positive
  3. flexibilité

1) Feeback rapide et instantané

Pourquoi commencer à travailler si nous n’allons pas dans la bonne direction ? Les étudiants ont dû mal à démarrer un projet car ils ne sont pas sûrs d’eux. C’est tout à fait normal de douter de soi. Mais l’élément le plus bloquant est la perte de temps dont l’étudiant ne veut pas subir. En effet il serait considéré comme une perte de temps car si on me l’avait dit plus tôt je me serais concentré dans une meilleure direction. Les étudiants cherche un exhausteur de compétence, nous avons tous des compétences, le prof doit devenir la personne qui donne confiance et les conseils nécessaires pour que l’étudiant réussisse l’exercice.

2) Gain sur l’évolution positive

Ce que j’appelle gain sur l’évolution positive est exactement la même chose qu’un jeu vidéo. Nous progressons de niveau après niveau en gagnant un certains nombres de points. Ces mêmes points permettent d’accéder à des bonus. Il y a une sorte de double récompense à la fois sur le court terme et sur le long terme. La première, à court terme est la réussite des niveaux. La seconde, sur le long terme est la récolte des points.

Je pense que la gamification de la scolarité (dans son ensemble) est primordiale pour la nouvelle génération. À la fois cela leur apportera le pourquoi on me demande d’apprendre et de savoir telle ou telle chose Ou bien de gratifier le comportement par exemple aucun retard durant le trimestre par exemple sont des leviers à court terme. Enfin sur le long terme la rétribution des points pourrait donner des avantages, bourses, réduction, les idées sont à déterminées bien sûr.

3) Flexibilité

Je ne pense pas que 10 ans nous aurons des cours d’une durée de 55 minutes ou 1h30 ni de vacances toutes les 5 semaines. Autant les enfants qu’une fois adulte nous avons des phases d’apprentissages plus ou moins intenses. Notre motivation est toujours temporaire et relativement courte et cela n’empêche pas d’apprendre profondément un sujet. Je pense même que cela peut être un axe de réflexion. Pourquoi ne pas imaginer des modules de 3 mois sur un domaine spécifique où l’étudiant se retrouve en immersion totale dans ce domaine ?

J’ose imaginer que la concentration des futurs adolescents soit plus réduite que la mienne et qu’une heure de cours pourraient être scindée en 3 pauses de 5 minutes. À vrai dire pour écrire ce billet j’utilise la méthode Pomodoro qui me permet de créer une session de concentration de 20 minutes d’affilées sans distraction avec 5 minutes de pause entre les sessions de concentration.

L’auteur parle de diplôme blanc, un diplôme que l’on crée soit-même en choisissant l’intégralité de son cursus. Par exemple, j’aime le marketing digital, j’adore la sociologie et l’étude des comportements humain et je me passionne pour l’intelligence artificielle. Avec ces 3 domaines je pourrais créer un nouveau diplôme dont la consécration serait l’écriture d’un mémoire dont la problématique gravite autour de ces 3 sujets :

Comment l’automatisation et l’apprentissage supervisé permet de mieux comprendre les humains face aux leviers marketing utilisés sur les réseaux sociaux ?

Les vieux sont importants et les parents doivent apprendre à être parent !

Je vais essayer de conclure, si bien que le sujet est tellement profond que je rédigerai un nouveau papier. Quoiqu’il en soit, le chantier de l’éducation ne fait que commencer. Nous apprenons à chaque étape de la vie, je vois des jeunes à longueur de journée et je sais qu’ils représentent notre avenir. Pourtant, je remarque que rien n’est fait pour les retraités alors qu’ils vivent aussi longtemps en retraite que le temps travaillé ! Je n’aimais pas les seniors maintenant je me dis qu’ils doivent être mieux intégrés.

D’un côté, je comprends mieux pourquoi nous avons une sorte de respect envers la culture japonaise pour les seniors, car comme ils ont une population vieillissante depuis plus longtemps. Ainsi, ils ont pris conscience plus rapidement de la nécessité de faire un monde accessible à tous. Une ville accessible pour une personne de 80 ans c’est aussi une ville accessible pour une femme enceinte de 25 ans ou même une personne qui a du mal à marcher.

Et puis, je suis papa, j’ai appris à l’être en discutant en échangeant et surtout en lisant. En variant les points de vue et en essayant de comprendre ce qui me différencie de ma fille et moi. Quand je suis dans un parc, je me dis qu’il est d’intérêt public d’apprendre aux parents à être parent. Non pas que je considère ce statut comme un métier mais que nous devons avoir une connaissance profonde de la psychologie du bébé et de l’enfant. Savoir comment fonctionne un petit cerveau permet d’ouvrir son humilité, augmenter sa patience et prendre plus de plaisir.

J’ai lu 15 livres en un mois

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.

Défi terminé. En mai je m’étais donné un objectif de lire 12 livres. C’est avec plaisir que je peux affirmer avoir lu 15 livres ce mois-ci. Je vais expliquer pourquoi je suis allé plus vite que prévu, comment j’ai procédé et ce que j’en tire à titre personnel.

À la toute fin de l’article tu pourras consulter la liste des livres.

Lu de plus en plus vite

Il y a plusieurs raisons à ma vitesse de progression. D’une part, j’ai été malin, même si j’ai mélangé les styles de livres, je me suis concentré sur des livres de lecture rapide. Ainsi, en cumulant et combinant plusieurs méthodes je me suis conçu une « technique » personnelle qui me permet de lire vite et de retenir les informations essentielles.

D’autre part, j’ai gagné en efficacité en écoutant des livres. J’avais déjà expérimenté l’écoute des livres avec Homo Deus et Sapiens. Avec un peu de recul je m’aperçois que l’écoute des livres c’est ce qui me demande le minimum d’effort pour une certaine rapidité (pour autant que je puisse prendre des notes).

Après calcul, j’ai écouté 10 livres, très souvent à vélo et c’est vrai que parfois je me rangeais sur le bas-côté d’urgence pour sortir mon téléphone et écrire les idées qui m’ont le plus percuté. Souvent, j’ai mis pause et je répétais la dernière phrase entendue, par exemple : « Apprendre passe absolument par 3 paramètres : motivation, connaissance, répétition. Apprendre passe absolument par 3 paramètres : motivation, connaissance, répétition ».

Retenir les idées principales d’un livre

Pour moi, la technique la plus importante de la lecture rapide c’est la méthode Feynman. Lorsque nous lisons une nouvelle information, une nouvelle connaissance il faut absolument qu’elle passe par le langage, par l’explication.

En effet, notre cerveau est capable d’engranger des tonnes d’informations mais il est vite submergé et ne retiendra que très peu d’entre-elle. Pour créer de nouvelles routes cérébrales il est nécessaire de ressortir l’idée que nous avons dans notre cerveau et la transposer à l’oral.

Lorsque je parle de langage je parle d’explication. Car une information logée dans notre cerveau peut nous faire miroiter que nous sachons, mais au moment de l’explication nous devons structurer nos pensées.

Ma fille a 3 ans, lorsque je lui pose une question elle répond « je ne sais pas ». En lui laissant le temps à la réflexion, elle essaie de poser des mots pour expliquer. Et c’est ainsi qu’elle se rend compte qu’elle sait. La répétition permet de savoir les mots plus rapidement qu’il faut pour expliquer.

Rappelle-toi j’avais dit que notre cerveau comprend tout mais il a besoin de temps pour apprendre. Si nous n’avons pas les idées assez claires pour expliquer un concept c’est que nous ne le savons pas assez. Ainsi on prend « conscience » que nous sommes en train d’intégrer réellement une nouvelle information, une nouvelle connaissance.

Mémoire à court terme à la mémoire à long terme

Toutes nouvelles connaissances nous suggèrent des nouvelles questions et ainsi nous faisons le tour d’un concept et nous allons rechercher des informations complémentaires. Lorsque nous lisons un livre nous devons avoir une relation avec ce livre.

Notre cerveau traite les informations entrantes très rapidement. J’utilise cette rapidité pour survoler les informations que je connais déjà. En allant vite notre cerveau se plaît car en le ralentissant comme revenir plusieurs fois sur la même phrase que nous le fatiguons. Ainsi, il faut aller vite pour aller chercher l’information pertinente, celle dont je ne connais pas pour ensuite arrêter de lire et réfléchir sur ce thème. Enfin, je reprends la lecture et je comprends ainsi mieux la position de l’auteur ou je trouve des informations complémentaires sur ce thème.

La lecture (ou l’écoute) a une autre dimension dans cette manière de lire. En effet, je ne suis plus passif à enchaîner des lignes de lecture mais actif à la pêche à l’information croustillante. Une fois ferrée, j’arrête de lire et je me demande ce que je sais ou j’essaie de trouver une explication. En reprenant la lecture j’ai un feedback immédiat sur mes pensées.

La répétition est la quintessence de l’apprentissage

Avoir la possibilité de pouvoir apprendre un concept à quelqu’un d’autre est la forme la plus simple et la plus efficace de savoir que l’on sait. La relecture est extrêmement intéressante. Notre vision donne un sens aux informations que nous lisons, beaucoup plus que nous le pensons. Ainsi j’ai relu 3 livres et par exemple le livre Libérer votre cerveau de Idriss Aberkane (je l’avais lu il y a bientôt 3 ans déjà). En effet, j’ai pu entrevoir des phrases comme la « gourmandise intellectuelle » lu dernièrement dans Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines de M. Dehaene.

La liste des livres

Relecture

Je ne compte pas les blogs et les magazines.

Qu’est-ce que j’en tire personnellement

Lire autant fatigue mentalement. Tout d’abord il est vrai que mon rythme a pas mal changé. Tout d’abord je me rends compte que mon sommeil a été plus long. Après constatation sur mon tracker de sommeil, en effet j’ai dormi beaucoup plus. Pratiquement 20% de plus. J’ai donc laissé tomber la méditation matinale et mes MOOC.

durée-sommeil
Evolution de la durée de sommeil de avril à mai

La qualité de mon sommeil a été améliorée par la même occasion.

J’ai lu 15 livres en un mois / qualité du sommeil
Evolution de la qualité de sommeil du mois d’avril à mai

Quelle est la suite à venir ? Eh ben je ne pense pas lire autant pour le mois de juin même si j’ai déjà lu pratiquement une dizaine de livres. Maintenant que je connais ma « performance » j’ai besoin de trouver mon équilibre. En effet, j’ai commencé par un sprint où je me suis fatigué mentalement. D’ailleurs je le rappelle, il n’est pas nécessaire d’engranger une grande quantité d’information, tout se joue dans l’intégration et la mémorisation à long terme des concepts lus qui est important. Par conséquent, je ne dois pas omettre qu’il existe d’autres formes d’apprentissage.

Finalement, les MOOC, la méditation, l’écriture aussi sont des formes intellectuelles qui permettent d’apprendre, de se questionner, et de structurer ses pensées.

Superintelligence

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.
superintelligence

Ce mois de mai est particulier en termes de lecture car j’accumule plusieurs livres en même temps.

J’ai enfin terminé le livre de Nick Bostrom, je l’avais commencé en fin d’année 2018. Je me suis arrêté et j’ai repris plusieurs fois. Mais la complexité du livre a fait que j’ai mis beaucoup plus de temps à le lire que n’importe quel autre ouvrage. Je vais parler du livre à ma manière avec les infos les plus concrètes (et que j’ai retenues), mais sache que le bouquin est compliqué, plus d’une fois j’ai senti mon cerveau vouloir partir par tous les orifices de ma tête tellement il en avait marre de ne pas comprendre les concepts exposés !

Une petite fable sur la superintelligence en préambule

Cette fable résume fidèlement son ouvrage. En résumé, c’est l’histoire de petits moineaux qui en ont marre de leur vie. La vie est dure et ils s’en plaignent. L’un d’eux propose une solution, adoptons un hibou ! Il est plus fort que nous et il pourra surveiller le chat du voisin et fabriquer nos nids. L’idée est bonne et approuvée par tout le reste du groupe sauf par le vieux ronchon. Le vieux ronchon dit « nous allons droit à notre perte. Nous devons apprendre à apprivoiser le hibou avant d’en ramener un ici ». Oui mais cela semble encore plus compliqué qu’aller chercher un œuf de hibou de l’amener ici, dit le leader. Une fois le petit hibou naitra on pourra l’élever et on verra à ce moment-là.

Le vieux moineau ronchon proteste que ce n’est pas la meilleure façon, mais les moineaux sont déjà tous partis en quête d’un oeuf. Deux ou trois moineaux restaient au nid. Ensemble, ils ont commencé à essayer de déterminer comment apprivoiser ou domestiquer les hiboux. Ils se sont vite rendu compte que le vieux avait raison : c’était un défi extrêmement difficile, surtout en l’absence d’un hibou sur lequel s’entraîner ! Néanmoins, ils ont agi comme ils pouvaient, craignant constamment que le troupeau ne revienne avec un œuf de chouette avant de trouver une solution.

Ce qui est beau dans cette fable, c’est qu’elle n’a pas de fin ! Elle se termine comme ça et l’auteur dédicace son livre au moineau ronchon ! Je vois une belle métaphore avec une IA superintelligente, nous faisons tout pour la trouver mais nous n’avons pas moyen de s’entraîner à l’apprivoiser avant !

En page 16, le contexte est posé

superintelligence-citation1

Comment augmenter notre intelligence face à l’intelligence artificielle ?

Certains chercheurs sont obsédés par la course à l’intelligence. Certains pensent que l’IA va devenir plus intelligente que nous (superintelligente) alors ils se lancent dans une course effrénée pour augmenter l’intelligence de l’homme. En s’augmentant on gagne du temps sur la prochaine IA surperintelligente.

Figure 1

Les interfaces cerveau-machine (ICM)

Mais augmenter les capacités de notre cerveau n’est pas vraiment possible car il sait traiter beaucoup d’information cependant c’est l’usage qu’il en fait qui est important. Nous pouvons lire 18 livres en 1 jour, notre cerveau arrivera à encaisser les informations mais sera-t-il la « digérer » pour en faire usage par la suite, pas vraiment. Alors il est important de pouvoir augmenter notre QI mais il n’est pas possible d’augmenter les capacités de notre cerveau. Certain bandeau ou implant pourrait augmenter notre « bande passante » et ainsi augmenter le traitement de l’information.

En augmentant l’efficacité du traitement de l’information nous pourrons agréger de l’information mais aussi la diffuser en l’intégrant dans d’autre processus. Cela sera possible uniquement lorsque nous aurons une connaissance poussée de notre cerveau.

Devenir superintelligent par sélection génomique

Nick Bostrom en est convaincu, on arrivera à une superintelligence (SI), et essayer d’améliorer notre cerveau par les ICM n’est pas envisageable. En effet, il y a de gros progrès mais il semble mineur par rapport au résultat que nous voulons atteindre.

Le temps nous manquera

Améliorer notre cerveau, par sélection génomique, l’eugénisme pourrait augmenter l’intelligence par sélection embryonnaire, mais il y a tout de même un facteur temps à prendre en compte. Pour lui, le temps nous manquera, même si nous procédions de la sorte, l’IA arrivera à un tel niveau avant même que les deuxièmes voire troisièmes génération d’humain au cerveau augmentée soit plus intelligent que l’IA (il parle d’une échelle à 2050 – ce qui explique « figure 1 » plus-haut).

Cependant, il admet qu’avec plus de gens intelligent la société évoluera beaucoup plus rapidement et dans un avenir meilleur. Pour autant, même s’il y a une probabilité non nulle que l’inverse peut se produire aussi, trop de personne intelligente dans une société peut mener à sa perte. Cela donne une idée de scénario antagoniste à Idiocraty !

Nick Bostrom est persuadé, nous nous dirigeons vers une SI. Cependant nous ne savons pas quand, elle arrivera vite, tellement vite qu’au moment où le point de singularité sera franchi, les évènements vont s’enchaîner très rapidement. Soit mener la perte de l’espèce humaine, soit un esclavagisme passif, soit elle nous aidera à régler nos problèmes.

Mes points de divergences

En page 169, l’auteur nous parle d’apocalypse. Il faut partir du constat (oui il nous laisse plus le choix à partir de maintenant) qu’une IA générale est possible (ce qui est toujours dur à concevoir pour moi).

Nick Bostrom parle de mutinerie de l’IA. Personnellement, c’est de l’anthropomorphisme à plein tube, alors que quelques paragraphes avant il disait qu’il ne faut pas faire d’anthropomorphisme !

En effet, la mutinerie suggère que l’IA a autant d’ego qu’un humain et autant de perfidie. Même si elle est capable de nous tromper comment pourrait-elle subvenir à ses besoins ? Elle prend le contrôle du monde et nous mourons tous… C’est grossier comme argument.

Les humains comme les chevaux

superintelligence-citation2

Singleton

Pour étayer sa thèse, l’auteur parle de singleton. Bon je te sors la définition wikipédia mais cela ne va pas trop nous aider :

« En génie logiciel, le singleton est un patron de conception dont l’objectif est de restreindre l’instanciation d’une classe à un seul objet. Il est utilisé lorsqu’on a besoin exactement d’un objet pour coordonner des opérations dans un système. « 

wikipédia

En d’autres termes, un singleton peut être une société gérée par une IA générale. Elle s’occuperai de la production des services, de tout ce que les humains auraient besoin.

Un nouvel ordre mondial

Je reprends une partie de son texte : « Parmi ses pouvoirs figurent la capacité d’empêcher toute menace (interne ou externe) à sa propre existence et à sa suprématie, et la capacité d’exercer un contrôle effectif sur les principales caractéristiques de son domaine (y compris la fiscalité et la répartition territoriale) »

Un système simple mais compliqué

Il y a une partie (celle que je préfère) où l’IA est vu comme un outil pour nous aider et dans un certain nombre d’année on peut imaginer que le singleton nous aide dans la politique. Il pourrait contenir en son sein une énorme variété d’agents (IA) indépendants poursuivant chacun des objectifs différents. En quelques sortes des ministres mais cette fois, le service n’est pas représenté par un humain mais une IA ultra qualifiée de son ministère, comme dans un État démocratique libéral. Cependant, je cite « Les objectifs et les actions du singleton pourraient être décidés par ses habitants ou leurs représentants élus. » Du coup je perds le fil encore une fois, si les ministres sont des agents, alors les représentants élus, sont aussi des IA… ?

Un singleton, une superintelligence conspirationniste

Et la dernière partie (que je n’adhère pas), le singleton est une superintelligence, donc elle est aussi capable d’exécuter des tâches sans que l’Homme puisse s’en apercevoir.

En tout cas, il fait le florilège d’un singleton méchant, neutre, et bon. Sans pour autant, écrire 10 pages pour mentionner qu’il est très difficile pour nous, humain, de définir correctement ces 3 notions.

Pour conclure, comme une superintelligence peut aussi agir d’une manière invisible nous pouvons affirmer qu’une probabilité non nulle que nous vivons déjà dans un singleton. Et nous faisons la course à des agents préhistoriques, où l’IA joue déjà avec nous tel un chat avec une souris au bord de l’agonie.

Source

Factfulness – Comment devenir factuel dans son opinion ?

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.

J’ai trouvé LE livre de l’année 2019 ! Courez l’acheter immédiatement ! Bon si tu veux savoir pourquoi je suis emballé comme ça, voici le sommaire :

factfulness - comment devenir factuel

Hans Rosling : un personnage incroyable

En ce début d’année, je suis ravi de poursuivre mon défi un livre par mois (même si je cumule un peu de retard en ce moment !). La lecture d’un livre comme celui-ci est très gratifiante. En effet, il se dévore littéralement et dans lequel on apprend des tonnes d’informations ! À vrai dire, c’est tout un personnage cet auteur (malheureusement décédé il y a peu de temps). Je te mets une vidéo Youtube, une star des conférences TED.


voici l’une de ces vidéos avec son fils – sous titres en français disponible

J’avais vu sur Twitter quelques tweets sur son livre. Je l’avais ajouté dans ma wish list mais il y a quelques mois déjà et du coup le livre s’était retrouvé pratiquement tout en bas.

Un jour j’ai flâné à la Fnac et je ne voulais pas partir sans acheter un livre. J’ai vu Factfulness, et je l’ai pris « instinctivement ». Le meilleur choix que j’ai pu faire !

13 questions simples

L’axe principal du livre tourne autour de 13 questions relativement simples mais personne n’a eu 13/13 ! Il a interrogé 12 000 personnes dans 14 pays différents. La meilleure note fut un Suédois avec 12/13 et c’est le seul !

Encore plus inquiétant, 15% des sondés ont eu 0/13. Si nous donnons ces questions à des singes, l’auteur s’explique, si nous répondons par « chance », alors nous obtiendrons statistiquement la note de 4/13. Alors comment est-il possible que des hommes et des femmes puissent répondre tout faux ?

Que veut dire factuel ?

L’intuition humaine, celle qui a permit à notre espèce d’être là aujourd’hui, est le fruit d’une évolution graduelle, un outil ô combien important donc. L’intuition est constituée d’éléments psychologiques ancrés profondément et d’une performance redoutable. En effet nous sommes capable en un coup d’œil de voir un serpent ou un visage qui pourrait nous être hostile en une fraction de seconde.

Ces éléments psychologiques forment nos jugements et nos prises de décisions. L’ensemble de nos expériences forme un conditionnement. Être factuel est précisément la capacité à prendre une décision en fonction des faits.

Nos biais, notre faiblesse

Pourtant elle est aussi l’un de nos pires défauts. En effet, ces éléments sont aussi constitués de biais psychologiques. J’ai trouvé cette liste qui recense environ 200 biais !

200 manières de pouvoir nous influencer en quelque sorte ! C’est incroyable !

Alors pourquoi 15% des sondés ont répondu complètement faux, sont-ils moins intelligents? Bien sûr que non, répondre faux signifie que le choix a été orienté (et pas dans le bon sens !). Leur vision du monde a été façonné par des informations non mises à jour et/ou par des biais.

Mon score : 6/13

Quand j’ai parcouru les questions, je les ai trouvé relativement simples. Je pensais répondre plutôt correctement. Genre j’imaginais avoir 2 voire 3 fautes maximum car j’ai longtemps hésité sur ces questions. Mais je n’ai eu que la moitié des points !

Toute erreur est l’occasion d’en apprendre davantage c’est l’une des raisons de pourquoi j’ai tant aimé ce livre.

L’ère de la connaissance

Je dis souvent aux étudiants que nous sommes dans l’ère de la connaissance. En effet nous avons accès aux informations peu importe où nous nous trouvons et peu importe la question. Majoritairement 5 minutes de recherche sur Google et nous obtenons une réponse satisfaisante. C’est aujourd’hui, une habitude de ne fonder son opinion et d’en comprendre le monde.

Souvent, nous avons des a priori, des biais également qui nous poussent à répondre rapidement comme si la réponse « allait de soi ». Alors que dans les faits, ce n’est pas du tout le cas.

La Terre sera-t-elle surpeuplée ?

L’auteur nous parle d’un biais très connus qui est celui de la « ligne droite ». Lorsque nous voyons un graphique, nous imaginons une courbe qui continue. En l’occurrence lorsque nous regardons la courbe de la démographie, on ne peut s’empêcher de croire que la courbe ne se « tassera » pas.

factfulness-expansion démographie

Dans les faits, la démographie augmente lorsque le taux de natalité augmente et le taux de fécondité augmente aussi. Nous constatons que tous les pays, en tout cas une population s’enrichit, le taux de natalité augmente et le taux de fécondité diminue.

factfulness-fécondité totale par région

En 1800, l’Europe et les Etats-Unis (enfin les colonies de l’époque), le taux de fécondité était aussi de 7 enfants par femme. L’Europe et les Etats-Unis ont augmenté leur ressource financière, crée un système de santé plus efficace et le taux de fécondité a diminué.

Dès lors, il est possible avec une grande acuité de prédire combien nous serons sur Terre est 2100. Selon l’ONU entre 9 et 13 milliards d’individus.

ONU - total population

Le nombre d’enfants n’est pas corrélé avec la nationalité, le pays, la zone géographique ou la religion du pays mais à sa richesse. Le graphique nous montre également qu’un changement minime comme une disparité du taux de fécondité de 0,5 a un impact significatif. Cela rappelle les effets de queue décrit par Nassim Taleb dans son livre.

Gapminder

Un outil formidable créer par la famille de Hans Rosling. Je te laisse regarder le site. En tout cas, je suis passé des heures dessus à regarder les bulles évoluer au cours des années. A chercher des corrélations entre taux de fécondité et PIB par habitant, de regarder la disparition de l’extrême pauvreté etc.

Une nouvelle échelle

Hans Rosling a crée une nouvelle échelle pour situer la richesse des pays du monde. Au lieu de prendre le PIB par habitant, il a pris ce que nous sommes capable de dépenser par jour :

  • 0 à 2 dollars par jour (extrême pauvreté) – 961 millions de personnes
  • 2 à 8 dollars par jour – 4 milliards de personnes
  • 8 à 32 dollars par jour – 1,12 milliard de personnes
  • Supérieur à 32 dollars par jour – 1,59 milliard de personnes

Il est possible d’avoir une coquille sur son CV et de ne jamais avoir d’emploi, et être de haut responsable et ne pas savoir comment le monde fonctionne.

Factfulness : une nouvelle manière de voir les informations

Maintenant, j’opte pour un nouveau réflexe, celui d’apprendre à repérer et inciter à chercher les données avant de me faire mon opinion. Tout récemment, un spécialiste de l’économie affirme que la France est dans une impasse car le nombre d’heures travaillées est trop faible pour subvenir aux frais de l’État. A-t-il une saine habitude « factfulness » ou est-il dans une stérile opposition binaire ?

Au vu de l’argumentaire et de la comparaison des autres pays, on pourrait lui donner raison. Pourtant j’ai activé mon réflexe « factfulness » et essayer de comprendre s’il y a une corrélation entre le nombre d’heures travaillées et création de richesse. Tout comme penser qu’en Afrique ils font plus d’enfants (taux de fécondité élévée) car ils sont africains, le nombre d’heure travaillé signifie-t-il à lui seul la productivité du pays ?

D’après ma petite analyse je vois que selon l’OCDE, il y a bien une corrélation entre la diminution du nombre d’heures travaillée et la productivité d’un pays. Par exemple au Pays-bas, 1er pays qui possède le plus de job à mi-temps est classé 5e en terme de productivité horaire. (Source OCDE). Certaines personnes ont un biais qui les confortent dans leur position mais je vois de manière factuelle que ce n’est pas le cas.

Les data doivent parler

Pour conclure, ce livre m’a ouvert les yeux et enrichit mon esprit critique. Nous sommes dans l’ère de la connaissance, seulement nous devons faire attention à comment nous la ingérons ! Je suis devenu factfulness !

Consommer des informations sans se poser de question est très dangereux. Nous pensons savoir alors que nous ne savons pas. Et plus nous apprenons sur un sujet plus nous constatons que ce sujet est bien plus complexe qu’on ne le pensait !

Il est nécessaire de développer notre manière de discuter, de partager, d’échanger et de comprendre les mécanismes. Et je terminerai par un graphique qui, chaque jour, je trouve qu’il prend de plus en plus d’importance.

dunning-kruger-francais

Défi un livre par mois – 1 an déjà !

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.

Le 9 mars 2018 je m’étais lancé un défi celui de lire un livre par mois. À ce jour je comptabilise 13 livres lus (plus 2 mais je les avais abandonnés) !

Personnellement, je ne pensais pas pouvoir lire autant. J’avoue que c’est un super défi qui m’a permis d’augmenter mes compétences. Cela n’a pas été facile, comme tout effort, cela apporte des points positifs.

Le point le plus important dans mes lectures c’est de faire un résumé ici sur mon blog. Cela me force à mieux retenir, à prendre des notes et synthétiser ce que je lis. Ainsi je ne lis pas pour lire dans un but quantitatif mais je me force à améliorer ma mémoire et ma réflexion autour des différents thèmes.

J’ai fait une petite compilation des records et autres fun facts sur cette année de lecture.

Le livre lu le plus vite

Une vie sans fin de Beigdéder. Lu en moins d’une semaine !

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une vie sans fin

Le livre lu le plus longtemps

Jouer sa peau de Taleb. Lu en un peu plus de 2 mois au total.

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jouer sa peau

Celui qui m’a le plus marqué

Jouer sa peau et Superintelligence (lecture en cours / N.B : livre abandonné au profit de Factfulness dont le billet sort bientôt). Ce sont des livres compliqués qui abordent des sujets dont on a peu l’habitude d’entendre et les sujets présentés sont énoncés sous un angle scientifique.

Mais la palme revient à Homo Sapiens et Homo Deus que j’ai lu à la suite. Ils m’ont fait aimer l’Histoire, redécouvrir ce que l’Homme a été sous un autre angle. L’écriture a une tonalité piquante parfois et remet en cause des préceptes forts ancrés dans nos civilisations aujourd’hui.

La lecture la plus pénible

Joel De Rosnay : je pensais que j’allais m’éclater en lisant son livre mais en fait non. Je n’ai même pas fait de billet car je me suis arrêté au milieu de livre. J’ai fermé et rangé définitivement le livre quand l’auteur dit que le meilleur régime comporte 2 verres de vin rouge par jour… et 2 pages plus loin il écrit « [la consommation de] cigarettes et d’alcool rendent notre microbiome malade ».

S’en était trop ! Je l’ai twitté en pensant peut-être avoir une réponse plus complète ou qu’il revient sur sa position ou me montrer quelle étude le conforte dans cette position, rien de tout ça !

Vous savez l’alcool tue des millions de personnes chaque année. En France il est suggéré de ne pas boire plus de 2 par jour et pas tous les jours. Si tu veux savoir si tu bois trop regarde sur ce lien.

Si je pouvais j’essaierai de lire encore davantage

Cependant, je pense qu’un livre par mois c’est déjà un objectif élevé. Non c’est une pensée limitante. Maintenant que j’ai obtenu un bon rythme je pense que je devrais lire plusieurs livres en même temps. Peut-être 4 ou 5 voire plus. Cela parait un fou, pourtant quand nous étions à l’école nous avions plus d’une douzaine de matières différentes et nous arrivions à suivre toutes les matières !

J’ai une vie bien remplie, avant je lisais dans le tram et maintenant je suis en vélo donc je n’utilise plus mon temps de trajet pour lire… Je pense que la meilleure façon de trouver du temps pour lire ce sont dans les transports en commun (si tu as la chance d’avoir une place assise évidemment c’est encore mieux).

²Les lectures variées permettent un enrichissement personnel très fort. J’ai lu des biographies, des livres scientifiques, philosophiques, futuristes. Sur des domaines variés tels que sur les neurosciences, ou encore engagé politiquement, économiquement. Plus nous lisons, plus nous lisons rapidement et plus nous apprenons et plus nous apprenons vite. C’est un cercle vertueux.

Le livre reste toujours le meilleur moyen de répandre (et prendre) la connaissance. Nous sommes dans l’économie de la connaissance, il est plus qu’important de savoir lire, décrypter et avoir de l’esprit critique. Cet exercice me prouve chaque jour que les informations que nous lisons peuvent comporter des erreurs.

Des erreurs causées par des biais, mais aussi pour nous faire croire et adhérer à des idées. Dans chaque lecture soulève des questionnements, sans ses questions je ne serai pas là pour écrire ce billet. À vous de jouer maintenant !

Trouver son pourquoi

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.

Voici la suite de mon défi d’un livre par mois. Je commence l’année avec trois mois de retard ! Nous sommes en mars et voici le billet pour ma lecture de janvier, qui a été : « Trouver son pourquoi » de Simon Sinek.

Tout d’abord j’avais vu son intervention à TED. Et je dois avouer que je ne m’étais pas passionné plus que ça sur l’histoire autour du « pourquoi ». Alors oui j’étais d’accord (et je le suis toujours), que les marques aient un « pourquoi ». Je pense même que c’est essentiel. Il est vrai, les prospects/clients veulent un produit ou un service qui répondent à leur besoin, mais ce n’est plus suffisant. Comme l’amour dans un couple, il peut être présent mais il n’est pas le seul élément qui cimente une relation. Il faut également voir plus en profondeur. En effet, la profondeur de marque ne se mesure pas à la profondeur de sa gamme, mais à la mission qu’elle s’est donnée.

La culture du service

Je suis actuellement aux USA et je me rends compte qu’ici, les américains ont « la culture du service ». Lorsque l’on rentre dans un restaurant ou dans un magasin, le serveur ou le vendeur vous sourit sincèrement et vous souhaite la bienvenue. Il est content d’être là et il vous fait savoir qu’il est content de vous voir. C’est normal d’avoir l’esprit d’accueil lorsque nous travaillons en clientèle et pourtant combien de vendeurs ne prennent pas la peine de dire bonjour avec un sourire [sincère] en France ? Hormis ce constat, qui est à mon échelle et totalement subjectif, il y a une envie de faire passer au client une belle expérience et un bon moment. En tant que Français, nous le voyons directement comme une manière marketing de nous faire acheter plus. Pourtant si nous sommes dans ce magasin c’est bien que nous avons choisi d’être ici non ?

Pourquoi se plaindre si cela ne change en rien la qualité de mon steak ?

Je me suis fait ce constat toujours aux USA, au restaurant avec des amis. Au milieu de la table se trouve une tablette. Cette tablette permet de voir le menu, de jouer à des jeux, voir les infos et accessoirement payer à la fin du repas. Il y a toujours un serveur qui nous apporte les menus en papier et prend notre commande. En gros, cette tablette « ne sert à rien » car elle ne supplante pas les habitudes.

Pour nos amis américains, ils le constatent eux-mêmes, cela fait « gadget ». Ainsi, cette tablette n’est pas très importante, mais toutefois il la voit comme un outil supplémentaire à qui veut bien l’utiliser. « Pourquoi s’en plaindre si cela ne change en rien la qualité de mon steak ? » me dit mon amie.

Je suis allé vérifier le pourquoi du restaurant pour l’écriture de ce billet ; « la qualité de la nourriture est au premier plan, sans oublier prendre du plaisir, sachant que rien ne s’oppose à vous, pour vous rendre heureux. » Peut-être sommes-nous (les français) des râleurs égocentriques à tel point que nous voyons mal les moyens d’aider les autres (?).

D’ailleurs cette conversation s’est terminée par le fait qu’en France, il manque cruellement d’équipement pour tous types de population. Elle m’a expliqué, lors de sa visite à Paris, qu’il était impossible de prendre le métro pour les personnes ayant des difficultés pour se déplacer. En effet, il manquait ascenseurs et escalators. D’un côté j’ai souri, ensuite j’ai réalisé… « toute personne qui a du mal à se déplacer ». Ce sont les personnes handicapées, ton voisin qui a une entorse mais aussi, femmes enceintes et parents avec des poussettes ! Il est vrai, à titre personnel que je me suis toujours demandé comment faisait les parents avec une poussette et leurs courses dans le métro… Je mets l’idée de côté car cela pourrait faire l’objet d’un nouvel article PAF (Père au Foyer).

Quel est le pourquoi de la France ?

Dès ce constat, je remarque qu’il est tout aussi important pour un Etat de trouver son pourquoi. Cela donne une direction où le gouvernement veut amener son peuple. Idem, quel est le pourquoi de ma ville ? Je n’en ai aucune idée. Je vois des travaux pour améliorer les choses, j’ai la vague impression que la municipalité fait en sorte que les citoyens se sentent bien dans la commune. Mais clairement, quel est le pourquoi de la ville ? Aucune idée. Comme je l’ai expliqué au tout début de l’article, pour une marque c’est déterminant d’avoir un pourquoi. Ainsi, le problème des gilets jaunes est peut-être induit par ce manque de visibilité étatique.

Golden circle

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pourquoi

Venons-en un peu au livre. Je parle de trouver son pourquoi mais je ne l’ai pas vraiment défini.
Le pourquoi est la raison « fondamentale » de pour quoi nous nous levons le matin. Nous sommes très rapidement tentés de répondre « pour travailler » ou « pour gagner de l’argent ». Mais cela répond au « comment » et « quoi » et non au « pourquoi ». Son « pourquoi » est, en d’autres termes, sa « raison d’être ».

  • Pourquoi

Pourquoi vous faites ce que vous faites ?

  • Comment

Comment faites-vous, quelle manière faites-vous ?

  • Quoi

Quelle est votre offre ? Que faites-vous ? Quels résultats ?

Donc, le golden circle est la structure centrale. Lorsque nous trouvons notre pourquoi, cela nous oriente vers ce que nous aimons vraiment dans notre vie. Ainsi, nous pouvons orienter notre métier, notre vision de la vie, de la famille, nos rapports avec nos amis, cela change tout ! Ainsi nous avons des nouvelles raisons de se lever le matin et donner du sens à sa vie. Ensuite le livre nous apporte des éléments sur comment mettre en place tout le processus.

Trouver son pourquoi

Je dois avouer que j’ai été surpris que des parties entières du livre n’étaient pas à lire pour soi mais à faire lire à un proche. Car oui, trouver son pourquoi ne se fait pas tout seul ni sans effort et encore moins en 10 minutes.

Mon pourquoi en 3h

L’une des premières étapes, il faut écrire 10 souvenirs. J’ai alors écrit ce qui me sont venus à l’esprit. Donc les 4 premiers souvenirs je les ai écrits en 1 ligne. Ensuite, plus je cherchais des souvenirs et plus ils étaient précis et longs.

Mon ami a pris la liste et a commencé à me poser des questions. Petit à petit il a commencé à trouver des pattern (un peu comme une IA qui regarde une base de données et trouver des similarités). En effet, nous utilisons un vocabulaire propre à chacun et ainsi ce sont souvent les mêmes mots qui reviennent. Je ne vais pas décrire les 3 heures de travail mais je peux affirmer que cela a été enrichissant pour nous deux.

Mon pourquoi en une phrase

Je n’ai pas encore défini correctement mon pourquoi. J’ai une phrase mais la tournure nécessite encore du travail. Je ne suis pas totalement à l’aise, mais rien n’empêche de l’écrire aujourd’hui et de reprendre cet article dans quelques semaines (ou mois). Simon Sinek affirme que pour certain, il faut une voire plusieurs années pour trouver leur pourquoi.
Rendre les gens plus attentifs et les éclairer sur certains domaines technologiques de manière à ce qu’ils soient plus propices à prendre des meilleures décisions.

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Trouver-son-Pourquoi-1

4 accords toltèques avec les enfants

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.

J’ai lu ce livre il y a près de 8 ans maintenant. Cela a été un choc, je n’ai pas eu trop de mal à appliquer les 4 accords car j’ai vu des avantages immédiatement. Je m’efforce chaque jour à gérer ma vie et mes émotions. en fonction ces « mantra ».

Dans l’éducation de ma fille, je suis en adéquation avec les 4 accords toltèques et je vais expliquer pourquoi.

Quels sont ces 4 accords toltèques ?

1. Que ta parole soit impeccable

Impeccable pour deux choses. La première, c’est qu’il est interdit de mentir. En fait, toute déformation de la réalité est prohibée. Pour tenir compte de cet accord il ne sert à rien d’enjoliver, d’enrober la réalité pour se faire passer pour quelqu’un de « mieux », « meilleur », ou « à qui lui arrive des choses extraordinaires ». Donc cela vaut pour toute exagération et tout mensonge éhonté.

Deuxième pan de cette affirmation, c’est le rapport avec soi-même. Que ma parole soit impeccable signifie que nous devons nous parler avec des termes correctes, respectueux. Pour le bien être intérieur on évitera au maximum la vulgarité et les insultes. Cela a pour but une meilleure valorisation de soi et aussi un meilleur langage envers les autres.

Pour ma fille, je m’évertue de ne pas dire de gros mots. J’essaie de l’encourager le plus possible et d’avoir des tournures de phrase les plus positives possible.

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641-08311729 © Masterfile Royalty-Free Model Release: Yes Property Release: Yes Father and daughter giving high five

2. N’en fais pas une affaire personnelle

Lorsque j’entends une critique, on ne me critique pas « moi » personnellement mais l’action que j’ai faite. C’est un détail qui a une grande importance car les personnes qui ne supportent pas la critique ont d’énorme difficulté pour communiquer. Lorsque je « gronde » ma fille, je tiens bien compte que l’action qui a été faite n’est pas correcte. C’est l’une des raisons pour laquelle nous ne l’avons pas grondé avant son au moins son 20e mois. En effet, les actions faites par un bébé avant cet âge n’ont unique but de comprendre les causes à effet. Il n’y a pas d’intention de nuire, d’embêter, ou tout autre « caprice » que les parents peuvent croire.

Madame caprice - 4 accords toltèques
Madame Caprice

Caprice est un mot souvent utilisé à tord, un enfant n’a pas d’intention de nuire, ne mens pas avant qu’il est maîtrisé tous les rouages de notre langage. Si tu as des doutes sur les caprices je te laisse lire cette étude. Elle résume très bien, comment les adultes interprètent très mal les attentions des enfants et infligent des sanctions très lourdes à ces « caprices ».

Je garde alors cet accord, au fond de moi et je veille à le faire sortir, à expliquer l’action qui a été faite n’a pas été correcte et non remettre en cause sa personnalité. Rabaisser, crier sur un enfant a des répercussions profondes sur la confiance en soi.

3. Ne fais pas de supposition

Formidable invention de l’Homme, sa capacité à imaginer. D’un point de vu créativité, c’est un formidable outil. Cependant, dans le rapport au autre s’est plus compliqué. D’une part, on imagine toujours le pire, ce qui provoque le surréagissement.

How To Stop Rumination and Overthinking Being Your Downfall
 by Adam Eason
How To Stop Rumination and Overthinking Being Your Downfall
by Adam Eason

Imaginer le pire scénario n’est jamais le reflet de la réalité

Par exemple, l’enfant tombe, on entend BOOM ! C’est sûr on s’imagine qu’il a le crâne ouvert sur 2 centimètres, ça pisse le sang. Alors on court dans le salon, l’enfant est au sol. En réalité, en une fraction de seconde on est capable si le diagnostic vital est prononcé ou pas. Et si on crie l’enfant va avoir peur que l’adulte à peur et il va pleurer et avoir très mal.

Je suis toujours dans une démarche de compréhension. Un câlin pour la rassurer, alors essai de m’expliquer ce qui s’est passé. Tu as marché sur la balle et tu es tombée, ahhhhhh c’est pour ça ! Et quand tu es tombée on a entendu BOOM. Aaaaahh c’est pour ça. Dans cette attitude, l’enfant se calme très vite.

Supposer permet de trouver rarement du premier coup la réelle explication

D’autre part, nous faisons des suppositions lorsque nous essayons de trouver une cause aux agissements des autres. On entend notre voix intérieure qui dit : « Cette personne met beaucoup de temps pour payer à la caisse, je suis sûr qu’elle le fait exprès ! »

Au bureau, Jean-Pierre n’a pas remis de papier dans l’imprimante. « S’il a fait ça c’est certainement parce qu’il a mal pris ce que j’avais fait la semaine dernière ».

Ce genre de pensées provoquent une colère ciblée. Cette colère repose sur des suppositions où nous manquons (trop) d’informations pour avoir un avis tranché et clair sur la situation. Souffle, prend du recul, tout va bien, ton enfant et les gens qui t’entourent ne font pas partie d’une conspiration mondiale.

4. Fais toujours de votre mieux

Le dernier accord est pour moi le ciment qui les lie tous. Toujours faire de son mieux symbolise tellement d’aspects. Le premier qui me vient à l’esprit, c’est le respect que l’on a à soi-même. Je veux faire de mon mieux alors je commence par avoir une parole impeccable envers moi et mon entourage, ensuite je n’en fais pas une affaire personnelle, enfin je ne présuppose pas. Si j’ai des doutes et des questions, je les pose à l’intéressé. Je fais face plutôt que de me cacher derrière mes a priori.

« Faire de son mieux », c’est très précis. Cela signifie que, si j’en fais trop, alors il y a un déséquilibre et ça m’usera. Ce n’est pas la bonne voie. Si je n’en fait pas assez, je vais vivre avec des remords. Et donc, je serai rongé pendant un certain temps.

Alors qu’est-ce que tu attends, trouve le livre ici ! 🙂

Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.

Un ouvrage parfait pour parler des qualités du cerveau « biologique » et des lacunes des cerveaux « en silicium ».  L’auteur nous emmène dans les dernières recherches en neurosciences et des résultats étonnant de l’IA. D’ailleurs, l’auteur ne se cache pas pour nous expliquer et démontrer en quoi notre cerveau est bien plus puissant que les plus performantes IA. Quoiqu’il en soit, les IA ne sont pas vraiment intelligentes car même si elles ont des capacités supérieures à nous, elles n’ont pas de réflexion aussi pousser qu’un enfant de 2 ans.

Nous apprenons que le cerveau dès la naissance n’est pas une structure totalement innée car la plasticité rentre en ligne de compte. Toutefois il est composé de parties très spécialisées, fruit de millions d’années d’évolution. Des aires, visuelles, auditives, cortex et autres ont des fonctions précises et se mettent en marche dès les premiers instants de vie. D’ailleurs la production synaptique va se développer à un rythme effrayant. Au point où le cerveau va, durant plusieurs années, supprimer les synapses en trop (élagage synaptique). Mais d’où vient la curiosité ? Qu’est-ce qu’une bonne pédagogie ? L’auteur va essayer de nous apporter des éléments de réponse, alors c’est parti ! 

Des progrès fulgurants dans ces secteurs

Mais les progrès sont fulgurants et les deux domaines sont complémentaires et transverses. D’où vient la curiosité ? Un test sur des robots chien d’un double algorithme permet d’affiner la définition (p259).

robot chien enfant curieux

Après une revue rapide de l’intelligence artificielle et des différentes intelligences comme le l’apprentissage supervisé ou non supervisé. L’auteur nous parle également de l’apprentissage en bootstrapping. C’est-à-dire qu’au début l’effort est minime mais on augmente la difficulté. L’IA joue contre elle-même en utilisant cette méthode. Elle va s’améliorer des deux côtés et ainsi le niveau augmente très rapidement. 

Encore mieux le « adversarial learning » consiste à entraîner deux IA spécialistes dans chacun un domaine. L’une dans la détection de faux dans tableaux de Van Gogh tandis que l’autre dans la création de faux tableaux du même artiste. Le but de l’une est de devenir une star des tableaux et l’autre est de tromper l’IA jumelle en lui faisant croire à un vrai Van Gogh.

Notre cerveau dans toute sa supériorité 

La force du cerveau face à l’IA

Venant maintenant à notre cerveau. Tout d’abord, nous n’avons pas un apprentissage précis et unique mais plusieurs. L’apprentissage du concret/abstrait, social, par essai etc. 

La perception permet d’appréhender et d’interpréter notre environnement à travers nos sens. D’ailleurs, c’était l’argument numéro un prôné par Maria Montessori : le développement des sens et le développement intellectuel sont intimement liés. De plus, le sens stéréognostique est la capacité de trouver la forme en question par le toucher. Ainsi, notre cerveau est bien capable, à partir du concret, de faire une représentation précise mentalement (abstrait). Surtout, magique, il est capable de faire l’inverse. Nous pouvons partir d’une pensée, imaginé quelque chose, qui n’existe pas encore, et de le créer. Le processus de créativité n’est pas encore totalement identifié, mais il s’avère que la systémacité entre jeu. 

La systémacité, cette capacité de généraliser à partir d’une règle symbolique plutôt qu’une ressemblance partielle échappe encore au modèle actuel. L’apprentissage que l’on nomme profond (deep learning), ne possède pas encore de profondeur de compréhension.  

Pour résumer, nous comprenons tout sans apprendre, alors que les meilleures IA fonctionnent à l’inverse. Effectivement, elles apprennent sans aucune compréhension. Ces capacités que nous venons de voir est le fruit de million d’années d’évolution. Nous faisons, agissons et ensuite nous nous questionnons. 

Le penseur

Prenons un exemple anthropologique, un Homme primitif voit un arbre rempli de fruits, il s’approche mais voit à 50 mètres de lui, un tigre. Il n’a que quelques instants pour agir. Il garde son calme marche à pas feutrés et monte dans l’arbre. D’ici il observe le tigre partir dans la direction opposée.

De cette expérience, il a « bien » agi car il a survécu. Le rôle du rêve est précisément de revoir la scène plusieurs fois de manière déstructurée. Voilà l’extrême utilité du rêve, celui de consolider le savoir et de revoir les différentes possibilités et ainsi comprendre la meilleure option. Nous reviendrons en détail à la fin du billet sur les notions de consolidation.  

La vitesse d’apprentissage

A la lecture du livre, j’ai appris que la production synaptique n’est pas identique dans toutes les zones du cerveau. En effet, la vitesse de traitement de l’information n’est pas identique partout et prenait plus ou moins de temps à se développer. Nous avons vu que le cerveau est déjà précâblé lorsque nous naissons et certaines zones sont favorisées très rapidement par rapport à d’autres. 

Le cortex visuel atteint son pic synaptique vers l’âge de 2 ans alors que la zone de l’audition va continuer de se développer pendant 2 ans supplémentaires. Enfin, le cortex préfrontal obtiendra son pic synaptique vers l’âge de 10 ans. La myélinasation des gaines synaptiques prendra environ le même temps en fonction des aires. Cette étape permet de faire circuler l’information plus rapidement. Concrêtement quelle différence ? Un enfant de deux ans met 4 fois moins de temps pour reconnaître un visage qu’un bébé de quelques jours. 

myelinisation

Les 4 piliers de l’apprentissage

  1. L’attention qui amplifie l’information sur laquelle nous nous concentrons
  2. L’engagement actif, un algorithme qu’on appelle également « curiosité », et qui invite notre cerveau à évaluer sans relâche de nouvelles hypothèses
  3. Le retour sur erreur, qui compare nos prédictions avec la réalité et corrige nos modèles du monde
  4. La consolidation, qui automatise et fluidifie ce que nous avons appris notamment durant le sommeil

L’attention joue un rôle fondamental dans l’apprentissage. Michael Posner distingue 3 grands systèmes attentionnels (p213) :

  1. L’alerte, qui indique quand il faut faire attention et adapte le niveau de vigilance
  2. L’orientation de l’attention, qui signale à quoi il faut faire attention et amplifie tout objet d’intérêt
  3. Le contrôle exécutif qui décide comment traiter l’information : il choisit la chaîne de traitements appropriée à une tâche donnée et en contrôle l’exécution
joueurs de foot jouant à la playstation

J’ai l’impression d’avoir décortiqué ce qu’il se passe quand je joue à la console !

D’ailleurs l’auteur en parle 3 pages plus tard, son laboratoire travaille sur l’attention des jeunes par l’usage des jeux vidéo. Et comme il le dit si bien

Les jeux vidéo ont ce pouvoir immersif qui existe également quand on se plonge dans un livre, un film, ou une pièce de théâtre qui nous font perdre tout repère temporel.

Stanislas Dehaene

L’apprentissage le plus efficace, l’apprentissage social

Aucune autre espèce animale ne sait enseigner comme nous le faisons. La raison en est simple : nous sommes les seuls à posséder une « théorie » de l’esprit. J’en ai parlé dans cet article et ici. En d’autres termes, nous avons la capacité de deviner ce que pensent les autres. Donc de faire attention à leur attention, d’imaginer leurs pensées, y compris de ce que pensent les autres pensent, et ainsi de suite, dans une boucle infinie.

Dans l’espèce humaine, l’apprentissage est social ! Il dépend fortement de l’attention et de la compréhension des intentions des autres. Même un bébé de 19 mois comprend que, si on le regarde dans les yeux, c’est qu’on cherche à lui transmettre une information importante. Il apprend alors plus efficacement et parvient à généraliser avec d’autre personne, alors qu’il n’y parvient pas si on ne l’a pas regardé.

L’auteur nous explique également qu’un enfant qui écoute une personne parler dans une autre langue dans un haut-parleur n’a pas d’impact sur l’apprentissage d’une deuxième langue. Car le haut-parleur est dénué d’intention.

En effet, un professeur est obligé de savoir ce que l’élève ne sait pas pour changer les mots de son explication, adapter sa pédagogie à chaque instant. Ce qui nous amène aux différentes pédagogies qui prônent toutes leurs avantages par rapport au modèle public.  

Doit-on laisser l’enfant découvrir par lui-même ?

Selon l’auteur, toutes les études convergent vers un consensus dans lequel, l’enfant a besoin d’être guidé pour apprendre. Toutes les pédagogies dites « de découvertes » auxquelles, les enfants sont « livrés à eux-mêmes » dans le but de les laisser découvrir selon leur envie et finissent par s’auto-éduquer sont fausses.

Ils apprennent mais pas efficacement ni profondément. Par exemple, il peu probable qu’un enfant puisse apprendre à lire tout seul en regardant les lettres de l’alphabet (c’est déjà arrivé certes, mais ce sont des exceptions qui confirment la règle).

Le prof, doit être présent pour continuer à attiser la curiosité et guider afin d’augmenter la difficulté en fonction de l’apprentissage de l’enfant. C’est ainsi, qu’un enfant pourra développer des connaissances plus poussées sans pression ni crainte. La curiosité est une source de plaisir innée.

En effet, la curiosité est liée au rire qui permet de comprendre où nous avons eu faux. Le rire est souvent signe qu’une théorie que nous avions imaginée se retrouve erronée. Par exemple un enfant voit une balle tomber et rebondir à un certain niveau. Nous changeons de balle et cette fois-ci la balle s’écrase et ne rebondit pas.

L’enfant va rire, car il avait fait la théorie qu’une balle lâchée à telle hauteur allait rebondir systématiquement à cette hauteur (généralisation). La dernière balle a donné un résultat « contre intuitif », le rire est déclenché car maintenant l’enfant veut comprendre pourquoi il y a une différence. Ce retour sur erreur lui donne envie (l’engagement actif) de savoir car son attention est précise, et comprendre permet de consolider son apprentissage. Nous retrouvons bien les 4 piliers de l’apprentissage.

Engagement, plaisir, autonomie, avec une pédagogie explicite appuyée sur un matériel stimulant : c’est la recette gagnante dont l’efficacité est démontrée.

Une autre idée reçue venant de Rousseau, selon laquelle, l’éducation doit créer la curiosité. Mais selon l’auteur s’est faux, la curiosité est un moteur inné qui est dans notre ADN, qui est la base du fonctionnement de notre cerveau (comme l’impossibilité de faire 2 choses en même temps). En effet, poser un bébé assis au milieu de la pièce avec un certain nombre de jouets devant lui, il va partir à l’exploration. Nous n’attendons jamais, de façon passive, que les informations nous parviennent, nous avons naturellement la passion de connaître.

D’où vient la curiosité ?

Une idée intéressante, la naissance de la curiosité serait née avec l’évolution de l’Homme. Dans un monde incertain, il est utile de savoir ce qu’il se passe dans un périmètre proche de notre « maison ». La curiosité est une force qui nous incite à explorer (page 253). Cela rassemble, le besoin de trouver un partenaire, des zones de nourriture abondante, de connaitre où se situe les animaux dangereux. Bref tu l’as compris, l’Homme a besoin de connaitre des informations et les transmets.

curiosité

Dans le cerveau il se passe la même chose, nous recevons des shoot de dopamine lorsque nous apprenons des choses, c’est un cercle vertueux qui nous incite toujours à être curieux.

Ecole assassin de la curiosité

interdit de se tromper école créer la peur

J’ai écrit plusieurs billets sur ce que je pense que  l’école (partie 1 et 2 et ici). Voici les 3 hypothèses que Stanislas Dehaene met en avant : 

  1. Le manque de stimulation appropriée au niveau de l’enfant. L’enfant en avance s’ennuie, l’enfant en retard s’ennuie. Il faut donner le goût d’apprendre en lui proposant des stimulations adaptées à ses capacités.
  2. La punition de la curiosité. Le fameux « tu te tais et tu écoutes ». Le cours magistral permet de tuer dans l’œuf la curiosité. L’information vient du professeur et je n’ai pas besoin de réfléchir car il sait tout mieux que moi.
  3. La transmission sociale de la connaissance. C’est indirectement lié avec l’hypothèse numéro 2. Le meilleur apprentissage c’est être actif, alors qu’écouter passivement un professeur ne permet pas un engagement actif.

Pour conclure, la bonne démarche pour apprendre est d’une part de trouver un juste milieu en proposant une pédagogie structurée qui encourage la créativité de l’enfant (imagination, réflexion intérieur, discussion) avant de donner les réponses aux exercices. D’autre part, il est aussi utile de valoriser sa curiosité et ses résultats et lui dire également que l’enseignant ne sait pas tout.

Car la métacognition rentre en jeu dans l’apprentissage, le jugement interne et savoir ce qu’on ne sait pas est tout aussi utile et nécessaire dans l’apprentissage. Voici un condensé de pourquoi j’ai appris plusieurs « métier » si rapidement, car je suis porté par la curiosité, mon moteur dans toutes les tâches que j’entreprends ! 

Tu peux retrouver ce livre sur Amazon via ce lien.

Les clés du Futur – Jean Staune

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.

Défi un livre par mois

Je dois avouer que j’ai eu peur. Le début du livre m’a fait des sueurs froides. En effet, la date de publication est 2015 et j’ai cru que le livre était déjà trop vieux ! En tout cas, uniquement pour le premier tiers du livre. Ouf ! En effet, lorsque l’auteur dit qu’un futur est probable pour les Google Glass j’ai failli tomber du trottoir. Oui j’ai écouté le livre et non lu. C’était mon dernier mois gratuit, je te laisse voir mes premiers articles où je parle des bons et mauvais points de l’application Audible.

Cet ouvrage a une structure proche de celle d’Homo Deus dans le sens où énormément de sujets sont traités. L’auteur nous raconte des expériences que je n’avais jamais entendu sur la conscience collective par exemple. Il met en avant des entreprises qui ont réussi et explique quels facteurs ont fait leurs succès (je parlerai de ce sujet particulièrement dans un autre billet). Il met en lumière les effets sociéto-économiques de ces dernières décennies. Il décrit avec une grande précision la crise des subprimes. Il l’a décrit avec tellement de précision que je n’en parlerai pas de ce billet. 

Enfin, l’auteur nous dépeint le monde via la modernité, la post modernité et la trans-modernité. De ce prisme à trois facettes, l’auteur amène sa réflexion sur les créatifs culturels, sur le rapport de la religion et de la spiritualité, sur la moralité du capitalisme, la philosophie des sciences et termine en nous apportant ses 10 pistes pour un monde meilleur.

Modernité / post-modernité / trans-modernité

La modernité

Elle a commencé à la première révolution industrielle. Peut-être même depuis la découverte du feu. Dès lors, nous avons uniquement amélioré l’existant. Nous avons transformé notre monde en un univers de l’hyperconsommation. Mais la modernité a fait son temps, elle nous mène dans le mur tant d’un point de vue environnemental que d’un point de vue intellectuel.

La post-modernité

Internet et les réseaux sociaux sont les éléments fondateurs de la post-modernité. Notamment l’avènement du printemps Arabe. Nous sommes capables de donner notre avis sur tout et nous sommes assez écoutés. D’ailleurs il est possible et assez facile de créer des groupes pour tout et rien et revendiquer ce que nous voulons. Pour cet argument on ressent que l’auteur a une affinité avec Jeremy Rifkin.

Le médium change la donne, nous vivons dans une horizontalité des plus déconcertante. A l’époque de De Gaulle, le chef d’Etat prenait la parole publiquement 5 fois par an à la télévision et 2 fois par communiqué de presse. (Source) Aujourd’hui, Macron prend la parole plusieurs par jours sur Twitter et tout le monde peut lui répondre instantanément !

Plus tard tout le monde sera spectateur et acteur. Et la fugacité de la célébrité sera encore plus rapide.

Andy Warhol

Trans-modernité

Nous sommes dans la transmodernité, en tout cas, dans les pays développés. Les gens transmodernes sont, ce que l’auteurs nomme : les créatifs culturels. Ce sont des gens qui font attention à ce qu’ils mangent, savent qu’ils ont un impact écologique (développement durable) et modifie son comportement en conséquence. Ils sont favorables aux médecines douces sans renoncer à la médecine traditionnelle. Ils se méfient des médias, évitent de regarder la télé et contournent la société de consommation.

Ils recherchent une spiritualité plutôt qu’une religion, prônent la fidélité sans pour autant se marier. La sincérité et la transparence sont l’ouverture à l’autre, ils rejettent les dogmatismes.

Il est vrai que je me retrouve quelque peu dans cette définition. Moi qui a testé 30 jours de consommation en réseaux courts, qui essaie de louer pour éviter de trop posséder et qui pratique la méditation

Comment la conscience existe-t-elle ? 

Le prix Nobel de médecine, Karl Popper parle de « matérialisme de la promesse« . Cela signifie que nous aurons une réponse au bout du compte même si on ne sait pas comment.

A l’état actuel des recherches, nous savons que notre cerveau effectue une suite d’algorithmes et de calculs en parallèle. D’une part, l’auteur s’interroge si nous portons trop notre attention sur la structure et pas assez pour trouver le « hardware », qui doit avoir une autre forme.

D’autre part, Jean Staune propose que la biologie se tourne vers la physique. Il y a une sélection physique avant biologique. Selon Luc Montagnier (prix Nobel due à la découverte avec Françoise Barré du VIH) dit que les molécules émettent une forme d’électromagnétisme. Une forme suspectée qui ne peut être visible dans l’infiniment petit, dans la conception même de nos cellules. Ainsi le « code algorithmique biologique » pourrait se trouver ici.

En d’autres termes, est-ce que notre cerveau utilise un logiciel dont nous sommes incapables de le comprendre comme un ordinateur qui exécute des tâches sans savoir qu’il a un système d’exploitation ?

Métaphore du match de foot

terrain-de-football

Dans le livre, l’auteur fait une élégante métaphore sur ce qu’est la conscience. Elle est invisible (pour l’instant) mais nous voyons clairement ses agissements. Prenons une équipe de foot et un arbitre.

L’arbitre symbolise l’inconscience. Si on regarde le match en gros plan sur le ballon, on ne verra jamais l’arbitre car il ne le touche pas.

Pourtant on sait qu’il est présent car il siffle les arrêts de jeu.

Conscience collective

Jean Staune rapporte une étude intrigante. Un scientifique (Dean Radin) a essayé de voir si la conscience collective peut avoir une incidence sur des machines qui tirent au sort des numéros.

M. Radin a créé le projet en 1998, il a positionné des GNA (générateur de nombre aléatoire) dans 65 pays dans le monde. Ces GNA sont bien calibrés car on obtient bien 50/50 en moyenne de tirage sur les chiffres pris aléatoirement.

Et pourtant, nous voyons une anomalie statistique associée à la date, à l’heure et à l’emplacement général des attentats terroristes du 11 septembre 2001. Il est également prouvé que l’anomalie a commencé à apparaître quelques heures avant que les événements largement visibles ne se déroulent. Voici les sources.

Je n’ai pas trouvé de contre étude, et mon scepticisme est piqué, par conséquent, si toi, lecteur, tu as des informations complémentaires ou contradictoire je suis preneur !

Créatifs culturels

Parfois il est bon de se sentir comme M. Jourdain qui fait de la prose sans le savoir. Je suis un créatif culturel sans le savoir. En effet, je partage un certain nombre de valeurs avec cette communauté. Par exemple, je suis agnostique et je prône la méditation via plusieurs billets sur ce sujet. D’autre part, je fais le tri sélectif depuis plus d’une dizaine d’années et je consomme en réseau court. Dans la définition d’un créatif culturel il en ressort quatre grands pôles de valeurs :

  • L’écologie (incluant l’alimentation biologique, les médecines douces, la consommation éthique et responsable) ;
  • Ouverture aux valeurs féminines (impliquant à la fois des valeurs comme l’écoute, l’empathie, etc. ; mais questionnant aussi la place des femmes dans la société) ;
  • La spiritualité, le développement personnel, l’introspection ;
  • Une implication sociale, la mise en place d’initiatives solidaires, participatives et citoyennes.

Le tout dans un but ultime de donner un sens à sa vie. La recherche de l’authenticité de soi : les actes et sa vie sont en cohérence. C’est une ligne de démarcation avec le modernisme.

Donner un sens à sa vie

Je me retrouve totalement dans cette définition et tous les jours j’y suis confronté. En effet, je reçois un certain nombre de messages sur LinkedIn en me reprochant une image de profil non professionnelle (car je pose avec ma fille). Pourtant ma fille fait partie de ma vie et ma vie personnelle influencera ma vie professionnelle. C’est la raison pour laquelle je ne vois rien de « mal » à afficher une photo de moi avec elle. J’assume qu’elle fasse partie entière de ma vie et qu’elle aura des répercussions sur ma vie professionnelle. Elle est l’un de mes sens à ma vie. Mes actes et ma vie sont bien en cohérence.

Les moeurs changent

L’auteur fait une analogie qui m’a fait sourire concernant le mariage et la fidélité. On se marie moins mais la fidélité n’a jamais été aussi forte. Il parle du film Twilight, les protagonistes vont à gauche et à droite et ils se pardonnent. Ce qui est représentatif de la génération actuelle et très bien accepté. Pourtant, si nous faisons un bon de 30 ans auparavant (seulement) l’acceptation aurait été la bienvenue pour une minorité de la population et un outrage pour la majorité.

A quand la grève des consommateurs ?

Expérience « The compact »  : 1er janvier 2006, un groupe d’amis décide de ne plus rien acheter de neuf autres que les sous-vêtement, médicaments et produits de première nécessité et cela pendant 1 an. Ainsi ils ont vécu de troc, d’échange, de seconde main. Après un an, beaucoup d’entre eux ont continué. Encore mieux, le groupe a dépassé les 3000 membres la première année !

Nouvelle façon de consommer

La crise à augmenter le prix de l’essence. Par conséquent, les consommateurs ont fait attention. Mais lorsque le prix est redescendu, la consommation n’a pas augmenté car les gens ont adopté de nouvelles habitudes.

Nous sommes passés du dromadaire à une bosse, gaussienne, de normalité à un chameau avec deux bosses celle du hard discount et des produits de luxe. Ainsi, on peut voir des Ferrari sur le parking des hard discount, pendant que d’autres économisent une année pour partir en vacances avec Easy Jet et se rendre une semaine dans un palace !

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L’iPhone est un produit de luxe, on achète des carottes bio mais on a une voiture qui a 10 ans dont on va attendre encore quelques années avant de la changer. Car depuis la crise, je ne l’utilise pratiquement plus.
Si je fais une connexion avec le livre Disruption, je me demande si le milieu de gamme va disparaître. D’un côté le premium va devenir la norme ainsi nous aurons soit du charter/hard discount soit un service +.

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La consommation ; outil de révolution

De plus en plus de consommateur veulent comprendre les étiquettes des produits. Ils veulent savoir si l’entreprise a une démarche écologique ou citoyenne. D’ailleurs lorsqu’il y a une « tromperie » les consommateurs n’hésitent pas à boycotter un distributeur ou une entreprise.

Nutri-score

Des couches bio avec des traces de glyphosates

Lorsque j’écris ce paragraphe, j’ai acheté ce matin le 60 millions de consommateurs. Dans ce magazine vient de sortir leurs nouveaux tests sur les couches pour bébé ainsi aussi toute une panoplie de produits testés liés à la puériculture. Le dernier test de cette envergure sur ces produits date de 2016 (seulement !).

Conspiration ou non ? 

Ce qui m’a mis la puce à l’oreille c’est lors de la précédente publication (en 2016 donc) des études, Pampers avait été pointé du doigt. L’association avait pris contact et Pampers avait répondu qu’ils feraient le nécessaire pour améliorer la qualité de leur produit. Nous pouvons y voir une communication habile, sans engagement véritable de l’entreprise ? Nous verrons si nous sommes des mauvaises langues. Quoiqu’il en soit, en 2016, une marque bio avait été en tête du classement et leurs ventes ont explosé depuis.

Don’t be evil

Cette nouvelle étude, donne un nouveau classement qui est pour le moins… renversant ! En effet la première place est Pampers et la dernière place est… cette société bio qui n’a pas maintenu ses engagements ! Les deux sociétés ont changé de fournisseur, l’une pour améliorer la qualité (et le prix a en effet augmenté), l’autre pour augmenter sa marge en utilisant des produits très mauvaises qualités tout en restant en lumière d’une excellente publicité indirecte.

Aujourd’hui nous pouvons bénéficier d’acteurs comme 60 millions de consommateurs, qui renouvelle très vite leur étude et je comprends pourquoi c’est un excellent point ! Ces études faites par des associations indépendantes est un outil de révolution consumériste !

Le capitalisme est-il moral ?

Le capitalisme peut être vu comme une autoroute dont les axes puissants et larges permettent de nombreux échanges grâce à des poids-lourds en dépit des plus faibles. 

Cependant si nous réservons une voie spécifique pour les voitures lentes, le système fonctionne en intégrant une pluralité d’acteur. 

Selon l’auteur, le capitalisme peut avoir une dimension morale uniquement en adjuvant le développement durable via 3 piliers suivants :

Social-Environnement-eco

10 pistes pour un meilleur futur

Pour conclure, l’auteur  fait appel à 10 pistes qui selon lui mérite toute notre attention. Je n’ai pas parlé de la maladie du recyclage. Nous recyclons mal et dont on devrait s’inspirer de la Nature pour « sur-cycler ». Et je laisse tout un pan entier sur le management d’entreprise dont je me ferai un plaisir d’écrire un billet de blog sur ce thème qui gangrène les entreprises et comment s’adapter à la nouvelle génération. Je te laisse avec les 10 pistes de réflexion de Jean Staune. 

  • Développer l’intelligence collective de l’entreprise et la créativité (Gore, Imatech, Inov’on…)
  • Etre une entreprise socialement responsable (The Body Shop, Patagonia, Syd Conseil,…)
  • Créer un social business, une partie du bénéfice est donnée à une oeuvre caritative (Comme Mbappé qui donne l’argent de ses titularisation ou l’entreprise Give Something Back)
  • Augmenter la productivité des matières premières actuellement gaspillées (Gunter Pauli)
  • Concevoir les produits, les usines, les villes comme des processus naturels (McDonough, Braungart, Aberkane)
  • Passer à une économie de la fonctionnalité : vendre un service et non plus un produit (Michelin)
  • Développer des produits pour améliorer la créativité, la communication et la mobilité (Apple)
  • Entrer dans une « nouvelle nouvelle économie» où le produit principal est gratuit (Google)
  • Surfer sur la longue traine, l’offre illimitée de produit grâce à Internet (Amazon, Netflix)
  • Etre simple dans un monde complexe (SpaceX, ….)

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