J’ai lu 15 livres en un mois

J’ai lu 15 livres en un mois

Défi terminé. En mai je m’étais donné un objectif de lire 12 livres. C’est avec plaisir que je peux affirmer avoir lu 15 livres ce mois-ci. Je vais expliquer pourquoi je suis allé plus vite que prévu, comment j’ai procédé et ce que j’en tire à titre personnel.

A la toute fin de l’article tu pourras consulter la liste des livres.

Lu de plus en plus vite

Il y a plusieurs raisons à ma vitesse de progression. D’une part, j’ai été malin, même si j’ai mélangé les styles de livres, je me suis concentré sur des livres de lecture rapide. Ainsi, en cumulant et combinant plusieurs méthodes je me suis conçu une “technique” personnelle qui me permet de lire vite et de retenir les informations essentielles.

D’autre part, j’ai gagné en efficacité en écoutant des livres. J’avais déjà expérimenté l’écoute des livres avec Homo Deus et Sapiens. Avec un peu de recul je m’aperçois que l’écoute des livres c’est ce qui me demande le minimum d’effort pour une certaine rapidité (pour autant que je puisse prendre des notes).

Après calcul, j’ai écouté 10 livres, très souvent à vélo et c’est vrai que parfois je me rangeais sur le bas-côté d’urgence pour sortir mon téléphone et écrire les idées qui m’ont le plus percuté. Souvent, j’ai mis pause et je répétais la dernière phrase entendue, par exemple : “Apprendre passe absolument par 3 paramètres : motivation, connaissance, répétition. Apprendre passe absolument par 3 paramètres : motivation, connaissance, répétition”.

Retenir les idées principales d’un livre

Pour moi, la technique la plus importante de la lecture rapide c’est la méthode Feynman. Lorsque nous lisons une nouvelle information, une nouvelle connaissance il faut absolument qu’elle passe par le langage, par l’explication.
En effet, notre cerveau est capable d’engranger des tonnes d’informations mais il est vite submergé et ne retiendra que très peu d’entre-elle. Pour créer de nouvelles routes cérébrales il est nécessaire de ressortir l’idée que nous avons dans notre cerveau et la transposer à l’oral.

Lorsque je parle de langage je parle d’explication. Car une information logée dans notre cerveau peut nous faire miroiter que nous sachons, mais au moment de l’explication nous devons structurer nos pensées.

Ma fille a 3 ans, lorsque je lui pose une question elle répond “je ne sais pas”. En lui laissant le temps à la réflexion, elle essaie de poser des mots pour expliquer. Et c’est ainsi qu’elle se rend compte qu’elle sait. La répétition permet de savoir les mots plus rapidement qu’il faut pour expliquer.

Rappelle-toi j’avais dit que notre cerveau comprend tout mais il a besoin de temps pour apprendre. Si nous n’avons pas les idées assez claires pour expliquer un concept c’est que nous ne le savons pas assez. Ainsi on prend “conscience” que nous sommes en train d’intégrer réellement une nouvelle information, une nouvelle connaissance.

Mémoire à court terme à la mémoire à long terme

Toutes nouvelles connaissances nous suggèrent des nouvelles questions et ainsi nous faisons le tour d’un concept et nous allons rechercher des informations complémentaires. Lorsque nous lisons un livre nous devons avoir une relation avec ce livre.

Notre cerveau traite les informations entrantes très rapidement. J’utilise cette rapidité pour survoler les informations que je connais déjà. En allant vite notre cerveau se plaît car en le ralentissant comme revenir plusieurs fois sur la même phrase que nous le fatiguons. Ainsi, il faut aller vite pour aller chercher l’information pertinente, celle dont je ne connais pas pour ensuite arrêter de lire et réfléchir sur ce thème. Enfin, je reprends la lecture et je comprends ainsi mieux la position de l’auteur ou je trouve des informations complémentaires sur ce thème.

La lecture (ou l’écoute) a une autre dimension dans cette manière de lire. En effet, je ne suis plus passif à enchaîner des lignes de lecture mais actif à la pêche à l’informations croustillantes. Une fois ferrée, j’arrête de lire et je me demande ce que je sais ou j’essaie de trouver une explication. En reprenant la lecture j’ai un feedback immédiat sur mes pensées.

La répétition est la quintessence de l’apprentissage

Avoir la possibilité de pouvoir apprendre un concept à quelqu’un d’autre est la forme la plus simple et la plus efficace de savoir que l’on sait. La relecture est extrêmement intéressante. Notre vision donne un sens aux informations que nous lisons, beaucoup plus que nous le pensons. Ainsi j’ai relu 3 livres et par exemple le livre Libérer votre cerveau de Idriss Aberkane (je l’avais lu il y a bientôt 3 ans déjà). En effet, j’ai pu entrevoir des phrases comme la “gourmandise intellectuelle” lu dernièrement dans Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines de M. Dehaene.

La liste des livres

Relecture

Je ne compte pas les blogs et les magazines.

Qu’est-ce que j’en tire personnellement

Lire autant fatigue mentalement. Tout d’abord il est vrai que mon rythme a pas mal changé. Tout d’abord je me rends compte que mon sommeil a été plus long. Après constatation sur mon tracker de sommeil, en effet j’ai dormi beaucoup plus. Pratiquement 20% de plus. J’ai donc laissé tomber la méditation matinale et mes MOOC.

J’ai lu 15 livres en un mois / durée de sommeil
Evolution de la durée de sommeil de avril à mai

La qualité de mon sommeil a été améliorée par la même occasion.

J’ai lu 15 livres en un mois / qualité du sommeil
Evolution de la qualité de sommeil du mois d’avril à mai

Quelle est la suite à venir ? Eh ben je ne pense pas lire autant pour le mois de juin même si j’ai déjà lu pratiquement une dizaine de livres. Maintenant que je connais ma “performance” j’ai besoin de trouver mon équilibre. En effet, j’ai commencé par un sprint où je me suis fatigué mentalement. D’ailleurs je le rappelle, il n’est pas nécessaire d’engranger une grande quantité d’information, tout se joue dans l’intégration et la mémorisation à long terme des concepts lus qui est important. Par conséquent, je ne dois pas omettre qu’il existe d’autres formes d’apprentissage. Finalement, les MOOC, la méditation, l’écriture aussi sont des formes intellectuelles qui permettent d’apprendre, de se questionner, et de structurer ses pensées.

%d blogueurs aiment cette page :