Homo deus (Homme dieu)

Homo deus (Homme dieu)

Après avoir terminé Sapiens, je profite toujours de l’offre Audible 3 livres gratuits pendant 3 mois. J’ai alors téléchargé Homo Deus dans la foulée. Je pensais me retrouver dans un récit futuriste alors que le livre n’est que la suite temporelle du premier opus. Néanmoins Homo Deus commence dans l’époque contemporaine et nous amène dans un monde de plus en plus technologique dont la place de l’Homme est discutable. Comme j’ai enchaîné les deux lectures très rapidement, j’ai pu constater qu’il y a quelques redondances dans les deux premiers tiers de l’ouvrage. Toujours est-il, le style est le même, fluide, rapide, avec des infos et surtout une réflexion étonnante.

C’est dans le dernier tiers du livre où j’ai pris beaucoup de plaisir. L’auteur apporte son flot de questions très intéressantes. Va-t-on dans un monde sans guerre ? Sommes-nous plus heureux aujourd’hui qu’à des temps plus anciens ? Pourquoi tuons-nous autant d’animaux ? Et aussi des interrogations plus philosophiques comme l’existence du libre arbitre, ou va-t-on vers la fin du travail, remplacé par les machines ? J’aborde toutes ces questions dans ce billet. Néanmoins encore une fois, écouter ce genre de livre, ne me permet pas de vérifier ce que j’écoute. Nous « avalons » les phrases comme si elles tombaient du ciel et donc je pourrais manquer de discernement.

Mon travail de synthèse me permet de checker les informations avant de les écrire. J’ai mis beaucoup plus de temps à rédiger cet article que tous les autres. D’ailleurs à la relecture je m’aperçois que mon intro est toujours trop longue ! D’ailleurs je vais couper le billet en deux parties, me concentrer sur livre ici et dans un autre billet je traiterai du dataisme. Je ne veux pas faire un simple résumé et comme Harari donne beaucoup d’infos, j’ai voulu en vérifier certaines et pousser la réflexion sur certain thème. Et j’ai, par conséquent, cassé quelques-unes de ses affirmations… ! (Evidemment je suis ouvert à toutes discussions, et si des sources complémentaires me permettent d’en apprendre davantage je suis preneur).

Nous vivons dans une époque formidable

Famines, épidémies, guerres n'existent bientôt plus

La grande famine de 874 a tué un tiers de la population française. Au XVIIIe siècle plusieurs dizaine de millions de personne sont mortes à cause de famines, tous pays confondus. Alors que j’ai fait le challenge de ne pas manger pendant 36 heures, je n’ai qu’une minuscule appréhension des atroces douleurs dont ces personnes ont pu subir… 

Aujourd’hui la famine tue toujours mais dans des proportions vraiment moins importants. D’ailleurs notre monde meurt de surconsommation (et malnutrition) que de privation de nourriture. En effet, les maladies liées au sucre tuent 3 millions de personnes (le diabète par exemple).
Coca (symbolisant les industries alimentaires) tue plus de monde que le terrorisme et la famine réunis.

Les maladies meurent 

La peste antonine au 2e siècle avant JC à fait quelques 10 millions de morts pour un empire de 64 millions de personnes. La peste noire a réduit la population européenne de moitié au moyen-âge ! Les épidémies étaient propagées par les commerçants, aujourd’hui des millions de personne voyagent et nous ne tombons pas plus souvent malade. En tout cas nous avons un système de santé efficient, évitant toute propagation de virus mortel. Les campagnes de vaccination ont permis de supprimer plusieurs souches mortelles. Et aujourd’hui il est digne de scénario hollywoodien qu’une pandémie mondiale puisse voir le jour.

La guerre de la guerre

Le nombre de morts aux combats sont tout aussi choquant. Aujourd’hui, la guerre est de plus en plus inexistante. Seuls les pays qui ont des valeurs en ressources naturelles sont (encore) en guerre. La première ressource au XXIe est le savoir. Harari dit que le Rwanda a pillé les champs de coton de son pays voisin et à gagner 240 millions de dollar en un an. Je n’ai pas retrouvé cette information. Mais l’analogie est intéressante. En effet, la Chine travaille avec Apple et d'autres entreprises tech de la Silicon Valley en coopétition (contraction de compétition et coopération). La ressource qui est utilisée est le savoir. Idriss Aberkane dit « c’est en partageant le savoir qu’il se multiplie ». Par conséquent, le savoir génère bien davantage d’argent que les ressources naturelles. Dans l’exemple de Homo Deus, la Chine a généré 240 millions de dollar en une semaine par les brevets et contrats commerciaux.

Le terrorisme où comment faire peur avec une mouche ?

Éléphant porcelaine cassée
Elephant porcelaine

Le terrorisme c'est comme une mouche dans un magasin de porcelaine. Elle est incapable de pousser une tasse pour la casser. En revanche la mouche peut aller dans l'oreille d'un éléphant. Si celui-ci se trouve dans le magasin alors la mouche va vrombir de toute ses forces pour faire peur à l'éléphant. Par conséquent, c’est lui qui va tout saccager. En gros nous sur-agissons. En cassant deux tours aux USA, les terroristes ont renversé le gouvernement de Saddam Hussein car les US sont venus faire la guerre (références ? je n’en ai pas trouvé…).

Concernant le terrorisme, dans mes recherches, j’ai trouvé qu’en 2014, au total, le terrorisme avait tué 37 400 personnes à l’échelle de la planète.

« Mais cette hausse ne concerne ni l’Amérique du Nord, ni l’Europe. En fait, ce sont surtout cinq pays qui en ont fait les frais : l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, le Nigeria et la Syrie, qui totalisent 57% des attentats depuis le début du siècle. La majeure partie de ces attaques meurtrières n’ont pas visé de cibles dans le monde occidental, mais ont été perpétrées au sein des populations musulmanes chiites et sunnites. » Source 

Revenons sur un sujet plus joyeux : le bonheur

Plus de suicide de nos jours ?

Harari nous parle du bonheur. En effet, si les famines se font plus rare c’est que nous mangeons à notre faim. Moins de guerre signifie moins de stress et symbolise un environnement politique plus stable. Idem pour les pandémies, nous avons accès à des traitements efficaces pour soigner toute une population. Tout est réuni pour vivre plus heureux. Et pourtant, statistiquement nous sommes confrontés à une sorte de plafond de verre. Effectivement, les pays, même s'ils se développent très bien, le bonheur subjectif n'augmente pas. Pire le taux de suicide augmente ! N’ayant pas les sources j’ai dû faire des recherches moi-même et l’étude de l’OMS suggère : « À l’échelle mondiale, le taux de suicide standardisé selon l’âge (qui corrige les différences de taille et de pyramide des âges des populations dans le temps) a affiché une baisse de 26 % (23 % chez les hommes et 32 % chez les femmes) au cours des 12 années concernées. » - Années de référence 2000 à 2012 -

Et pour le bonheur, j’ai trouvé cette étude complète faite par un amateur. Ce qui est intéressant dans ce document c’est qu’il estime que le bonheur mondial a eu un taux d’évolution de 18% entre 2000 et 2015. Ce qui n’est pas rien ! J’ai recherché l’évolution de l’indice du bonheur par l’ONU et l’OCDE et ils vont dans le même sens. Ces deux derniers ont même calculé le bonheur des réfugiés dans les pays hôtes. Plus le pays hôtes dispose d’un score élevé, plus les immigrants sont également heureux. Le malheur diminue, le bonheur se propage à l’échelle mondiale.

Le bonheur de l'Homme est psychologique ou biologique ?

pyramide de maslow
Pyramide de Maslow

Revenons à Homo Deus, pour Harari le bonheur se définit en deux piliers, le bonheur psychologique et le bonheur biologique (ou physiologique). Le bonheur physiologique réside dans la satisfaction des besoins de notre corps. Nous pouvons reprendre la pyramide de Maslow dont les deux derniers points représentent le bonheur psychologique. Oui le besoin d’appartenance fait bien parti des besoins physiologiques, je t’invite à découvrir les recherches de René Sptiz sur le sujet.
Pour le bonheur psychologique, il est satisfait quand la réalité est en phase avec nos attentes. Problème, nous soulevons toujours plus d'attente quand nos conditions s'améliorent.

Poursuit of happiness

La science dit que la seule chose qui nous rendent heureux est la sensation d'être heureux.
Mais les sensations ne sont pas durables. C'est la faute à la biologie ! La reproduction est agréable mais si l'effet persistait alors nous nous reproduiront plus. Idem pour la faim et la satiété. Notre système de récompense est créé ainsi, pour que nous soyons toujours motivés à manger et nous reproduire.

Pour élever le bonheur il existe les drogues. Comme je viens de le dire, la sensation de bonheur n’est pas durable, on voit vite arriver la dépendance… Pour les bouddhistes, la seule manière d’être heureux c’est en réduisant sa soif de vouloir des sensations plaisantes.

Cependant l’auteur fait l’erreur de confondre bonheur et être content. Selon le Larousse le « bonheur » est l’état de « complète satisfaction ». Et, « être content » signifie que nous sommes satisfaits. Nous pouvons être content sans satisfaire toutes nos envies. Par exemple que je rentre dans la FNAC j’ai une envie irrésistible de tout acheter : une nouvelle télé, une console de jeu, et quand j’arrive dans le rayon librairie… j’ai toujours cette sensation particulière de « une vie ne suffit pas pour tout lire ». Ainsi, je suis horriblement insatisfait, car jamais je ne pourrais tout lire. Mes envies ne seront jamais assouvies, est-ce pour autant que je ne suis pas content lorsque je passe à la caisse avec un seul livre dans les mains ?

Pourquoi avons-nous de la pelouse devant notre maison ?

champ pelouse avec un panneau "pelouse interdite". Une personne marche sur la pelouse au loin
Pelouse interdite

Le livre comporte des anecdotes historiques dont je ne vais pas prendre la peine de vérifier. Avoir un carré de pelouse devant sa maison est coutume. Ne pas avoir de terrain est signe d’austérité. Inconsciemment passé devant un lotissement et voir des hautes et mauvaises herbes dans une pelouse, et nous voilà déjà en train de préjuger ce malheureux voisins. « Oula il ne prend pas soin de son jardin c’est la ruine ici ! ». Pourquoi pensons-nous cela ? C'est un vestige du temps des rois : « comme je suis puissant je suis capable d'avoir du terrain pour faire pousser seulement de l'herbe qu'il ne faut pas toucher ». Ce gazon sera coupé au ciseau à 2 centimètres. Il n’existait pas de tondeuse à l’époque mais une armada de jardinier ! Et voilà un bel exemple de la condition humaine d’augmenter toujours plus ses attentes au bonheur !

Pourquoi l'Homme tue des animaux de manière industrielle ?

Certainement l'agriculture y joue pour beaucoup. Avant, il était nécessaire de savoir ce que le tigre pensait, ce que le cerf pensait pour pouvoir anticiper leurs actes.

L'agriculture a maîtrisé le bétail, les poulets et certaines plantes. L’auteur prend exemple sur une des dernières tribus qui est passée à l'agriculture dans le sud de l'Inde. Cette tribu vit des récoltes du thé, et d’élevage de poulets. Dans cette tribu, tout ce qui est vivant est « Mansanne » (comme j’écoute le livre, je ne vois pas l’orthographe et je n’ai rien trouvé à ce sujet…). Lorsque l’on interroge des membres de la tribu ils nous disent : « les arbres oui, ils sont mansanne. Le tigre vivant dans la forêt oui, les éléphants aussi sont mansannes. » Et les poulets ? Ben non ils ne le sont pas car ils sont bêtes et sans âmes, les moutons pareils car il faut les guider. Nous sommes supérieurs à ces animaux dit le chef de la tribu.

L’agriculture a donné une supériorité à l’Homme sur l’animal, s’élevant ainsi, lui permettant de lui asséner la mort quand bon lui semble. L’auteur a une longue et très intéressante réflexion à ce sujet. Voyons laquelle.

Pourquoi la théorie de l'évolution est plus facilement rejetée que la théorie de la relativité générale ?

La relativité générale dit que l'espace et le temps peuvent se courber. Il est vrai que cela fait peur d'entendre ça. Pourtant dire que les animaux et l'Homme ainsi que les végétaux ont évolué pendant des millions d'années est rejeté (38% des Américains). Car si nous acceptons la théorie de l'évolution nous supprimons l'âme. L'âme fait partie de l'individu qui signifie indivisible. Tout n'est qu'un, mais notre corps a plusieurs parties qui ont évoluer. Notre œil est sensiblement le même que chez Erectus et a le même passif qu’un être unicellulaire qui est capable de détecter la lumière. En quoi l'Homme a une âme et pas les animaux. Les animaux n'en ont pas mais alors les végétaux ? Non plus seul l'Homme possède une âme. Pourtant rien ne prouve que l'Homme à une âme ou quelconque être vivant. La théorie de la relativité générale ne touche pas l’âme, ne touche pas l’Homme dans son individualité. C’est la raison pour laquelle la théorie de l’évolution est bien plus critiquée, notamment par les créationnistes, que la relativité générale.

"Les hommes acceptent d'abandonner le sens en échange du pouvoir". Par exemple, accepter les conditions d'utilisation d'une application. On clique j'accepte sans savoir car le plus important c’est le pouvoir d’utiliser ; le sens de l’outil ne m’importe guère.

Cette phrase est percutante. Elle donne acte et clos la question sur le bonheur posée ci-dessus.  Le sens de la vie c’est ce qui nous anime chaque jour. Parfois nous arrive-t-il d’oublier pourquoi nous sommes sur Terre, pourquoi fais-je ce travail, cette tâche ?

Je me rappelle un jour en allant au collège, 3 ou 4 autocars étaient stationnés sur le bord de la route et des dizaines d’étudiants en sortaient dans un rythme mécanique. Personne ne parlait, il faisait encore nuit, tout le monde se dirigeait vers l’entrée du collège. Je me suis surpris, saisi par ces questions qui avaient émergé de nulle part : « pour quoi (dans le sens : par quelle motivation) les gens se déplacent et vont au collège alors que personne n’a envie d’y aller, pour quoi je suis là à les regarder ? ». J’avais besoin de connaitre le sens de tout ça. Tout comme le burnout fait des ravages aujourd’hui car les employés ont de plus en plus besoin de connaitre le sens de leur tâche, de leur fonction. Ma scolarité a été un échec jusqu’à ce que j’aie pu enfin trouver des éléments de réponse à mes questions (10 ans plus tard…).

L’Homme passe à côté du plus important, c’est bizarre je fais l’apologie de lire les CG alors que moi-même je trouve ça barbant. Pourtant dans cette métaphore, le plus important est de comprendre pour quoi je suis là et comment je fais les choses.

Homo deus ; l'Homme Dieu

La fin des médecins et pharmaciens

Le métier de médecin est en train de se métamorphosé. La question cruciale est la formation, qui elle, est toujours ancienne. Cela fera l’objet d’un autre billet. Concentrons-nous sur le robot pharmacien.
Harari dit que le taux d'erreur des pharmaciens est de 1,7% soit 50 millions d'erreurs pour seul pays des USA. A Los Angeles, un robot pharmacien a traité 2 millions ordonnances sans aucune erreur. J’ai trouvé un acteur français.

service d'un robot pharmacien
 robot pharmacien

Quand je dis « la fin des médecins et pharmaciens » c’est un terme fort. Et pourtant un logiciel aussi précis soit-il, s’il remplace une tâche qu’un Homme peut faire, alors cette tâche sera exclusivement faite par la machine. Par exemple la conduite autonome, le jour où la machine sera plus efficace, c’est la fin immédiate de tous les chauffeurs. Idem pour les pharmaciens. Pour en avoir un, il faut un Homme et le former, cela prend beaucoup de temps (30 ans), alors qu’un logiciel, même développé à l’autre bout du monde, entre en service immédiatement et partout sur terre.

Je reviendrai sur ce changement de paradigme et toutes les implications politico-économique dans le prochain billet. 

Le libre arbitre existe-t-il ?

Une étude montre que nous prenons des décisions 130 milliseconde avant d'en avoir conscience. Nous agissons en fonction des sensations que nous avons. Ces sensations sont les résultats d'échanges électrochimiques dans notre cerveau et nous n'avons pas de contrôle là-dessus.
Si nous avons un libre arbitre propre à chacun alors il n'est pas possible de le contrôler. Pourtant il est possible de piloter un rat à distance avec des électrodes implantés dans son cerveau. Le rat n'a pas l'impression d'être contrôlé, il le désir réellement, mais pourtant le rat pense avoir son libre arbitre. D’ailleurs dans ce billet sur l’intestin, la chercheure nous explique que notre ventre nous fait prendre des décisions, parfois grave ! Et cette prise de décision est initiée par… les bactéries de notre microbiote !
L’armée américaine a déjà des tests concluants pour supprimer les chocs post traumatiques. Les gens se sentent mieux et ils n'ont plus de déprime.

L’Homme est contrôlable et si nous considérons que nous sommes un algorithme, alors l’IA pourrait comprendre comment nous fonctionnons. Cet article sur le biohacking est renversant ! Dans mon prochain billet je parlerai, à mon sens, le point le plus important du livre, le dataisme. 

Qu’est-ce que ça fait d’avoir 30 ans ?

Qu’est-ce que ça fait d’avoir 30 ans ?

J’ai toujours été un fervent défenseur de fêter son anniversaire. La fête d’anniversaire est une étape, une année de plus. Mes parents ont toujours aimé fêter les anniversaires. Ma mère allait acheter le gâteau, envoyait les invitations pour mes copains d’école primaire, mon père se déguisait en clown et faisait des tours de magie. Mon anniversaire a toujours été le résumé du “bonheur intense”. J’ai toujours été heureux qu’on me le souhaite depuis tout petit. Et puis j’ai grandi et j’ai organisé moi-même mes 18 ans dans une salle des fêtes avec un DJ s’était géant pour moi ! Etant né le 22 mai, c’était aussi le signe du dernier mois d’école, le dernier mois et après la délivrance, enfin ! La vie est belle le jour de son anni !

C'est ton anniversaire, pas celui de ta mère

Et puis j’ai fêté mon “quart de siècle” aussi, 25 ans cela ne pouvait se fêter qu’en boite de nuit ! Quand on est jeune on se veut outrancier : “C’est MON anniversaire, regarde comme je suis bien entouré ! Même cette personne que je ne connais pas est là”. Ensuite j’ai fêté mes 26-27 ans avec un cercle d’ami(e)s de plus en plus petit, mais beaucoup plus solide (d’ailleurs la personne que je ne connaissais pas à mes 25 ans je ne la connais définitivement plus). Enfin les 28 ans et ma fiancée enceinte prête à accoucher à n’importe quel moment, fut le plus beau des cadeaux. Le cadeau de ma vie, la naissance de notre fille le mois d’après. C’est aussi à cette date où j’ai arrêté de fumer, de sortir et de boire beaucoup moins (et de me sentir physiquement beaucoup mieux).

Un anniversaire c'est une surprise avant tout

La fête d’anniversaire peut être une surprise que l’on s’attend et que l’on pré-organise pour être certain de la surprise ! La fête d’anniversaire peut être totalement organisée, en fonction des budgets des ami(e)s. Enfin surtout en fonction des ami(e)s pour être sûr qu’ils soient tous présents ! Et puis il y a les 30 ans. La date ultime, cette date ronde, dont la dernière avait été les 20 ans. 20 ans où l’on se sent “vieux” car c’était le début de l’âge adulte. 30 signifie l’âge de la maturité, on est toujours jeune mais avec des responsabilités de vieux.

Des responsabilités de personnes matures, adultes, dont une autre vie s’est ouverte grâce à notre fille. 30 ans fut la date où je n’ai pas fêté mon anniversaire. Je ne l’ai pas fêté car je n’ai plus besoin de signes ostentatoires démesurés d’amitiés. En effet, j’ai créé à mes 28 ans quelque chose de bien plus fort ; une famille. J’ai troqué ma longue liste d’ami(e)s pour une plus courte celle d’une famille belle et épanouie.

Nouveaux objectifs

Mes aspirations ont également changé. Avant 30 ans je voulais rayonner devant un nombre conséquent de personne dont ma richesse s’évaluait au nombre de bouteilles que l’on pouvait acheter et boire en un weekend. Ma vie se résumait à une constante gueule de bois (pire celle du dimanche tellement mal que tu ne perds un jour à rien faire), les nombreuses conquêtes pour trouver l’élue (trouvé !), de longues discussions de comptoir pour refaire le monde (mais dimanche tu es tellement mort que la motivation s’évapore aussi vite que les souvenirs de la veille) et de fontaine à étincelles autour des bouteilles. Aujourd’hui j’ai un but de longue durée (15-20 ans) celui d’être un exemple, non pas pour des ami(e)s mais pour ma fille. Qu’elle puisse trouver en moi, un homme équilibré, qui réussit et qui peut offrir un monde sécurisé où tout est possible !

Alors qu’est-ce que ça fait d’avoir 30 ans ? Eh ben ça fait que je n’ai pas besoin de fêter mon anniversaire. Je n’ai plus besoin de travailler pour sortir le weekend et être heureux qu’un instant. Cet état de bonheur que je ressentais à mes anniversaires, je le ressens chaque matin quand je vois les deux personnes que j’aime se réveiller auprès de moi.

Homme - Sapiens ; une brève histoire de l'humanité

Homme - Sapiens ; une brève histoire de l'humanité

Pour le mois de juin j'ai lu, enfin "écouté" le livre Sapiens : une brève histoire de l'humanité. Je dis bien écouté car j'ai testé par la même occasion l'application Audible d'Amazon.

Ecouter quelqu'un lire ça peut paraître ennuyeux mais j'ai aussi l'habitude de regarder et d'écouter des présentations sur YouTube. Pour être attentif, j'augmente la vitesse de lecture à 1,5 sur YouTube et là pour le livre Sapiens sur 1,65.

Ecouter un livre

C'est une expérience particulière. La dernière fois que j'ai vu quelqu'un lire un livre c'était à la télé et j'étais ivre. J'étais convaincu que cette émission existait uniquement pour endormir les gens.

Cependant la maturité (la sobriété) a frappé à ma porte et aujourd'hui, je dois admettre, c'est plutôt plaisant. On peut regarder par la fenêtre du tram en imaginant ce que dit l'auteur. On a moins mal à la nuque aussi. En revanche, je ne suis toujours pas d'accord avec moi-même pour la prise de note.

En effet, d'un coté on a nos mains libres mais d'un autre les informations vont si vite que je n'ai pas le temps de les digérer. Sur un livre papier, j'ai pour habitude de surligner une idée, un concept. Ainsi, je continue ma lecture et plus tard, si je le souhaite, je pourrais relire un passage précis.

Lire les mains libres

Avec le livre audio, il n'est pas possible de mettre une note directement dans l'application (enfin j'ai pas trouvé). Si je zappe une info il faut que je sache dans quel chapitre et à quel minute elle se situe. Mais le point le plus sombre c'est que je ne peux pas voir les références de l'auteur ! Je suis contraint de "boire" les paroles, des informations tombent toutes cuites dans mon oreille et seul l'éveil de mon esprit critique doit me réveiller et vérifier ce que j'entends. Je pense que le livre audio est parfait pour un roman, moins pour un livre de vulgarisation scientifique. 

Après ce premier test je ne sais pas encore ce qui est mieux entre le livre papier ou audio. Je n'utilise pas de liseuse car celle que je veux est encore trop chère (si tu veux faire un don avec plaisir !). Je pense que je vais écouter le deuxième livre de Harari ; Homo Deus pour le mois de juillet.

Sapiens : une brève histoire de l'humanité

J'aime beaucoup ce sous-titre car il fait référence à mon premier livre de chevet qui m'a été donné par mon père ; Une brève histoire du temps Du Big Bang aux trous noirs de Stephen Hawking.

Harari essaie de retracer la vie des premiers Hommes jusqu'à l'âge moderne. Il essaie de nous raconter comment et pourquoi les religions ont été crées, de nous expliquer en quoi l'agriculture ne fut pas une si bonne idée, ou bien est-ce que l'Homme est un loup pour lui-même (Hobbes), et tant d'autres questions.

Pour le coup je n'aime pas l'histoire en règle général mais cet ouvrage permet de mieux percevoir cette discipline. A la fin du livre, l'auteur nous pose des questions sur le devenir de l'Homme. L'Homme a de plus en plus de pouvoir, jusqu'où irons-nous ? Je pense que c'est une ouverture à son deuxième livre : Homo Deus, une brève histoire de l'avenir.

L'imagination de Sapiens

L'une des idées que je retiens de ce livre est la capacité à l'Homme à imaginer des choses qui n'existent pas. De visualiser des idées fictives, d'y croire pour ensuite créer d'autres concepts autour de ce(s) projet(s). En effet, un des exemples le plus frappant est la société anonyme. Notre monde est régie par les entreprises, par un système monétaire qui repose sur la confiance, par des lois et des codes dont un groupe de personne a décidé de ce qui est "bien" ou "mal". Aujourd'hui, certaines SA sont plus puissantes que des Etats.

Une entreprise est une personne morale, nous sommes bien d'accord qu'une entreprise n'est rien, si ce n'est le pouvoir imaginatif de dire qu'une organisation entrepreneuriale peut avoir du pouvoir et être jugée comme une personne physique. Toute notre économie repose sur ce principe. Tout est crée d'un esprit imaginatif, il a fallu de la persuasion et une fois qu'un certain nombre d'humain y croit alors cette création devient "vraie". C'est fou !

2 millions d'années d'évolution

Le genre homo n'a pas beaucoup évolué pendant 2 millions d'années. Vivait-il seul ? En groupe ? Pour répondre à ces questions, les historiens suggèrent que la position debout a eu des conséquences incroyable sur la l'évolution de l'Homme. En effet, à la même période de la position debout, le temps de gestation des humains a diminué. Aujourd'hui, quand nous naissons nous avons un gros cerveau et pourtant nous sommes totalement démunis de la capacité de se déplacer, voir, et être un minimum autonome.

famille_hominides

Par conséquent, les premiers Hommes (Sapiens) ont donc fait des bébés de plus en plus prématurés. Quand un bébé singe naît, il est déjà débrouillard comme la majorité des animaux d'ailleurs.
Pendant 2 millions d'années d'évolution la position debout et la maigreur ont créé un cerveau plus gros. Cependant, cela a causé des naissances plus difficiles pour les femmes.

Position debout et gros cerveau = sociabilité

Les historiens l'affirment grâce à l'évolution des squelettes. Si nous naissons prématurés, cela signifie qu'une personne doit consacrer l'entièreté de son temps à s'occuper du bébé. La tribu est alors indispensable à cette période de l'évolution. L'Homo Sapiens était-il déjà un loup pour lui-même ?

Extinction de l'Holocène

Selon Wikipédia nous vivons la plus grande extinction des espèces depuis 10 000 ans avant J-C. Aujourd'hui l'impact de l'Homme est visible notamment avec les constructions, les villes qui s'étendent, les parcelles d'agricultures, la pollution lumineuse en est une parfaite illustration.

LA_pollution-lumineuse

Selon Harari de 70 000 à 1 000 ans avant notre ère, les recherches archéologiques témoignent que toutes les plus grosses espèces d'animaux se sont éteintes en même temps que l'Homo Sapiens est arrivé sur l'île ou le territoire en question. L'Homme a toujours eut un impact incroyable sur le lieu où il s'installe.

En effet, il existait par exemple, en Australie, une mégafaune qui comprenait des animaux endémiques de grande corpulence. Parmi eux, on peut distinguer le Diprotodon (un wombat géant), le Megalania prisca (un énorme varan), le Dromornis stirtoni ou le Bullockornis planei (des grands oiseaux terrestres), le Thylacoleo (un carnivore impressionnant) et le Procoptodon (un kangourou géant)...

Tous ces animaux n'existent plus aujourd'hui autrement que des fossiles. Il n'y a pas de preuve directe que c'est l'Homme qui les ont exterminé, on remarque juste que leur disparition coïncide avec l'arrivée de l'Homme.

L'agriculture

L'agriculture est née un peu partout sur Terre vers 10 000 ans avant J-C. Des Hommes du Moyen-Orient ont domestiqué des chats et ont fait pousser du blé alors qu'en Amérique centrale ils faisaient pousser des pois et élevaient des lamas. Pourtant, ces deux peuples n'ont jamais communiqué entre eux.

Un détail intéressant, l'auteur dit que rien ne prouve que la révolution agricole a permit de rendre les Hommes plus intelligents (dans le sens amélioration de la qualité de vie). Les chasseurs cueilleurs n'étaient pas moins touchés par les maladies que les sédentaires. Les fourrageurs avaient une connaissance accrue des animaux, de leurs comportements et des herbes que l'on pouvait manger ou non.

Et l'Homo Sapiens créa le mal de dos

Une chose est relativement sûre, l'agriculture a fait exploser la démographie. Toutefois le fermier vivait moins bien que le chasseur cueilleur car il travaillait plus dans des conditions plus difficiles.

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Le mal de dos

Harari affirme que ce sont le blé, l'orge et le riz qui ont domestiqué l'Homme. La culture du blé, a permis de nourrir plus de personne mais pas forcément mieux. Sur un point de vue anthropologique, l'auteur dit que le succès d'une espèce est le nombre de copie d'ADN. Il vaut mieux 1000 copies d'ADN en mauvaise santé que 100 copies en bonne santé. Personnellement je ne suis pas convaincu. Il poursuit avec l'analogie suivante : "On peut faire la même métaphore avec le monde de l'entreprise. Plus les caisses sont remplies plus la société est prospère, et non pas le bonheur des employés."

Pourquoi le racisme existe ?

Si l'Homme est par définition un animal social, pourquoi le racisme existe-t-il ? Selon l'auteur, les castes ont été crée en Inde pendant l'impérialisme. Quand un pays envahissait un autre pays, les indigènes étaient souvent considérés inférieurs aux conquérants. Par conséquent, la création des castes avait pour but de donner un rôle précis à ces gens dans la société.

Biologiquement, nous sommes révulsés envers les malades. Comment mettre un groupe d'humain à l'écart ? En faisant croire à tout le monde que ce groupe est malade ou qu'il peut polluer la société. Nous revenons à cette capacité incroyable de l'Homme à croire des choses qui n'existent pas.

Superintelligence sociale

Vivre en communauté a permis de créer des liens, de comprendre la confiance mutuelle et de transmettre le savoir. Au fil des années, l'Homme aux quatre coins du monde est parti explorer, découvrir des nouvelles saveurs, motivé par sa soif de connaissance.

L'imagination permet de créer et elle permet de répondre à des questions auxquelles nous n'avions pas de réponse. Notre coopération a permis de créer une superintelligence sociale. Cette superintelligence est d'une telle complexité où il n'est même plus possible de savoir combien de personne ont été nécessaire pour créer un simple stylo !

Et l'Homme créa la religion

Selon l'auteur, la première religion était sans doute animiste. L'un des premier Dieu est en fait une Déesse (de la fertilité). L'auteur ne cite pas de source mais fait l'analogie suivante : "les animaux et plantes sont devenus muets par conséquent le "Dieu/Déesse" devient l'intermédiaire. Ainsi l'Homme promet une dévotion éternelle "au(x) Dieu(x)/Déesse(s)" et en échange les Hommes peuvent dominer animaux et plantes."

Bouddha dit "la souffrance née du désir".

Le nirvana c'est l'anéantissement de la souffrance. Il a passé sa vie à l'expliquer aux gens. Pour les croyants, Dieu existe alors ils se demandent : "qu'attend il de moi ?". Pour les bouddhistes, la souffrance existe, ils se disent : "comment faire pour m'en débarrasser ?".

Ce que je retiens c'est que l'Homme a donné un pouvoir absolu à un surhumain et est donc intouchable. Le Dieu/Déesse ainsi crée(e) est universel/le et fonctionne tout le temps. Pour peu que tout le monde y croit cela permettrait une unification de l'humanité. Une unification permettant la paix entre les peuples et augmenter la coopération. Malheureusement, l'égo n'est jamais très loin...

Et bien tant de questions sans réponse

J'aime beaucoup ces auteurs qui prennent des risques pour essayer d'expliquer des choses inexplicables. Par exemple Laurent Alexandre essaie de nous expliquer ce que va être l'avenir, avec des éléments technologiques et historiques. Ce qui est impossible à deviner. Yuval Harari essaie de nous expliquer le passé, avec des éléments archéologiques et historiques. Ce qui est impossible à deviner. Une chose est sûre c'est que nous usons chaque jour de cet formidable essence, dont nous n'avons toujours pas trouvé de limite depuis 2 millions d'années : notre imagination.

Challenge 24h jeûne hebdomadaire

Challenge 24h jeûne hebdomadaire

Le jeudi 10 mai je m'étais fixé un nouveau challenge ; celui de ne pas manger pendant 36 heures d'affilées toutes les semaines. Cependant, je me suis autorisé toutes les boissons (hors shaker de protéine évidemment). Pour que l'expérience semble complète, j'ai voulu le faire pendant 4 semaines (donc 4 jeudis).

Je ne l'ai pas fait pour des raisons de régime ou perte de poids. J'ai lu à plusieurs reprises, un peu comme la méditation, que le jeûne hebdomadaire favoriserait la concentration, la productivité voire une sorte de purification de l'intérieur. Exactement comme pour la méditation, je préfère expérimenter par moi-même pour m'en faire un avis solide. Je vais te raconter mon ressenti sur chaque jour.

Premier jour de jeûne

Jeudi 10 mai

C'est mon premier jour, je me lève il est 5h15, je n'ai pas manger depuis hier 20h. J'ai toujours faim le matin, et ce matin n'en déroge pas la règle... Mais je pense que le plus dur sera à midi.

14h30

J'ai eu très faim à midi, mais là depuis 30 minutes la sensation est passée. J'ai toujours faim mais moins. La sensation d’écœurement à pris le dessus sur la faim. Je pense que mon rythme circadien me dit "passé les 14 heures tu ne manges pas alors je considère que tu as déjà mangé". J'ai bu deux cafés ce matin avec un sucre et pratiquement un litre d'eau en cumulé. C'est étonnant mais je n'arrive pas à savoir si je vais tenir jusqu'à ce soir ou demain tant c'est difficile. D'ailleurs, seulement quelques heures sans manger et je ne fais que penser aux personnes dans le besoin qui contrairement à moi, n'ont pas choisi de ne pas manger.

17h30

Pour ceux qui ne me connaisse pas, je mange toujours un goûter à 16h30 voire 17h30. A 16h nous étions au parc et ma fiancée à manger une crêpe au Nutella autant dire que ça été extrêmement difficile. Mais j'ai tenu le coup. En revanche, ma sensation de faim s'est transformée en sensation d'écœurement. Une sensation d'envie de vomir mélangée à la sensation de faim. J'ai la gorge sèche, je sens que mon corps brûle de l'eau. Je bois beaucoup d'eau, beaucoup plus que d'habitude. Nous sommes une semaine avant le ramadan et les musulmans n'ont pas le droit de boire, ce qui doit être vraiment très difficile...

19h30

Je suis à bout, j'en ai marre de boire de l'eau. Je suis assis au sol dans la cuisine. Je me sens faible, et deux solutions s'ouvrent à moi. Soit je dors maintenant et je pense peut être réussir mon défi, soit j'attends encore 30 minutes pour manger et j'aurais tenu 24h00. Pour un premier jeûne ce n'est peut-être pas si mal, et puis l'odeur de la quiche dans le four est insupportable.

20h, une explosion de saveurs !

C'est bon je craque, je prends une bouchée, la sensation est incroyable. Je ne pensais pas visualiser aussi bien ce qui se passe sur ma langue ! Lorsque je mâche ma salade, je ressens l'eau qui sort par la pression de mes dents, c'est jouissif ! Mon assiette terminée, l'effet "sensationnel" a déjà disparu.

Deuxième jour de jeûne

Jeudi 17 mai

Hier j'ai mangé mon dessert à 20h comme la semaine dernière. Ce matin je suis motivé et décidé à réussir mon objectif.

14h

Comme la semaine dernière j'ai trop faim et j'ai soif. Je sens que mon corps ne tape pas dans les réserves, il recherche de l'eau ! En tout cas pour ceux qui veulent maigrir en ne mangeant pas c'est faux. Ce matin j'ai bu deux verres de jus de fruit en pensant que le sucre contenu me fera tenir plus longtemps. Mais j'ai davantage soif, comme si j'avais fait chauffer un brasier qui demandait encore plus de ressource maintenant ! Je vais m'en tenir à l'eau.

17h

C'est l'heure du supplice pour moi, c'est extrêmement difficile de résister aux tentations. Depuis ce matin je pense aux personnes qui n'ont rien à manger. Là je parle de "tentation" alors que j'ai fait le choix de mon plein gré de ne pas manger. Je ne devrais donc pas parler de "tentation" en tant que tel. Mais d'un côté j'ai accès à une quantité incroyable de saveur, de mets, de tout ce que je veux. Qu'est-ce qui est le plus dur ? D'avoir le choix et de ne rien prendre, ou de ne pas avoir le choix du tout ?

20h

Ma fiancée travaille et finit tard ce soir. J'ai préparé à manger et j'ai la même sensation d'envie de vomir et faim en même temps. Elle va rentrer à 22h, je me sens de plus en plus faible. Idem que la semaine dernière, je dois aller me coucher maintenant et je réussirai mon défi. Socialement je dois l'attendre.

22h

Le repas est aussi un moment social, je ne veux pas perdre ni ma santé ni mes rapports aux autres. Ce sont pour ces raisons que j'ai tenu 26 heures pour cette deuxième expérience.

Troisième semaine, troisième jour de jeûne

Aujourd'hui ça va être tout aussi compliqué que les autres jours. J'assiste toute la journée à un événement professionnel.

Pour résumer, le midi j'ai mangé seulement une verrine, ce qui m'a calé une dent. Certes j'ai triché mais je n'ai pas mangé un vrai repas non plus. L'heure du goûté a été très difficile mais j'ai tenu et le soir j'ai mangé à 20 heures, pour faire le tour du cadran comme les autres semaines.

La nourriture est vitale et sociale. Comme nous sommes en période de Ramadan, je me rends compte de la difficulté. Je ne jeûne pas tous les jours. Seulement un jour et mon abstention est plus longue, en revanche j'ai le droit de boire et ça c'est déjà pas mal !

Néanmoins nous partageons un point commun. Je ne tient pas le soir car je mange avec ma fiancée. Et il est vrai que les musulmans se réunissent pour manger. Je pense que se retrouver pour manger est dans l'ADN des Hommes.

Il est plus facile de jeûner seul et extrêmement difficile de ne pas manger devant des personnes qui mangent. Et réciproquement, lorsque nous sommes plusieurs à une table, nous proposons volontiers et naturellement de partager à une personne qui ne mange pas.

Quatrième semaine, quatrième jour de jeûne

Mon bilan sur ce premier "mois", j'ai donné de la nourriture plus souvent à des personnes dans la demande. En effet, on ne s'habitue pas à cette sensation de faim, celle qui vient après plusieurs heures. Concernant la productivité, je n'ai pas développé une meilleure concentration ou une meilleure performance. En revanche, je me sens plus nerveux les jeudis car mon corps est en demande.

Arrivé en fin de journée, après 16h, je me sens très faible. Je sais que je ne peux pas courir 3 kilomètres par exemple. Je sens que mon corps veut s'économiser. Je tremble et j'ai plus souvent froid. En fait, je ressens un peu plus ce que mon corps me dit.

Je ne continue pas l'expérience. En effet, j'ai remarqué que mon stress augmentait déjà le lundi au mercredi car je pensais au jeudi prochain. Mon but dans la vie est de limiter toute sorte de stress.

Les points positifs

  • j'ai donné plus souvent aux personnes nécessitantes
  • plus de tolérance en période de Ramandan et aux SDF (j'ai ressenti une certaine culpabilité de manger en pleine rue)
  • mes urines étaient plus claires, sans doute parce qu'il y a moins de "déchets"
  • nous mangeons rarement seuls et nous partageons naturellement avec nos plus proches (Macdo travaille un insight psychologique très puissant depuis des années !)

Ce que je retiens

  • on ne perd pas de poids, notre corps utilise l'eau en premier recours
  • je n'ai pas de concentration supérieure à d'habitude
  • on ne s'habitue pas à cette sensation de faim, c'est un signal d'alerte corporel
  • je souffre de plus de stress, plus nerveux, je crois que l'expression "avoir les crocs" à tout son sens
Les différents types de réseaux de neurones : réseau de convolution

Les différents types de réseaux de neurones : réseau de convolution

Reprenons la série des articles traitant des différents réseaux de neurones. Dans cet article je vais t'expliquer comment fonctionne un réseau de convolution.

Dans l'article précédent nous avions vu comment fonctionnait un réseau de neurone artificiel. Si tu n'as jamais entendu parlé du fonctionnement, je te conseille de le lire avant de continuer. Comme je l'ai déjà expliqué, même en simplifiant, il y a une partie "technique" et "représentative" que je ne peux pas soustraire à l'explication. Je vais essayer de mettre le plus d'illustration possible pour bien comprendre. Chaque réseau à sa spécialité, ils ont des fonctionnement différents avec des résultats plus ou moins performants. Les réseaux de convolution sont très bon pour l'analyse des images. 

Réseau de convolution

Je ne vais pas faire de l'histoire sur la création, ni qui, Wikipédia s'y prête très bien pour ce genre d'information. Allons dans le technique et pragmatique tout de suite ! Toujours en quatre étapes.

Conception en 4 étapes

Une image est composé de petits carrés que l'on nomme "pixel". Dans une image en noir et blanc, nous parlerons de 2 dimensions (array) car il y a blanc et noir. De plus, chaque pixel aura une valeur comprise entre 0 et 255 nuances de "gris" (rien à voir avec le film). Le blanc est représenté par le 0.
Pour une image en couleur, elle aura trois dimensions (array), repartie en 3 couleurs primaires, bleu, vert et rouge. Idem avec 255 nuances. Pourquoi 0 et 255  ? Selon mes recherches, c’était l’ensemble du code couleur RGB des écrans dans les années 80, les chercheurs ont gardé cette base.

pixel-image-reseau-convolution

Voilà une manière de comment l'ordinateur voit une image. Pour faire simple il n'y a pas de nuance dans les futurs exemples, c'est soit blanc donc 0 soit noir 1.

pixel-image2-reseau-convolution

Convolution

Pour la convolution, il suffit de reprendre l'image pixelisée, carré par carré, et de la "convertir" avec une sorte de "calque". Oui j'utilise beaucoup de guillemets car aucun de ces termes sont utilisés. Le calque s'appelle un feature detector et l'image convertie se nomme feature map. Il existe des millions de feature detector différents et de taille différente, le choix se fait en fonction des best practice des data scientist. Une fois que l'image est intégralement passée par un feature detector, on obtient une feature map. C'est l'image originale, compressée une nouvelle fois avec un calque précis.

Voici en image :

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Nous répétons ce processus avec d'autres feature detector pour créer plusieurs feature map de cette image. Cela va créer une sorte de mille feuilles de plein de feature map différentes. On appelle cela une couche de convolution.

convolution-réseau-neurone

Dans ce site tu écris avec ta souris un chiffre dans la barre en haut à gauche. Avec le pointeur de ta souris tu peux voir les 7 couches de convolution comment elles travaillent. Elle détermine ce que tu as écris en fonction de tout ce traitement d'image.

Max Pooling

Le réseau de neurone doit avoir une invariance spatiale. Notre cerveau est vraiment très fort, car sur les images ci-dessous nous sommes capable de comprendre que c'est un guépard. Et cela peu importe si l'image est tordue ou non. De même si le guépard est en premier plan, allongé, en train de courir, quoiqu'il en soit on le reconnait au premier coup d’œil.

Nous le faisons de manière naturelle et nous n'avons pas l'impression que notre cerveau travaille dur. Ainsi, nous devons adapter l'algorithme de la machine pour qu'elle soit capable de faire comme nous. Si l'image est tordue, cela peut donner un résultat totalement différent. Idem, nous reconnaîtrons l'animal qu'il soit assis, nous regarde, ou de dos qu'il soit au premier ou second plan !

réseau-convolution-max-pooling

Pour limiter les erreurs, le max pooling est la même manipulation que pour obtenir une feature map.

convolution-max-pooling

On passe la feature map dans un max pooling (ici d'un carré de 2 par 2) où l'on va garder par exemple que les chiffres les plus grands. L'image encore réduite s'appelle un pooled feature map. Idem que pour les features map, on va multiplier les max pooling pour obtenir un mille feuilles de pooled feature map. Ainsi la machine va comprendre qu'il y a un pattern, un motif qui se présente souvent au même endroit et que cela fait parti de l'animal en question.

Flattening

Comme nous l'avions vu précédemment, un réseau de neurone connecté, les couches d'entrées ,cachées, et de sorties sont verticales. Jusqu'à maintenant nous avions une image représentée par des carrés. Nous avons diminué la taille de l'image. Le Flattening permet de verticaliser les pooled feature map.

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Couche entièrement connectée

Nous arrivons au bout. Si nous devions schématiser le travail accompli jusqu'à maintenant et que nous voulions apprendre à la machine à reconnaître un chien d'un chat, voici ce que ça donne :

reseau_de_convolution

Nous retrouvons la forme de notre réseau de neurone comme expliqué dans le premier article. Les deux neurones de sortie permettent de déterminer la valeur y (chien ou chat).

Le réseau est auto-apprenant en supervision, ce qui signifie que si nous montrons une image de chien et que le réseau dit chat, alors nous indiquons au réseau qu'il a faux. Ainsi, il va se réajuster lui-même en modifiant ses paramètres pour éviter la même erreur.

J'espère que cela t'a éclairé davantage sur la composition et le fonctionnement des réseaux de convolutions. C'est ce système qu'utilise la reconnaissance faciale chez Facebook, à une voiture de comprendre les panneaux ou tout autre machine capable de comprendre son environnement.

Dans le prochain article, je parlerai de comment fonctionne un réseau de reinforcement learning, une machine capable d'apprendre depuis zéro ! Sans lui dire comment faire pour apprendre, la machine est capable de dialoguer, voir, et se déplacer juste parce que nous lui avons donné un objectif à atteindre !

Conférences Performance Web 2018

Conférences Performance Web 2018

Performance Web est l’événement incontournable du SEO en romandie. J'étais venu à leur première édition (en 2015) et en 2016. J'en avais gardé un très bon souvenir. Se sentir bien sur place, faire du réseau et repartir avec plus de connaissance dans ma boite crânienne, c'est tout ce qui m'importe.

L'organisation des conférences était bien ficelée

A peine pris mon Pass pour la journée que nous avons les mains pleines de cadeaux. Une sacoche, un tote bag. C'est plaisant, un peu déboussolant, quand on essaie de dire bonjour à quelqu'un avec tous ces sacs. Et puis j'ai regretté d'être venu avec mon sac à dos.

Bon le plus important c'est qu'il n'y a pas eu de retard sur scène, peu d'attente pour les cafés, l'organisation était top ! C'est toujours plaisant quand tout se passe bien et sans accro. De plus, le speaker a su garder son public attentif. Mon point négatif est le repas du midi :

Composition du lunch

  • 2 verrines de taboulé
  • 3 tranches de tarte aux pommes
  • 1 bouteille d'Henniez
  • Terminé

Un peu léger quoi. Fini la critique sur l'organisation, allons directement dans l'essence de l'événement, la substance même de pourquoi je me suis retrouvé ici, assis à écouter 10 speakers différents durant toute la journée ; place aux contenus des conférences.

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Marketing de niche, E-commerce, Tracking et Analytics

Je vais résumé 3 conférences qui m'ont plu. Galanterie oblige, commençons par Fanny Rannaud qui nous a exposé un sujet grave avec une voix remplie d'émotion ; "Sujets de niche : transformez les contraintes en opportunités".

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Crédit photo : https://www.facebook.com/charlottelemeslephotographe/

 

Fanny travaille chez Helvet Health, une agence de communication liée au secteur médical. L'objectif de son travail est de fournir de l'information à une niche ; les personnes qui souffrent d'une maladie rare. Ces personnes souffrent longtemps. Cette attente est due à plusieurs facteurs.

Tout d'abord, le fait de ne pas trouver d'information sur les symptômes recherchés. Fanny nous apprend que ce premier point empêche de savoir si la personne peut mettre un nom sur sa maladie. Un problème sous-jacent c'est que les maladies sont tellement rares qu'il est possible aussi qu'elle n'a pas été découverte. Par conséquent, le dépistage prend des années. Ce sont des maladies rares, il faut rencontrer des spécialistes dans le monde entier. En plus du facteur temps, cela à un coût très important pour le malade de chercher des réponses à ses questions.

L'écoute et l'analyse

Fanny nous développe le processus marketing mis en place par l'agence. En premier lieu, elle doit rechercher les intentions de recherche. Pour cela, elle "écoute" le web. Elle identifie les conversations sociales sur certains mots-clés. De plus, elle cartographie ces keywords et identifie s'ils sont utilisés par des médecins ou des patients. En effet, un patient ne va pas utiliser le terme médical/scientifique pour parler de sa maladie, contrairement à un forum de discussion entre médecins.

Ensuite, Fanny va analyser le contexte informatif, cela revient à se poser la question suivante :

Est-ce que le web permet de répondre au question que se posent les malades ?

Suite de quoi, elle va rechercher et identifier qui donnent les réponses. Sont-ce des informations gouvernementales, médicales ? De la part d'influenceurs ? etc.

 

Création de contenu pertinent

Fanny va ensuite analyser les publications scientifiques liées à ces maladies pour le "vulgariser", le rendre plus accessible à tous. En effet, nous ne communiquons pas comme les médecins et il est donc nécessaire d'adapter les contenus en fonction des personnes qui rechercheront ces informations.

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https://www.facebook.com/charlottelemeslephotographe/?fref=mentions

Valorisation du contenu

Le second objectif de Fanny est de valoriser le contenu. Pour cela, elle va multiplier les touchpoints via des forum, event, et collaborer avec les leaders d'opinion. Un exemple marquant pour ma part, lorsqu'elle a parlé de hackaton donc les scientifiques recherches des manières et méthodes pour mieux comprendre le malade. Dans les équipes de hackaton, sont mélangés les experts et les malades afin de prendre conscience de la difficulté des deux positions.

Enfin, apporter des solutions accessibles. Quand une personne utilise un certain nombre de mot-clés et se retrouve sur un site "médical", ils vont lui proposer d'aller voir un spécialiste avec les coordonnées. Les sites internet créer par l'agence propose toujours un forum pour créer et libérer la parole. Ainsi les personnes malades sortent de leur solitude. La solitude est un dommage collatéral des maladies rares.

Beyond the pill

Les laboratoires pharmaceutiques ont une approche différente en terme de communication car la législation est très restrictive. Ainsi, les laboratoires, expliquent ce qu'il se passe avant de créer un médicament. Cela participe à la crédibilité du laboratoire. En effet, un laboratoire qui a soigné une maladie rare permet d'avoir une crédibilité sur la scène mondial non négligeable, nous avoue Fanny.

Connecter les patients, avoir leur retour d'expérience, ne pas laisser les malades seuls, voici la mission que nous a fait découvrir Fanny Rannaud.

E-commerce

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Je décerne la punchline de la journée à Nicolas Chevalier. Si je devais résumé son intervention en une phrase :

Le job du e-commerçant n'est plus de vendre, mais d'engager

Mélange de satisfaction et d'inquiétude dans la salle à ce moment. Revoyons les arguments annoncés par Nicolas.

Aujourd'hui l'achat est secondaire

Avez-vous l'impression d'acheter aujourd'hui ? Avec le one-click de Amazon, sentez-vous vraiment passer un acte d'achat ? Pas vraiment, est-ce pour autant une mauvaise expérience ? Non plus. Nous ne ressentons plus d'excitation au clic d'achat car ce n'est plus ce qu'il y a de plus important. C'est l'expérience et les informations (comparateurs, documentations, livre blanc, commentaires etc.)  en amont qui me confortent dans mon acte d'achat. " L'acte d'achat n'est plus important, c'est le tout autour qui est important." pour reprendre intégralement les mots de Nico (c'est pour la rime).

La force de vente est les clients !

Nicolas part du constat suivant : si des prospects ont les mêmes valeurs que moi, alors ils deviendront naturellement mes clients plus tard. En effet, si on partage des valeurs avec une communauté alors la communauté va nous aider à se développer. C'est selon lui la manière dont E-com Nation se développe.

La pré-fidélisation

Avoir une marque forte comment avoir de le croissance (voir slide ci-dessous).

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Pour conclure, l'objectif numéro 1 est de transformer son client en ambassadeur. Le but n'est pas de vendre à tout prix, mais de le captiver et de donner un maximum de valeur. Par effet de réciprocité, les prospects deviendront clients.

Google Analytics ; GDPR un frein potentiel

Terminons en beauté avec la présentation de Bruno Guyot, Consultant indépendant en tracking & performance digitale - Google Certified Trainer. La conférence assez technique c'est la raison pour laquelle je ne vais pas faire long. En tout cas j'ai appris des best-practices qui fait plaisir. Bruno a développé un outil assez sympa pour s'assurer du rôle des cookies et du bon matching avec les campagnes directement dans Google Tag Manager.

Pour résumer brièvement, le maître mot pour qu'une campagne fonctionne très bien est la pertinence. Plus la campagne est pertinente rapidement, plus les résultats sont visibles et à bas coût. Deuxième point très important est la configuration de son Google Analytics. Pour en savoir davantage voici le lien en rapport avec toute sa présentation, une vraie mine d'or pour tout ceux qui sont dans le marketing digital !

 

 

Disruption : Préparez-vous à changer de monde

Disruption : Préparez-vous à changer de monde

Sans perdre de temps : un des meilleurs livres que j'ai lu en cette année 2018. Voilà c'est dit. En effet, un style très facile à lire, du coup on mange les pages rapidement. Pour ceux qui n'ont pas l'habitude de lire c'est plaisant. Même si je comprends plutôt bien le sujet, c'est un livre qui a un vocabulaire et une syntaxe accessible à toutes et à tous.

C'est un bon bouquin pour toute personne qui veut se lancer dans son business ou qui en a marre du salariat sans comprendre pourquoi. Stéphane Mallard pose des mots aux maux sociétaux. Ce livre doit également se retrouver dans les mains de manager, de chef d'entreprise ainsi que dans les Comex. Ceux-ci auront une larme de douleur à la lecture de certains paragraphes.

"Le rôle de la douleur, des déceptions et des idées noires n'est pas de nous aigrir, de nous faire perdre nos valeurs et notre dignité, mais de nous mûrir et de nous purifier". Peter camenzind - Hermann Hesse

Pour faire très simple, la "disruption" est un nouveau modèle d'entreprise qui est en rupture avec ce qui se fait. Uber est la disruption de monde des taxis. Amazon est la disruption des centres commerciaux. Mais pas seulement.

Dans l'introduction, Stéphane dit que la disruption est multiforme. Elle est technologique, sociale, sociétale, économique, anthropologique et transgressive. Et il nous emmène sous le prisme de la disruption sous chacune de ces formes. Renversant ! Je poursuis ce challenge d'un livre par mois, avec Disruption de Stéphane Mallard, je donne mon point de vue, et je reprends les idées qui m'ont le plus percuté. En te souhaitant une bonne lecture !

L'empathie la valeur refuge

Un niveau d'empathie élevé sera la compétence humaine faisant clairement la différence entre les entreprises/experts. Sans cette compétence, elles/ils seront sans activité à l'heure de l'IA. Nous sommes constamment (et on le sera de plus en plus) assistés par l'IA. La meilleure façon de pouvoir continuer à fournir des services haut de gamme (qui deviennent peu à peu la norme), c'est l'empathie. Par exemple, si tu es membre premium chez Amazon ou client Apple.

Un jour j'ai commandé des compotes pour ma fille. J'avais commandé 5 lots de 4 compotes. 2 pots ont été écrasés, j'ai nettoyé les autres et j'ai signalé un problème. Ils ne m'ont pas questionné ni demandé de justificatif et ont recommandé l'intégralité gratuitement, le tout livré en 24h. Pour ainsi dire, je n'avais pratiquement rien demandé. Ils ont fourni un service premium en anticipant ma demande (remboursement) et ont offert plus que ce que j'attendais (2 pots remboursés versus 20 nouveaux pots livrés le lendemain !).

Ce service "premium" devient peu à peu la norme. Nous devenons de plus en plus en exigeant car de nouveau acteur permet de fournir un service irréprochable à moindre coût. Je m'attends à un niveau équivalent pour tous les autres services, que ça soit pour prendre un abonnement pour les transports en commun comme pour avoir un rendez-vous avec le pédiatre.

I am a slasher and switcher

Je suis un slasher car je fais plusieurs métiers en même temps. Mes activités professionnelles font que je ne peux pas rester les bras croisés, et j'ai plusieurs passions. Je suis un switcher non pas, parce que j'ai quitté une grande entreprise mais plus par mon aversion au salariat. Le livre Jouez sa peau, m'a totalement convaincu que nous sommes des esclaves modernes dont l'entreprise nous dicte notre façon de penser et de se comporter. Je tiens bien trop à ma liberté et je ne conçois pas de limiter ma liberté enfermée dans une prison appelé bureau en échange d'un salaire.

Disruption ; Dilemme de l'innovateur

Toutes personnes issues de filière marketing ou commerciale connaît la loi de Pareto. La fameuse loi des 20-80, où en d'autres termes, "20 % de nos clients génèrent 80% de notre chiffre d'affaires". Le dilemme de l'innovateur est de trouver un produit ou un service qui permet de satisfaire les 80% des clients restant ! Ce qui est tout de même incroyable qu'une entreprise aujourd'hui fasse le nécessaire pour rendre le service optimal pour une minorité. (D'ailleurs dans l'article de Taleb, il explique justement le pouvoir des minorités.)

L'obsession du service client

Pour une entreprise traditionnelle, le client est un numéro dans une base de données qui permet la hausse du chiffre d'affaires. Si un client est mécontent : "faite le taire le plus rapidement".

Pour les disrupteurs, le client est une obsession. Ils résonnent plus ainsi : "c'est parce que nous leur apportons un service en or qu'il nous augmentera notre chiffre d'affaires". L'approche est totalement différente. Chez Amazon, plus haut j'ai dit qu'ils m'ont remboursé sans que je me justifie. J'ai été mécontent, mon problème a été très bien résolu. Par conséquent, je suis davantage heureux d'être leur client (la preuve j'en parle !). Pour un disrupteur, un client mécontent est une opportunité de faire ravir l'entreprise !

En d'autres termes, le dilemme de l'innovateur est donc de trouver un nouveau marché avec des revenus inconnus sur une cible méconnue. Ne pas se lancer est rationnel pour l'entreprise. On le lit à plusieurs reprises, les sociétés ne prennent aucun risque. Et justement, selon Stéphane Mallard (et d'autre d'ailleurs), ce manque de risque va les conduire à leur propre perte.

Aujourd'hui les nouveaux entrants dans un domaine procèdent ainsi. Un disrupteur va donc axer son business model en partant de ces 80%. Prenons Revolut ou N26, les néo-banques ; elles proposent des services "bas de gamme" donc très peu cher (pas de frais de banque, carte gratuite), en offrant une expérience réjouissante (ouvrir un compte bancaire en 8 minutes) tout en gardant un service client élevé (Revolut répond 24/7). Cela satisfait l'exigence des 80% des clients mais génèrent très de peu de CA. Lorsqu'elles atteindront une masse critique d'utilisateurs, elles proposeront d'autres services à fortes valeurs ajoutées.

Monkey first

Une métaphore que j'ai adoré dans ce livre, est le monkey first. Chez Google X, la branche de Google pour l'innovation, ont un adage le : "Monkey First". En effet, si l'on donne pour exercice :

"Construisez un piédestal et apprenez à un singe à jouer du Shakespeare"

95% des gens commenceront à construire le piédestal. En effet, nous le ferons pour montrer au manager que nous nous sommes mis au travail, et pris la difficulté à bras le corps. Alors que la plus grande difficulté est d'apprendre au singe à parler ! Les entreprises agissent de la même manière, elles contournent leur propre (vrai) problème et difficulté par des approches plus faciles et surtout pour avoir des résultats plus visibles.

Mon point de désaccord : le marketing

Oui le marketing a bien changé. En effet, le marketing traditionnel (faire de l'affichage urbain par exemple) n'a pas le vent en poupe car les campagnes digitales sont plus précises et plus flexibles. Selon Stéphane, le marketing va disparaître. Je ne suis pas contre cette idée, mais plutôt dans la réflexion.

Regarde mon thread sur Twitter :

Pourquoi ne voyons-nous pas que les choses vont de plus en plus vite ?

Nous sommes adaptés pour suivre

Stéphane nous apporte un élément de réponse à cette question fort intéressante. Notre cerveau est programmé pour suivre notre environnement immédiat. Par conséquent nous ne voyons pas l'inertie technologique qui nous entraîne de plus en plus vite. Comme un cycliste qui a la tête dans le guidon, il est très réactif au comportement de son vélo et suit la route avec un regard vif et une concentration maximale. Cette appréhension naturelle à voir notre environnement immédiat à un défaut. En effet, ce même cycliste a beaucoup de difficulté à voir l'issue de sa course, à visualiser le reste du parcours futur. Ainsi nous sommes aptes à utiliser toujours plus de technologie, mais nous manquons de discernement quant à notre avenir.

Neuro-augmentation pour aller toujours plus vite

Dans le dernier tiers du livre, Stéphane nous parle des pratiques de la Silicon Valley pour augmenter leur créativité, leur productivité toujours dans le but d'aller plus vite. Je ne vais pas spoiler la fin, mais c'est un passage où j'ai appris pas mal de chose, notamment l'influence du Burning Man !

Pour conclure, Disruption est un livre accessible à tous et que je recommande de lire. Que tu sois étudiants, salariés, à ton compte ou membre d'un Comex, il faut l'avoir entre les mains ! Pour moi cet ouvrage fait le résumé de plusieurs livres. Du livre La Guerre de Intelligence (pour le coté IA et tech),  de Jouez sa peau pour le côté anti-entreprise (entreprises qui ne prennent pas de risque, fin du salariat etc.) et Libérez votre cerveau (pour le coté cognitif et le style qui se lit tout aussi bien).

Etre autodidacte, faire plusieurs activités, apprendre plusieurs domaines et prendre des risques sont les qualités nécessaires pour les dix prochaines années. Je partage la même position que Stéphane concernant le devenir des entreprises traditionnelles. Elles vont toutes mourir, car la génération d'aujourd'hui est plus exigeante, nous avons le choix et perdons pas de temps pour changer. D'autant plus que nous voulons vivre des expériences incroyables et toujours dans un rythme de plus en plus important.

Les différents types de réseaux de neurones : réseau de neurones artificiels

Les différents types de réseaux de neurones : réseau de neurones artificiels

Nous avons vu à plusieurs reprises les progrès fascinants de l'Intelligence Artificielle. Mais cela peut sembler abstrait de se représenter comment ça fonctionne.

Tout comme nous utilisons dans théorèmes mathématiques différents en fonction du problème posé, nous utilisons des algorithmes différents en fonction des valeurs que nous voulons trouver. En effet, chaque réseau neuronal ont des "facilités".

Nous allons voir dans les prochains articles, trois types de réseaux. Les réseaux de neurones artificiels sont efficaces pour faire des prédictions et apprendre tout seul (je vais l'expliquer plus bas). Les réseaux convolutionnels sont efficaces pour la reconnaissance d'image. Les réseaux de carte auto-adaptative (SOM) sont efficaces dans la visualisation des data.

Les réseaux neurones artificiels

L'utilisation du terme "réseau de neurone" s'apparente au réseau de neurone biologique que nous essayons d'imiter informatiquement.

Ceci est un neurone naturel

Neurone-naturel
Neurone-naturel

Nous représentons calmement un neurone comme celui-ci de cette manière :

neurone-schéma
neurone-schéma

Pourtant, ce schéma est d'une simplification déconcertante. En effet, si nous zoomons uniquement sur les "terminal buttons", le bout des axones tout en bas du schéma, nous verrons ce genre de chose opérer :

terminal button
terminal button

Et encore, ceci est une version simplifiée... Mère Nature est bien plus complexe.

On parle de "réseau", signifie que les neurones (biologiques) se connectent entres eux. Dès lors, le réseau de neurones artificiels seront connectés entre eux également.

Réseau artificiel comment ça marche ?

Revenons à nos neurones artificiels. J'ai dit plus haut que nous les utilisons pour faire des prédictions et aussi apprendre tout seul. Prenons le cas d'un réseau qui pourrait déduire le prix d'un bien immobilier.

Nous allons utiliser la data que la régie immobilière possède et ainsi faire des prédictions dans le cas où un nouveau bien sera mis à disposition de la clientèle.

Pour la base, le sens de lecture est de gauche à droite. Et le sens des flèches correspond aux flux d'informations.

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Nous avons une couche d'entrée sur la gauche, qui sont les informations communiquées et nous avons notre "y" qui est la valeur réelle. Le "y" est issu de "l'addition" des informations présentées dans la couche d'entrée. Les flèches bleues sont l'équivalent des "synapses cérébrales" et elles possèdent toutes un "poid" en fonction de leur information.

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Nous venons d'ajouter une couche cachée composé de 5 neurones. Pour le premier neurone, lui, il va regarder les informations X1 et X3 et ne pas prendre en compte les informations de X2 et X4. Et ainsi, chaque neurone va prendre des informations et faire des "calculs".

On le sait, un bien qui s’éloigne du centre est plus grand pour le même prix qu’un bien au centre-ville et plus petit. Il va dès lors regarder l’inverse, des biens avec une grande surface au plus petit prix au centre-ville.

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Chaque neurone va ainsi déterminer des cas de figure différent en fonction des data que nous lui avons soumis.

Comment un neurone va donner une information

Sans entrer dans les détails mathématique, la fonction redresseur est une fonction qui permet à un neurone de donnée une information ou non.

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Pour le cas du neurone numéro 5 (tout en bas), lui il regarde uniquement l'âge du bien. Une fonction redresseur est comme un interrupteur ON/OFF. Il existe plein d'autre fonction d'activation mais je n'entrerai pas dans les détails pour cet article.

Ainsi, si nous faisons une recherche d'un bien qui à plus de 50 ans, alors ce neurone laissera passer l'information si le bien à plus de 50 ans ou non bloquera l'information si le bien à moins de 50 ans.

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Tous les neurones auront donc des spécialités, ils comprendront des particularités dans les bases de données. Ils vont aussi donner du poids ou pas dans leur décision. Le neurone de sortie va donc sortir le prix du bien immobilier.

Comment peut-il apprendre ?

Un réseau comme on vient de le voir ne permet d'apprendre, dans le sens où il peut s'améliorer. En effet, ici, nous ne pouvons pas savoir si la valeur de y est juste ou non.

C'est la raison pour laquelle le perceptron a été crée. Dans le sens où le réseau va pouvoir s'auto-ajuster, au niveau de poids (synapses) de manière autonome. Oui c'est incroyable !

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Pour la représentation, nous allons intégrer ce calcul mathématique dans tous les neurones (au lieu de récrire cette équation dans toutes les bulles vertes, j'en ai fait une grande ok). Maintenant on voit deux neurones de sorties, y et ^y (dire y chapeau). En fait, en math, "y" est toujours la valeur réelle, et ^y est la valeur de prédiction.

Comment faire pour que le réseau s’entraîne et s'améliore ?

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Comment savoir si la prédiction est juste ? On situe « y chapeau » sur un graphique avec « y ». On compare les deux valeurs avec une « valeur de coût » C = ½ (^y-y)² et cette valeur va être réinjectée dans le neurone qui procède au calcul et va, par lui-même, ajuster les poids des synapses. Le poids uniquement car les valeur X sont figées et la fonction d’activation aussi. Seuls les poids des synapses sont des variables.

En d'autres termes, avec le jeu de donnée que la machine a, elle va faire en sorte que sa valeur ^y soit le plus proche de y.

Cette méthode a plusieurs incidences dont je ne vais entrer dans les détails. Mais pour conclure je peux parler de l'overfitting (ou surapprentissage). C'est exactement comme toi à l'école, si tu fais plusieurs fois exactement le même exercice. Tu vas trouver les réponses sans chercher, car tu connais l'ordre et les réponses. La machine c'est pareil, si elle apprend "trop" à partir de son jeu de données, elle va comprendre très bien... son jeu de donnée ! Si on lui donne des nouvelles données, elle ne va pas s'adapter, exactement au même titre que toi enfant, si on change l'énoncé de l'exercice tu te retrouves avec une nouvelle difficulté.

C'est terminé pour cet article sur les réseaux de neurones artificiels, le prochain article sera sur les réseaux de convolution. 

 

 

Une vie sans fin

Une vie sans fin

Beigbeder décrit la parentalité après un passé où il a mené une vie irresponsable

Étonnement ayant aussi une petite fille, ce livre colle un peu à ma vie. Evidemment le personnage est fictif et immodéré. Pour rappelle, même s'il parle à la première personne, le personnage est animateur d'un show sur une chaîne YouTube. Le concept est simple, les invités et lui-même prennent un cacheton inconnu. Tous sous drogue aux effets surprenants, ils essaient tant bien que mal de faire l'émission (speed, comportement effréné, bave et déboire). Cela me rappelle cette vidéo où un couple essaie de monter un meuble IKEA sous LSD.

Au détour d'une conversation, j'ai dit que je n'avais pas le permis. D'un côté tant mieux, car de mes 18 jusqu'à mes 26 ans je buvais pratiquement 4 jours sur 7. Le fait de ne pas avoir de permis m'a sauvé et a sauvé des vies c'est certain. Le fait d'être en couple et d'avoir un enfant responsabilise. On s'organise, on se coordonne et on apprend à faire face. Comme Stromae le dit :

"Tout le monde sait comment on fait les bébés
Mais personne sait comment on fait des papas".

Et pour apprendre, il faut deux choses : du temps (donc on arrête les sorties) et de la concentration (on arrête de boire). Lorsque Beigbeder dit, ma fille est ma bouée de sauvetage, tout comme moi, maintenant je ne bois plus (ne fume plus depuis 2016) je prends soin de ce que je mange, de mon environnement et de ce que je fais pour apporter le meilleur à ma vie, ma fille.

Les papas ont tous une parfaite double vie

Une journée typique pour moi. Le matin, on déjeune ensemble, ensuite je prépare les menus de la semaine. Elle se met dans sa poussette, elle sait qu'on va faire les courses. Et puis on passe l'aspirateur ; toujours vers 10 h. Séance de lecture ou on joue à autre chose. A 11 heure, c'est déjà l'heure de faire à manger pour midi. Toujours des légumes avec un peu de féculent, sans oublier le poisson le vendredi (je ne suis pas croyant et ma fille me pousse à me comporter comme tel).

Enfin à 13h je commence ma deuxième vie, mon travail.

Je m'occupe de ma fille tous les matins et c'est vrai qu'il faut une grande dose d'abnégation. S'occuper d'un enfant est l'antonyme d'égoïsme. L'enfant ne sais pas, tu dois lui apprendre, apprendre à apprendre, et toi tu apprends à être patient, à faire passer tes besoins et envies après lui.

Sinon tu pètes les plombs à chaque minute de ta vie passé avec l'enfant. Dans le récit, sa fille a 10 ans, mais il parle également le bonheur de la naissance. S'occuper d'un enfant c'est une double vie. Ma fille est la seule fille que j'aime au même niveau que ma fiancée. Souvent dans le livre, l'auteur se retient de draguer car il est avec sa fille. Sa fille représente le double, la demi-copie plus jeune de sa femme.

Enfin, il raconte aussi qu'il est très difficile de travailler à la maison avec ses enfants. D'une part, on ne peut pas se concentrer "je reviens dans le salon c'est alors que j'ai marché sur une fraise". D'autre part, on ne peut que fondre à la vue de cette tendresse, "ses yeux [marrons] qui me font penser à ceux de sa mère".

Le selfie

Pour l'anniversaire de sa fille, il lui demande ce qu'elle souhaite le plus au monde. Elle lui répond "un selfie avec Robert Pattinson". Quelque peu choqué par sa réponse, Beigbeder nous fait un topo sur quoi repose le selfie aujourd'hui.

Quel est le rôle du selfie aujourd'hui ? Autant le selfie est personnel car il répond à un besoin de l'ego, de l'égo-système. En effet, pour dire "je suis là car tu n'y es pas" ou "je suis avec cette star car je suis presque autant important, en tout cas plus important que toi ou mon voisin".

Mais allons dans le vif du sujet, celui du titre "une vie sans fin" qui symbolise l'immortalité.

Un récit de non science-fiction

Vu notre avancée technologique, ce qui relevait autrefois de la science fiction est devenue une réalité pour le moins inquiétante. Son livre par d'un constat : il a 50 ans, il a usé les 2/3 de sa vie (espérance de vie en France est de 78 ans pour les hommes). Son entourage meurt un à un et il veut reculer l'âge de sa mort. En tant qu'enquêteur demi-journaliste, il part, avec sa fille de 10 ans et un robot nippon, dans un tour du monde pour voir, comprendre ce qu'il est possible de faire pour reculer le jour de sa mort.

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Une bonne illustration du livre - sa fille parle avec un robot qui a un écran sur son torse.

Étonnement dans un livre au ton parfois grossier, il donne des données précises et véridiques sur l'étendue des techniques biomédicales à ce jour. Les personnes qui pensent tuer la mort sont les transhumanismes. Les NBIC sont un ensemble de techniques qui permettent et permettront de prolonger la durée de vie des Hommes. Même s'il essaie de vulgariser au maximum, force est de constater que le (ou la) bio-génomique est une affaire d'expert.

Il nous emmène dans les hôpitaux et centres de recherche, les cellules iPS, la thérapie génique par CRISPR pour l'allongement des télomères et régénérescence des mitochondries, le séquençage de l'ADN, les cellules souches etc. Une mention spéciale à Laurent Alexandre qui est cité lors d'une discussion à New York (dans le livre).

Les cellules iPS

Beigbeder parle de "science non fiction", car les avancées technologiques dans ce domaine sont incroyables. Par exemple pour les cellules iPS, ce sont des cellules souches adultes issues de notre propre corps, auxquelles on parvient à donner des caractéristiques des cellules souches embryonnaires en injectant des gènes par l'intermédiaire de virus !  En d'autres termes, on rajeunit nos propres cellules en s'injectant un virus ! "

 

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Comment fonctionne la vieillesse ?

La vieillesse se produit en combinant 7-8 facteurs micro-moléculaires (il y en a sûrement plus, encore en sujet d'études), les télomères, le sang, les mitochondries, l'ADN etc. Entre les lignes, l'auteur nous dit que les eugénistes ont déjà gagné la bataille. Sélectionner les gènes pour nos enfants afin de leur donner toutes les chances de survie (voire esthétique ?) sera courant dans quelques décennies. Par exemple, pouvons-nous dire que Layla Richards est la première humaine génétiquement modifiée ? En effet, cette petite fillette a eu une leucémie alors qu'elle était nourrisson. Les scientifiques ont misé le tout pour le tout et ils ont modifié l'expression génétique de ses lymphocytes T. Cette technique, qui est très controversée ; si Layla a, à son tour un bébé, elle transmettra ses gènes modifiés et naîtra la première lignée d'Homme modifié ?

Commander des organes bio-print

Oui print en anglais signifie "imprimer", il est possible aujourd'hui de pouvoir imprimer avec une imprimante 3D spécifique, des organes. Je te laisse cette image parlante d'une oreille fabriquée de toutes pièces avec du collagène et des cellules de bovins pour une transplantation humaine.

 

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Comment bien vivre ?

Bien vivre signifie bien vieillir. La première règle pour vivre longtemps est de bien manger. En gros le sucre, le sel, le gras et l'alcool sont à proscrire au même titre que toutes les drogues.

D'ailleurs l'alcool qui est inscrit dans notre culture et toutes les régions de France est un fléau. Fléau car une personne alcoolisée meurt toutes les minutes en France. Sans compter les décès liés aux maladies créées par la consommation d'alcool... Moi, il y a quelques années à peine, je buvais tant, sans savoir les risques que je prenais. Aujourd'hui j'ai la sagesse de la paternité et l'amour de ma fiancée pour me comporter comme une personne plus saine, plus heureuse et en meilleure santé !

Ma prochaine lecture se porte sur "La symphonie du vivant" de Joel de Rosnay. Dans ce livre, il explique l'épigénétique, l'expression de certains gènes en fonction de notre mode de vie. J'expliquerai tout ça plus en détail lorsque j'aurais terminé le livre !

Un livre par mois : Jouer sa peau : Asymétrie cachée dans la vie quotidienne

Un livre par mois : Jouer sa peau : Asymétrie cachée dans la vie quotidienne

Je termine encore un livre passionnant et extrêmement complet. Encore une fois il est difficile de faire un résumer tant l'oeuvre est dense. Tout d'abord, un peu d'honnêteté, j'ai acheté ce livre sans connaître l'auteur. J'ai juste entendu que M. Taleb était un auteur provocateur, un ancien trader, adore les statistiques et est philosophe. Je me suis dis ce mec est un slasher ! M. Taleb est un homme de math, de sciences et d'histoire, sa manière de parler et son argumentation, le choix de ses mots sont d'une grande précision.

Dans Deep Work, Cal Newport dit à plusieurs reprises, pour rédiger un papier académique cela nécessite plusieurs années. Si nous prenons pour référence Wikipédia, nous voyons que l'auteur a rédigé une quarantaine d'articles techniques et académiques de 2010 à 2018 ! Nous comprenons à l'instant que M. Taleb est un féru de travail et très instruit.

Si tu ne le connais pas non plus, alors lis cet article en entier j'espère que je te donnerai envie d'en savoir plus sur ses écritures.

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