J’ai eu peur de l’IA. Puis j’ai compris que j’avais 3 ans d’avance

L'IA a tué mon expertise SEA en 2 ans. Puis j'ai compris : j'avais 3 ans d'avance. Comment les E-shaped et l'IA tutor changent tout pour le travail et l'éducation.

Il y a quelques semaines, j’ai eu une conversation qui m’a vraiment marqué. Pas avec un investisseur, pas avec un client, mais avec ma fille de 9 ans. Et honnêtement, ça m’a foutu un coup. Pas le bon sens du terme, plutôt une claque de réalité.

On parlait de ChatGPT. Je lui expliquais à quel point c’était révolutionnaire, comment on pouvait lui poser n’importe quelle question et qu’il adaptait sa réponse. Je lui montrais le truc que Marc Andreessen (un investisseur tech ultra-connu) mentionne dans son dernier podcast : « Demande à ChatGPT d’expliquer la mécanique quantique comme si tu avais 15 ans. Puis 10 ans. Puis 5 ans. »

Elle a testé. La réponse s’est adaptée à chaque fois. Et là, tu sais ce qu’elle m’a dit ?

« Ouais, bon, c’est normal. C’est un ordinateur. À quoi ça servirait autrement ? »

Elle a haussé les épaules. Genre « c’est évident, papa ».

Quand ma fille de 9 ans m’a rappelé ce que j’oubliais : l’IA n’est pas magique, c’est normal

Et moi, j’étais là : « Non non non, tu comprends pas. Avant 2023, c’était pas comme ça du tout. Avant, tu posais une question à un chatbot, il te répondait n’importe quoi. L’IA ne s’adaptait pas. Elle était rigide. Et la meilleure des IA c’était Google ! »

Mais elle s’en foutait un peu. Pour elle, c’est un ordinateur, donc oui, bien sûr qu’il s’adapte. C’est pas un miracle, c’est son job.

C’est à ce moment que j’ai compris quelque chose qui va bien au-delà de cette conversation : les enfants nés autour de 2020 ne verront jamais l’IA comme nous la voyons. Pour nous, c’est une révolution. Pour eux, c’est un outil aussi normal qu’un moteur de recherche.

Et cette prise de conscience m’a forcé à regarder mon propre avenir en face.


Acte I : L’effondrement silencieux de l’expertise

En tant qu’expert SEA (Google Ads), je me suis toujours positionné sur une compétence simple : répondre juste, vite, avec efficacité. C’est ça qui distingue un expert d’un junior, non ? La capacité à trouver la bonne réponse en un minimum de temps, sans détour, sans bruit.

Un junior a besoin d’un confirmé ou d’un expert pour apprendre.

C’est la progression normale : junior → confirmé → expert.

Sauf que cette progression, je trouve qu’elle a implosé ces deux dernières années.

Aujourd’hui, avec l’IA, un junior a le niveau d’un confirmé. Un confirmé atteint le niveau d’un expert. Et l’expert dans tout ça ? Il coûte trop cher pour une réponse que ChatGPT donne en 30 secondes.

Mon indice d’employabilité a drastiquement chuté. Et j’ai eu peur. Vraiment peur pour mon avenir professionnel.

C’était pas une peur abstraite. C’était concret : si je ne change pas ma proposition de valeur, je deviens juste un coût. Un coût qu’on peut optimiser en payant ChatGPT Plus 20€/mois.

Et pendant deux ans (en 2024 surtout) j’ai galéré à comprendre ce qui se passait. Les mandats devenaient rares. Les offres d’emploi ne collaient plus à mon profil. Les recruteurs cherchaient des experts purs dans leur domaine, des « T classiques » (on verra ce concept plus bas dans l’article) ; bref, pas des gens comme moi.

C’était confus. J’avais l’impression que le marché me fermait ses portes juste au moment où j’aurais dû être au sommet.

C’est en écoutant Marc Andreessen parler de la transformation du travail que j’ai enfin commencé à comprendre ce qui se jouait vraiment.


Acte II : La relecture du passé (et la révélation)

Mais avant de parler de compréhension, je dois te raconter quelque chose qui change tout.

Depuis 2015, quand on me demande « tu fais quoi dans la vie ? », j’ai toujours eu un peu de mal à répondre directement. Je disais : « je suis slasheur ». Parce que j’ai toujours eu plusieurs casquettes. Expert SEA, mais aussi très bon en SEO. Je faisais des études de marché. Je donnais aussi des cours. Chaque projet était unique par son secteur, et j’adorais ça. Cette curiosité, cette envie d’apprendre continuellement, cette polyvalence des savoirs, c’est vraiment ce qui m’anime chaque jour.

Mais soyons honnête : cette polyvalence n’était pas toujours bien vue. J’ai souvent entendu (implicitement ou pas) : « Il dit qu’il est expert en SEA, il fait de stratégie marketing. Il fait des études de marché, il donne des cours. Quelqu’un qui fait tout, finalement il ne fait rien ».

C’était compliqué à défendre auprès d’un RH traditionnel

Sauf que, et c’est là que tout prend sens, j’ai jamais eu de mal à trouver du boulot. Des gens m’ont débauché. Plusieurs fois. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’ils avaient lu en moi quelque chose que les recruteurs classiques rataient : un potentiel rare.

Je m’explique, ils ne voyaient pas « un expert SEA qui dépasse un peu ». Ils voyaient « quelqu’un de singulier qui voit les systèmes entiers ». Et ça, ça valait beaucoup plus que l’expertise pure.

Et voilà le truc qui m’a vraiment fait tilter : j’ai toujours eu raison. Cette stratégie personnelle, la polyvalence, le refus de m’enfermer dans une case ou dans un domaine, c’était la bonne. Le marché me l’a prouvé pendant des années. Je le conseillais d’ailleurs à certains étudiants en master de développer leur polyvalence !

Mais en 2024, soudain, ça ne marchait plus. Ou plutôt : ça ne paraissait plus marcher parce que le langage du marché avait changé. Les recruteurs cherchaient toujours des « T classiques ». Ils ne savaient pas encore qu’il y avait une nouvelle catégorie de valeur : les E-shaped.

Et en 2025 ? Les choses changent. Certains visionnaires commencent à saisir ma véritable valeur. Des projets émergent. Des gens me demandent de m’associer avec eux parce qu’ils ont enfin compris pourquoi je ne peux pas être remplacé par un IA + junior.

C’est ça, la vraie révélation : je n’ai pas changé. C’est le marché qui a enfin rattrapé ma stratégie.


Acte III : Comprendre le E-shaped (et pourquoi ça change tout)

Pendant ce temps, la panique sur l’IA et l’emploi faisait rage. « L’IA va détruire les emplois. » « 300 millions de jobs perdus d’ici 2030. » Blabla. Marc Andreessen a une manière beaucoup plus utile de poser la question. Et en l’écoutant, j’ai enfin mis des mots sur ce que j’intuitionnais.

D’une part, le problème avec la panique traditionnelle, c’est qu’on regarde le mauvais indicateur. On regarde les emplois. Mais ce qui disparaît vraiment, ce sont les tâches. J’avais écrit cet article où je disais aux étudiants de ne pas confondre emploi et travail. J’avais entre autre écrit cet article en décembre 2016 !

Un comptable n’a pas disparu entre 1970 et 2000, même si les calculatrices et les logiciels ont éliminé 90% des tâches qu’il faisait manuellement. Le travail s’est redéfini. Les tâches répétitives sont parties. Ce qui a resurgi, c’est la vraie valeur : interprétation, conseil, stratégie, relation client.

D’autre part, pour moi, chez Waitiii, c’est exactement ce qui se joue en ce moment. Les tâches marketing pures (keyword research, création de baseline performante, optimisations récurrentes), l’IA les expédie. Mais le travail ? Il ne disparaît pas. Il évolue.

Enfin, les humains qui restent ne seront pas dévalués. Ils seront à prime. Parce qu’ils ne feront que les trucs vraiment difficiles. Les trucs qui demandent du jugement, de la créativité, de la compréhension nuancée.

Mais et c’est le gros « mais », ça ne marche que si tu fais partie des gens qui évoluent. Pas de ceux qui restent figés à faire les mêmes tâches qu’avant, en espérant que l’IA ne va pas les piquer.

Et c’est là que le E-shaped entre en jeu

Tu veux savoir ce qui se passe dans les boîtes tech en ce moment ? Il y a un genre de crise d’identité. Selon Andreessen voici ce qu’il se passe :

  • Les product managers pensent : « Avec l’IA, je peux coder. »
  • Les ingénieurs pensent : « Pourquoi j’aurais pas ma vision produit ? »
  • Les designers pensent : « Moi aussi je peux développer et gérer des features. »

Et là, c’est marrant, parce qu’ils ont tous un peu raison.

L’effet n’est pas linéaire. Être bon dans deux domaines n’égale pas 2x la valeur. C’est plus que ça. C’est exponentiel. Parce que tu commences à voir les connexions que les spécialistes purs ratent.

En effet, ce qui émerge, c’est ce qu’on appelle une carrière en forme de E (E-shaped) : tu as une spécialité profonde (la barre du haut du E), mais aussi deux à trois compétences supplémentaires d’un niveau convenable (les barres horizontales du E).

Pourquoi ? Parce que l’IA augmente ta force dans chaque domaine. Si tu maîtrises 70% du design et que l’IA en apporte 20%, tu es à 90%. C’est utile.

Toutefois, si tu comprends le design, le code, et un peu de prod, tu commences à diriger des produits de façon que les spécialistes purs ne peuvent pas parce que tu vois l’écosystème entier.

Et c’est exactement ce que j’ai fait sans le savoir depuis dix ans ! Être « Slasheur » = E-shaped avant la l’heure !

Finalement, j’ai cultivé une expertise profonde en SEA (la barre du haut), mais aussi en SEO, en stratégie produit, en product thinking, en études de marché. Ce que je prenais pour une faiblesse « il ne s’engage sur rien » disaient-ils sur moi, était en réalité ma plus grande force.

Mon rôle chez Waitiii

Chez Waitiii, c’est cette vision intégrée qui crée de la valeur. Je reste expert marketing (la barre du haut du E). Mais mes compétences en présentation pédagogique, relation client, en data GTM (analyse de funnel, métriques), en logique produit, en admin/finance/compta ? Car ce ne sont pas des distractions. Ce sont les barres horizontales du E.

Un marketer pur aurait besoin d’un dev pour ses idées d’automation. Un product manager pour piloter la stratégie. Un CFO pour les financements. Moi, je peux proposer une vision intégrée. C’est cette combinaison qui vaut exponentiellement plus qu’une spécialité isolée.

Et ça, c’est exactement ce qui est en train de se passer en 2025 : les gens commencent enfin à chercher des E-shaped, pas des T classiques.


Acte IV : L’IA comme tuteur et la transmission à la prochaine génération

Cependant, cette compréhension n’aurait pas eu d’impact profond sans ce qui se passe avec ma fille. Ce qui me fascine vraiment chez Andreessen, c’est pas juste l’adaptation de réponses. C’est la vision à long terme.

Imagine : ma fille a un tuteur IA qui la suit depuis ses 8 ans. À 20 ans, cet IA aura 12 ans d’expérience avec elle. Pas juste 12 ans de données. Douze ans de compréhension.

Cette IA saura :

  • Chaque truc sur lequel elle s’est décarcassée
  • Dans quoi elle excelle naturellement
  • Où elle bloque, où elle craint
  • Comment elle apprend le mieux
  • Ce qui la motive vraiment
  • Ses forces et ses vraies limites

Parce que cette IA n’aura pas juste des données. Elle aura du contexte. Une relation. Une trajectoire. Une compréhension quasi-parentale de qui elle est.

Créer un projet

Et voilà pourquoi j’ai lancé avec elle un projet qui m’a vraiment ouvert les yeux : créer un podcast.

L’idée ? Elle choisit les thèmes, elle écrit complètement les scripts seule. Je lui interdis d’utiliser ChatGPT pour ces étapes. Parce que ça doit venir d’elle. De sa vraie réflexion. De sa voix, car elle trace sa voie.

Une fois le script écrit, oui, l’IA peut l’enrichir, l’étendre, le polir un peu. Mais le cœur ? L’intonation ? Le sujet vécu ? C’est entièrement elle. Et moi en co-host car on le fait ensemble.

Ce que j’ai réalisé, c’est que ce projet c’est exactement ça : l’IA ne remplace pas la pensée originale. Elle amplifie ce qu’on a déjà. Elle ne peut pas générer ce qu’on n’a pas mis dedans.

Et en faisant ça avec elle, je lui montre quelque chose de crucial : l’IA n’est pas un raccourci pour devenir bon. C’est un accélérateur pour ceux qui font déjà le travail.

Elle découvre sa voie. Ma fille apprend à penser clairement. Elle comprend la production. Elle comprend comment communiquer une idée. Et oui, elle apprend à utiliser l’IA intelligemment pas pour remplacer sa réflexion, mais pour l’amplifier.

Quand elle aura 20 ans, elle ne sera pas seule face au marché du travail ou à l’université. Elle aura un allié, pas juste un outil, mais un partenaire qui connaît chaque étape de sa croissance. Et surtout, elle aura appris à penser avant d’utiliser l’IA. Et non l’inverse.

C’est ça, l’avantage éducatif pour sa génération.


Le vrai conseil : apprendre avec l’IA, pas contre elle

Marc dit un truc qui m’a vraiment parlé :

« Les gens qui veulent vraiment développer leur carrière devraient passer chaque heure libre à parler à une IA en disant : ‘D’accord, forme-moi.’ »

Cette phrase m’a percuté car dès décembre 2023, j’avais vidé la batterie de mon téléphone avec le mode vocal de chatGPT. J’étais transcendé. J’ai parlé de pirate, de légendes urbaines, de recette de cuisine, d’évènement historiques, d’expériences de pensées ! Un nouvel océan bleu de connaissance s’ouvrait à moi !

Pendant que 95% des gens paniquent ou scrollent sur TikTok, il y a ceux qui passent une heure par jour à apprendre un nouveau framework, une nouvelle langue de prog, des bases de SQL, du copywriting, peu importe.

Avec une IA comme tuteur personnel, tu peux faire ça. Tu demandes à ChatGPT ou à Claude de te former sur un sujet. L’IA va au rythme que tu veux. Elle t’explique pas ce que tu sais déjà. ChatGPT va où toi tu bloques.

C’est pas juste plus rapide que l’école traditionnelle. C’est une autre dimension.

Et voilà comment j’ai remis ma peur de 2024 en perspective. Oui, mon « employabilité basique » a chuté en tant qu’expert SEA pur. Mais ma capacité à évoluer exponentiellement ? Elle a décuplé.

Je ne suis pas plus employable comme « expert SEA 2022 ». Mais comme « marketer qui apprend Make, data, produit, finance à vitesse 2x » ? Là oui. Je suis hyper employable. Rare. Et non (difficilement) remplaçable.

La vraie question n’est pas : « L’IA va me remplacer ? »

C’est : « Vais-je utiliser l’IA pour grandir plus vite que tout le monde d’autre ? »

Si oui, dans 5 ans, le gap entre toi et les autres ne sera pas comparable. T’auras appris l’équivalent de 3-4 ans d’apprentissage traditionnel.


Ne sois pas fongible. C’est-à-dire : pas interchangeable.

Il y a un concept économique sympa : la fongibilité.

Une tonne de blé vaut exactement comme une autre tonne de blé à l’autre bout du monde. C’est fongible, interchangeable. Remplaçable à l’identique.

Ton travail ne devrait jamais être perçu comme ça.

Et c’est là que l’IA fait un tri impitoyable. Les tâches fongibles, donc celles qu’on peut automatiser facilement, l’IA les supprime. Mais les compétences rares, uniques ? Elles explosent en valeur.

L’IA peut faire 90% d’une tâche marketing. Mais elle ne peut pas assumer la responsabilité de la décision finale.

C’est l’humain qui valide, qui signe, qui porte la responsabilité juridique, éthique et stratégique. L’IA propose, l’humain décide.

Et c’est là que ma combinaison de compétences devient irremplaçable :

  • Marketing SEA/SEO-GEO (expertise centrale)
  • Automation (workflows complexes)
  • Data GTM (analyse de funnel, métriques)
  • Logique produit (vision stratégique)
  • Admin/finance/compta (gestion complète)

Un junior + ChatGPT peut créer une campagne Google Ads. Mais qui valide la stratégie globale ? Qui ajuste en temps réel selon le contexte business ? Qui signe le contrat et assume si ça foire ?

Moi.

L’IA excelle sur les tâches isolées. Mais elle ne peut pas orchestrer un système complet avec du jugement contextuel et porter la responsabilité.

Ma valeur ne diminue pas. Elle augmente exponentiellement.

Et c’est la même logique que j’applique avec ma fille. Le secret de son avenir ? Devenir rare. Trouver la combinaison de compétences + la capacité à décider que personne d’autre n’a.

C’est pour ça que le podcast n’est pas un simple hobby. C’est une formation pour elle. Elle découvre sa voie, structure sa pensée, maîtrise la production, apprend à communiquer des idées complexes et à prendre des décisions. L’IA ? Elle amplifie tout mais elle ne décide pas.


Ce que ça change, concrètement

Pour conclure car l’article comment à être très long, après cette conversation avec ma fille, et en écoutant ce podcast d’Andreessen, je me suis reposé la question : comment je prépare ma fille à cet avenir ? Et simultanément : comment je me positionne moi pour l’emploi de demain ?

Ça m’a fait changer plusieurs choses :

  1. J’ai cessé de défendre, j’ai commencé à capitaliser.
    Au lieu de penser « pourquoi je ne rentre pas dans les cases », j’ai demandé « comment je valorise ce qui me rend rare ».
    Pour ma fille pareil : au lieu de juste lui apprendre les maths classiques, on crée un podcast. Elle apprend à communiquer, à structurer sa pensée, à prendre des décisions.
  2. Je lui montre comment utiliser l’IA pour apprendre, pas pour éviter.
    Pas « utilise l’IA pour faire tes devoirs ». Mais « utilise ChatGPT comme coach. Dis-lui ce que tu veux maîtriser et laisse-le te guider ». Avec le podcast, elle écrit son script seule. Puis l’IA l’améliore. C’est ça, la bonne utilisation.
  3. Je la pousse à avoir une vraie pensée.
    L’IA peut répondre à presque toutes les questions. Ce qui compte ? Pouvoir poser les bonnes questions. Avoir un jugement. Savoir ce qu’on cherche vraiment.
  4. Je l’encourage à explorer plusieurs trucs.
    Pas « sois la meilleure en math ». Plutôt « essaie le design, essaie la prog, essaie la vente ». Trouve ta combinaison. Sois rare.
  5. Et pour moi-même ?
    J’ai passé à l’action. Make pour l’automation. SQL pour comprendre la data. Product thinking pour mieux collaborer. Finance/compta pour maîtriser mon secteur. Ce ne sont pas juste des skills. C’est une stratégie de survie et de croissance intégrée.

L’avenir n’est pas écrit, il se construit

Finalement, la réaction de ma fille, ce haussement d’épaules comme si c’était évident, m’a dérangé au bon sens du terme. Parce qu’elle m’a rappelé que nous, on a le choix. On peut paniquer ou on peut construire.

Pour tes enfants, la question n’est pas « seront-ils en sécurité dans un monde avec l’IA ? » Ils grandiront avec elle. C’est leur outil. La question est : comment on leur apprend à ne pas être remplaçables ?

Pour toi dans ton boulot, pareil. La question n’est pas « mon job va disparaître ? » C’est : vais-je grandir plus vite que mes concurrents ?

Et honnêtement, la réponse dépend surtout de ce que tu fais cette semaine. Pas l’année prochaine. Cette semaine.

Utilises-tu l’IA pour apprendre ? Pour augmenter tes compétences ? Pour devenir plus rare, plus non-fongible ? Ou tu attends que ça se décide pour toi ? Parce que c’est ça, la vraie différence, maintenant. C’est pas l’IA qui fait la sélection. C’est ton choix.

D’ailleurs, si tu te poses les mêmes questions que moi, et si tu vois ta vraie valeur émerger maintenant, travaillons ensemble. Plein de projets ont besoin de ça, c’est des E-shaped comme toi et moi. Et crois-moi, ils commencent à émerger.


Et toi ? T’es où dans cette transition ? Tu sens aussi ce changement ? Dis-moi en commentaire où tu bloques, ou ce qui te freine dans cette adaptation.

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