Voici mon blog personnel. Intelligence artificielle, marketing digital sont les sujets les plus souvent abordés.

Auteur/autrice : Ludo L. (Page 2 of 10)

Entrepreneur, blogger, marketer, écrivain, les anglos-saxons disent que je suis un « slasher ». Je suis aussi un geek compulsif qui se soigne grâce à sa dose de Twitter et Youtube matin et soir.

Productivité, une app pour améliorer son sommeil

Analyser son sommeil et augmenter ta productivité

Prendre le temps de se concentrer pour l’amélioration de son sommeil et l’optimisation de son énergie quotidienne est un gros problème. La plupart d’entre nous ne réalisent pas à quel point ces choses ont un impact sur tous les aspects de notre vie quotidienne, de notre bien-être physique à notre humeur, à nos relations et à notre capacité à (bien) faire notre travail.

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Premium médiocre et domesticité cosy

Premium médiocre

Depuis quelques années, je soutiens l’idée que le premium va devenir le nouveau standard. En fait le premium c’est la perception d’avoir de la valeur. « D’avoir de la valeur », voilà une phrase intéressante, je le dis dans le sens « se sentir valoriser » ou dans le sens « ce que j’obtiens a de la valeur » ?

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Le tunnel de conversion n’existe plus. 6 biais impliquant le Messy Middle

Pour tout marketer qui se respecte, le tunnel de conversion est la base du marketing. Ce modèle a été créé il a plus 100 ans ! Nous allons découvrir le modèle Messy Middle.

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Pour tout marketer qui se respecte, le tunnel de conversion est la base du marketing. Ce modèle a été créé il a plus 100 ans ! Nous allons découvrir le modèle Messy Middle.

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Quel sera l’après Coronavirus ? 4 scénarios

Alors que nous sommes en train de nous préparer pour un déconfinement, je lis ici et là que nous ne vivrons plus comme avant. Qu’est-ce qui pousse certains chercheurs à dire cela ? Je vais essayer de comprendre quelles sont les estimations en fonction des hypothèses. J’en ai retenu quatre et je dois bien avouer que le sujet est extrêmement complexe.

Je me suis posé 4 hypothèses pour l’après coronavirus :

  1. Tout devient comme avant
  2. Déconfinent et confinement intermittent
  3. Tracker les gens et remonter les informations
  4. Nous porterons un masque toute notre vie

J’ai repris des informations du blog de ncase. J’espère ne pas en faire une pâle copie ni une mauvaise traduction. N’hésite pas à prendre contact avec moi afin de me dire ce qui te chiffonne.

Faisons le point sur le Coronavirus

Pour commencer, nous devons comprendre comment fonctionne un virus. Il a besoin d’un hôte pour vivre et se reproduire. Il va ainsi entrer dans une cellule pour se répliquer ensuite sortir de la cellule pour aller contaminer une autre, ainsi de suite.

Le virus, par nos postillons, va trouver un nouvel hôte. Le virus ne doit pas être trop virulent car s’il tue son hôte avant même de pouvoir en trouver un nouveau, il mourra. Et il ne doit pas être trop faible sinon il mourra dans notre corps.

Toutefois, le coronavirus n’est pas un virus des plus virulents mais malheureusement les personnes faibles n’arrivent pas à le combattre et décèdent. À vrai dire le nombre de personnes décédées uniquement du virus représente 0,9 % des décès. On parle alors le plus souvent de comorbidité.

coronavirus information
source : https://informationisbeautiful.net/visualizations/covid-19-coronavirus-infographic-datapack/

Cela soulève deux suggestions. La première c’est que nous mourrons peu de ce virus. Il est un facteur de comorbidité c’est-à-dire que les personnes qui en meurent sont des personnes qui ont déjà des pathologies.

Deuxième point, le taux de mortalité du virus se base sur le nombre de cas. Qui dit « cas » signifie que nous savons si la personne est atteinte. Cela ne représente pas du tout la réalité. Exemple concret : deux personnes, l’une diabétique l’autre sans pathologie, arrivent à l’hôpital avec une détresse respiratoire, elles sont positives au COVID-19. Admettons qu’une sur deux décède, ce sont 2 cas de COVID-19. Statistiquement 2 cas confirmés dont 1 mort donc taux de mortalité 50 %.

Troisième point, la famille des coronavirus donne des symptômes comme un rhume ou une rhinopharyngite voire même nous nous comportons de manière asymptomatique ! Dès lors nous n’avons aucune idée de qui l’a déjà eu et de qui ne l’a pas eu.

Mais quoiqu’il ne soit, nous devons protéger nos proches et les populations. Le virus n’est pas hautement mortel mais il nécessite des hospitalisations longues avec des équipements spécifiques. Cela surcharge très rapidement les services hospitaliers et sans une bonne gestion des malades alors le taux de mortalité au sein des hôpitaux (qui peut être un indice de la qualité des soins) augmentera.

Aplatir la courbe

Une image vaut mille mots.

source : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/03/13/aplatir-la-courbe-des-contaminations-du-covid-19-sera-l-enjeu-des-semaines-a-venir_6032925_4355770.html

Comme énoncé dans le dernier paragraphe, les services hospitaliers peuvent être submergé à cause des nouveaux patients. Il faut mettre en place des règles pour contenir l’épidémie et ainsi allonger le dans le temps le nombre de personnes prises en charge.

Par conséquent attendre l’immunité collective n’est pas possible. En fait, en statistique nous parlons de R0. Ce taux peut être comparé par le « taux de transmission » du virus. C’est ici que ça se corse car nous avons un peu du mal à comprendre les statistiques.

Source : https://ncase.me/covid-19/

C’est un paradoxe. COVID-19 est très contagieux, mais pour le contenir, nous devons « seulement » arrêter plus de 60 % des infections. Car comme on le voit ci-dessus, si R0 = 2,5, une réduction de 60 % nous donne R = 0,975, et qui dit R <1, alors le virus est contenu !

Pour que ça soit encore plus simple à comprendre

Trouver une stratégie pour que R<1

Scénario 1 : ne rien faire

Pour le cas des USA, en partant que 0,5 % des personnes infectées meurent – une hypothèse généreuse – dans un grand pays comme les États-Unis, avec 300 millions de personnes. Alors 0,5 % de 80 % de 300 millions = 1,2 million de morts … S’ils ne font rien. C’est une hypothèse intenable.

Aplatir la courbe

Nous avons vu qu’aplatir la courbe permet de soigner les personnes les plus atteinte et celles qui ont un bon système immunitaire de pouvoir combattre le virus seul. D’autant plus que le virus vit uniquement dans un corps pour qu’il puisse se reproduire. Si nous le combattons et que nous contaminons personne alors le virus s’éteindra.

L’augmentation du lavage des mains a réduit les grippes et les rhumes dans les pays à revenu élevé d’environ 25 % tandis que le verrouillage de la ville de Londres a réduit les contacts étroits d’environ 70 %. Supposons donc que le lavage des mains puisse réduire R jusqu’à 25 % et que la distance puisse réduire R jusqu’à 70 % R0 eh ben…. R0 reste toujours supérieur à 1…

Scénario 2 : long, très long confinement

Les simulations en cas de confinement prolongé, d’au moins 5 mois montre que nous pouvons surmonter cette épreuve. Mais… nous remarquons également que nous ferons face à une seconde vague. Lorsque la population sortira. Il faudra prendre des mesures adéquates à ce moment-là…

Scénario 3 : confinement à gogo

Comme nous venons de constater dans la simulation ci-dessus, même si nous menons un confinement très long, il y a un risque non nul de voir apparaitre une deuxième vague. Les estimations pour cette deuxième vague sont très incertaines. Je suppose, à mon humble avis, que nous allons vivre plusieurs vagues. En effet, nous vivons dans une monde globalisé où les populations se déplacent énormément. Donc selon moi la probabilité d’importer des nouveaux cas est pratiquement sûr. Que les frontières soient ouvertes entre régions, Europe ou mondial, il y aura une prochaine vague.

Alors un scénario fortement probable est le confinement répété à chaque nouvelle alerte d’un cluster déterminé.

Autre point important, l’immunité

En effet, nous n’avons que trop peu d’information concernant l’immunité des Hommes face au coronavirus. Alors par extrapolation, si l’on prend la famille des coronarivus, l’immunité est de 1 à 2 ans (les études ci-dessous montrent une échelle de – aucune immunité à 5 ans- ). Par conséquent, même un confinement répété sur 2 ans ne favoriserait pas l’immunité collective, les premiers touchés en 2020 seront les nouvelles victimes de 2022…

Ce point sur l’immunité est très bouillant, voici la liste des sources pour écrire ce petit paragraphe.

Scénario 4 : Black Mirror

Petite parenthèse, le créateur de Black Mirror a affirmé se sentir dépasser par les événements du coronavirus et n’envisageait pas une nouvelle saison.

Dans ce paragraphe je vais parler d’une hypothèse qui ne verra pas le jour en France (du moins pas de manière systématique et obligatoire). Une application qui permet de tracker les déplacements et de faire des rapprochements entre les personnes qui se sont croisées.

L’objectif de cette application est de permettre d’identifier une personne infectée et de pouvoir retrouver toute la chaine de transmission. Si tu étais à côté d’une personne qui a été infectée et que tu t’es retrouvé à côté d’elle dans le bus par exemple, tu prends connaissance automatiquement que tu as croisé une personne infectée. Il n’est pas nécessaire d’avoir toutes les données personnelles, mais l’application aura besoin d’avoir accès au GPS.

Cet objectif est louable : tracker, déterminer et isoler la population avec une application (car tout le monde a un smartphone). Sans parler du côté contestataire français, cette application ne pourra être utilisé uniquement par le bon vouloir des personnes. Mais à vrai dire, je parle sans connaissance de cause car il est aussi probable que les Français soient favorables à cette méthode pour contrôler l’épidémie. Voyons d’abord l’utilisation dans le monde ensuite nous irons voir l’application StopCOVID en France. Plusieurs pays ont utilisé une application de tracking.

Le principal point de contestation est l’utilisation des données personnelles. Mais si nous allons dans un restaurant, vu le peu de place il faudra obligatoirement réserver avec nom/prénom et numéro de téléphone. Il est très facile de faire un répertoire et ainsi remonter les informations de toutes les personnes qui ont été

Scénario bonus

Pour conclure, je suppose qu’il est possible que nous devions tous porter des masques, tout le temps. On ne se fera plus la bise sauf encore quelques irréductibles. Les masques nous empêcherons de tomber malade, du simple rhume à l’angine beaucoup de virus seront bloqués.

J’ose imaginer la réduction des frais d’arrêt maladie si le nombre de malades diminue considérablement ! Cela fera surement l’objet d’un prochain billet.

Two women wearing protective masks pose for a selfie in Jerusalem’s Mahaneh Yehuda market.  Credit photo : Emil Salman

Zones d’ombre

  • L’immunité dure combien de temps ?
  • Une 2e vague est-elle obligatoire ?
  • Le cas de la Suède qui n’a rien fait et donc en scénario 1
  • le conseil scientifique qui n’est pas écouté en Suisse ni en Suede (et la difficulté de l’écouter car il change souvent d’avis) ce qui revient à se demander : « l’économie est-elle plus importante que la santé de sa population ? »

Enfin, restons sur une note positive, le coronavirus a sauvé beaucoup de jeunes !

source : https://www.insee.fr/fr/information/4470857

Ultracrepidarien : explication avec 3 scientifiques

À plusieurs reprises, je parle de l’attention que nous devons mener face aux fake news. Il est important de vérifier un certain nombre d’informations qui composent l’actualité telles que la source, la pertinence des arguments, la date de publication (actualisation de l’information). Si le sujet en question est trop controversé, alors nous pouvons nous référer au consensus scientifique.

Cependant, je viens de m’apercevoir que parfois des scientifiques de renommée internationale, peuvent dire des énormités. Nous allons faire un tour d’horizon et comprendre que le l’argument d’autorité peut frapper à la porte à n’importe quel moment ; l’ultracrepidarisme.

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La règle des 5 secondes, technique productive.

En voilà un sujet paradoxal dans toute sa splendeur ! D’un côté notre attention a diminué, passant de 12 à 8 secondes en 10 ans (et c’est une très bonne chose d’ailleurs mais j’y reviendrai). Et d’un autre côté, notre cerveau ne prend pas forcément de meilleure décision si nous prenons plus de 5 secondes à réfléchir !

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Apprendre au XXIe siècle

Mes conditions de travail ont fortement évolué ces quelques mois. Je suis responsable pédagogique dans le groupe INSEEC France. Je m’occupe des programmes du pôle Marketing digital et ainsi de l’intégration de 2 classes de Master 1 et 3 classes de Master 2. Un livre comme celui-ci est une douce claque pour moi. J’ai à peine dépassé 30 ans, je suis jeune et frais dans le métier. Pourtant j’ai l’impression de ressentir un moment inhabituellement calme et serein. Ce calme avant la tempête ou comme l’eau qui se retire rapidement et en silence avant le tsunami. Je crois entendre ce bruit sourd qui raisonne au loin, celui d’une tempête de changement !

Alors je me tiens prêt. Bien que je veuille changer le système pédagogique en apportant des légères modifications. Notamment via une pédagogie qui n’intègre pas forcément la droiture : leçons / exercices / appliquer la leçon / corrections. Mais plutôt une manière où les étudiants doivent composer avec le peu qu’ils savent et faire l’effort d’aller chercher plus d’informations. Je me positionne comme un révélateur de connaissance et non plus comme un prof qui fait asseoir son savoir avec autorité.

Le système est rigide par des codes institutionnels et surtout dans mes classes où les étudiants sont avant tout des salariés « dont ils disposent de 14h de formation par semaine ».

Ce livre m’a donnée beaucoup de pistes de réflexion, c’est exactement ce genre de livre qu’il faut relire 3 ou 5 fois. Je suis déjà convaincu qu’après chaque relecture je verrai encore un point de vue différent et une manière différente d’apporter du changement dans le secteur de l’éducation.

Humains, castors, bactéries : même combat

Tout d’abord, quelques mots sur l’auteur : François Taddei. Il est micro-biologiste et prône l’interdisciplinarité. Tout comme son histoire personnelle nous le rappelle cet ancien polytechnique avec des problèmes d’autorité à la création du Centre de Recherche & Interdisciplinarité. Nous avons beaucoup plus à gagner en mettant nos savoirs en commun et en multipliant les profils plutôt que de nous cloisonner entre nos pairs.

Très rapidement dans le livre, l’auteur fait une analogie entre les comportements humains et les bactéries. En effet, les bactéries réagissent de 3 manières différentes quand elles ne sont pas dans un environnement adapté :

  1. migration (il faut changer d’endroit le plus rapidement)
  2. muter (mais cela reste hasardeux, il vaut mieux une petite mutation par descendance que de changer entièrement son ADN)
  3. construction de niche (s’adapter à ce nouvel environnement), en biologie ils nomment « ingénierie systémique ».

Pour appuyer le point 3, l’auteur parle de castor. Ces animaux n’aiment pas les torrents mais quand il n’y a pas de lac… Ils construisent des barrages ! Cela permet de ralentir le débit de l’eau. Le fil rouge de son livre porte sur sa réflexion de comment créer des « écosystèmes d’apprentissages » et ceux dans tous les âges de l’apprentissage.

Ça ne fonctionne pas comme d’habitude !

Quoi de mieux pour apprendre que de se concentrer. La concentration et le raisonnement serait le saint Graal de toute personne intelligente. Pourtant en page 143 j’apprends qu’il en est tout autre ! « Quoi ça ne fonctionne pas comme ça ? » Me dis-je ?

Dans l’ouvrage, l’auteur fait référence aux travaux d’Hugo Mercier et Dan Sperber dans leur « théorie argumentative du raisonnement ». À cause de nos biais, nos décisions sont prises de manière instinctive ! Le raisonnement servirait à justifier nos décisions, notre raisonnement servirait à organiser nos idées et arguments dans l’unique but de convaincre ! En tant qu’animaux sociaux, il est fort utile de comprendre les mécanismes de persuasion (et des biais cognitifs) des autres humains !

Cependant, si le raisonnement n’est utile que pour argumenter, comment apprenons-nous des nouvelles choses ? Par le questionnement ! Toutes les personnes qui se posent des questions, et surtout, celles qui remettent en doute ce qu’elles savent, ont moins de chance de tomber dans les méandres de leurs biais cognitifs.

La curiosité et l’étonnement, exactement ce que je me suis dis « ah tiens ça ne fonctionne pas comme d’habitude » est l’antidote contre les biais les plus tenaces. Le questionnement permet d’ajuster sa vision, de comprendre les différences et enfin d’apprendre des nouvelles données.

Méthode Singapour

En 1975 Singapour avait un PIB inférieur à la Russie. Aujourd’hui, Singapour détient le meilleur score PISA. Cet ensemble d’études réalisées par l’OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques, est conçu pour mesurer les performances des systèmes éducatifs au sein des pays, de manière standardisée et à grande échelle. L’enquête est publiée tous les trois ans après avoir été menée auprès de dizaines de milliers adolescents de 15 ans.

Qu’est-ce qui fait leur force ? Une hypothèse avancée serait un lien plus fort entre l’apprentissage d’une théorie (j’apprends une règle) et la pratique (je résous un problème avec cette règle).

Une vision

Sigapour a une vision sur le long terme pour leur éducation. La politique a impulsé une démarche scientifique afin de mieux comprendre le fonctionnement de notre cerveau et ainsi adapté les outils en fonction de l’âge, des difficultés personnelles et tant d’autres paramètres. Le vrai succès vient d’une vision sur le long terme en plaçant la recherche sur les neurosciences et l’éducation.

Comprendre le cerveau pour mieux apprendre

Apprendre c’est utiliser un organe qui est le cerveau (et le cœur). Tout comme il existe des manières plus efficaces de progresser dans un sport, en fonction d’exercices sur telle ou telle partie du corps, il devrait en être de même pour l’effort intellectuel.

Notre temps de concentration est court (mais devient quasi illimité lorsque nous sommes en état de flow), pourquoi diable les étudiants ont des cours d’une durée d’une heure ? Pourquoi ont-ils des vacances d’une durée de deux semaines toutes les 5 semaines ? Seraient-elles liées à la religion et aux rythmes agricoles ? (En suisse les vacances d’octobre se nomment « les vacances patates » et en France en avril on parle même de « vacance de Pâques » ! Est-ce vraiment adapté aux rythmes biologiques ?

Des nouvelles approches pour évaluer les cours

Au Japon, ils ont développé une approche intéressante. Lorsqu’un professeur donne un nouveau cours, des collègues viennent assister au cours aussi. Non pas pour évaluer le prof mais pour observer la réaction des étudiants par rapport au nouveau cours donné ! La Chine utilise le même procédé mais avec des caméras de surveillance.

Personnellement, j’aimerais bien avoir un retour de mes collègues lorsque je donne un cours. Mais j’ai l’impression que cette nouvelle méthode ne soit pas apprécié de tous les professeurs ; par pudeur ou par égo peut-être.

J’y vois beaucoup de positif dans cette méthode, sans doute parce que j’ai fait des conférences publiques et que j’ai l’habitude que l’on me regarde, que l’on me filme, que l’on me pose des questions sur ce que je viens de dire. Enfin, je trouve que cette approche est vraiment intéressante.

Singapour a fait de la recherche dans l’éducation, le Japon aussi directement auprès de leur professeur. Peut-être faudrait-il une recherche et une observation sur les profs pour comprendre ce qui fonctionnent bien et moins bien. Autant sur le contenu du cours mais comment il est expliqué. Au vu de la nouvelle génération avec des nouveaux codes sociaux et une nouvelle vision de l’avenir, il n’est pas inintéressant de se pencher sur la question.

20 minutes de concentration

Comme je m’amuse à dire auprès de mes collègues « les jeunes que nous avons sont assez « faciles » à comprendre. Ce sont ceux qui ont 8 ans aujourd’hui qui nous feront transpirer dans 15 ans ! ».

Une pédagogie de l’instant

Si on me pose la question de comment je vois l’avenir de l’école, j’y répondrai en 3 points.

  1. feedback rapide et instantané
  2. gain sur évolution positive
  3. flexibilité

1) Feeback rapide et instantané

Pourquoi commencer à travailler si nous n’allons pas dans la bonne direction ? Les étudiants ont dû mal à démarrer un projet car ils ne sont pas sûrs d’eux. C’est tout à fait normal de douter de soi. Mais l’élément le plus bloquant est la perte de temps dont l’étudiant ne veut pas subir. En effet il serait considéré comme une perte de temps car si on me l’avait dit plus tôt je me serais concentré dans une meilleure direction. Les étudiants cherche un exhausteur de compétence, nous avons tous des compétences, le prof doit devenir la personne qui donne confiance et les conseils nécessaires pour que l’étudiant réussisse l’exercice.

2) Gain sur l’évolution positive

Ce que j’appelle gain sur l’évolution positive est exactement la même chose qu’un jeu vidéo. Nous progressons de niveau après niveau en gagnant un certains nombres de points. Ces mêmes points permettent d’accéder à des bonus. Il y a une sorte de double récompense à la fois sur le court terme et sur le long terme. La première, à court terme est la réussite des niveaux. La seconde, sur le long terme est la récolte des points.

Je pense que la gamification de la scolarité (dans son ensemble) est primordiale pour la nouvelle génération. À la fois cela leur apportera le pourquoi on me demande d’apprendre et de savoir telle ou telle chose Ou bien de gratifier le comportement par exemple aucun retard durant le trimestre par exemple sont des leviers à court terme. Enfin sur le long terme la rétribution des points pourrait donner des avantages, bourses, réduction, les idées sont à déterminées bien sûr.

3) Flexibilité

Je ne pense pas que 10 ans nous aurons des cours d’une durée de 55 minutes ou 1h30 ni de vacances toutes les 5 semaines. Autant les enfants qu’une fois adulte nous avons des phases d’apprentissages plus ou moins intenses. Notre motivation est toujours temporaire et relativement courte et cela n’empêche pas d’apprendre profondément un sujet. Je pense même que cela peut être un axe de réflexion. Pourquoi ne pas imaginer des modules de 3 mois sur un domaine spécifique où l’étudiant se retrouve en immersion totale dans ce domaine ?

J’ose imaginer que la concentration des futurs adolescents soit plus réduite que la mienne et qu’une heure de cours pourraient être scindée en 3 pauses de 5 minutes. À vrai dire pour écrire ce billet j’utilise la méthode Pomodoro qui me permet de créer une session de concentration de 20 minutes d’affilées sans distraction avec 5 minutes de pause entre les sessions de concentration.

L’auteur parle de diplôme blanc, un diplôme que l’on crée soit-même en choisissant l’intégralité de son cursus. Par exemple, j’aime le marketing digital, j’adore la sociologie et l’étude des comportements humain et je me passionne pour l’intelligence artificielle. Avec ces 3 domaines je pourrais créer un nouveau diplôme dont la consécration serait l’écriture d’un mémoire dont la problématique gravite autour de ces 3 sujets :

Comment l’automatisation et l’apprentissage supervisé permet de mieux comprendre les humains face aux leviers marketing utilisés sur les réseaux sociaux ?

Les vieux sont importants et les parents doivent apprendre à être parent !

Je vais essayer de conclure, si bien que le sujet est tellement profond que je rédigerai un nouveau papier. Quoiqu’il en soit, le chantier de l’éducation ne fait que commencer. Nous apprenons à chaque étape de la vie, je vois des jeunes à longueur de journée et je sais qu’ils représentent notre avenir. Pourtant, je remarque que rien n’est fait pour les retraités alors qu’ils vivent aussi longtemps en retraite que le temps travaillé ! Je n’aimais pas les seniors maintenant je me dis qu’ils doivent être mieux intégrés.

D’un côté, je comprends mieux pourquoi nous avons une sorte de respect envers la culture japonaise pour les seniors, car comme ils ont une population vieillissante depuis plus longtemps. Ainsi, ils ont pris conscience plus rapidement de la nécessité de faire un monde accessible à tous. Une ville accessible pour une personne de 80 ans c’est aussi une ville accessible pour une femme enceinte de 25 ans ou même une personne qui a du mal à marcher.

Et puis, je suis papa, j’ai appris à l’être en discutant en échangeant et surtout en lisant. En variant les points de vue et en essayant de comprendre ce qui me différencie de ma fille et moi. Quand je suis dans un parc, je me dis qu’il est d’intérêt public d’apprendre aux parents à être parent. Non pas que je considère ce statut comme un métier mais que nous devons avoir une connaissance profonde de la psychologie du bébé et de l’enfant. Savoir comment fonctionne un petit cerveau permet d’ouvrir son humilité, augmenter sa patience et prendre plus de plaisir.

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