Catégorie : Écritures et réflexions

Cette rubrique concerne différents thèmes sur mes expériences. Cela porte sur mes réflexions sur la société, sur l’écriture de mon livre et aussi mes expériences. Dans mes expérimentations je parle de mes lectures, des visites et des programmes que j’entreprends (méditation, miracle morning, sport, nutrition etc.)

C’est un univers un peu plus personnel.

Un défi un livre par mois : Abraham Lincoln

Un défi un livre par mois : Abraham Lincoln

Pour mon défi un livre par mois, j'ai lu la biographie de Lincoln. On apprend que Lincoln était triste, autodidacte, persévérant et contre l'esclavage. Tu vas apprendre aussi pourquoi il n'a certainement pas été un buveur de lait. Je ne vais pas faire un résumé d'une biographie, sinon autant aller sur Wikipédia. En revanche il y a des expériences et des anecdotes que j'aimerais partager. Je préfère avertir : si tu es déjà en dépression cet article ne va pas t'aider !

La vie est triste

Sur les photos il ne sourit pas, il était décrit comme une personne mélancolique, tout le temps triste. En même temps sa vie n'était pas joyeuse. En fait la vie ne l'était pas à cette époque. Ses parents étaient nomades, et sa mère est décédée par la maladie du lait alors qu'il avait 9 ans. Sa mère a bu du lait et en est morte, c'est tragique. Juste parce qu'une vache a mangé une plante. Les toxines de la plante se retrouvent dans le lait ou la viande, une fois l'Homme en consomme, il en meurt.

Il est au max du sourire

Il a perdu plusieurs enfants, tous frappés par la maladie. Son ex est décédée aussi le laissant dans une mélancolie profonde pendant plusieurs mois. Sans parler d'une de ses premières affaires dont son associé s'était endetté. Son associé est décédé, Abraham a hérité des dettes qu'il a mis plus de 15 ans à rembourser. Abraham a toujours été en règle et respectait la loi à la lettre. La loi il l'a connait bien car il a été un avocat talentueux.

Bref, il vit dans les forêts (il déménage souvent pour se retrouver dans d'autres forêts), vivant de gibier et de l'exploitation du bois. Il est très bricoleur et n'a passé, de toute sa vie, qu'une année (en cumulé) à l'école.

Lincoln : homme autodidacte

Dès son enfance il a toujours aimé lire et il écrivait parfois quelque vers. La bible était le livre le plus facile à se procurer, alors il l'a pratiquement apprise par cœur à force de relecture. Cela lui a été d'une grande aide pour ses futurs discours. Il a ainsi touché la foi de nombreuses personnes grâce à ces références bibliques. Un fait qui m'a marqué, c'est qu'il aimait aussi reprendre les discours. En gros il faisait des parodies non pas devant une caméra comme un Youtubeur d'aujourd'hui mais du curé après la messe. Entre enfants, ils couraient à la sortie de l'église et Abraham se positionnait sur un tronc et rejouait devant ses copains la révérence du matin.

Ainsi, il est facile d'admettre qu'il avait une grande capacité d'apprentissage en autodidaxie. Car avec le peu de base et des parents analphabètes, il a appris à lire et écrire avec un très bon niveau. En effet, il a fini par passer le barreau et devenir avocat. Alors certes, son talent était aussi celui d'orateur. Ce résultat n'est que le fruit de nombreuses heures à travailler. D'ailleurs, pendant la lecture de l'ouvrage, je me suis rendu compte à certains moments de sa vie, qu'il ne voyait plus sa femme ni ses enfants pendant plusieurs mois. Il ne buvait pas (et ne fumait le cigare que rarement), ce qui était très rare à l'époque. En effet, les gens avaient peur de l'eau car elle transmettait des maladies. Ils buvaient donc de l'alcool pour rester en "bonne santé".

Cependant, Abraham aimait traîner dans les bars tard la nuit. Je ne pense pas qu'il buvait du lait (#humour) en tout cas, il était en contact direct avec les citoyens lambda et discutaient des problèmes qui les impliquaient concrètement. Cette compréhension fera toute la différence dans ses futurs discours.

Comment Lincoln est devenu avocat

Dès ses 21 ans, il veut s'émanciper. Il quitte son père pour être navigateur le long du fleuve de l'Ohio. Ouais j'ai eu un flash de Tom Swayer sur le Mississippi !

Le fait de prendre un radeau et d'acheter des produits pour les revendre dans une autre ville, Abraham découvre le commerce. Dès lors, il s'installe et ouvre une épicerie avec un ami. Cependant, cet ami a d'énormes soucis financiers. Quelques années plus tard cet associé meurt. Par conséquent il hérite toutes les dettes. Vous connaissez la suite.

En parallèle (oui il aime beaucoup travailler), il aide constamment ses voisins pour des petits travaux. Il est fin bricoleur et demande peu d'argent car il aime se rendre utile. C'est pourquoi il est souvent mis en justice pour concurrence déloyale ! Cela aura une conséquence importante pour le reste de sa vie, car c'est ainsi qu'il se fait remarquer. En effet, il se défend lui-même (ne fait pas appel à un avocat) et remporte toujours les procès !

A 23 ans il entre dans la politique, toujours dans l'optique d'aider les citoyens. Une belle image de ce qu'est la transversalité du savoir. Ses compétences en négociation sont aussi des compétences d'argumentation. Et mêlant ses compétences pour la justice et le bien-être du citoyen cela donne une conception politique des choses.

Lincoln est aussi synonyme de persévérance

Lincoln est aussi synonyme de persévérance car il lui aura fallu pas moins de 30 ans de diverses campagnes politiques pour obtenir enfin le titre de président des USA. Je ne vais même résumé 30 ans de vie politique mais en gros il a failli plusieurs fois se faire avoir. Ce qu'il faut retenir : il a toujours été contre l'esclavage. Cependant certains discours étaient teintés d'arguments ségrégationnistes. Il a modelé durant des années sont discours pour faire plier le côté adverse.

Alors qu'en France dès 1848 l'abolition fait partie de la constitution du pays, les USA accusaient un sérieux retard. Certes, ils avaient déjà signé un arrêt de la traite des noirs en 1840 (en Virginie dès 1782) mais jamais appliqué dans les pays du Sud. Dès lors qu'il devient président des USA, il a obligé aux pays du Sud d'arrêter l'esclavage. En voilà un motif de guerre civil...

La guerre de sécession

Un point commun avec l'élection de Trump en 2016, Lincoln n'a pas été élu par la majorité des citoyens mais par les grands électeurs. Le point commun s'arrête ici. Par conséquent, il va enfoncer le pays dans une guerre civile qui va durer près de 4 ans et tuant plus de 620 000 hommes…
La guerre aura l'avantage d'utiliser la technologie, comme le déploiement des chemins de fer, utilisation des bateaux à vapeur, augmentation des lignes télégrammes etc. (p202)

Un petit rappel sur cette guerre

Je ne suis pas historien mais pour faire simple, les états du Sud (les Confédérés) ne voulaient plus faire partie des Etats-Unis car il ne reconnaissait Lincoln comme leur président. En effet, l'économie du Sud se composait majoritairement de plantations de tabac, coton et canne à sucre. Les fermiers possédaient des esclaves pour les tâches agraires. Lincoln était pour l'émancipation des esclaves. Cela entravait les idéologies des habitants du Sud. Lincoln voulait maintenir l'interdiction d'utiliser des esclaves et même pour l'émancipation des esclaves et voulait garder l'Union des Etats.

Après de très longues négociations, il finit par convaincre le peuple de supprimer l'esclavage. Il est réélu le 8 novembre 1964 et cette fois par la majorité du peuple. Le 9 avril 1865, le général Lee capitule (le général de guerre des Confédérés), l'Union gagne la guerre de sécession. Lincoln est applaudit et adulé par le peuple, cependant la haine contre lui a augmenté d'un cran.

Ce billet a mal commencé et malheureusement il finira mal. Alors une semaine plus tard (le 14 avril 1865), enfin Lincoln commençait à être heureux de sa vie, il fut assassiné au théâtre.

 

La guerre des intelligences

La guerre des intelligences

Ce mois-ci j'ai terminé le livre le plus passionnant de 2017 (je l'ai reçu en novembre). Dr Alexandre fait le travail très difficile de prospective, d'imaginer ce que sera la vie en 2080. Cela parait loin mais ma fille a 18 mois aujourd'hui, elle aura donc 64 ans en 2080. C'est renversant et intéressant de s'imaginer ce que la vie sera. Le thème principal est l'inertie impulsée par les nouvelles technologies en confrontant la vision des grands platerformistes (GAFAMI / BATX) versus celle des politiciens. En d'autres termes c'est le combat du nouveau monde contre l'ancien monde.

Laurent Alexandre est connu pour ses punchlines acides sur des domaines tels que l'éducation, l'attitude des politiques face à l'IA et les pouvoirs de plus en plus démiurgiques des GAFA.

Ce livre est une mine d'information, je ne sais pas par quoi commencer pour le décrire. Chaque page apporte son flot d'informations et de contestations.

A qui est destiné ce livre

Cet ouvrage pose des questions intéressantes et a une vocation de vulgariser les technologies actuelles. Nous sommes confrontés à un tsunami numérique et l'auteur apporte une vision claire ainsi que des questionnements pour qui veut s'instruire sur le sujet.

Les intelligences de la Sillicon Valley versus les intelligences des politiques Européens

Autant ces questions sont d'une importance capitale pour les politiques. L'auteur demande aux politiques de se bouger car les choses avancent très vite. Et les questions fulminent, sommes toutes très intéressantes.

Google pense à 1000 ans alors que les politiciens pense à 5 ans.

Par exemple, aurons-nous le droit de ne pas obéir à l'IA ? (page 292) Surtout si celle-ci sera meilleure que l'Homme. En effet dans l'un de mes derniers écrits, j'émets l'idée que l'IA est devenue le stéthoscope du XXIe siècle. Si une IA est plus performante que nos médecins, mais que nous voulons quand même que ce soit un médecin qui nous diagnostic, aurions-nous le droit de ce choix ? Si l'IA est vue comme la ceinture de sécurité la réponse est évidemment non.

Des nouveaux métiers d'avenir

Cela pourrait impliquer de nouveau métier tel suggéré par l'auteur. Éthicien de l'intelligence serait un métier du futur, il aurait pour tâche de trouver la responsabilité d'une action apporter par l'Homme alors que la machine est plus performante. Comme cité précédemment, laisserions-nous des médecins pratiquer leur discipline alors que l'IA aura un taux de performance plus élevé ? Ou devra-t-on conduire et potentiellement tuer des gens sur la route et se mettre également en danger (voir mon expérience depuis mon balcon). Alors que la conduite autonome permettra une fluidité de circulation optimale et une sécurité accrue ? Et en substrat voilà bien le fond de son oeuvre littéraire : le conflit de l'Intelligence cérébrale versus l'Intelligence Artificielle.

Le bateau de Thésée

D'après la légende grecque, rapportée par Plutarque, Thésée serait parti d'Athènes combattre le Minotaure. À son retour, vainqueur, son bateau fut préservé par les Athéniens : ils retiraient les planches usées et les remplaçaient — de sorte que le bateau resplendissait encore des siècles plus tard — jusqu'au point où il ne restait plus aucune planche d'origine.

Alors, deux points de vue s'opposèrent : les uns disaient que ce bateau était le même, les autres que l'entretien en avait fait un tout autre bateau. Le problème est de savoir si le changement de matière implique un changement d'identité, ou si l'identité serait conservée par la forme/fonction, ou encore d'une autre façon ?

En philosophie, pour les fonctionnalistes, la fonction est le plus important. Le bateau appartient à Thésée car la fonction est toujours la même. Idem pour notre cerveau, la fonction n’est pas forcément biologique, une autre forme peut créer l'intelligence. Qu'en est-il pour notre conscience ?

 

synapse
Réseau de neurone biologique
cerveau virtuel
Réseau de neurone artificiel

Ainsi sur la gauche tu vois mieux le "bateau construit pièce par pièce". Pour les fonctionnalistes, peu importe la matière, que ça soit en silicium ou en matière grise la fonction reste la même.

L'école existera-t-elle dans 15 ans ?

Le rôle et forme de l'école doit se métamorphoser dès aujourd'hui

M. Alexandre évoque surtout le rôle et la forme de l'école du futur. Cette mutation doit commencer maintenant. D'une part, parce que d'autres pays ont déjà commencé cette démarche prolongeant de fait notre retard. D'autre part car la technologie (notamment NBIC) donne une panoplie de techniques d'amélioration en tout point (eugénisme, neuro-augmentation etc.).
Nous apprenons également le rôle génétique et épigénétique de l'intelligence (page 113) et qu'aucune nouvelle méthode n'est employée dans les écoles. L'école a très peu changée depuis le XXe siècle. Je rejoins son point de vue ici et . Par conséquent, l'école n'est pas du tout adaptée à nos jeunes cerveaux.

Nous allons devenir les esclaves de l'IA

Nous découvrons avec stupéfaction que si l'IA forte adviendra (et M. Alexandre l'affirme) l'IA ne coopérera pas. Il appuie cet argument par la théorie des jeux, le jeu de Nash, plus précisément. Alors qui voudra de la vraie vie ? J'ai écris un billet sur la classe inutile, ces personnes qui ne seront pas aptes à travailler, car inemployable. Comme cette catégorie, tout le monde voudra vivre dans une autre "univers". Une réalité virtuelle plus plaisante que la vraie vie. Ce scénario est proche de celui de Matrix, où les cerveaux sont branchés dans un programme.

Androrithme

Au lieu de parler de confrontation "algorithme" versus "cerveau biologique", nous parlions d'androrithme. En effet, nous sommes actuellement dans la coopération car nous utilisons l'IA pour nous aider. Il faut bien l'admettre elle nous rend bien service ! Je suis contre l'auteur sur ce point. Selon moi l'IA ne sera jamais pourvue d'une conscience artificielle. L'avènement de la conscience artificielle n'est pas synonyme de singularité.

 

Pour conclure, même si l'auteur est souvent décrié, je lui accorde le bénéfice de pouvoir poser des questions sociétales de grandes importances. J'ai par ailleurs déjà affirmer dans mes écrits (et là) la rudesse et l'incapacité de l'école à changer. Je l'expérimente à chacune de mes interventions dans les universités. Savoir capter l'attention est très importante car c'est le facteur commun avec le temps pour apprendre (cf. l'équation Idriss Aberkane). Les professeurs se doivent d'innover, trouver des nouveaux processus pour capter l'attention. L'inertie, la force des plateformistes change la société et les enfants savent s'adapter. La technologie nous ouvre la porte au fonctionnement du cerveau. Mixons tout cela pour que les élèves d'aujourd'hui, qui vivent dans la transréalité, soient les plus heureux dans le monde de 2080.

 

Le charme discret de l’intestin

Le charme discret de l’intestin

Dans mon étude régulière du cerveau on m'a conseillé de lire ce livre : Le charme discret de l'intestin : tout sur un organe mal aimé. En effet, il parait que nous disposons d'un deuxième cerveau et il serait logé au milieu de notre corps ici dans notre ventre. Ma curiosité a été piquée, les pages se sont lues d'une rapidité incroyable.

Il faut bien admettre, le sujet est spécial. Mais surtout la manière dont s'est expliqué est un vrai tour de bras. L'auteur, Giulia Enders nous démontre qu'il y a bien un lien fort et durable entre notre cerveau et notre estomac. Giulia arrive à très bien vulgariser la complexité malgré la jeunesse de ce domaine d'étude. On découvre l'impact des microbes dans notre estomac, sur notre perception de la nourriture et des maladies qu'ils développent. Elle nous donne une tonne d'informations avec humour et sans complexité, un vrai régal !

L'intestin notre deuxième cerveau

Dans cet ouvrage nous apprenons que nous avons cette faculté (plutôt rare dans le domaine animal) de pouvoir vomir. Seul les chats, chien, Homme, souris et quelques autres animaux, vomissent. Un cheval, s'il mange de l'herbe qui l'empoisonne, le simple fait de ne pas pouvoir vomir, sa digestion développera des toxines qui finiront par le tuer.

Le mal de mer expliqué

Giulia explique, comme un videur devant une boite de nuit, certaines enzymes savent que des "individus" toxiques entre dans le ventre. C'est seulement à partir d'une certaine quantité que les videurs disent "tout le monde dehors !" et nous avons le réflexe émétique.
Lorsque nous avons le mal des transports c'est simplement que nos enzymes envoient un message au cerveau pour dire que l'estomac n'a pas mangé quelque chose de bon. Notre corps sonne l'alerte empoisonnement alors que pour le coup, c'est un problème de perspective entre la vision et la sensation de se mouvoir.

La flore intestinale

L'auteur nous explique également que la "flore intestinale" n'est pas le bon terme. Dans le passé nous ne savions pas ce qu'était des bactéries alors on les a rangés dans les plantes (faune = animaux ; flore = végétaux). On ne parle plus de flore intestinale mais plutôt de microbiote et de microbiome.

Et c'est là que Giulia entre en jeu. Pour nous parler de ce qui sort de notre corps avec tout l'intérêt que porte un gastro-entérologue, l'auteur nous explique simplement qu'un gramme de caca correspond à des résidus génétiques de milliard de bactéries. Les bactéries sont beaucoup plus petites que nos cellules et c'est pourquoi nous avons plus de bactéries sur le corps que de cellules qui nous compose.

Est-ce grave ? Non car la Nature est très bien faite. Les bactéries et notre corps travaillent en symbiose, profitant des bénéfices de chacun pour continuer de vivre. Nous n'avons pas des bactéries uniquement dans le ventre mais bien partout sûr et dans le corps, idem dans les poumons alors que cela nous viendrait pas à l'esprit.

Les bactéries et notre corps

C'est dans l'intestin où se déroule le camp d'entraînement pour nos globules blancs. Elle explique très bien, dans ce foisonnement intense (plus de 1000 espèces différentes de bactérie vivent dans notre ventre) qu'elles doivent être capables de différencier une cellule du corps d'une cellule étrangère type scarlatine. En page 323, 60% des bactéries dans notre ventre sont encore inconnues ! Avis aux dossiers de recherche, il y a encore du pain sur la planche !

La compréhension du rôle de toutes ces bactéries apportera des connaissances majeures dans la guérison d'un nombre important de maladies et de cancers. Certaines bactéries ont des pouvoirs incroyables fonctionnant en symbiose avec notre système immunitaire. Par exemple, Helicobacter pylori nous protège du cancer du poumon. En effet, des tests prouvent que sans cette bactérie dans le ventre, le taux de cancer du poumon augmente de manière significative. Cependant, cette même bactérie est aussi responsable du cancer de l'estomac... Tu comprends mieux l'enjeux de comprendre leurs mécanismes.

Le ventre centre des décisions

Quel point commun entre un homme roulant à 100km/h et percute un platane, d'une femme qui se taille les veines dans un magasin avec une lame de rasoir et d'une souris qui se baigne dans l'urine de chat (les souris sont naturellement programmées pour éviter les odeurs de chat) ; la toxoplasmose contrôle notre esprit comme une manette contrôle voiture télécommandée.

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Cette bactérie a une vie assez incroyable car elle se reproduit dans le ventre du chat. Et une fois expulsée du chat, comment faire pour retourner dans le ventre d'un chat ? Il suffit d'attendre qu'une souris passe à côté d'une crotte de chat, la toxoplasmose va alors entrer dans le corps de la sourie. Ainsi, la bactérie va fabriquer des enzymes pour inhiber la peur de la souris sur ses récepteurs olfactifs. Enfin, la souris désinhibée (comme ma voisine au soir de Noël) va alors être moins attentive aux prédateurs. Une fois mangée par le chat, la toxoplasmose se retrouve bien au chaud dans le ventre du félin.

Lorsqu'un Homme a des toxoplasmoses dans le corps, il est prouvé que ce sont des hommes et des femmes qui prendront plus de risque (exemple de l'homme qui roule à 100km/h loupe le virage et s'écrase contre un platane). Et si la personne est suicidaire alors le passage à l'acte sera accompli plus rapidement... (exemple de la femme dans le magasin avec la lame de rasoir).

Les bactéries au centre de notre humeur

On vient de le voir, une toxoplasmose qui provoque au pire des cas l'équivalent d'un rhume peut avoir des conséquences plus dramatiques sur notre vie (je ne parle pas des femmes enceintes où la toxoplasmose a répercussion très grave sur le fœtus en développement). Les bactéries ont également un rôle sur notre humeur. Nous mangeons pour nourrir nos bactéries. Par conséquent, ce sont nos bactéries qui nous dictent ce que nous voulons manger. En page 87, le fait que notre estomac digère mal le le fructose, le sucre des fruits, peut induire des comportements dépressifs chez l'Homme.

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Penses-y avant de commencer un régime, votre régime va impacter une population de plusieurs milliards de bactéries. Si tu ne les nourris plus comme avant, elles ne vont pas être contentes, et vont pas t'aider à digérer correctement. C'est la raison pour laquelle un régime met du temps avant de voir des résultats. Car les bactéries s'adaptent constamment.

Les antibiotiques ce n'est pas automatique

Grâce à cet ouvrage j'ai saisi encore plus l'importance de ne pas utiliser d'antibiotique. Le médicament ravage également tout le microbiote (l'ensemble des bactéries). La meilleure défense ce sont les bactéries contre les bactéries. En effet, nous pouvons avoir des traitements "probiotique" ça signifie "apporter la vie". On ingère des micro-organismes pour prendre la place, battre, et aider les bactéries déjà présentent. De plus, nous pouvons avoir un traitement "prébiotique". Cela permet d'apporter les ressources énergétiques pour les bactéries en question. Bref, avec les avancées technologiques dans ce domaine, notre ventre n'a pas fini de nous surprendre !

Il était une fois la vie

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(clic sur l'image pour voir un épisode !)

Je recommande vivement ce livre pour tous les curieux. Notre ventre et ce qu'il referme a tant à nous apprendre. J'adore le style d'écriture, venant directement de "Il était une fois la vie", ce dessin animé que je regardais quand j'étais enfant. L'anthropomorphisation des bactéries, des cellules, a du bon pour nous aider à mieux comprendre les fonctionnements et les mécanismes sous-jacents. En fait l’organe estomac est comme le cerveau et les bactéries qui le composent sont comme les neurones de ce cerveau.

Dans le même esprit, la vie dans un monde minuscule, j'avais lu Sperm Wars : Les secrets de nos comportements amoureux. Il est question justement d'hormones, et notre comportement de séduction en est très souvent dicté par celles-ci. C'est incroyable comment le monde minuscule, agit, se défend, met en place des stratégies gagnantes en fonction du résultat voulu.

Défi un livre par mois : Deep Work

Défi un livre par mois : Deep Work

Nous voilà en 2018 et c'est parti pour un nouveau défi ! Alors oui je n'avais pas réussi mon dernier défi mais il y eut d'autres victoires. Dans le but de m'améliorer toujours un peu plus, une méthode est de persévérer en fournissant plus d'effort dans un domaine où l'on est déjà bon plutôt que de se forcer à améliorer une faiblesse. C'est pourquoi je choisi de lire, au minimum, un livre par mois. Chaque mois, chaque fin de livre, je ferai un résumé en prenant 2 ou 3 idées percutantes de l'ouvrage et je t'expliquerai le rapport avec mon utilisation/perception.

Pour ouvrir le bal, on m'a offert Deep Work à noël. Une grande source de plaisir et d'information sur un domaine que je connaissais mal. Ce livre parle de comment entrer dans une concentration profonde afin de fournir un travail d'exception. A vrai dire, je suis plutôt ravi que de façon non consciente, j'ai développé mes propres techniques de concentration optimale pour fournir un travail de qualité. Je l'ai précédemment expliqué dans ce billet. Voici en substrat de quoi traite ce livre.

La concentration, clé de la réussite

Selon Cal Newport, il existe 3 types de personnes qui réussissent dans la vie :

  1. les personnes qui ont la capacité à maîtriser rapidement les choses difficiles
  2. ceux qui sont (déjà) superstar dans leur domaine
  3. et les autres, ceux qui ont accès aux capitaux

Si tu ne fais pas parti des catégories 2 et 3 alors tu as la possibilité de rentrer dans la première catégorie. Pour pouvoir maîtriser un domaine que tu ne connais pas, il te faut deux choses : de l'attention et du temps. L'attention, plus elle est profonde, plus tu apprendras intensément/rapidement. Mais sans y consacrer du temps, malheureusement tu ne pourras pas apprendre grand-chose. En soi, nous sommes capables d'apprendre n'importe quel domaine. Même les plus complexes, à partir du moment où nous décidons nous-mêmes de se motiver pour cela et que nous y sommes confrontés. Cette citation de John Locke résume fort bien cet argument.

Chaque situation nouvelle, chaque problème à résoudre amène avec lui l'opportunité rare d'apprendre quelque chose de nouveau. - John Locke

La concentration dans le milieu professionnel

Le travail en profondeur est de plus en plus précieux, tout en se faisant de plus en plus rare. En effet, les entreprises ne mettent pas à disposition le cadre idéal pour une concentration profonde. D'une part, nous trouvons de plus en plus d'open office, le bruit et le passage ne favorisent pas du tout la concentration. D'autre part, il n'existe pas ou très peu de formation, d'aide, à l'obtention des compétences pour arriver à une concentration optimale. Les entreprises ne misent pas du tout sur l'amélioration des capacités de travail de leurs collaborateurs.

Le travail en profondeur est de plus en plus précieux, tout en se faisant de plus en plus rare.

C'est dommage, car l'entreprise perd une force majeure de ses travailleurs. Et ces individus n'ont pas l'efficacité rêvée et s'épuisent à la tâche, créant par la même occasion des troubles physiques et psychiques qui, de facto, augmente le nombre d'arrêt de travail. Ce qui est dommage est aussi une opportunité pour ceux, qui justement prennent conscience de cet état de fait, pour travailler de manière intensive et faire clairement la différence avec leurs collègues !

Comment améliorer sa concentration

Selon l'auteur il y a 2 composants essentiels ;

  • ton attention est centrée sur une habilité bien précise
  • recevoir un retour permet de se corriger rapidement

Focus

Pour le premier point cela signifie que tu ne dois pas avoir de distraction lors de ton travail. Pas du tout. Aujourd'hui, nous vivons dans l'ère des réseaux sociaux. Selon l'auteur, ce sont les meilleurs outils pour limiter gravement la production des travailleurs. Le fait d'être constamment sollicité ne permet en aucune manière de rentrer fermement dans une concentration intense. Il cite des méthodes de plusieurs personnes qui ont travaillé de manière intense. On voit le retrait dans une cabane dans la forêt, à un aller-retour New-York/Tokyo sans escale. La personne étant enfermée dans un avion pendant 16 heures n'avait pas accès aux notifications. Son mode de vie s'est résumé à travailler, manger, travailler, dormir, travailler... tu as compris.

Feedback

Pour le deuxième point, il explique que l'Homme a besoin de contact avec ses pairs. En effet, avoir un mentor permet d'avoir une source de critiques constructives de ses travaux et ainsi créer l'amélioration de ceux-ci. Il explique ainsi, qu'après une longue période de concentration il est tout à fait nécessaire de partager ses travaux pour prendre les conseils de son entourage. En effet, des savants comme Einstein, passait considérablement du temps enfermé dans leur bureau sans aucun contact externe. En revanche, Einstein entretenait beaucoup de lettres avec d'autres savants (les e-mails de l'époque quoi). Ainsi, il se montrait disponible avec ses pairs pour discuter de sa théorie. Le mixte des deux est un point fondamental à la réussite de ces hommes.

Une nouvelle vision de la motivation

Pour conclure, je me rends compte que la concentration profonde créer une expérience du travail. Et plus elle est profonde et plus elle nous touche au fond de nous. Ainsi, travailler de cette mesure donne du sens à ce que l'on fait. Je m'explique, M. Newport reprend les travaux de Winifred Gallagher (1) (notamment de son livre RAPT), dont sa théorie se résume ainsi : les choses qui sont importantes sont celles à qui l'on prête le plus d'attention. En somme, rien n'est important sauf les choses pour lesquelles elles le sont pour soi-même.

Et si on additionne avec la théorie de Mihaly (2) ; notre cerveau a besoin de défi. C'est-à-dire, l'expérience optimale passe dans la concentration intense (qui provoque un sentiment de profondeur). Il fait allusion à cette concentration, comme quand l'on voit un enfant hyper-concentré, qui ne répond pas quand on l'appelle.

1 +2 = bâtir sa vie professionnelle autour de l'expérience optimale générée par le travail en profondeur est la voie assurée vers la satisfaction profonde. Enfin, donner du sens à ce que l'on fait est beaucoup plus important que de choisir un métier en fonction de ses tâches.

Je te laisse méditer sur cette dernière phrase, dis-moi sur les réseaux sociaux ce que tu en penses de ce nouveau format. Si tu as des lectures à me proposer je suis preneur.

Objectif non accompli mais beaucoup d'autres réussites

Objectif non accompli mais beaucoup d'autres réussites

Le 5 mars dernier j'avais écris mes routines matinale. Le 5 mars c'était aussi le 65eme jour de l'année alors je m'étais lancé un défi : 300 jours pour courir 1000 km en cumulés.

Plusieurs contraintes

La plus grande contrainte a été physique. J'avais des douleurs au genou. En effet, au bout de 4 mois de course matinale, cumulant environ 16 km par semaine ça faisait un peu trop. D'autant plus que je ne suis pas un professionnel. Il suffit que ma position de course ne soit pas optimale pour que je me fasse mal durablement. Alors j'ai commencé à ralentir les sorties.

Deuxième contrainte, n'est pas des moindres car il s'agit de la famille. Je m'occupe de ma petite tous les matins et elle s'est levée plus tôt en été. Certainement les rayons du soleil y sont pour quelque chose. Le jour se lève plus tôt précipitant le réveil contrairement au noir total que confère la saison hivernale. Par conséquent j'ai dû réduire la durée de ma routine matinale. Autre fait, en septembre, les jours raccourcissent, mais elle avait gardé le rythme de se lever tôt... Et puis elle se réveille la nuit, parfois je me lève trois ou quatre fois. Heureusement que ce n'est pas systématique, mais il suffit d'avoir une nuit agitée pour gratter des précieuses minutes le matin au lieu de se lever pour faire sa routine.

Pour conclure, j'aurais dû me lever une heure plus tôt encore. C'est-à-dire vers les 4h30 tous les matins pour continuer mon objectif. Mais les journées seraient devenues beaucoup trop longues sans possibilité de faire une sieste. Et puis si je me lève à 4h30 cela signifie que je me coucherais encore plus tôt vers les 21h30. Et le soir, le temps est consacré pour le couple, se coucher si tôt n'est bénéfique pour personne.

Des opportunités

En y repensant, je me suis demandé qu'est-ce que j'ai fait à hauteur de 1000. En 300 jours ai-je bu 1000 cafés ? Ai-je mangé 1000 pépito chocolat noir ? Non plus. J'aurais dû me fixer un objectif de lire 1000 pages, car je l'aurai explosé !

J'ai lu depuis début mars jusqu'à ce jour (28 décembre) :

En regardant la liste je m'aperçois que mon historique de lecture en dit long sur mes préoccupations personnelles. Si les liseuses seraient capables de lire ce que tu lis, alors elles en sauraient beaucoup plus sur toi !

Lorsque l'on avance, on se heurte à des obstacles. Ces obstacles sont toujours différents, et demande un lot de concentration, de réflexion sur les mesures à prendre pour continuer à progresser. Je n'ai pas réussi à faire mes 1000 kilomètres et pourtant c'était un objectif audacieux et dans mes cordes. Je ne le considère pas comme une "défaite" mais plutôt comme un tremplin qui m'a donné le temps et l'envie de lire toujours plus. Car là quand je regarde ma pile de livre en attente de lecture...

D'ailleurs si tu veux un article sur une de mes lectures, ou si tu as des lectures à me proposer n'hésite pas à m'en faire part sur les réseaux sociaux.

 

La transréalité et l'égo-système ; conflit générationnel

La transréalité et l'égo-système ; conflit générationnel

Suite à l'annonce du ministre de l'éducation nationale de vouloir supprimer les téléphones portables des élèves en classe, je me suis posé la question de quel est le rôle du smartphone chez les jeunes. 80% des élèves ont un smartphone, cet appareil fait partie de notre vie quotidienne, voire considéré comme un prolongement de soi (cf. Petite Poucette de Michel Serres). Alors c'est vrai j'avais déjà écrit un long discours en deux parties (1 et 2) sur ma vision de l'école. Mais je voudrais rajouter une couche sur le clash générationnel qui nous vivons.

Nous sommes dans la transréalité

Ce néologisme vient tout de droit de Vincent Cespedès. Entre d'autres termes c'est le mixe de la réalité et du virtuel. Tout d'abord, nos préoccupations ont un niveau identique qu'elles soient virtuelles ou réelles. En ce moment je discute avec plusieurs personnes en même temps sur plusieurs réseaux sociaux. Je le sais constamment, et si je reçois un message je vais analyser très rapidement (presque instinctivement) si cela nécessite une réponse de ma part immédiate ou s'il/elle peut attendre.

Nous avons adopté une nouvelle position physique pour entrer en transréalité. Penché sur son téléphone nous sommes à la fois dans le réel ici et maintenant et également dans le virtuel.

Un outil transréel : snapchat

Tout d'abord, pourquoi snapchat n'est pas utilisé par les plus de 30 ans ? C'est symptomatique du conflit générationnel. Principalement, parce que l'application n'a pas de mode d'emploi quant au fonctionnement et de l'utilisation. Pour le fonctionnement on repassera car Snapchat utilise beaucoup d'intelligence artificielle !

snapchat-vision

Le mode d'emploi ? Une vidéo explicative de 10 secondes. Ensuite nous sommes dans le bain, directement, pas de leçon avec un contrôle. Nous sommes donc obligés de tester, se tromper fait partie du processus d'apprentissage et ainsi nous prenons possession de l'outil. En plus on peut partager nos découvertes avec les autres ! Ce qui est, pour la génération X, en contradiction avec leurs valeurs. Se tromper est synonyme d'échec, en plus on ne m'a pas expliqué correctement alors "j'y comprends rien".

Et puis ce format se détruit dans 24 heures ! Alors que l'ancienne génération y verrait une frustration d'avoir passé autant de temps pour communiquer quelque chose. Les jeunes eux, n'en donne peu d'importance. Le plus important c'est de faire vivre une expérience. Pour faire encore plus simple :

Support Message Expérience reçue
Ancienne génération SMS Je m'ennuie provoque de la pitié
Nouvelle génération Snapchat Je m'ennuie et je crée des copains virtuels fait sourire

C’était mon principal frein de l’école : pourquoi je n’aimais pas apprendre ? Alors que j'étais très curieux et j'apprenais plein de choses qui n'étaient pas enseignées à l'école. Pour la simple raison que j’allais avoir un contrôle sur cette matière. Et surtout avoir la correction deux semaines après !

Se tromper est la meilleure forme d'apprentissage

La correction fait partie du système d'apprentissage. Si on me donne la correction et qu'on enchaîne avec une nouvelle leçon, donc clairement on se moque de ce que tu as appris. Seule la note du contrôle compte, la correction est par conséquent une perte de temps sur le programme. Le contrôle était toujours vécu comme une tranchante sanction, la correction, une façon de remuer le couteau dans la plaie.

L'échec est seulement l'opportunité de recommencer de façon plus intelligente - Henri Ford

Pour revenir au réseau social qui lui est instantané, il permet de mélanger le virtuel dans le réel. La réalité augmentée est prépondérante et c'est ce qui fait l'un des succès de l'application. Je parlerais peut-être dans un autre article, le fait qu'ils ont séparé le "social" du "média", qui pour moi, est potentiellement une révolution en matière de communication digitale.

Pourquoi j'ai eu mon premier téléphone à 12 ans

Le téléphone mobile coûtait cher, les communications (pour pouvoir l'utiliser) aussi. Mes parents étaient d'accord pour que je prenne l'ancien téléphone de ma soeur (8 ans de plus que moi) car c'était un gage de sécurité. J'étais joignable à tout moment, la frontière communicative a disparu dès cet instant. Par sécurité, par prévention et non par utilisation, les enfants en ont tous été équipé. Aujourd'hui avoir un téléphone est nécessaire, tant le lien avec nos proches est puissant.

Nokia-3310
Le plus beau cadeau de noël de toute ma vie

A l'école

A la création de l'école, le professeur était celui qui savait. Il se tenait debout, d'autorité, et le pouvoir par le savoir. Les élèves étaient donc soumis aux professeurs. Aujourd'hui les élèves ont le pouvoir d'ubiquité grâce à ce "prolongement". Les professeurs doivent donc, utiliser l'augmentation cognitif de leurs élèves en classe.

L'école a été créé pour préparer les enfants pour le futur. Nous vivons dans un environnement changeant, la technologie est présente, nous sommes dans un monde transreel.

Ne pas évoluer = confiscation

En effet, retirer le téléphone c'est une manière de scléroser l'enseignement. Pour moi, cela signifie, l'école est comme au XIXème siècle et elle n'évolue pas.  Les élèves ne sont pas les mêmes, le degré de connaissance non plus. Le problème de concentration dont souffre les enfants peut être résolu par d'autres méthodes. Moi le premier, dans une conférence je vais regarder mon téléphone si la personne qui parle n'est pas intéressante.

C'est un peu le même discours que j'avais écrit concernant les entreprises qui ne s'adaptent pas aux millénials.

L'école du futur n'aura peut-être plus de professeur. Comme le souligne Dr Laurent Alexandre, le Montessori du XXIème siècle sera la combinaison entre le Smartphone + un orateur + plateforme.

L'égo-système

Pourquoi les jeunes partagent-ils autant de vidéos inutiles, sans aucun sens ? Pour Vincent Cespédes, nous digérons la vie chacun à notre rythme et à notre manière. Lorsque nous sommes confrontés à des situations drôles, dangereuses, choquantes, nous devons les encaisser.

Nous avions vu dans cet article, la conscience de soi passe par l'image que les autres ont de nous. Le fait de partager des images, vidéos, articles, permettent de donner de l'information à une autre personne. Les humains ont besoin de savoir ce que les autres pensent d'eux. En d'autres termes, le fait de partager une vidéo débile, signifie "je pense à toi, qu'est-ce que tu penses de moi maintenant ?".

Et puis on peut toujours se dire que les algorithmes nous emmènent parfois n'importe où. Dernièrement, je me suis retrouvé en face de cette vidéo alors que la vidéo précédente était CNN traitant de la montée du Bitcoin !

Et mieux comprendre ce phénomène à part entière je te suggère cet article : "Pourquoi une soirée entre potes se termine souvent devant des vidéos bizarres".

Source

 

Miracle morning : le bilan des 365 premiers jours

Miracle morning : le bilan des 365 premiers jours

Le 1er jour

Le 13 novembre 2016, je me suis levé à 5h30 avec un sentiment moitié schizophrénique. C'était un dimanche, une voix me disait "mais il est beaucoup trop tôt pour se lever !" et une autre voix me disait "s'est en faisant des choses extraordinaires que tu deviendras quelqu'un d'extraordinaire !".

Alors j'ai enfilé mes baskets. Dans l'ascenseur la lumière était trop forte alors j'ai mis ma capuche et j'ai senti le froid extérieur m'envahir le corps. Difficilement j'ai enchaîné les pas, mais surpris, je n'avais pas si froid que ça. Ensuite j'ai fait ma séance de méditation, et écris mon ressenti. Après, j'ai fait ma visualisation (d'ailleurs je me rappelle que je visualisais le fait de me lever tôt pour les prochains jours !) et enfin, j'ai terminé par mes affirmations positives. Ce fut le premier jour d'une longue série de Miracle Morning. Cette fin d'année 2016 avait été difficile professionnellement. L'activité physique le matin permettait de me surpasser chaque jour. Et puis les séances de méditation m'ont permis de me recentrer et calmer mes idées, mes pensées. A elles seules, ces deux activités, ont été d'un grand bénéfice pour ma santé mentale.

365 jours plus tard

En début d'année et lors de ma reconversion professionnelle, les affirmations positives ainsi que la visualisation m'ont permis de voir et de créer ce que je fais aujourd'hui. Se recentrer, écouter son égo, voir l'égo des autres, essayer de comprendre ce que je veux vraiment, ont été des éléments de compréhension essentiels. Et j'y pense encore tous les jours.

D'ailleurs, lors de mes interventions orales, je parle souvent de l'Ikigai : l'art de mêler sa passion, sa/ses mission(s), sa vocation et son métier.

ikigai

J'ai été assidu pendant 3 mois complet sans arrêt. Et puis j'ai commencé à avoir des douleurs au genou droit. En effet, courir 3-4-5 kilomètres par jour n'a pas été sans séquelle pour moi. Cumuler 20 à 35 kilomètres par semaine ce n'est pas rien ! D'ailleurs je m'étais donné l'objectif de courir 1000 kilomètres en cumulé d'ici cette fin décembre. Je peux déjà affirmer que je n'y arriverai pas. En revanche j'ai maintenu la méditation et la visualisation.

Cependant ma fille grandie et son rythme change et n'est pas d'une routine pure (elle se réveille la nuit, ou le matin plus tôt que d'habitude etc.). Par conséquent, mon rythme a été touché tel un dommage collatéral. Sur cette fin d'année, je ne fais plus d'activité sportive quotidienne (1 fois par semaine dans le meilleur des cas), 2-3 méditations et écritures par semaine. Les activités qui sont restées quotidiennes sont la lecture, la visualisation et les affirmations positives.

Points positifs

Au lieu de me donner comme objectif 1000 kilomètres, j'aurais dû faire l'objectif de lire 2000 pages ! Car là j'ai battu le record de lecture cette année ! J'ai lu pas moins de 10 ouvrages (270 pages en moyenne) sans compter les nombreux blogs et lecture quotidienne. Ça ne fait pas de moi un grand lecteur (au-delà de 20 livres par mois), mais en rapport avec mon nombre de livres lu les années précédentes, je suis plutôt fier de moi ! J'ai envie de lire d'avantage tous les jours !

Pour la suite

Le fait d'entamer ce genre de pratique, de changer ses habitudes, d'essayer de nouveau rythme permet d'ouvrir son esprit sur d'autre sujet. Par exemple, j'ai cette chance de pouvoir me faire à manger tous les midis. Alors je varie les menus, je mange des légumes de saison et mes parts sont équilibrées entre la viande, légume, féculent. J'ai totalement arrêté de fumer et je sais que je ne pourrais pas replonger. Les habitudes sont comme des muscles, si nous les entretenons ils deviennent de plus en plus faciles de continuer. Si nous arrêtons l'entraînement, les habitudes s'arrêtent et il est très difficile de repartir.

Aujourd'hui mon rythme a changé, et il va continuer de changer, le but s'est d'être en accord avec soi et de s'adapter aux situations. Jusqu'ici tout va bien pour moi.

Pourquoi je hais les banques

Pourquoi je hais les banques

En fait, mon inspiration pour cet article provient de mon expérience avec les banques. Les banques révèlent le pire de plusieurs mondes et les font ressortir.

Bien sûr, tu peux haïr les banques pour de très bonnes raisons. Comme le fait qu'elles sont des sociétés prédatrices qui provoquent des crises financières gigantesques et la misère. Quand tu sais que le nombre d’opérations est “limitée” à la nanoseconde... c’est-à-dire qu’elles ont le droit jusqu’à 1 milliard d’opérations à la seconde (trading). Ou qu'elles volent aux pauvres pour donner aux riches. Ce sont d'excellentes raisons de détester les banques que je n'ai pas l'intention de nier. Mais ce sont des raisons plutôt abstraites. Ma haine provient de problèmes quotidiens beaucoup plus concrets…

Chaque fois que j’ai besoin (et je trouve que j’en ai souvent besoin), comme lorsqu'elles bloquent ma carte de crédit sans raison valable, c'est la pire expérience possible. C’est long, inefficace et aliénant. Je me sens énervé et stupide en même temps.

Je suis convaincu que l'expérience s'est bien aggravée avec le temps. Ce n'est pas que les gens aient tous aimé leurs banques dans les années 50, mais au moins leurs banques avaient un visage. Un agent qu'ils connaissaient et qui les connaissaient. Un être humain qui était habilité à résoudre au moins certains de leurs problèmes.
La raison paradoxale pour laquelle les banques offrent maintenant la pire expérience possible c’est qu'elles ont traversé une transformation numérique partielle et organisationnelle. Donc, aujourd'hui, elles combinent le pire de l'ancien monde avec le pire du nouveau monde.

La pire expérience possible

Tu as déjà essayé d'obtenir un prêt ou ouvrir un compte professionnel ? Ou simplement retirer une somme importante (enfin demander des grosses coupures) ? Ou alors récupérer ton argent sur un compte de placement ?

D'abord, tu dois prendre un rendez-vous, ce qui est une épreuve en soi ! Car soit tu dois appeler et attendre 15 minutes avec une musique débilitante qui semble conçue pour t’énerver. Qu'est-ce que Vivaldi penserait s'il savait comment sa musique est utilisée de nos jours ? Tu me diras, moi je vais au guichet, alors tu fais la queue juste pour prendre rendez-vous. Si tu veux prendre rendez-vous dans ta banque où tu as déjà un compte alors elle possède sans doute une application. Wow. Sinon, il est rarement possible de le faire en ligne ! J'ai écris à mon conseiller pour faire une opération sur mon compte j'ai reçu un mail automatique disant qu'il était en vacance. C'est super de savoir qu'il est en vacance et du coup tu dois attendre qu'il fasse sa vie ? Pour une institution qui pratique des AGIOS à la journée c'est quand même dégueulasse de laisser son client attendre 10 jours que M. André revienne des Bahamas...

Des frais pour un service compliqué

Aller en ligne est généralement un cauchemar car les sites bancaires semblent avoir été conçus par des ingénieurs sadiques qui veulent te punir pour un travail qu'ils détestent. La conception est tout sauf intuitive. Il est difficile de trouver l'information dont tu as besoin. Il y a beaucoup de mots de passe. Ou mieux encore, ils t’ont fourni un périphérique spécial pour générer des codes de sécurité, comme HSBC Secure Key. Si tu le perds, tu ne peux pas te connecter. Bonne chance si tu as besoin d’obtenir une info !

La sécurité avant tout !

Des problèmes de sécurité seront généralement avancés pour justifier le manque total de transparence. C'est HORRIBLE, donc il faut que ça soit SECURE. Peut-être que certaines personnes pensent que c'est sécurisé quand c'est particulièrement horrible. En effet, c’est peut-être la raison pour laquelle peu de clients se plaignent réellement. La «sécurité» voilà pourquoi tu ne peux pas tout faire en ligne. Ils vous combineront le téléphone, l'ordinateur et le courrier postal. Personnellement, la plupart des courriers postaux que je reçois aujourd'hui proviennent des banques (en plus je paie quand c’est une lettre de rappel !).

Mais pire, par exemple, si tu fais un transfert en ligne avec ton ordinateur tu as besoin de ton téléphone ou d’une carte chiffrée. Non seulement ce n’est pas simple mais en plus ils prennent des frais sur le change (entre devises) pourquoi ?! Et si tu dois changer ton numéro de téléphone... tu dois attendre qu'ils t’envoient un code d'activation par courrier !

Véritable exemple chez BNP :
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Les employés de la banque ne t’aideront pas

Depuis plusieurs années je suis mécontent du service bancaire. Véritablement, le service client est tellement détestable que ça soit à la BNP, Caisse d’Epargne ou autres. Et c’est aussi pour cette raison que je me suis décidé à écrire cet article. Jusqu’à quelques jours j’ai été client dans 4 banques différentes. J’ai fait le calcul, en 10 ans j’ai vu en moyenne 4 conseillers différents par banque. Au total 40 conseillers/res ont débuté une relation commerciale avec moi. Pourtant seulement 2 ou 3 conseillers/res m’ont donné une belle image de leur succursale. De plus, l'expérience bancaire a cette couche supplémentaire de méchanceté, car les employés de la banque peuvent souvent être grossiers ou arrogants (notamment au téléphone).

Maintenant que j'ai vécu à la frontière Suisse pendant près de 6 ans, je peux dire que les employés de banque ont tendance à être plus gentils en Suisse qu'en France. Mais j'ai trouvé que l'expérience générale n'était que légèrement meilleure parce que les employés des banques sont aussi inefficaces et impuissants que ceux de France. Cela m'a conduit à réfléchir sur les raisons.

Certains employés du Crédit Mutuel ont peur d'être remplacé par des bots. Si seulement les bots étaient de l'intelligence artificielle bien rodées qui permettraient de les remplacer... Ce n'est pas encore le cas mais vous allez y passer.

Les raisons de ma haine

  1. Les banques sont des organisations “fordiste”. Dans une recherche d'efficacité accrue, elles ont centralisé beaucoup de leurs activités. Dans le but de réduire les coûts.
  2. Elles ont embauché des employés moins qualifiés (souvent plus jeunes). Par conséquent, ces employés n'ont pas le statut et l'autorité de leurs prédécesseurs. Ils ne sont pas seulement moins payés, ils ne sont pas non plus habilités à en faire autant. Même s’ils sont véritablement compétents et bien intentionnés ( j’en n’ai aucun doute), ils ne sont pas habilitées à t’aider. Car ils dépendent des services centralisés : "Permettez-moi de vous répondre, je dois transmettre votre demande à l'équipe dédiée".

Les banques sont des organisations bureaucratiques qui sont devenues encore plus bureaucratiques après la réorganisation de leurs services !

  1. Lorsque les employés et les utilisateurs (clients) éprouvent de la douleur, la bureaucratie devient la “bureau-pathologie”. D’une part, étant donné l'écart est de plus en plus large entre les employés et les attentes des utilisateurs, et d’autre part, le modèle organisationnel bureaucratique est perçu comme encore plus «pathologique». Ainsi, cela crée un sentiment d'aliénation qui vide le travail de sa signification.

Finalement, pour toutes ces raisons, il y a un turnover important (les employés partent). En tant que client, comme je l’ai dit précédemment, tu es rarement servi par le même employé pendant une longue période. Cela rend la continuité du service client instable. Tu dois souvent expliquer les choses encore et encore. A l’évidence, rend-toi compte que la majeure partie des banques sont fermées le lundi ! Nous sommes en 2017, elles ouvrent à 9h sont fermées pour la pause déjeuné et elles ferment à 17h30... Dans ces conditions, nous ressentons ce sentiment aliénant d'être juste un numéro anonymisé écrasé dans un rouage rouillé.

Lorsque le numérique rend le service encore pire

Plutôt que de rendre les choses plus faciles, les outils numériques rendent toute l'expérience pire parce que tu ne peux pas tout faire en ligne. Le design est à revoir et puis de toute façon tu auras besoin de la Poste ou du téléphone. Alors pourquoi ne pas tout faire via la Poste dans ce cas ? Paradoxalement, si tu veux aller plus vite en allant directement à ta succursale, ils te demanderont de remplir un formulaire en ligne. En règle générale, le numérique ne te sauvera pas. Souvent parce que tu dois remplir des formulaires en ligne et hors ligne.

Tu peux aussi lire cet article où j’explique que les banques sont en train de vivre leur moment “kodak”. Cette société américaine qui a fait faillite car elle n’a pas su prendre la bonne décision concernant l’innovation de la photo numérique (dont elle avait fait la découverte !).

Ressources informatiques mal maîtrisées

Après de longues recherchent, très peu de banques ont résolu leur problème de patrimoine informatique. Les systèmes hérités, développés et mis en place il y a plus de 20 ans, ont été au coeur de la transmission des paiements, du traitement des transactions bancaires et de la gestion des comptes. Les banques dépensent 80% de leur budget informatique pour maintenir (ou améliorer) leur base informatique existante. Donc tout cela laisse très peu de progrès stratégique à long terme. Comme la plupart des cadres considèrent l'informatique comme un « coût », ils veulent naturellement « réduire » ces coûts. Par conséquent, les ressources en IT ont été « externalisées ». Enfin, cela a été un désastre pour les banques parce que les attentes des consommateurs ont changé rapidement.

Des nouvelles banques dans la danse

L'héritage informatique est une très bonne explication. Cependant, pour avoir ouvert un compte chez Revolut et N26, ils proposent tout de même un service à la hauteur de mes attentes. J’en conviens Revolut n’est pas une banque à proprement parlé mais plus d’un portefeuille, dans lequel tout frais de change est aboli. La carte est gratuite également.

Pour N26, comme indiqué sur leur site, la création d’un compte prend 8 minutes et une vérification via un opérateur en appel visio prend 8 minutes de plus. Les formulaires sont en ligne, une question ? Il y a une FAQ sinon il y a un chat ou bien twitter. En 16 minutes j’ai ouvert un compte sans prise de rendez-vous, sans me déplacer. D’ailleurs j’ai posé 3 questions. Deux répondues instantanément et une autre sur Twitter qui a pris 12 minutes. Je reçois une notification sur mon portable pour toutes transactions. Je suis alerté instantanément quand je reçois de l’argent et quand je paie. Ai-je besoin d’autre chose ?

Tout est une question de contrastes

Ce qui rend l'expérience bancaire si grave, c'est qu'elles mettent en évidence de forts contrastes. Ces contrastes les rendent insupportables. Le contraste entre un monde où tout est plus flexible et la rigidité ancienne d'une banque. Avant nous avions une seule banque avec le salaire du couple et les crédits. Aujourd’hui nous avons plusieurs comptes dans plusieurs banques (mon crédit étudiant ici, mon compte de naissance par-là, des placements autre part etc.).
Alors que les banques essaient depuis 20 ans de rajeunir leur image et de montrer que les agents n’ont pas les “dents longues”. Pourtant, avec la multibancarisation et le besoin d’avoir un lien humain et personnalisé sont des aspects primordiaux à prendre en compte aujourd’hui.
Et puis qu’est-ce qui nous fait rester ? Je veux un crédit immobilier ou un prêt conso ? Je peux demander dans n’importe quelle banque. Alors oui je te hais.

 

Crédit photo article : Fuze

Quel est le sens de la vie dans un monde sans travail

Quel est le sens de la vie dans un monde sans travail

Ce billet fait lien et suite de celui-ci.

La plupart des emplois qui existent aujourd'hui pourraient disparaître dans quelques décennies. En effet, l’intelligence artificielle (IA) surpasse les humains dans plus en plus de tâches. Elle remplacera l’Homme dans plus en plus d’emplois. Beaucoup de nouvelles professions sont susceptibles d'apparaître, prenons pour exemple : designer de monde virtuel. Mais ces professions exigeront probablement plus créativité et de flexibilité. On ne sait pas si à 40 ans, un ex-chauffeur de taxi au chômage ou ex-conseiller en assurance sera en mesure de se réinventer en tant que concepteurs de mondes virtuels. D'ailleurs j'essaie d'imaginer un monde virtuel créé par un conseiller en assurance ! Et même si l'ex-conseiller en assurance fait la transition en concepteur de monde virtuel, le rythme des progrès est tel qu'une dizaine années suffira par le rendre obsolète. Dès lors il devra encore une fois, se réinventer.

L'intelligence artificielle va créer une nouvelle classe sociétale

Le problème crucial n’est pas de créer des nouveaux emplois. Le problème crucial est de créer des nouveaux emplois dont les humains réussissent mieux que les algorithmes. Par conséquent, d'ici 2050, une nouvelle catégorie de personnes pourrait émerger - la classe inutile. Les gens qui ne sont pas seulement au chômage, mais “inemployables”.

La même technologie qui rend l'homme inutile, pourrait aussi soutenir des masses inemployables par un certain système de revenu de base universel. Le vrai problème serait alors de garder les masses occupées et heureuses. Les gens doivent se livrer à des activités utiles, sinon ils deviendront fous. Alors, que ferait la classe inutile de toute leur journée ?

Nous menons une vie comme un jeu vidéo

Une réponse pourrait être les jeux vidéos. Sur le plan économique les personnes licenciées pourraient passer une quantité croissante de temps dans des mondes de réalité virtuelle. Ce qui leur donnerait beaucoup plus d'excitation et d'engagement émotionnel que le « monde réel ». Ceci, en fait, est une solution très ancienne. Depuis des milliers d'années, des milliards de personnes ont trouvé un sens à jouer à des jeux de réalité virtuelle. Dans le passé, nous avons appelé ces jeux de réalité virtuelle « religions ».

Qu'est-ce qu'une religion, sinon un grand jeu de réalité virtuelle joué par des millions de gens ? Les religions inventent des lois imaginaires, tels que « ne pas avoir de relations sexuelles avec une personne de même sexe », « ne pas manger de porc », « répéter les mêmes prières un certain nombre de fois par jour », et ainsi de suite. Ces lois existent que dans l'imagination humaine. Aucune loi naturelle exige la répétition de formules magiques, et aucune loi naturelle interdit l’homosexualité ni de manger du porc. Les croyants passent leur vie en essayant de gagner des points dans leur jeu. Si vous priez tous les jours, vous obtenez des points. A l'inverse, si vous oubliez de prier, vous perdez des points. Si la fin de votre vie, vous gagnez assez de points, vous allez au prochain niveau du jeu (c’est-à-dire le paradis).

La réalité virtuelle n'a pas la forme que l'on imagine

Comme les religions nous montrent, la réalité virtuelle n'a pas besoin d'être enfermée dans une boîte isolée. Au contraire, il peut se superposer à la réalité physique. Dans le passé, cela a été fait avec l'imagination et des livres sacrés. Au 21ème siècle il peut être fait avec les smartphones.

L’année dernière j’ai chassé des Pokémon avec ma fiancée. Alors que nous marchions dans la rue, je regardais mon smartphone, ce qui m’a permis de repérer les Pokémon tout autour de nous. Elle ne voyait pas de Pokémon du tout, parce qu’elle n’avait pas (encore) téléchargé l’application. Ensuite, nous sommes allés au parc, il y avait des dizaines et des dizaines de personnes qui “chassaient”. J’ai trouvé une grande similitude avec la situation conflictuelle dans la ville sainte de Jérusalem. Quand vous regardez la réalité objective de Jérusalem, tout ce que vous voyez ce sont des pierres et des bâtiments. Il n'y a aucune “sainteté” nulle part. Mais quand vous regardez à travers le moyen de “smart-book” (tels que la Bible et le Coran), vous voyez partout des lieux saints et des anges.

L'idée de trouver un sens à la vie en jouant à des jeux de réalité virtuelle est évidemment commun non seulement aux religions, et aussi aux idéologies laïques. Le consumérisme est aussi un jeu de réalité virtuelle. Vous gagnez des points en acquérant de nouvelles voitures, en achetant des marques ou de prendre des vacances à l'étranger. Si vous avez plus de points que tout le monde, vous vous dites que vous avez gagné le jeu. Peut être que le succès des réseaux sociaux en est pour quelque chose. Nous aimons dévoiler nos points gagnés, nos voyages, notre vie (pourvu qu’elle soit meilleure que la tienne).

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Nos pensées dictent notre sens de la vie

On peut objecter que les gens aiment vraiment leurs voitures et les vacances. C'est certainement vrai. Et les religieux apprécient vraiment la prière, les cérémonies, et j’ai vraiment aimé la chasse aux Pokémon. En fin de compte, l'action réelle prend toujours place à l'intérieur du cerveau humain. Est-ce important que les neurones soient stimulés en observant des pixels sur un écran d'ordinateur, en regardant dehors par la fenêtre d'une station balnéaire caribéenne ou en voyant le ciel dans les yeux de l'esprit ? Dans tous les cas, le sens que nous attribuons à ce que nous voyons est généré par notre propre esprit. Il est pas vraiment « là-bas ». Notre vie est transréel.

"Aux meilleurs de nos connaissances scientifiques, la vie humaine n'a pas de sens." - Ludo Louis dans un bar en juillet 2011 vers 2h14

La puissance de la suggestion

Selon Bernard Michel Boissier, le cerveau n’apprend pas et ne prend pas de décision. Ce qui fait de lui, cette machine extraordinaire est la suggestion. Cette voix qui parle au fond de nous fait fonctionner tout son potentiel. Le sens de la vie est toujours une histoire fictive créée par nous les humains.

Si vous avez à la maison un fils adolescent qui aime les jeux vidéos, vous pouvez effectuer votre propre expérience. Lui fournir une subvention minimum de Coca-Cola et de pizza, puis supprimer toutes les demandes de faire ses devoirs et toute supervision parentale. Le résultat probable est qu'il restera dans sa chambre pendant des jours, collé à l'écran. Il ne fera aucun travail ni le ménage, n'ira pas à l'école, sautera les repas, les douches et le sommeil. Pourtant, il est peu probable qu’il souffre d'ennui ou d’un sentiment d'inutilité. Du moins pas à court terme. Et la suggestion, précédemment citée, lui dira que sa vie n'a peut-être pas plus de sens d'être devant cet écran.

D'où les réalités virtuelles risquent d'être la clé pour donner un sens à la classe inutile du monde après le travail. Peut-être que ces réalités virtuelles seront générées à l'intérieur des ordinateurs. Probablement qu'ils seront générés en dehors des ordinateurs, sous la forme de nouvelles religions et idéologies. Eventuellement, ce sera une combinaison des deux. Les possibilités sont infinies et personne ne sait.

La fin du travail ne signifie pas disparition du sens de la vie

Dans tous les cas, la fin du travail ne signifie pas nécessairement la fin du sens de la vie, parce que le sens de la vie est généré par l'imaginaire. Le travail est essentiel pour avoir un sens de la vie uniquement selon certaines idéologies et modes de vie. L’Angleterre du XVIIIe siècle, les écuyers, les juifs ultra-orthodoxes actuels, et les enfants dans toutes les cultures et les époques ont trouvé beaucoup d'intérêt ainsi qu’un sens à la vie sans même travailler. Les gens en 2050 seront probablement en mesure de jouer des jeux plus profonds et de construire des mondes virtuels plus complexes que dans aucune autre époque de l'histoire.

Mais qu'en est-il de la vérité ? Qu'en est-il de la réalité ? Est-ce que nous voulons vraiment vivre dans un monde où des milliards de personnes sont plongées dans des fantasmes, poursuivant des objectifs à faire semblant et obéir aux lois imaginaires ? Eh bien, que cela plaise ou non, c'est le monde où nous vivons depuis des milliers d'années déjà.

Pas évident de garder le rythme

Pas évident de garder le rythme

Un petit point sur le Miracle Morning commencé le 13 novembre 2016. Cela fait 5 mois jour pour jour que j'ai commencé. Selon l'auteur il ne faut pas faire de faux écart durant 30 jours. Ce que j'avais totalement réussi. Mais ce n'est pas suffisant, notre rythme est encore plus difficile à changer que n'importe quelle addiction à soigner. En effet le meilleur moyen de changer d'habitude est d'en créer de nouvelle. Encore faut-il que ton cerveau sache que c'est une nouvelle habitude et non pas un délire passager !

Rythme musical

Garder le rythme c'est garder la même fréquence constamment. Avons-nous des vies robotisées ? Comme dans ce billet, je mentionnais le fait que je n'aimais pas avoir de routine. Difficile de garder un rythme quand on est comme ça.

Réveil ⏰ à 5h45

Hier j'ai remarqué que la difficulté de se lever se résumait à uniquement quelques secondes. De la position allongé à la position debout voilà où réside toute la difficulté. Pourtant cette action ne nécessite pas d'effort intense pendant une longue durée. C'est un effort mais uniquement de quelques secondes.
Il est difficile de se lever tôt car l'effort n'est pas physique. Comme je viens de l'expliquer se déplacer d'une position à l'autre n'est en rien atroce. En revanche les barrières mentales, elles, arrivent à bloquer le corps entier et le laisser léthargique.

Créer un instant magique

J'ai fini par me lever, brosser les dents, enfiler un survêtement et mes baskets. J'ai décidé de changer de parcours. J'en ai marre de faire le même trajet et de courir autour d'un terrain d'athlétisme. Je vais aller dans une direction que je ne prends jamais.
Je me retrouve à l'entrée d'une forêt, un nouveau lieu. J'étais accompagné par des chants de centaines d'oiseaux. L'instant était magique. Les instants sont souvent forts lorsque c'est l'aube.
Il n'y a personne, tu sens l'énergie de la nature se réveiller. Tu vois l'évaporation lente et fumeuse qui se dégage d'un champs. La fuite de la lune rattrapée par le soleil.
Je découvre une rivière, je m'y assoit, écoute l'eau ruisseler mélangé par le fond continu des chants d'oiseaux que peuple cette forêt. Voilà un rythme qui me convient. Je prends le temps de respirer profondément et d'entendre les pulsations de mon coeur diminuer, apaisé.

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Bonjour #nofilter #nature #river #running #beautifulplace

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Généralement c'est parce que tu passes une nuit blanche que tu vois le soleil se lever. Peut-être que c'est ça ma nouvelle définition de la maturité : se lever assez tôt pour voir le soleil se lever. 
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Je suis revenu à pied, apaisé, et la forte envie de faire découvrir ce nouveau lieu à celles que j'aime.