virtual reality

Quel est le sens de la vie dans un monde sans travail

La plupart des emplois qui existent aujourd’hui pourraient disparaître dans quelques décennies. Comme l’intelligence artificielle surpasse les humains dans plus en plus de tâches, elle remplacera l’homme dans plus en plus d’emplois. Beaucoup de nouvelles professions sont susceptibles d’apparaître : designer de monde virtuel, par exemple. Mais ces professions exigeront probablement plus créativité et de flexibilité. On ne sait pas si a 40 ans un ex-chauffeur de taxi au chômage ou ex-conseiller en assurance sera en mesure de se réinventer en tant que concepteurs de mondes virtuels (essayez d’imaginer un monde virtuel créé par un conseiller en assurance !). Et même si l’ex-conseiller en assurance fait la transition en concepteur de monde virtuel, le rythme des progrès est telle que dans une dizaine années il devra se réinventer une nouvelle fois.

L’intelligence artificielle va créer une nouvelle classe sociétale

Le problème crucial n’est pas de créer des nouveaux emplois. Le problème crucial est de créer des nouveaux emplois dont les humains réussissent mieux que les algorithmes. Par conséquent, d’ici 2050, une nouvelle catégorie de personnes pourrait émerger – la classe inutile. Les gens qui ne sont pas seulement au chômage, mais “inemployables”.

La même technologie qui rend l’homme inutile pourrait aussi rendre possible le soutien des masses inemployables par un certain système de revenu de base universel. Le vrai problème serait alors de garder les masses occupées et heureuses. Les gens doivent se livrer à des activités utiles, sinon ils deviendront fous. Alors, que fera la classe inutile de toute leur journée ?

Nous menons une vie comme un jeu vidéo

Une réponse pourrait être des jeux vidéos. Sur le plan économique les personnes licenciées pourraient passer une quantité croissante de temps dans des mondes de réalité 3D virtuelle. Ce qui leur donnerait beaucoup plus d’excitation et d’engagement émotionnel que le « monde réel » à l’extérieur. Ceci, en fait, est une solution très ancienne. Depuis des milliers d’années, des milliards de personnes ont trouvé un sens à jouer à des jeux de réalité virtuelle. Dans le passé, nous avons appelé ces jeux de réalité virtuelle « religions ».

Qu’est-ce qu’une religion, sinon un grand jeu de réalité virtuelle joué par des millions de gens ? Les religions inventent des lois imaginaires, tels que « ne pas avoir de relations sexuelles avec une personne de même sexe », « ne pas manger de porc », « répéter les mêmes prières un certain nombre de fois par jour », et ainsi de suite. Ces lois existent que dans l’imagination humaine. Aucune loi naturelle exige la répétition de formules magiques, et aucune loi naturelle interdit l’homosexualité ni de manger du porc. Les croyants passent leur vie en essayant de gagner des points dans leur jeu de réalité virtuelle. Si vous priez tous les jours, vous obtenez des points. Ainsi, si vous oubliez de prier, vous perdez des points. Si la fin de votre vie, vous gagnez assez de points, puis vous mourez, vous allez au prochain niveau du jeu (c’est-à-dire le paradis).

La réalité virtuelle n’a pas la forme qu’on imagine

Comme les religions nous montrent, la réalité virtuelle n’a pas besoin d’être enfermée dans une boîte isolée. Au contraire, il peut se superposer à la réalité physique. Dans le passé, cela a été fait avec l’imagination humaine et des livres sacrés. Au 21ème siècle, il peut être fait avec les smartphones.

L’année dernière j’ai chassé des Pokémon avec ma fiancée. Alors que nous marchions dans la rue, je regardais mon smartphone, ce qui m’a permis de repérer les Pokémon tout autour de nous. Elle ne voyait pas de Pokémon du tout, parce qu’elle n’avait pas (encore) téléchargé l’application. Ensuite, nous sommes allés au parc, il y avait des dizaines et des dizaines de personnes qui “chassaient”. J’ai trouvé une grande similitude avec la situation conflictuelle dans la ville sainte de Jérusalem. Quand vous regardez la réalité objective de Jérusalem, tout ce que vous voyez ce sont des pierres et des bâtiments. Il n’y a aucune “sainteté” nulle part. Mais quand vous regardez à travers le moyen de “smartbook” (tels que la Bible et le Coran), vous voyez partout des lieux saints et des anges.

L’idée de trouver un sens à la vie en jouant à des jeux de réalité virtuelle est évidemment commun non seulement aux religions, et aussi aux idéologies laïques. Le consumérisme est aussi un jeu de réalité virtuelle. Vous gagnez des points en acquérant de nouvelles voitures, acheter des marques coûteuses et de prendre des vacances à l’étranger. Si vous avez plus de points que tout le monde, vous vous dites que vous avez gagné le jeu. Peut être que le succès des réseaux sociaux en est pour quelque chose. Nous aimons dévoiler nos points gagnés, nos voyages, notre vie (pourvu qu’elle soit meilleure que la tienne).

Nos pensées dictent notre sens de la vie

On peut objecter que les gens aiment vraiment leurs voitures et les vacances. C’est certainement vrai. Et les religieux apprécient vraiment la prière, les cérémonies, et j’ai vraiment aimé la chasse aux Pokémon. En fin de compte, l’action réelle prend toujours place à l’intérieur du cerveau humain. Est-ce important que les neurones soient stimulés en observant des pixels sur un écran d’ordinateur, en regardant dehors par la fenêtre d’une station balnéaire caribéenne ou en voyant le ciel dans les yeux de l’esprit ? Dans tous les cas, le sens que nous attribuons à ce que nous voyons est généré par nos propres esprits. Il est pas vraiment « là-bas ».

Aux meilleurs de nos connaissances scientifiques, la vie humaine n’a pas de sens.

Selon Bernard Michel Boissier, le cerveau n’apprend pas et ne prend pas de décision. Ce qui fait de lui, cette machine extraordinaire est la suggestion. Cette voix qui parle au fond de nous fait fonctionner tout son potentiel. Le sens de la vie est toujours une histoire fictive créée par nous les humains.

Si vous avez à la maison un fils adolescent qui aime les jeux vidéos, vous pouvez effectuer votre propre expérience. Lui fournir une subvention minimum de Coca-Cola et de pizza, puis supprimer toutes les demandes de faire ses devoirs et toute supervision parentale. Le résultat probable est qu’il restera dans sa chambre pendant des jours, collé à l’écran. Il ne fera aucun travail ni le ménage, va faire l’école buissonnière, sauter des repas et même sauter les douches et le sommeil. Pourtant, il est peu probable qu’il souffre d’ennui ou d’un sentiment d’inutilité. Du moins pas à court terme.

D’où les réalités virtuelles risquent d’être la clé pour donner un sens à la classe inutile du monde après le travail. Peut-être que ces réalités virtuelles seront générées à l’intérieur des ordinateurs. Probablement qu’ils seront générés en dehors des ordinateurs, sous la forme de nouvelles religions et idéologies. Eventuellement, ce sera une combinaison des deux. Les possibilités sont infinies et personne ne sait.

La fin du travail ne signifie pas disparition du sens de la vie

Dans tous les cas, la fin du travail ne signifie pas nécessairement la fin du sens de la vie, parce que le sens de la vie est généré en imaginant plutôt que par le travail. Le travail est essentiel pour avoir un sens de la vie uniquement selon certaines idéologies et modes de vie. L’Angleterre du XVIIIe siècle, les écuyers, les juifs ultra-orthodoxes actuels, et les enfants dans toutes les cultures et les époques ont trouvé beaucoup d’intérêt ainsi qu’un sens à la vie sans même travailler. Les gens en 2050 seront probablement en mesure de jouer des jeux plus profonds et de construire des mondes virtuels plus complexes que dans aucune autre époque de l’histoire.

Mais qu’en est-il de la vérité ? Qu’en est-il de la réalité ? Est-ce que nous voulons vraiment vivre dans un monde où des milliards de personnes sont plongées dans des fantasmes, poursuivant des objectifs à faire semblant et obéir aux lois imaginaires ? Eh bien, que cela plaise ou non, c’est le monde où nous vivons depuis des milliers d’années déjà.

 

Ce billet fait lien et suite de celui-ci.

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Pas évident de garder le rythme

Un petit point sur le Miracle Morning commencé le 13 novembre 2016. Cela fait 5 mois jour pour jour que j’ai commencé. Selon l’auteur il ne faut pas faire de faux écart durant 30 jours. Ce que j’avais totalement réussi. Mais ce n’est pas suffisant, notre rythme est encore plus difficile à changer que n’importe quelle addiction à soigner. En effet le meilleur moyen de changer d’habitude est d’en créer de nouvelle. Encore faut-il que ton cerveau sache que c’est une nouvelle habitude et non pas un délire passager !

Rythme musical

Garder le rythme c’est garder la même fréquence constamment. Avons-nous des vies robotisées ? Comme dans ce billet, je mentionnais le fait que je n’aimais pas avoir de routine. Difficile de garder un rythme quand on est comme ça.

Réveil ⏰ à 5h45

Hier j’ai remarqué que la difficulté de se lever se résumait à uniquement quelques secondes. De la position allongé à la position debout voilà où réside toute la difficulté. Pourtant cette action ne nécessite pas d’effort intense pendant une longue durée. C’est un effort mais uniquement de quelques secondes.
Il est difficile de se lever tôt car l’effort n’est pas physique. Comme je viens de l’expliquer se déplacer d’une position à l’autre n’est en rien atroce. En revanche les barrières mentales, elles, arrivent à bloquer le corps entier et le laisser léthargique.

Créer un instant magique

J’ai fini par me lever, brosser les dents, enfiler un survêtement et mes baskets. J’ai décidé de changer de parcours. J’en ai marre de faire le même trajet et de courir autour d’un terrain d’athlétisme. Je vais aller dans une direction que je ne prends jamais.
Je me retrouve à l’entrée d’une forêt, un nouveau lieu. J’étais accompagné par des chants de centaines d’oiseaux. L’instant était magique. Les instants sont souvent forts lorsque c’est l’aube.
Il n’y a personne, tu sens l’énergie de la nature se réveiller. Tu vois l’évaporation lente et fumeuse qui se dégage d’un champs. La fuite de la lune rattrapée par le soleil.
Je découvre une rivière, je m’y assoit, écoute l’eau ruisseler mélangé par le fond continu des chants d’oiseaux que peuple cette forêt. Voilà un rythme qui me convient. Je prends le temps de respirer profondément et d’entendre les pulsations de mon coeur diminuer, apaisé.

Bonjour #nofilter #nature #river #running #beautifulplace

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Généralement c’est parce que tu passes une nuit blanche que tu vois le soleil se lever. Peut-être que c’est ça ma nouvelle définition de la maturité : se lever assez tôt pour voir le soleil se lever. 
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Je suis revenu à pied, apaisé, et la forte envie de faire découvrir ce nouveau lieu à celles que j’aime. 

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Un an de méditation

Je médite depuis un an

Maintenant je peux affirmer que j’ai passé 42h de ma vie à méditer. 193 séances à essayer de ne pas penser. Nous méditons tous un peu chaque jour même sans se rendre compte. Certain appelle “pilotage automatique”, parfois nous posons notre regard sur “rien” et nous ne pensons plus à rien, le vide complet. Cet instant est relativement très court 1 ou 2 minutes pas plus. On laisse échapper un soupir profond et on reprend notre activité.

Cet instant si bref mais si intense est la quintessence de la méditation. Pour d’autres c’est la randonnée, marcher dans la nature pendant plusieurs heures, contempler le paysage permet de faire le vide. Le sport ou une activité de concentration intense comme le karting ou les échecs permet de rentrer dans une forme de “méditation”. Sans être très spirituel, mais en fait les éléments naturels nous pousse à entrer en méditation. N’as-tu jamais ressenti une profonde relaxation en regardant un feu ou le flot continu d’un ruisseau ?

Grâce à mes séances j’ai pu comprendre que ce type de méditation (pleine conscience), apercevoir ce que mon corps et mon esprit me demandent automatiquement.

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Pourquoi j’ai commencé la méditation

En décembre 2015, je vivais une situation personnelle ET professionnelle stressante. J’avais déjà vécu des pics de stress notamment lors de mes différents examens et concours par exemple. C’est surtout l’attente et l’avant-action que le stress bat son plein. En effet, c’est un réflexe défensif, nous anticipons un problème, notre corps se met en alerte. Et une fois l’action entamée et terminée, le stress retombe et s’en va. Sauf pendant cette période. J’avais beau passer à l’action, un souci réglé, je ressentais toujours du stress. Pas aussi intense que l’avant-action mais que je qualifiais de “stress résiduel”. Une sensation, légère mais permanente de stress au fond du ventre et de l’esprit qui me contrariait à chaque instant. J’ai lu alors que la méditation pouvait permettre de mieux se sentir c’est comme ça que j’ai débuté.

Pourquoi j’ai choisi l’application Zenfie

Un jour, je me trouve à la FNAC et je vois un livre sur la méditation qui coûtait 39€. Je me souviens du prix car je me suis dit que s’il était si cher c’est qu’il était de très bonne qualité. En le feuilletant je me demande si une application sur la méditation existe. Evidemment le Play Store en regorge beaucoup. Du coup je laisse tomber le livre et j’ai essayé plusieurs applications. Elles ont toutes une partie gratuite, et des compléments en payant. La plupart sont des applications de méditation pleine conscience.

La méditation pleine conscience c’est celle que nous faisons naturellement quand nous sommes scotchés à regarder un feu par exemple. Pour le cas d’une application, tu écoutes une personne qui te guide. Il suffit juste d’écouter et non pas entendre. Lorsque nous écoutons il y a une sorte de “lâcher-prise” alors que nous “entendons” nous jugeons ce que nous écoutons.

Pour le cas de Zenfie, tout d’abord, j’aime beaucoup la voix de Jean Doridot et en fait ça a fait la différence avec les autres applications (je ne parle pas pour les app anglophone, mon niveau ne me permet pas de bien comprendre, surtout sur ce genre de thème). Ensuite j’ai beaucoup apprécié le programme d’initiation. On commence avec des séances de 5 minutes, ce n’est vraiment pas grand-chose et puis au fur et à mesure la durée augmente et sa concentration aussi. Pour moi ça été une réussite !

La méditation pour tout le monde

Je ne compte pas m’arrêter. Souvent on me pose la question “est-ce que tu passes de meilleure journée lorsque tu médites le matin ?”. Pas forcément. Mais une chose est sûre, lorsque je ne me médite pas pendant 3 jours, j’ai l’impression que ma vie est “instable”. Il manque un équilibre, ça se traduit par un manque de chance, je loupe mon bus, j’arrive en retard (je ne le suis jamais), quelqu’un va mal me parler etc.

Je vais avoir plus d’actions négatives lorsque je ne médite pas. Voilà ce que j’ai remarqué, sinon ça ne change pas grand chose dans ma vie si ce n’est que je ne suis plus stressé comme auparavant.

Un conseil pour toutes les personnes qui hésitent. Comme dans le livre Effet Cumulé et Miracle Morning, d’une part, il faut se bouger et le faire et d’autre part il faut le faire graduellement. Ça ne sert à rien de vouloir faire 10 ou 15 minutes de méditation alors que tu vas rester concentré 1 minute maximum. Le mieux c’est de commencer soft et d’augmenter la durée. C’est pour ça que j’ai trouvé Zenfie efficace. D’autre part, je pense que c’est une activité que tout le monde devrait faire et notamment être enseigné dans les écoles (excellent article).

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Miracle Morning et Effet Cumulé

Ma routine ? C’est l’anti-routine

Si je dois définir une journée type, je dirai que je suis un anti-routine. Ma routine le matin ? J’essaie de faire toujours quelque chose de différent ou alors pas dans le même ordre. J’ai déjà lu beaucoup de livres sur le développement personnel. La routine est nécessaire pour avoir un cadre de référence, ceci a pour but de sécuriser notre esprit. Si tu veux développer ta créativité, c’est l’inverse qu’il faut pratiquer. En tout cas, je préfère sortir de la zone de confort, changé de chemin le matin, prendre des risques.

En décembre 2015, j’ai lu un article (je ne sais plus lequel) qui expliquait que Richard Branson, Marc Zuckerberg, Tim Cook et Elon Musk ont les points communs suivants :

  • se lever tôt (avant 6h00 du matin)
  • faire une activité physique
  • pratiquer la méditation

Méditation

Alors j’ai commencé à me renseigner sur la méditation et quel “programme” (à l’époque je me levais à la dernière minute pour courir prendre mon tram dans le but d’arriver à la minute près au boulot sans être en retard !) je pourrais mettre en place. C’est ainsi que j’ai commencé la méditation dont je fête maintenant la première année.

Je fais de la méditation pleine conscience et je m’aide par une application mobile. J’en ai fait aussi grâce à des vidéos sur Youtube. Au début ma concentration ne dépassait pas deux minutes et je rigolais tout seul. Maintenant je tiens entre 8 et 12 minutes et j’en ressors bien détendu. Je trouve comme bénéfice principal une meilleure gestion du stress et une meilleure clarté dans mes idées. Et fait surprenant, lorsque j’arrête de pratiquer je ressens comme un “déséquilibre”. Ça se traduit par moins de chance, des sauts d’humeurs, je dénigre (malgré moi) mon entourage et ma vie, mon égo prend trop les devants.

Du coup j’ai admis que d’avoir une routine (pratiquer tous les jours la méditation) était très importante pour moi. Mon équilibre dans ma vie personnelle et professionnelle s’en ressentait. Je vivais une période difficile, et la méditation m’a donné la créativité et le calme nécessaire sur le plan professionnel et l’ouverture avec une meilleure communication sur le plan personnel. Jusqu’à ce que je lise Miracle Morning.

Miracle Morning

En octobre dernier, un ami me parle du Miracle Morning. Pour faire simple, l’auteur décrit six activités à faire avant d’arriver au travail. Il décrit également qu’il n’est pas du matin et qu’il n’est pas un passionné de sport (ça tombe bien, moi non plus).

Pour faire simple, il faut faire les activités suivantes :

  1. activité physique
  2. méditation
  3. lecture
  4. écriture
  5. affirmation positive
  6. visualisation

Peu importe l’ordre et la durée pour chaque activité, il faut le faire avec son propre rythme. Pour débuter il suffit de faire 15 minutes de chaque et le lendemain on voit déjà quelle activité te plait le plus ou pas. Cela nécessite de mettre son réveil entre 1 heure et 1h30 plus tôt que d’habitude… L’auteur explique qu’il est possible de faire ces activités en 6 minutes en consacrant uniquement 1 minute par activité. En gros c’est toi qui décide, personne ne va se lever à ta place et faire les choses pour toi.

Ma routine du matin

Je me lève à 5h55 (avant c’était 7h15 et j’ai diminué progressivement de 15 minutes par semaine), je commence déjà mes affirmations positives. “C’est une belle journée“, “Je sais pourquoi je me lève et je me sens heureux de le faire”, “ma vie est belle et j’y contribue à chaque instant”, ne crois pas que j’arrive à sauter du lit comme ça non plus !

Ensuite, je bois de l’eau à la bouteille (apparemment on boit naturellement plus à la bouteille car plus difficilement quantifiable qu’un verre d’eau). Pour me réveiller, j’enchaîne en me lavant les dents, j’enfile un survet’ et mes baskets. Je cours 15-20 minutes, j’y reviendrai sur ce point plus loin dans l’article.

C’est sous la douche que je fais ma visualisation (15 minutes) de la journée. Si j’ai un rendez-vous qui me stresse, ou répondre à un mail ou appeler une institution bref, tout sujet de stress je le visualise. J’essaie de mettre le maximum de détail et de faire en sorte que le scénario se passe bien. Ensuite je m’installe dans mon fatboy et je mets mon application et mon casque pour méditer, entre 10 et 12 minutes. Maintenant mon chat vient sur mes genoux, il adore mon nouveau rituel !

En prenant mon petit déj’ j’écris le plan de mes futurs articles, des thèmes que je pourrais aborder. Au début j’écrivais mes affirmations positives ce qui est une excellente idée car quand je les relis ça me fait penser à qui j’étais à ce moment. Ça me donne de la fierté personnelle.

J’utilise le temps des transports en commun (20 minutes) pour lire. J’ai cette chance de prendre le tram en début de ligne du coup je suis systématiquement sûr d’avoir une place assise !

Effet Cumulé

Effet cumulé

J’ai lu dernièrement un livre qui se nomme “l’effet cumulé”. Il explique qu’il n’est pas nécessaire de faire de gros effort pour arriver à de gros résultat. D’ailleurs cette manière ne fonctionne pratiquement jamais. Il suggère de faire des petits efforts, mais avec une régularité exemplaire. Il donne des dizaines d’exemples que ça soit dans le domaine financier, santé, apprentissage, professionnel etc. Le plus important c’est de commencer petit et de ne jamais s’arrêter.

Défi 300 jours

Le 5 mars c’est le 65ème  jour de l’année donc à partir de maintenant nous sommes à 300 jours de la fin d’année. C’est pourquoi je me suis donné pour objectif de courir 1000 km en cumulé à partir d’aujourd’hui jusqu’au 31 décembre 2017.

Voici mes raisons :

  • je ne suis pas “sportif” et je n’aime pas courir (j’ai envie de sortir de ma zone de confort)
  • j’ai envie de voir concrètement des progrès (mon endurance qui se rallonge)
  • j’ai besoin d’un défi permanent qui me motive chaque jour (une raison de plus de me lever)

Mais je ne cours pas tous les jours non plus, n’étant pas un sportif de haut niveau je cours 4 jours par semaine. Et c’est déjà pas mal ! D’autant plus qu’hier j’ai parcouru 2,7 km et j’étais à bout de souffle ! Ce matin j’ai vu un stade dont le périmètre fait 600 mètres. C’est un bon point car je pourrais augmenter la distance de 600 mètres toutes les semaines. Ainsi aujourd’hui j’ai fait 3,3 km.

Un rapide calcul

Mettons au point la méthode de l’Effet Cumulé. Partons du principe que dans un mois il y a 4 semaines. Je cours 4 jours/semaine = 16 jours de course par mois.

Je ne compte pas mars pour l’instant, je considère ce mois comme un “entrainement”. Donc de avril à décembre = 10 mois soit 160 jours de course.

Prenons l’objectif de 1000 km divisé par le nombre de jour de course 160 = 6.25 km par course.

Euh Ludo, tu ne cours pas tous les jours et tu ne fais pas la moyenne minimale, tu n’y arriveras jamais !

De mars à avril j’ai quatre semaines et je vais augmenter ma distance de 600 mètres/semaine. Donc début avril je serai capable de courir 5,7 km. Et je vois arriver la petite voix me rabaissant “tu vois tu ne seras pas à la hauteur”. En effet ça reste en dessous de la moyenne. Cependant je continuerai l’effet cumulé la deuxième semaine d’avril par conséquent je ferai 5.7 + 0.6 = 6.3 km ! Et je continuerai ! Ainsi je pourrai rattraper le retard de mars et réussir mon objectif.

Ce qui m’inquiète le plus c’est de louper un jour de course, par conséquent je devrai rattraper le retard et courir le double ! C’est un risque que je suis prêt à mener.

le travail change rapidement

Le défi auquel nous sommes confrontés aujourd’hui n’est pas un « monde sans travail », mais un monde qui change rapidement de travail

Cet article fait référence à ce précédent billet.

Le rythme des progrès dans l’intelligence artificielle et l’automatisation s’accélère rapidement

Dans l’unique mois de février, ce ne sont pas moins de cinq informations importantes que j’ai vu:

  • Google DeepMind Ltd à Londres, a développé un système pour numériser 1 million d’ images à partir de scanner de l’ oeil. L’IA sera suffisamment compétente pour repérer des maladies de l’oeil beaucoup plus tôt qu’un humain le pourrait.
  • Rethink Robotics Inc. de Boston, Massachusetts, fondée par l’ancien directeur du MIT AI Lab. Rodney Brooks, a fait des améliorations incroyables à ses robots Sawyer. Ce sont des robots que l’on peut entrainer très rapidement pour des tâches routinières. Mais il est aussi capable de procéder à des vérifications techniques dignes d’un expert.
  • H & R Block ont commencé à utiliser le système informatique Watson d’IBM pour maximiser les déductions des clients. Watson “connaît” des milliers de pages de code sur l’impôt fédéral et mettra à jour les changements à mesure de son apprentissage.
  • NuTonomy Inc., une startup développant les voitures auto-conduites basées sur la technologie du MIT. Ils ont lancé une petite flotte de taxis autonomes à Boston.
  • Forward , San Francisco, une startup fondée par l’ancien directeur des projets spéciaux de Google. Ils tentent de déplacer les soins de santé traditionnels aux soins proactifs grâce à l’utilisation de l’IA en raccourcissant le temps des diagnostics.

Le Deep Learning et les réseaux neuronaux ont considérablement amélioré leur propre efficacité. Cela conduit à des performances de niveau humain dans de nombreux domaines; tels que la vision, de la parole (conversationnelle) et la résolution de problème. En conséquence, les industries sont au milieu d’une transformation majeure de grande envergure.

Mais il y a aussi un changement sociétal

Le revenu médian en Amérique est plus faible aujourd’hui que dans les 15 dernières années. Comme on le voit dans les récentes élections américaines, il y a insatisfaction quant à la répartition inégale des avantages du progrès technologique. Recherche IDE soutient les gouffres que beaucoup ressentent.

Les rumeurs au sujet des robots qui remplacent de plus en plus le travail humain sont d’actualité; avec des préoccupations légitimes. Bien sûr, ce n’est pas la première fois que l’automatisation a transformé les usines. Cependant avec des technologies IA de plus en plus fiable d’aujourd’hui, l’automatisation commence à se glisser dans les domaines qui semblaient à l’abri de ce changement, comme le droit, l’éducation, et journalisme.

Au milieu de toutes ces merveilles, il est important de se rappeler qu’il n’y a pas de pénurie de travail qui peut être fait que par les humains. Comme dans ce précédent billet, j’explique qu’il y aura toujours du travail mais pas forcément avec des emplois. Et cela restera vrai pour de nombreuses années. Le défi auquel nous sommes confrontés aujourd’hui n’est pas un « monde sans travail », mais un monde qui change rapidement de travail. La réponse est donc non pas simplement de remplacer le revenu pour les travailleurs étant déplacés par la technologie, mais de les préparer à faire de nouveaux emplois. Ces emplois qui font cruellement défaut dans l’éducation, les soins de santé, les infrastructures, le nettoyage de l’environnement, l’esprit d’entreprise, l’innovation, la découverte scientifique, et beaucoup d’autres domaines.

Le travail oui, mais différemment

Comment ? Trop de dirigeants patronaux et syndicaux ainsi que des hommes politiques, sont devenus complaisants. Ils craignent un avenir qui va perturber (disrupter) les modèles et les économies actuelles. Mais la solution à la disruption n’est pas de protéger le passé du futur ni de geler les anciennes façons de faire. C’est garantir l’échec. La meilleure voie à suivre est d’adopter des outils et des modèles émergents qui non seulement créent des biens et des services, mais la prospérité générale.

Le développement de produits et des services IA d’une manière compétitive, ne doit pas entrer en conflit avec le déploiement – et le redéploiement – de la main-d’œuvre.

Au lieu de penser l’IA comme un jeu à somme nulle, ou un moyen d’automatiser des emplois et des services existants. Les dirigeants avant-gardistes reconnaissent que la technologie apporte une valeur ajoutée. En développant des emplois et stimulant la productivité.

Quand la technologie vient compléter les travailleurs humains, qui les rend plus productifs, et réduit également les coûts (La nouvelle société du coût marginal zéro ? prédit Jeremy Rifkin), les entreprises et les employés sont mieux lotis.

 

Source

crise de la genY

Les temps morts ne sont en rien vides

 

C’est-à-dire de nos jours il est horriblement compliqué de réussir à ne rien faire. Pourtant, quand on y arrive, il faut encore échapper à cette culpabilité molle et ambiante qui gâche souvent le temps du repos totalement improductif.

La frénésie du faire et la norme extravertie

Dans notre société d’extravertis, on ne compte plus les articles sur la créativité, la productivité, l’absolue nécessité d’être chaque jour des producteurs, des makers, des artistes, des artisans, des managers ou des entrepreneurs PRO-DUC-TIFS. Faire, faire, faire ! C’est-à-dire, courir à droite et à gauche, poster une vidéo Youtube par jour. Ou encore, écrire un livre en trois mois, décrocher dix nouveaux contrats par semaine, monter sa boîte, écrire 3 articles par jour…

L’ennui c’est qu’avec le net et la fée électricité, le monde ne s’arrête jamais de tourner. Il n’y a jamais de moments de pause, de temps pour le repos. Si je ne suis pas sur Twitter durant une journée je me dis que je suis passé à coté d’une dizaine d’informations ultra importantes et que demain je vais être largué. On a bien inventé les vacances, mais elles sont de plus en plus courtes et de plus en plus connectées. En plus, on ne les prends plus nécessairement tous en même temps. Pas évident de faire une vraie coupure et d’embrasser le néant de journées vides de tout quand on est sans arrêt dérangés par les notifications du reste du monde encore en train de tourner.

Ça me fait penser à cette merveilleuse intervention de Emilie Wapnick : Pourquoi certains d’entre nous n’ont pas de vocation ?

Mais pourquoi tant de haine envers la procrastination ? De la bonne vieille glandouille et les merveilles d’une simple ballade à pieds en forêt où l’on ne fait RIEN d’autre (ni même de photo Instagram, si, si !) ?

On ne peut plus prendre le temps de recharger les batteries, de réfléchir, de retourner dans sa bulle pour souffler un peu. Chaque journée sans résultat tangible est une journée de perdue ? “Qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui?” sonne comme une évaluation sur le bulletin de notes, sévèrement sanctionnée par un “passable, doit se ressaisir”. Vous sentez, la pointe de stress qui se réveille quand on se sent pris en défaut de procrastination, le nez sur Youtube au lieu de finir son projet pour le lendemain ? Quand le boss rentre sans prévenir dans la pièce et qu’on se sait en retard sur son boulot ? Même quand son cher mari ou sa chère femme appelle pour avoir des nouvelles de la mission paperasse ou courses en cours, et qu’on s’est égaré au rayon des jeux vidéos ?

Pourquoi tant de jugements à l’encontre d’une belle journée au coin du feu à lire Boule & Bill, à regarder la TV sans la voir, à faire une sieste qui dure toute l’après-midi ?

Mon petit doigt me dit que la norme extravertie de notre société y est pour beaucoup. Et qu’elle complique la tâche de ceux qui, plus introvertis, apprécient le vide, le calme, le silence, le RIEN. Ou tout simplement la liberté de pouvoir choisir quoi faire sans rien prévoir ou presque. Si, pour certains, la productivité vient du chaos, de l’agitation, du bruit, de la stimulation, d’un programme bien chargé sans temps morts ; pour beaucoup d’autres (souvent plus sensibles, voire hyper-sensibles), elle ne peut exister sans un minimum de solitude et de néant. Quand on a un esprit déjà très actif, on est plus rapidement submergé par les informations sensorielles autour de soi : les ambiances bruyantes, les foules, les grandes réunions… il n’y a pas pire source de stress pour plus d’un tiers de la population dont la vie intérieure est déjà très riche, voire très agitée.

Ma relation fusionnelle avec le “rien”

Il ne s’agit pas de fainéantise. Encore moins de lâcheté ou de peur comme on m’en a accusé (et comme je l’ai cru pendant si longtemps). Il s’agit tout simplement d’une manière d’être et de fonctionner qui s’épanouit dans les environnements calmes, proches de la nature plutôt qu’en ville, dans les relations sociales en petits comités, avec une pression sociale et professionnelle réduite. Tout le monde n’est pas fait pour travailler à Wall Street. En effet, tout le monde n’est pas non plus fait pour passer ses journées dans un atelier de peinture perdu au fond des bois. Tant mieux! Complétons-nous, au lieu de vouloir faire rentrer tout le monde dans le même moule !

Ces jours improductifs sont pour moi des bénédictions

Ainsi, je les passe à regarder la TV, manger des sandwichs, sortir marcher ou faire de la trottinette, jouer avec mon chat, éventuellement faire du yoga, faire un bon feu de cheminée. La plupart du temps seul, ou en couple. Même lire un livre peut me sembler trop envahissant parfois. Ce sont des journées où je ne veux pas entendre de mots, ni avoir à expliquer, parler, échanger, ni même réfléchir à quoi que ce soit. Je ne produis absolument rien, je n’écris rien, je fais presque des efforts pour rejeter toutes les nouvelles idées qui me viennent sans arrêt. “Pas aujourd’hui” !

Ce sont des jours propices à la méditation, à “ressentir” les choses plus qu’à chercher à tout prix à être ou à avoir. Apprécier la chaleur du soleil sur sa peau, l’odeur de la forêt, le bruit de l’eau. Prendre conscience de son propre corps, des sons, des odeurs, des paysages.

Tout cela n’est pas du temps perdu, ce serait plutôt le contraire.

Les temps morts ne sont en fait jamais vides

Ils sont beaucoup plus remplis de sens que bien des moments saturés de choses et de gens. Ces jours improductifs sont nécessaires à notre équilibre et à notre bonne humeur ! On ne peut pas toujours être ouvert, sociable, enjoué, connecté. En tous cas, toutes les personnalités ne peuvent pas l’être. Alors je vous propose d’embrasser vos moments improductifs, vos après-midi perdues, vos dimanches de pluie Netflix, vos nuits blanches passées à discuter sur Internet, vos semaines de vacances oisives, et tous les autres petits moments totalement improductifs partagés avec les autres ou avec soi-même. Le monde serait tellement plus beau si chacun s’autorisait à ne rien faire plus souvent !

millennials et travail2

Les millénnials et le travail

Une génération est toujours en confrontation avec celle précédente, c’est indéniable. J’avais déjà écrit un rapport des millénnials avec la consommation et des relations amoureuses. Aujourd’hui nous allons nous attarder sur la relation des jeunes et le monde du travail.

Alors qu’est-ce qui nous motive, jeune #genY slash les millennials ?

Les millennials vont changer le monde de façon décisive plus que toute autre génération. Pour reprendre l’étude Gallup « Les millennials modifient le tissu social de l’Amérique et le monde. Ils attendent plus longtemps pour se marier et avoir des enfants, et ils sont moins susceptibles que les autres générations de s’identifier avec les religions ou des partis politiques. Défini par leur manque d’attachement aux institutions et aux traditions, les millennials changent d’emploi plus souvent que les autres générations – plus de la moitié disent qu’ils sont actuellement à la recherche d’un nouvel emploi (N.B et une partie d’entre-eux occupe un emploi ! Nous verrons pourquoi plus tard.)

Millénaires sont en train de changer la volonté même du monde. Donc, nous aussi, nous devons changer[les managers/entreprises].

Gallup recommande que nos partenaires clients changent leurs cultures organisationnelles cette année de la vieille volonté de nouvelle volonté. Il y a six changements fonctionnels que nous appelons le «Big Six».

Passé Futur
Mon salaire Mon résultat/but/intention
Ma satisfaction Mon développement
Mon patron Mon entraîneur
Mon évaluation annuelle Mes discussions en cours
Mes faiblesses à combler Mes forces à faire progresser
Mon travail Ma vie

Les millennials ne travaillent pas pour un salaire – ils veulent un but.

Pour les millennials, le travail doit avoir un sens. Ils veulent travailler pour les organisations ayant une mission et un but. Retour dans les temps anciens, les baby – boomers n’ont pas nécessairement besoin d’un sens à leur travail. Ils voulaient juste une paie – leur mission et le but étaient à 100% dévouer pour la famille et être reconnu par le patron. Pour les millennials, la rémunération est importante et doit être équitable, mais il n’est plus le conducteur.

Les millennials ne poursuivent pas la satisfaction au travail – ils poursuivent le développement.

Pourquoi dans les startups nous trouvons des tables de pingpong, des machines à fantaisie, des bureaux ouverts, des vacances illimitées, voire même des cantines gratuites avec menu vegan ? Car au travaille je peux être qui je suis. N’oublions pas que WhatsApp c’est 50 ingénieurs avec 150 de QI qui font tourner une entreprise dont la valorisation est supérieure à celle de Peugeot.

Les millennials ne veulent pas patrons – ils veulent les entraîneurs.

Le rôle d’un patron de l’ancienne génération manage par le commandement et le contrôle. Les millennials se soucient d’avoir le meilleur entraîneur. Qui les apprécient et qui les aident à comprendre et à consolider leurs forces. Cela passe par une relation plus « proche » où la confiance est au cœur des interactions.

Les millennials ne veulent pas des examens annuels – ils veulent des conversations en cours.

La façon dont les millennials communiquent – textos, tweeting, Skype, etc. – est maintenant en temps réel et en continu. Cela affecte considérablement le lieu de travail parce qu’ils sont habitués à une communication constante. Les examens annuels ne fonctionnent plus avec eux. Noter la globalité d’un comportement sur une année est extrêmement approximative alors que nos moyens de communication permettent une rétroaction immédiate à chaque instant. Tout comme vous notez votre chauffeur Uber directement à la fin de la course et non pas dans un an avec la perspective du souvenir résiduel !

Les millennials ne veulent pas corriger leurs faiblesses – ils veulent développer leurs points forts.

Il est prouvé que les faiblesses ne se développent jamais en forces, alors que les forces se développent à l’infini. Ceci est sans doute la plus grande découverte managériale. Les organisations ne devraient pas ignorer les faiblesses. Au contraire, ils devraient minimiser les faiblesses et maximiser les forces.

Il n’y a pas que mon travail – il est ma vie.

Une donnée qui fait l’unanimité, est que tout le monde veut un bon travail. En effet nous passons 8 heures par jour, 5 jours sur 7, il vaut mieux aimer ce que nous faisons. Par conséquent nous comprenons mieux la partie des millennials qui affirment chercher un emploi alors qu’ils sont dans une entreprise. Ils savent déjà qu’ils vont la quitter car elle ne correspond pas à leur aspiration. Et cela est particulièrement plus important pour les millennials. Plus que jamais dans l’histoire de la culture d’entreprise, les employés demandent, ” Est -ce que cette organisation me donne la chance de faire ce que je fais le mieux tous les jours ?” Parce que pour les millennials, un emploi n’est plus seulement un emploi – c’est leur vie.

Pour conclure, comme la perception des millennials changent, les entreprises devront également se transformer. Nous parlons de transformation numérique à tout bout de champs mais ce n’est pas pour rien. Je n’ai pas grand mal à prédire qu’un réel tsunami débarque couplé au système horizontal de notation ; de nombreuses entreprises n’arriveront pas à recruter malgré l’abondance des candidats. Ce qui va faire échouer plus d’un business qui ne seront pas transformées à temps.

Source

revenu de base travail toujours

Avec un revenu de base que va-t-on faire de nos journées ?

Nous entendons de plus en plus parler du Revenu de Base Inconditionnel voire même de salaire à vie. Je ne vais pas rentrer dans les détails, il y a selon moi, suffisamment de sources différentes qui traitent du sujet. En revanche je me demande ce que nous pourrions bien faire de nos journées si nous ne travaillons plus. Je tiens à préciser dès le début de cet article que le fond est philosophique et je prends le risque de te perdre dès le deuxième paragraphe… Au plus téméraire je te souhaite une bonne lecture.

Si nous ne travaillons plus, qu’allons-nous faire ?

Tout d’abord il est nécessaire de partir sur la même définition du mot “travailler”. Étymologiquement, ce mot vient du latin populaire *trepaliare*, qui signifie torturer, et du bas latin *trepalium*, qui signifie instrument de torture. Le ton est déjà donné. Entre autre il signifie :

Le travail donne accès à nos désirs

Nul doute que nous soyons nombreux à souhaiter n’avoir pas à travailler : le travail tend à nous apparaître comme une contrainte sociale déplaisante et pénible. Il faut travailler à l’école, puis il faudra trouver un emploi pour gagner sa vie et prendre ainsi sa place dans la société, au point que la majeure partie de notre vie semble placée sous le signe du travail. Si le travail est une torture, nous pouvons affirmer que nous vivons actuellement l’enfer ! De plus le travail est avant tout une activité impliquant de se soumettre à des règles dont on ne décide pas : il y a un savoir-faire à acquérir, des procédures et des procédés de fabrication à respecter ; en un mot, je ne peux pas faire n’importe quoi, comme bon me semble, si je veux parvenir au résultat escompté. S’adonner à un travail, c’est donc toujours se plier à des exigences qui ne dépendent nullement de notre libre arbitre, mais qui semblent au contraire venir le brider. Pour autant, le travail est-il pour l’homme un obstacle à la liberté ? Car enfin, c’est bien aussi parce que je travaille que je peux me rendre indépendant de la tutelle d’autrui, produire par moi-même ce qui est nécessaire à ma subsistance et à mon bien-être, et ainsi avoir les moyens de mener ma vie comme je l’entends, sans plus dépendre désormais du bon vouloir des autres. En ce sens, si le temps du travail, en tant qu’effort sur soi, n’apparaît pas au premier abord comme un moment de liberté, le résultat du travail semble quant à lui l’instrument de ma libération : certes, au moment où je travaille, je ne fais pas ce que je désire, mais grâce à mon travail (aux objets ou le contenu de cet article, que j’aurai fabriqué contre un salaire (revenu) ou que je pourrai vendre), je me donnerai les moyens d’acquérir ce qui peut m’être utile ou me faire plaisir.
En résumé, le travail signifie contraintes (torture) mais me génère un revenu, et avec celui-ci j’assouvi mes désirs et m’offre donc de la liberté.

Les désirs nous emprisonnent

Encore faudrait-il cependant que la liberté fût bien ce que nous avons jusqu’ici présupposé qu’elle était : pouvoir faire ce qu’on désire, c’est-à-dire finalement ce qui nous plaît, sans obstacles ni limites. Telle est sans doute bien l’entente la plus ordinaire de la liberté ; mais pour commune qu’elle soit, elle demeure fortement contestable : sans doute, travailler est une nécessité sociale (et même, une nécessité vitale) ; sans doute aussi, je ne décide pas des techniques à mettre en œuvre quand je travaille ; mais est-ce que je décide davantage de mes besoins et de mes désirs en général ? Est-il en mon pouvoir de désirer ceci plutôt que cela ? À dire vrai, il s’agit là d’impulsions qui toujours s’imposent et tendent tyranniquement à faire la loi en nous. Mais alors, leur laisser libre cours, loin d’être la marque d’une libre conduite, serait bien plutôt le signe d’une servitude d’autant plus puissante qu’elle n’est pas reconnue comme telle par celui qui la subit.

Il faudrait alors soutenir que c’est bien plutôt dans la résistance de la volonté à l’égard des désirs que la liberté se manifeste vraiment. Le rapport que le travail entretient avec la liberté doit alors nous apparaître sous un jour nouveau : peut-être est-ce précisément parce que le travail est une discipline et un effort de soi sur soi que, loin de faire obstacle à la liberté humaine, il pourrait bien en être au contraire sinon l’accomplissement plénier, du moins le nécessaire chemin. Il est également envisageable de considérer un travail sur soi permettant une ascèse totale afin de ne plus être sous la servitude de ses désirs.

Travail, une nécessité naturelle et sociale

Selon la thèse d’Adam Smith (XVIIIe siècle), le travail est donc une nécessité à la fois naturelle et sociale : ne pas ou ne plus travailler, c’est tout à la fois être menacé dans sa survie et dans son statut de membre de la communauté humaine ; c’est risquer de perdre tout à la fois sa vie et sa liberté, puisque cela revient à remettre la satisfaction de ses besoins vitaux aux bons vouloirs d’autrui. Sans doute faut-il accorder ce point à la position utilitariste : que le travail soit une nécessité, cela ne signifie pas pour autant qu’il constitue un obstacle pour ma liberté ; bien au contraire : il est peut-être le seul moyen humain d’accéder à la liberté.

J’ai pris pour exemple Adam Smith car il est dans le courant de pensée néoclassique, et notre économie tourne toujours dans ce courant.

Conjoncture actuelle

Travailleurs pauvres

Nous sommes deux siècles plus tard que Adam Smith et que se passe-t-il ? Nous voyons l’émergence des “travailleurs pauvres”.  En France ce n’est pas moins de 9 millions de personnes vivants sous le seuil de pauvreté. Je ne connais pas la proportion dans les autres pays mais je doute que la France en soit une exception. Les personnes les plus touchées sont les parents monoparentaux. Majoritairement des femmes avec enfant-s et les personnes avec le moins de qualification professionnelle.

En d’autre temps, les emplois les moins qualifiés étaient les plus demandés notamment dans le secteur primaire et secondaire. Deux siècles plus tard c’est la spécialisation et l’expertise qui sont demandées. Peut-on garder le même discours, sur le fait que le travail rend libre s’il ne suffit pas aux personnes de vivre correctement ?

Existe-t-il des sociétés sans travail ?

De plus en plus de municipalité cherche l’autonomie énergétique et alimentaire (tel cas dans ce village). Nous voyons également l’émergence des monnaies secondaires afin de garantir une stabilité économique dans la région. Face à la désertification des petits commerces, à la délocalisation, au chômage, ou encore à la perte de liens sociaux, la monnaie peut-être un moyen de se réapproprier l’économie et de la rendre plus humaine. En effet, la monnaie locale permet de construire et de préserver l’intégrité d’un territoire et de s’ouvrir aux autres en échangeant ses richesses sans se mettre en danger.

On pourrait jeter la pierre aux entreprises qui ne paient pas suffisamment et délocalisent, favorisant la précarité des travailleurs. En effet la faute peut être en partie sur elles, mais je voudrais soulever ici, les changements qu’opèrent justement ces startups/entreprises. Par exemple, l’apparition du télétravail permettant de limiter les déplacements et donner plus de liberté aux travailleurs.
Objectifs affichés : permettre un meilleur équilibre vie privée / vie pro, réduire l’empreinte écologique de l’entreprise et aussi les mètres carrés de locaux.  Sans parler de ces entreprises qui proposent des postes de travail avec vacances illimitées.

D’autre part, sais-tu que pratiquement un néerlandais sur deux est passé à un travail à temps partiel ? L’économie du pays ne semble pourtant pas s’essouffler et personne ne se plaint de cette nouvelle façon de voir les choses. La durée moyenne de travail hebdomadaire aux Pays-Bas est de 29 heures, contre 36 dans notre pays. De plus en plus de Néerlandais font le choix de consacrer moins de temps à leur travail, et ce, afin de s’occuper un peu plus de leur famille et de leur vie privée en général. Ici, ce peuple nous montre une nouvelle piste de la liberté et du bonheur tant recherché.

Conclusion

Quel exercice difficile de savoir ce que sera fait le monde de demain. Tout comme les artistes futurologues des années 50 imaginaient un monde avec les mêmes perspectives que leur propre époque. Ce qui donne des voitures aux courbes similaires des années 50 avec une voilure car elles seront devenues volantes en l’an 2000. Ce qui est le plus frappant c’est le problème de société qui était discuté à l’époque. Dans l’hypothèse où les robots ménagers venaient à se développer dans le futur, le problème soulevé était la condition de la femme. En effet, elle ne saura pas quoi faire de ses journées car l’automatisation par les robots l’aura dénuée de toute utilité ! La perspective machiste de l’époque restait imprégnée même pour une vision futuriste des choses, ce qui est totalement absurde. Pourtant, les représentations les plus folles comme celles de se voir sur un écran et se parler en même temps sont ce qu’il y a de plus fidèle à ce que nous vivons quotidiennement !

Nous avons vu que la liberté ne transite plus forcément dans le travail (en tout cas pas dans l’emploi), et la durée consacrée pour ça diminue. Nous pouvons prévoir également que les emplois vont disparaître j’en parle ici et puis l’émergence des chatbots ne va pas s’arrêter et grignotera les autres services aussi. Ajoutons également que nous avons l’ubiquité de l’information, nous pouvons se demander le rôle de l’école dans une telle société. Selon une étude 3/4 des enfants nés en 2010 feront un métier qui n’existe pas aujourd’hui, alors comment allons-nous les former ? La future génération n’apprendra pas à l’école et n’ira pas travailler sous la même forme que nous la connaissons.

A l’heure où la génération Y s’épuise (ce sera mon prochain sujet) nous préparons la génération Z qui sera dénouée de toute cette pression que nous subissons à chaque instant. Et si le bonheur est dans le lâcher- prise ? Justement dans le “rien faire”, procrastination. Pourquoi tant de jugements à l’encontre d’un sans emploi, d’une belle journée au coin du feu à lire Boule & Bill, à regarder la TV sans la voir, à faire une sieste qui dure toute l’après-midi ? Pourtant la méditation c’est l’art de ne rien faire et ça fait du bien. La méditation ou l’ouverture spirituelle nous amène à l’affranchissement de ses propres besoins, est-ce là, la voie du bonheur sociétale ?

 

 

 

programme_tedxgeneva

TedxGeneva

TedxGeneva 2016

J’ai été invité à la TedxGeneva cette année. C’est toujours un plaisir d’y aller tant j’affectionne les talks et le concept. Si tu ne connais pas je t’invite à aller voir http://www.ted.com/ (il y a même les sous-titres).

L’année dernière j’avais vécu une autre expérience de TedxGeneva car j’étais du côté des bénévoles. L’ambiance était géniale, je garde un super souvenir même si je n’avais pas pu assister à tous les talks.

Cette année nous avons été bien servi avec de belle surprise sur le plan oratoire. Il est vrai que souvent les talks sont donnés par des intervenants non professionnels en terme d’élocution. C’est un travail que j’avais effectué l’année dernière lors des entraînements. Parler fort, articuler, avoir un plan structuré avec des slides non trop chargées et pertinentes tout en aillant un timing précis. Je veux bien croire que l’exercice est difficile.

Nous avons écouté 11 intervenants, je ne vais pas pouvoir décrire toutes les interventions mêmes si elles ont toutes été géniale mais j’ai dû faire une sélection. Je vais te présenter deux talks, celui de Marcelo Garcia qui est conseiller stratégique dans les domaines des ville intelligentes et télécommunications. Et celui de Magali Leyvraz qui est non seulement ingénieure EPFZ en sciences alimentaires, mais aussi une jeune humanitariste.

 

Marcelo Garcia

Convention de Genève

Les pays qui ont signé la convention de Genève ont le devoir d’accueillir les réfugiés et cela dans les meilleures conditions possibles. Nous pouvons reprendre la célèbre pyramide de Maslow et voir qu’elles sont les besoins physiologiques qui sont la bases, ensuite les besoins de sécurité etc.

pyramide-maslow-hs-travail

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En 2016 est-ce que les besoins ont-ils changés ?

En 2008 , à Vienne en Autriche, ils attendaient 8000 réfugiés. La ville a mis à disposition le vélodrome, des couchages, de la nourriture pour 8000 personnes. Les gens sont arrivés mais près de 6000 sont repartis. En effet, 75% d’entres-eux sont repartis, délaissant le confort de dormir et de manger pour un autre besoin.

La pyramide des besoins humains en 2016 ressemble plutôt à cela :

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Même si cela nous surprend, il est tout à fait compréhensible qu’il est plus important après avoir fait 3500 kilomètres de donner des nouvelles à sa famille. Et la manière la plus économique c’est en ayant du wifi à disposition et un téléphone chargé. D’autant plus qu’il faut prévoir la suite du voyage, comprendre les lois du pays hôte. Toutes ces informations sont disponible sur le net.

Une dernière chose que nous apprend Marcelo Garcia. Les pays hôtes installent les réfugiés dans des “camps” en attente d’avoir des papiers, un visa, ou tout autre document leur permettant de quitter le pays et de continuer leur périple vers la destination finale. L’attente est de l’ordre de 573 jours pour la France ce qui est une durée de traitement des dossiers extrêmement rapide. En effet selon l’ONU la moyenne dans le monde est plus de 20 ans ! (source en page 20)

Le but de Marcelo Garcia, comme il nous l’explique dans ce TedxGeneva, c’est le besoin crucial d’antenne Wifi. C’est pourquoi il opère à travers le monde par la collecte d’ancienne antenne Wifi. Ces antennes seront réutiliser dans les camps de réfugiés afin d’apporter ce nouveau besoin vital du XXIème siècle.

http://www.unhcr.org/figures-at-a-glance.html

 

Magali Leyvraz

Magali est parti dans l’Afrique sub-saharienne afin de collecter des informations sur les populations souffrant de malnutrition et de famine. Le but de ses recherches est de trouver des régimes spécifiques pour nourrir ces habitants. Ainsi, une fois sur place elle devait peser et mesurer les enfants. Les villages étaient situés dans des zones très reculées et il fallait déplacer le matériel (balance pour enfant, mètre mural avec équerre, fournitures etc.) dans des sacs à dos lourds et encombrants. Le matériel faisait peur aux enfants qui ne restaient pas forcément calme et faussant les mesures. La saisie des données se faisait avec un stylo et un cahier et une fois de retour en Suisse, il fallait recopier ces tableaux dans l’ordinateur ; multipliant ainsi le taux d’erreur.

De retour en Suisse, elle met au point avec une équipe une application mobile. Un mathématicien a réussi à mettre une équation 11 éléments physiques en corrélation avec le poids de la personne avec un taux d’erreur de 5%. En prenant en photo un enfant ou un adulte, l’application est capable de donner le poids de la personne. Une innovation fort utile sur plusieurs point. Un smartphone est plus facile à transporter que tout le matériel. La collecte de donnée se fait directement via l’application et donc on limite le risque d’erreur de saisie. Et il est beaucoup plus facile de prendre un enfant en photo que de le manipuler pour la peser.

revolution intelligence artificielle

Révolution technologique en 2020

En 2020 il y aura une révolution technologique, j’en parle depuis l’ouverture du blog ça ne fait pas de doute. Mais qu’elle sera la technologie en question, serait-ce l’Intelligence Artificielle* ou un procédé ? J’ai ma petite idée.

Il y a quelques jours, j’ai co-animé une conférence sur “Internet” à des seniors. J’ai apporté mon aide pour répondre à certaines questions. Ils m’ont asséné de questions et j’en retiendrai une, venant d’une dame de 74 ans “si je comprends bien, on demande tout à Google, mais peut-on tout lui demander ?”.

Au delà de cette question à demi philosophique, il est vrai, dans les années 2000 la règle d’or était d’avoir un pseudo, ne jamais communiquer sa vraie adresse ou tout autre information personnelle. Maintenant nous affichons notre vie de chaque instant sans transparence. Cette question reflète une inquiétude, celle de l’intégrité personnelle ; pouvons-nous tout demander à Google même des choses inavouables ?

L’intelligence artificielle is everywhere

En effet, Internet nous aide quotidiennement. Chacune de nos demandes nous les soumettons à Google. Nous le faisons de manière instinctive. Google enregistre tout ce que nous faisons. Pourquoi lorsque je cherche une image d’un oiseau bleu il me sort des oiseaux bleus ? Parce que son algorithme repère ce que nous mettons en légende et compare le nombre de clique sur l’image. Plus il y a de clique sur une image par rapport à telle recherche, plus l’algorithme pense que le résultat est pertinent. Je n’entrerai pas dans les détails pour le référencement des sites Internet qui est beaucoup plus technique. Tout comme Facebook est capable de détecter et reconnaître des personnes (même de dos!), ou un visage pixélisé ! Ces algorithmes apprennent chaque jour grâce à nos propres informations.

Aujourd’hui il a été possible à un ordinateur de dessiner par lui-même un chat (sans programmation). En lui donnant des images de chat, l’ordinateur est capable d’en comprendre la composition, une tête, des moustaches, une queue…

Jusqu’à aujourd’hui les algorithmes étaient programmés. Maintenant les algorithmes sont auto-apprenants. Le deep learning, permet aux ordinateurs d’apprendre par eux-mêmes. Et ces ordinateurs fonctionnent de mieux en mieux car nous sommes de plus en plus à les faire travailler. Pour reprendre l’exemple des images, les caméras sont capables de voir nos micro-expressions, colère, joie, mais aussi permettront-ils de détecter les menteurs ?

La médecine réussira à guérir toutes les maladies ?

Marc Zukerberg a dit l’année dernière “d’ici 15 ans nous serons capable de supprimer toutes les maladies sur Terre”.

Et maintenant est-ce que les ordinateurs sont plus efficaces que l’homme ? Notamment en imagerie médicale, l’analyse des mammographie par l’Intelligence Artificielle révèlent quatre fois plus de cas dépistés que par des médecins.

En faisant lire 20 millions d’articles en médecine à Watson (IA de IBM) en 2 semaines il découvre 6 molécules liées au cancer et réussi à diagnostiquer un cancer très rare chez une femme au Japon alors que les médecins piétinaient.

Les avocats, banquiers, directeur de communication dans une agence de communication, l’intelligence artificielle est partout est son potentiel est supérieure à celle de l’homme.

L’intelligence artificielle est présente dans les voitures, mais également dans les avions de chasse. Souvent lorsque je parle des voitures autonomes, on comprend un ordinateur avec un programme conçu par un humain qui piloterait la voiture. Mais en fait la voiture apprend par elle-même ! En fonction de ses expériences elles gèrent et contrôlent de mieux en mieux la voiture en fonction des nouvelles situations. Ainsi ce n’est pas UNE voiture avec ses multiples expériences qui fait la valeur de l’intelligence, c’est les multiples expériences par des millions de voitures le tout centralisé qui créer un énorme réseau d’expériences et donc d’intelligence. Si toutes les voitures sont connectées, ce qu’une voiture apprend à Lille, elle transférera son savoir immédiatement à une voiture située à Tokyo.

Une seule interface, la disparition des interfaces

Comme nous demandons tout à Google et qu’il retient ce que nous lui demandons, pourrait-il devenir un jour notre assistant ? Un assistant personnel qui sera la seule interface. Aujourd’hui nous devons lancer une application en fonction du service que nous voulons.

Je veux consulter mes comptes je lance mon application de la banque. Je veux connaitre les prix d’un billet d’avion je vais ouvrir EasyJet ou Air France etc. Et si à l’avenir nous avions uniquement une interface, il suffirait d’ouvrir cette interface et de faire notre demande. De plus en plus de bots (robots gérés par intelligence artificielle) sont capables de comprendre le langage parlé/écris et même de créer des conversations. C’est l’étape supérieure de Siri, Cortana ou Google Now. Comme cet assistant centralisera toutes nos données, il pourra même anticiper nos demandes.

Une interface avec toutes nos données au même endroit

Si une telle interface existe alors,

Les intelligences artificielles sont capables de lire nos émotions, ils peuvent parler et écrire sans que nous pouvons en faire la distinction avec un humain. Pourrait-il devenir mon meilleur ami, capable de me comprendre, de savoir qui je suis et connaître mes attentes ? Ou pourrait-il être moi, dématérialisé ?

Dans ce cas il pourrait réserver une soirée avec Paul mon meilleur ami, l’assistant regardera nos agendas respectifs, réservera le resto en commandant les plats que nous préférerons et paiera sans que nous nous en occupions. Peut être même un jour il nous dira d’aller à l’hôpital. En effet, si nous donnons nos données médicales il pourra savoir que nous sommes malades sans même que nous nous en rendions compte.

La fin des ressources humaines ?

Sa capacité à détecter mon humeur, l’intelligence artificielle saura que mon métier ne me correspond plus et peut être pourrait-elle envoyer mon CV dans des entreprises ? “Tu n’es pas heureux dans ton travail alors il est tant que tu prennes un autre virage dans ta vie professionnelle” dira mon assistant. Et elle me mettra un rendez-vous dans mon agenda car elle aura envoyé mon CV à plusieurs assistants d’entreprises. Mon CV sera lu par l’assistant d’une entreprise et mon profil correspondrait à ce qu’il recherche et voilà un “match”.

Fin des sites de rencontres ?

J’utilise le terme “match” comme sur Tinder. Cet assistant pourrait aussi nous proposer des rencontres. En lisant notre carnet d’adresse ou des gens que nous avons croisés. Il saura pour nous qui est la personne qu’il nous faut.

La fin du marketing ?

Le marketing a pour première mission d’influencer les masses pour qu’elles achètent les produits et services de l’entreprise. Mais si nous avons tous un assistant, alors ça sera notre assistant qui sera en contact avec l’entreprise et non nous directement. Comme vu plus haut, l’entreprise aura son propre assistant. Il existe déjà un robot au conseil d’administration d’une entreprise depuis 2014 ! Alors l’idée folle que je propose ici n’est pas si tordue après tout.

Du coup, si on fait un pas de recul, le rôle des entreprises sera totalement différent de celui d’aujourd’hui. Les entreprises devront être totalement ouvertes et honnêtes car chaque critère sera important et ne sera pas oublié par notre assistant. Par exemple, Bertrand veut travailler dans une entreprise “green” (zéro papier, trie les déchets, limite la consommation d’énergie etc.) son assistant regardera uniquement les entreprises dont les valeurs sont green. Si l’entreprise a menti, on peut comprendre que le salarié peut se retourner contre l’entreprise sous forme de notation et de commentaire. L’application Glassdoor le permet déjà aujourd’hui.

Nouveau paradigme

C’est indéniable, le monde digital apportera l’affranchissement du travail. Nous pourrons faire ce que nous voulons, déployer notre créativité, j’en parle dans cet article. Le revenu de base sera très certainement mis en place.

Il y aura également l’avènement des ordinateurs quantiques. Les plus optimistes disent qu’ils seront sur le marché professionnel pour 2019. Pour avoir un ordre d’idée, un ordinateur quantique aura une capacité de calcul entre 1 à 10 millions de fois plus puissants que nos supers calculateurs actuels. L’actuel est capable de faire 93 millions de milliards de calcul par seconde.

Je songe de plus en plus à ces familles “digitale nomade” qui font l’école pour leur enfant, qui voyagent où ils veulent quand ils veulent. La communication et la technologie tend à supprimer les frontières pour un ouvert plus ouvert.

En prenant conscience de ce changement de paradigme il est nécessaire de faire attention à qui nous voterons. Je croise les doigts pour les Américains dont les résultats arriveront demain (8 novembre). Et aussi en France, les présidentielles seront en mai 2017, et le chef de l’Etat jouera un rôle des plus important du XXIème siècle.

Pour approfondir le sujet en une infographie.

*intelligence artificielle : dans mon article j’ai alterné le il/elle car j’aurai préféré le neutre.