Catégorie : Écritures et réflexions

Cette rubrique concerne différents thèmes sur mes expériences. Cela porte sur mes réflexions sur la société, sur l’écriture de mon livre et aussi mes expériences. Dans mes expérimentations je parle de mes lectures, des visites et des programmes que j’entreprends (méditation, miracle morning, sport, nutrition etc.)

C’est un univers un peu plus personnel.

Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines

Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines

Un ouvrage parfait pour parler des qualités du cerveau "biologique" et des lacunes des cerveaux "en silicium".  L'auteur nous emmène dans les dernières recherches en neurosciences et des résultats étonnant de l'IA. D'ailleurs, l'auteur ne se cache pas pour nous expliquer et démontrer en quoi notre cerveau est bien plus puissant que les plus performantes IA. Quoiqu'il en soit, les IA ne sont pas vraiment intelligentes car même si elles ont des capacités supérieure à nous, elles n'ont pas de réflexion aussi pousser qu'un enfant de 2 ans.

Nous apprenons que le cerveau dès la naissance n'est pas une structure totalement innée car la plasticité rentre en ligne de compte. Toutefois il est composé de parties très spécialisées, fruit de million d'années d'évolution. Des aires, visuelles, auditives, cortex et autres ont des fonctions précises et se mettent en marche dès les premiers instants de vie. D'ailleurs la production synaptique va se développer à un rythme effrayant. Au point où le cerveau va, durant plusieurs années, supprimer les synapses en trop (élagage synaptique). Mais d'où vient la curiosité ? Qu'est-ce qu'une bonne pédagogie ? L'auteur va essayer de nous apporter des éléments de réponses, alors c'est parti ! 

Des progrès fulgurants dans ces secteurs

Mais les progrès sont fulgurants et les deux domaines sont complémentaires et transverses. D'où vient la curiosité ? Un test sur des robots chien d'un double algorithme permet d'affiner la définition (p259).

robot chien enfant curieux

Après une revue rapide de l'intelligence artificielle et des différentes intelligences comme le l'apprentissage supervisé ou non supervisé. L'auteur nous parle également de l'apprentissage en bootstrapping. C'est-à-dire qu'au début l'effort est minime mais on augmente la difficulté. L'IA joue contre elle-même en utilisant cette méthode. Elle va s'améliorer des deux côtés et ainsi le niveau augmente très rapidement. 

Encore mieux le "adversarial learning" consiste à entraîner deux IA spécialistes dans chacun un domaine. L'une dans la détection de faux dans tableaux de Van Gogh tandis que l'autre dans la création de faux tableaux du même artiste. Le but de l'une est de devenir une star des tableaux et l'autre est de tromper l'IA jumelle en lui faisant croire à un vrai Van Gogh.

Notre cerveau dans toute sa supériorité 

La force du cerveau face à l'IA

Venant maintenant à notre cerveau. Tout d'abord, nous n'avons pas un apprentissage précis et unique mais plusieurs. L'apprentissage du concret/abstrait, social, par essai etc. 

La perception permet d’appréhender et d’interpréter notre environnement à travers nos sens. D'ailleurs, c'était l'argument numéro un prôné par Maria Montessori : le développement des sens et le développement intellectuel sont intimement liés. De plus, le sens stéréognostique est la capacité de trouver la forme en question par le toucher. Ainsi, notre cerveau est bien capable, à partir du concret, de faire une représentation précise mentalement (abstrait). Surtout, magique, il est capable de faire l'inverse. Nous pouvons partir d'une pensée, imaginé quelque chose, qui n'existe pas encore, et de le créer. Le processus de créativité n'est pas encore totalement identifié, mais il s'avère que la systémacité entre jeu. 

La systémacité, cette capacité de généraliser à partir d'une règle symbolique plutôt qu'une ressemblance partielle échappe encore au modèle actuel. L'apprentissage que l'on nomme profond (deep learning), ne possède pas encore de profondeur de compréhension.  

Pour résumer, nous comprenons tout sans apprendre, alors que les meilleures IA fonctionnent à l'inverse. Effectivement, elles apprennent sans aucune compréhension. Ces capacités que nous venons de voir est le fruit de million d'années d'évolution. Nous faisons, agissons et ensuite nous nous questionnons. 

Prenons un exemple anthropologique, un Homme primitif voit un arbre rempli de fruits, il s'approche mais voit à 50 mètres de lui, un tigre. Il n'a que quelques instants pour agir. Il garde son calme marche à pas feutrés et monte dans l'arbre. D'ici il observe le tigre partir dans la direction opposée.

De cette expérience, il a "bien" agi car il a survécu. Le rôle du rêve est précisément de revoir la scène plusieurs fois de manière déstructurée. Voilà l'extrême utilité du rêve, celui de consolider le savoir et de revoir les différentes possibilité et ainsi comprendre la meilleure option. Nous reviendrons en détail à la fin du billet sur les notions de consolidation .  

La vitesse d'apprentissage

A la lecture du livre, j'ai appris que la production synaptique n'est pas identique dans toutes les zones du cerveau. En effet, la vitesse de traitement de l'information n'est pas identique partout et prenait plus ou moins de temps à se développer. Nous avons vu que le cerveau est déjà précâblé lorsque nous naissons et certaines zones sont favorisées très rapidement par rapport à d'autres. 

Le cortex visuel atteint son pic synaptique vers l'âge de 2 ans alors que la zone de l'audition va continuer de se développer pendant 2 ans supplémentaires. Enfin, le cortex préfrontal obtiendra son pic synaptique vers l'âge de 10 ans. La myélinasation des gaines synaptiques prendra environ le même temps en fonction des aires. Cette étape permet de faire circuler l'information plus rapidement. Concrêtement quelle différence ? Un enfant de deux ans met 4 fois moins de temps pour reconnaître un visage qu'un bébé de quelques jours. 

myelinisation

Les 4 piliers de l'apprentissage

  1. L'attention qui amplifie l'information sur laquelle nous nous concentrons
  2. L'engagement actif, un algorithme qu'on appelle également "curiosité", et qui invite notre cerveau à évaluer sans relâche de nouvelles hypothèses
  3. Le retour sur erreur, qui compare nos prédictions avec la réalité et corrige nos modèles du monde
  4. La consolidation, qui automatise et fluidifie ce que nous avons appris notamment durant le sommeil

L'attention joue un rôle fondamental dans l'apprentissage. Michael Posner distingue 3 grands systèmes attentionnels (p213) :

  1. L'alerte, qui indique quand il faut faire attention et adapte le niveau de vigilance
  2. L'orientation de l'attention, qui signale à quoi il faut faire attention et amplifie tout objet d'intérêt
  3. Le contrôle exécutif qui décide comment traiter l'information : il choisit la chaîne de traitements appropriée à une tâche donnée et en contrôle l'exécution

J'ai l'impression d'avoir décortiqué ce qu'il se passe quand je joue à la console !

D'ailleurs l'auteur en parle 3 pages plus tard, son laboratoire travaille sur l'attention des jeunes par l'usage des jeux vidéos. Et comme il le dit si bien

Les jeux vidéos ont ce pouvoir immersif qui existe également quand on se plonge dans un livre, un film, ou une pièce de théâtre qui nous font perdre tout repère temporel.

Stanislas Dehaene

L'apprentissage le plus efficace, l'apprentissage social

Aucune autre espèce animale ne sait enseigner comme nous le faisons. La raison en est simple : nous sommes les seuls à posséder une "théorie" de l'esprit. J'en ai parlé dans cet article et ici. En d'autres termes, nous avons la capacité de deviner ce que pensent les autres. Donc de faire attention à leur attention, d'imaginer leurs pensées, y compris de ce que pensent les autres pensent, et ainsi de suite, dans une boucle infinie.

Dans l'espèce humaine, l'apprentissage est social ! Il dépend fortement de l'attention et de la compréhension des intentions des autres. Même un bébé de 19 mois comprend que, si on le regarde dans les yeux , c'est qu'on cherche à lui transmettre une information importante. Il apprend alors plus efficacement et parvient à généraliser avec d'autre personne, alors qu'il n'y parvient pas si on ne l'a pas regardé.

L'auteur nous explique également qu'un enfant qui écoute une personne parler dans une autre langue dans un haut parleur n'a pas d'impact sur l'apprentissage d'une deuxième langue. Car le haut parleur est dénué d'intention.

En effet, un professeur est obligé de savoir ce que l'élève ne sait pas pour changer les mots de son explication, adapter sa pédagogie à chaque instant. Ce qui nous amène aux différentes pédagogies qui prônent toutes leur avantage par rapport au modèle public.  

Doit-on laisser l'enfant découvrir par lui-même ?

Selon l'auteur, toutes les études convergent vers un consensus dans lequel, l'enfant a besoin d'être guidé pour apprendre. Toutes les pédagogies dites "de découvertes" auxquelles, les enfants sont "livrés à eux-mêmes" dans le but de les laisser découvrir selon leur envie et finissent par s'auto-éduquer sont fausses.

Ils apprennent mais pas efficacement ni profondément. Par exemple, il peu probable qu'un enfant puisse apprendre à lire tout seul en regardant les lettres de l'alphabet (c'est déjà arrivé certes, mais ce sont des exceptions qui confirment la règle).

Le prof, doit être présent pour continuer à attiser la curiosité et guider afin d'augmenter la difficulté en fonction de l'apprentissage de l'enfant. C'est ainsi, qu'un enfant pourra développer des connaissances plus poussées sans pression ni crainte. La curiosité est une source de plaisir innée.

En effet, la curiosité est liée au rire qui permet de comprendre où nous avons eu faux. Le rire est souvent signe qu'une théorie que nous avions imaginé se retrouve erronée. Par exemple un enfant voit une balle tomber et rebondir à un certain niveau. Nous changeons de balle et cette fois-ci la balle s'écrase et ne rebondie pas. L'enfant va rire, car il avait fait la théorie qu'une balle lâchée à telle hauteur allait rebondir systématiquement à cette hauteur (généralisation). La dernière balle a donné un résultat "contre intuitif", le rire est déclenché car maintenant l'enfant veut comprendre pourquoi il y a une différence. Se retour sur erreur lui donne envie (l'engagement actif) de savoir car son attention est précise, et comprendre permet de consolider son apprentissage. Nous retrouvons bien les 4 piliers de l'apprentissage.

Engagement, plaisir, autonomie, avec une pédagogie explicite appuyée sur un matériel stimulant : c'est la recette gagnante dont l'efficacité est démontrée.

Une autre idée reçue venant de Rousseau, selon laquelle, l'éducation doit créer la curiosité. Mais selon l'auteur s'est faux, la curiosité est un moteur innée qui est dans notre ADN, qui est la base du fonctionnement de notre cerveau (comme l'impossibilité de faire 2 choses en même temps). En effet, poser un bébé assis au milieu de la pièce avec un certain nombre de jouet devant lui, il va partir à l'exploration. Nous n'attendons jamais, de façon passive, que les informations nous parviennent, nous avons naturellement la passion de connaître.

D'où vient la curiosité ?

Une idée intéressante, la naissance de la curiosité serait née avec l'évolution de l'Homme. Dans un monde incertain, il est utile de savoir ce qu'il se passe dans un périmètre proche de notre "maison". La curiosité est une force qui nous incite à explorer (page 253). Cela rassemble, le besoin de trouver un partenaire, des zones de nourriture abondante, de connaitre où se situe les animaux dangereux. Bref tu l'as compris, l'Homme a besoin de connaitre des informations et les transmets.

curiosité

Dans le cerveau il se passe la même chose, nous recevons des shoot de dopamine lorsque nous apprenons des choses, c'est un cercle vertueux qui nous incite toujours a être curieux.

Ecole assassin de la curiosité

interdit de se tromper école créer la peur

J'ai écrit plusieurs billets sur ce que je pense que  l'école (partie 1 et 2 et ici). Voici les 3 hypothèses que Stanislas Dehaene met en avant : 

  1. 1) Le manque de stimulation appropriée au niveau de l'enfant. L'enfant en avance s'ennui, l'enfant en retard s'ennuie. Il faut donner le gout d'apprendre en lui proposant des stimulations adaptées à ses capacités.
  2. La punition de la curiosité. Le fameux "tu te tais et tu écoutes". Le cours magistral permet de tuer dans l'œuf la curiosité. L'information vient du professeur et je n'ai pas besoin de réfléchir car il sait tout mieux que moi.
  3. La transmission sociale de la connaissance. C'est indirectement lié avec l'hypothèse numéro 2. Le meilleur apprentissage c'est être actif, alors qu'écouter passivement un professeur ne permet pas un engagement actif.

Pour conclure, la bonne démarche pour apprendre est d'une part de trouver un juste milieu en proposant une pédagogie structurée qui encourage la créativité de l'enfant (imagination, réflexion intérieur, discussion) avant de donner les réponses aux exercices. D'autre part, il est aussi utile de valoriser sa curiosité et ses résultats et lui dire également que l'enseignant ne sait pas tout.

Car la métacognition rentre en jeu dans l'apprentissage, le jugement interne et savoir ce qu'on ne sait pas est tout aussi utile et nécessaire dans l'apprentissage. Voici un condensé de pourquoi j'ai appris plusieurs "métier" si rapidement, car je suis porté par la curiosité, mon moteur dans toutes les tâches que j'entreprends ! 

Les clés du Futur - Jean Staune

Les clés du Futur - Jean Staune

Défi un livre par mois

Je dois avouer que j’ai eu peur. Le début du livre m’a fait des sueurs froides. En effet, la date de publication est 2015 et j’ai cru que le livre était déjà trop vieux ! En tout cas, uniquement pour le premier tiers du livre. Ouf ! En effet, lorsque l’auteur dit qu’un futur est probable pour les Google Glass j’ai failli tomber du trottoir. Oui j’ai écouté le livre et non lu. C’était mon dernier mois gratuit, je te laisse voir mes premiers articles où je parle des bons et mauvais points de l’application Audible.

Cet ouvrage a une structure proche de celle d’Homo Deus dans le sens où énormément de sujets sont traités. L’auteur nous raconte des expériences que je n’avais jamais entendu sur la conscience collective par exemple. Il met en avant des entreprises qui ont réussi et explique quels facteurs ont fait leurs succès (je parlerai de ce sujet particulièrement dans un autre billet). Il met en lumière les effets sociéto-économiques de ces dernières décennies. Il décrit avec une grande précision la crise des subprimes. Il l'a décrit avec tellement de précision que je n'en parlerai pas de ce billet. 

Enfin, l’auteur nous dépeint le monde via la modernité, la post modernité et la trans-modernité. De ce prisme à trois facettes, l’auteur amène sa réflexion sur les créatifs culturels, sur le rapport de la religion et de la spiritualité, sur la moralité du capitalisme, la philosophie des sciences et termine en nous apportant ses 10 pistes pour un monde meilleur.

Modernité / post-modernité / trans-modernité

La modernité

Elle a commencé à la première révolution industrielle. Peut-être même depuis la découverte du feu. Dès lors, nous avons uniquement amélioré l’existant. Nous avons transformé notre monde en un univers de l’hyperconsommation. Mais la modernité a fait son temps, elle nous mène dans le mur tant d'un point de vue environnemental que d'un point de vue intellectuel.

La post-modernité

Internet et les réseaux sociaux sont les éléments fondateurs de la post-modernité. Notamment l'avènement du printemps Arabe. Nous sommes capables de donner notre avis sur tout et nous sommes assez écoutés. D'ailleurs il est possible et assez facile de créer des groupes pour tout et rien et revendiquer ce que nous voulons. Pour cet argument on ressent que l’auteur a une affinité avec Jeremy Rifkin.

Le médium change la donne, nous vivons dans une horizontalité des plus déconcertante. A l’époque de De Gaulle, le chef d’Etat prenait la parole publiquement 5 fois par an à la télévision et 2 fois par communiqué de presse. (Source) Aujourd’hui, Macron prend la parole plusieurs par jours sur Twitter et tout le monde peut lui répondre instantanément !

Plus tard tout le monde sera spectateur et acteur. Et la fugacité de la célébrité sera encore plus rapide.

Andy Warhol

Trans-modernité

Nous sommes dans la transmodernité, en tout cas, dans les pays développés. Les gens transmodernes sont, ce que l’auteurs nomme : les créatifs culturels. Ce sont des gens qui font attention à ce qu'ils mangent, savent qu'ils ont un impact écologique (développement durable) et modifie son comportement en conséquence. Ils sont favorables aux médecines douces sans renoncer à la médecine traditionnelle. Ils se méfient des médias, évitent de regarder la télé et contournent la société de consommation.

Ils recherchent une spiritualité plutôt qu'une religion, prônent la fidélité sans pour autant se marier. La sincérité et la transparence sont l'ouverture à l'autre, ils rejettent les dogmatismes.

Il est vrai que je me retrouve quelque peu dans cette définition. Moi qui a testé 30 jours de consommation en réseaux courts, qui essaie de louer pour éviter de trop posséder et qui pratique la méditation

Comment la conscience existe-t-elle ? 

Le prix Nobel de médecine, Karl Popper parle de "matérialisme de la promesse". Cela signifie que nous aurons une réponse au bout du compte même si on ne sait pas comment.

A l’état actuel des recherches, nous savons que notre cerveau effectue une suite d'algorithme et de calcul en parallèle. D’une part, l’auteur s’interroge si nous portons trop notre attention sur la structure et pas assez pour trouver le « hardware », qui doit avoir une autre forme.

D’autre part, Jean Staune propose que la biologie se tourne vers la physique. Il y a une sélection physique avant biologique. Selon Luc Montagnier (prix Nobel due à la découverte avec Françoise Barré du VIH) dit que les molécules émettent une forme d'électromagnétisme. Une forme suspectée qui ne peut être visible dans l’infiniment petit, dans la conception même de nos cellules. Ainsi le "code algorithmique biologique" pourrait se trouver ici.

En d’autres termes, est-ce que notre cerveau utilise un logiciel dont nous sommes incapables de le comprendre comme un ordinateur qui exécute des tâches sans savoir qu'il a un système d'exploitation ?

Métaphore du match de foot

terrain-de-football

Dans le livre, l’auteur fait une élégante métaphore sur ce qu’est la conscience. Elle est invisible (pour l’instant) mais nous voyons clairement ses agissements. Prenons une équipe de foot et un arbitre.

L'arbitre symbolise l’inconscience. Si on regarde le match en gros plan sur le ballon, on ne verra jamais l'arbitre car il ne le touche pas.

Pourtant on sait qu'il est présent car il siffle les arrêts de jeu.

Conscience collective

Jean Staune rapporte une étude intrigante. Un scientifique (Dean Radin) a essayé de voir si la conscience collective peut avoir une incidence sur des machines qui tirent au sort des numéros.

M. Radin a créé le projet en 1998, il a positionné des GNA (générateur de nombre aléatoire) dans 65 pays dans le monde. Ces GNA sont bien calibrés car on obtient bien 50/50 en moyenne de tirage sur les chiffres pris aléatoirement.

Et pourtant, nous voyons une anomalie statistique associée à la date, à l’heure et à l’emplacement général des attentats terroristes du 11 septembre 2001. Il est également prouvé que l’anomalie a commencé à apparaître quelques heures avant que les événements largement visibles ne se déroulent. Voici les sources.

Je n’ai pas trouvé de contre étude, et mon scepticisme est piqué, par conséquent, si toi, lecteur, tu as des informations complémentaires ou contradictoire je suis preneur !

Créatifs culturels

Parfois il est bon de se sentir comme M. Jourdain qui fait de la prose sans le savoir. Je suis un créatif culturel sans le savoir. En effet, je partage un certain nombre de valeur avec cette communauté. Par exemple, je suis agnostique et je prône la méditation via plusieurs billets sur ce sujet. D’autre part, je fais le tri sélectif depuis plus d’une dizaine d’année et je consomme en réseaux courts. Dans la définition d’un créatif culturel il en ressort quatre grands pôles de valeurs :

  • L’écologie (incluant l’alimentation biologique, les médecines douces, la consommation éthique et responsable) ;
  • Ouverture aux valeurs féminines (impliquant à la fois des valeurs comme l’écoute, l’empathie, etc. ; mais questionnant aussi la place des femmes dans la société) ;
  • La spiritualité, le développement personnel, l’introspection ;
  • Une implication sociale, la mise en place d’initiatives solidaires, participatives et citoyennes.

Le tout dans un but ultime de donner un sens à sa vie. La recherche de l'authenticité de soi : les actes et sa vie sont en cohérence. C'est une ligne de démarcation avec le modernisme.

Donner un sens à sa vie

Je me retrouve totalement dans cette définition et tous les jours j'y suis confronté. En effet, je reçois un certain nombre de message sur LinkedIn en me reprochant une image de profil non professionnelle (car je pose avec ma fille). Pourtant ma fille fait partie de ma vie et ma vie personnelle influencera ma vie professionnelle. C'est la raison pour laquelle je ne vois rien de "mal" à afficher une photo de moi avec elle. J'assume qu'elle fasse partie entière de ma vie et qu'elle aura des répercussions sur ma vie professionnelle. Elle est l'un de mes sens à ma vie. Mes actes et ma vie sont bien en cohérence.

Les moeurs changent

L’auteur fait une analogie qui m’a fait sourire concernant le mariage et la fidélité. On se marie moins mais la fidélité n'a jamais été aussi forte. Il parle du film Twilight, les protagonistes vont à gauche et à droite et ils se pardonnent. Ce qui est représentatif de la génération actuelle et très bien accepté. Pourtant, si nous faisons un bon de 30 ans auparavant (seulement) l’acceptation aurait été la bienvenue pour une minorité de la population et un outrage pour la majorité.

A quand la grève des consommateurs ?

Expérience « The compact »  : 1er janvier 2006, un groupe d’amis décide de ne plus rien acheter de neuf autres que les sous-vêtement, médicaments et produits de première nécessité et cela pendant 1 an. Ainsi ils ont vécu de troc, d’échange, de seconde main. Après un an, beaucoup d’entre eux ont continué. Encore mieux, le groupe a dépassé les 3000 membres la première année !

Nouvelle façon de consommer

La crise à augmenter le prix de l'essence. Par conséquent, les consommateurs ont fait attention. Mais lorsque le prix est redescendu, la consommation n'a pas augmenté car les gens ont adopté de nouvelles habitudes.

Nous sommes passés du dromadaire à une bosse, gaussienne, de normalité à un chameau avec deux bosses celle du hard discount et des produits de luxe. Ainsi, on peut voir des Ferrari sur le parking des hard discount, pendant que d’autres économisent une année pour partir en vacances avec Easy Jet et se rendre une semaine dans un palace !

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L’iPhone est un produit de luxe, on achète des carottes bio mais on a une voiture qui a 10 ans dont on va attendre encore quelques années avant de la changer. Car depuis la crise, je ne l’utilise pratiquement plus.
Si je fais une connexion avec le livre Disruption, je me demande si le milieu de gamme va disparaître. D’un côté le premium va devenir la norme ainsi nous aurons soit du charter/hard discount soit un service +.

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La consommation ; outil de révolution

De plus en plus de consommateur veulent comprendre les étiquettes des produits. Ils veulent savoir si l’entreprise a une démarche écologique ou citoyenne. D’ailleurs lorsqu’il y a une « tromperie » les consommateurs n’hésitent pas à boycotter un distributeur ou une entreprise.

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Des couches bio avec des traces de glyphosphates

Lorsque j’écris ce paragraphe, j’ai acheté ce matin le 60 millions de consommateurs. Dans ce magazine vient de sortir leurs nouveaux tests sur les couches pour bébé ainsi aussi toute une panoplie de produits testés liés à la puériculture. Le dernier test de cette envergure sur ces produits date de 2016 (seulement !).

Conspiration ou non ? 

Ce qui m’a mis la puce à l’oreille c’est lors de la précédente publication (en 2016 donc) des études, Pampers avait été pointé du doigt. L'association avait pris contact et Pampers avait répondu qu’ils feraient le nécessaire pour améliorer la qualité de leur produit. Nous pouvons y voir un communication habile, sans engagement véritable de l’entreprise ? Nous verrons si nous sommes des mauvaises langues. Quoiqu’il en soit, en 2016, une marque bio avait été en tête du classement et leurs ventes ont explosé depuis.

Don't be evil

Cette nouvelle étude, donne un nouveau classement qui est pour le moins… renversant ! En effet la première place est Pampers et la dernière place est… cette société bio qui n’a pas maintenu ses engagements ! Les deux sociétés ont changé de fournisseur, l’une pour améliorer la qualité (et le prix a en effet augmenté), l’autre pour augmenter sa marge en utilisant des produits très mauvaises qualités tout en restant en lumière d’une excellente publicité indirecte.

Aujourd’hui nous pouvons bénéficier d’acteurs comme 60 millions de consommateurs, qui renouvelle très vite leur étude et je comprends pourquoi c’est un excellent point ! Ces études faites par des associations indépendantes est un outil de révolution consumériste !

Le capitalisme est-il moral ?

Le capitalisme peut être vu comme une autoroute dont les axes puissants et larges permettent de nombreux échanges grâce à des poids-lourds en dépit des plus faibles. 

Cependant si nous réservons une voie spécifique pour les voitures lentes, le système fonctionne en intégrant une pluralité d'acteur. 

Selon l'auteur, le capitalisme peut avoir une dimension morale uniquement en adjuvant le développement durable via 3 piliers suivants :

Social Environnement et eco

10 pistes pour un meilleur avenir

Pour conclure, l'auteur  fait appel à 10 pistes qui selon lui mérite toute notre attention. Je n'ai pas parler de la maladie du recyclage. Nous recyclons mal et dont on devrait s'inspirer de la Nature pour "sur-cycler". Et je laisse tout un pan entier sur le management d'entreprise dont je me ferai un plaisir d'écrire un billet de blog sur ce thème qui gangrène les entreprises et comment s'adapter à la nouvelle génération. Je te laisse avec les 10 pistes de réflexion de Jean Staune. 

  • Développer l’intelligence collective de l’entreprise et la créativité (Gore, Imatech, Inov’on…)
  • Etre une entreprise socialement responsable (The Body Shop, Patagonia, Syd Conseil,…)
  • Créer un social business, une partie du bénéfice est donnée à une oeuvre caritative (Comme Mbappé qui donne l'argent de ses titularisation ou l'entreprise Give Something Back)
  • Augmenter la productivité des matières premières actuellement gaspillées (Gunter Pauli)
  • Concevoir les produits, les usines, les villes comme des processus naturels (McDonough, Braungart, Aberkane)
  • Passer à une économie de la fonctionnalité : vendre un service et non plus un produit (Michelin)
  • Développer des produits pour améliorer la créativité, la communication et la mobilité (Apple)
  • Entrer dans une « nouvelle nouvelle économie» où le produit principal est gratuit (Google)
  • Surfer sur la longue traine, l’offre illimitée de produit grâce à Internet (Amazon, Netflix)
  • Etre simple dans un monde complexe (SpaceX, ….)
Le voyage inversé - l'entreprise libérée

Le voyage inversé - l'entreprise libérée

De l'entreprise à la tribu

Petit livre qui se lit vite et fort intéressant sur un chef d'entreprise qui a revu sa manière de diriger. Philippe Studer, CEO d'une entreprise d'étude marketing (EDinstitut) a pris la décision de faire le tour du monde. Mais pas n'importe où ni n'importe comment. Il lui a fallu près d'un an de préparation et, lui et sa famille sont allés à la rencontre des peuples racines. Il va revenir enrichi de puissantes valeurs et les appliquer dans son entreprise. Ainsi, ce livre nous explique entre autre comment limiter le stress auprès de ses employés, définir de nouvelles valeurs à l'entreprise (pour la libérer) et repositionner le rôle du manager dans l'équipe.

Le stress

Une des meilleures méthodes de management est de mettre le stress aux employés. Nous travaillons mieux sous stress, quand le patron vient dans le bureau jeter un œil et contrôler que les collaborateurs ne se tournent les pouces. Ce stress, sans aller dans le mobbing, a un effet dévastateur. 

Pour ceux qui pensent encore que le stress peut être "positif", il suffit de reprendre vulgairement la définition de wikipédia : "Le stress (anglicisme) est, en biologie, l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement". D'ailleurs j'ai dis plus haut "mettre le stress", ce qui signifie "mettre la pression". 

Le stress coûte entre 3 à 5% du PIB soit 83 à 138 milliards de dollars pour la France ! Soi respectivement 73,8  à 121 milliards d'euros, quel gâchis. Par analogie, j'ai vu que le budget de l'éducation s'élève à 99,5 milliards d'euro par an. Ce budget est utile pour 12 millions d'étudiants et près d'un million d’enseignants !

Une source de stress

Dans le monde de l'entreprise, le stress ne provient pas uniquement par le manager ou les supérieurs. Indirectement, l'auteur nous explique que l'une des sources de stress sont les procédures. Effectivement, à titre personnel (et professionnel pour le coup) lorsqu'une procédure est trop fastidieuse, cela me démotive. Par conséquent, le mois prochain ou quand je serai de nouveau contraint de refaire cette tâche, je serai tenté de la repousser. En effet, je verrai cette tâches comme une "contrainte" qui, selon la définition vu plus haut, est un vecteur du stress.

Une procédure qui n'est pas bonne ou optimisée pour la personne qui doit l'exécuter, devient une source de stress. Dès lors, si on demande à Jean de faire telle ou telle tâche mais que celle-ci le stress, c'est tout le processus qu'il faut revoir. Jean a certainement une autre manière de procéder. L'auteur a mis en place une ouverture au dialogue en vue de limiter le stress. Il est nécessaire d'accorder du temps d'écoute. Ce qui nous amène au second point.

Agir ensemble

L'auteur parle de "conversation". Pour gérer les conflits, il ne parle pas d'argumentation. L'argumentation est un conflit entre deux idées. Le but d'une conversation, est un dialogue où l'un est ouvert aux propositions de l'autre et vice-versa. 

J'aime beaucoup cette approche. Dans mon couple nous nous sommes donnés un point d'orgue : ne jamais faire de concession, uniquement des compromis. En effet, une concession est la suppression de sa liberté pour le bonheur de l'autre. Dans le compromis, on prend une décision en commun dont chacun est d'accord sur la causalité et la finalité de l'accord. 

Valeurs de l'entreprise libérée

Faire confiance, être bienveillant et faire ensemble

L'auteur est parti à la rencontre de peuples vivant encore très largement en dehors des préoccupations qui sont les nôtres. Ils ont visité les peuples racines : Mayas, Hmongs, Lacandons, Zoulous, Zafimaniry (page32).

Philippe Studer était parti avec son lot de présuppositions sur les valeurs que les humains partagent de manière universelle. Je ne vais pas spoiler les étapes importantes du livre mais je vais reprendre cette idée en page 35. 

En effet, suite à plusieurs mois de voyage et de plusieurs rencontres, l'auteur prend conscience que les peuples racines ont 3 valeurs centrales : faire confiance, être bienveillant et faire ensemble. Cela est devenu par la suite les valeurs de sa propre entreprise. Ces trois valeurs peuvent faire des miracles comme améliorer la guérison mais aussi pour le manager des temps moderne. 

L'art d'être chef sans agir 

Les trois valeurs précités, sont l'apanage du chef de tribu. Dans l'inconscient collectif, un chef de tribu est un chef de guerre, dangereux pour tout le monde, que tout le monde craint. Pourtant ce n'est pas le cas, les décisions sont prises de manière individuelle et lorsqu'une décision collective doit être prise, une réunion collective est organisée auprès du feu. 

Comment un chef peut-il jouer son rôle si sa voix n'est pas plus forte que les autres ?

Le chef inspire l'envie d'agir sans intervenir. Comme toutes les décisions de la tribu sont prises de manière individuelle, elle l'est sous le joue du libre arbitre. L'auteur fait le lien avec le monde de l'entreprise. Une personne qui trouve sa motivation par lui-même de l'intérieur sera plus efficace et plus heureux que s'il écoute les injonctions de son supérieur. 

Le taylorisme versus la transparence

Le taylorisme, qui date du XIXe siècle, détruit la confiance pour mettre le collaborateur de le rouage de la machine. Dans l'entreprise libérée on accorde la confiance de prime abord. Cependant, la confiance se gagne et se cultive avec la transparence. Pour que la transparence existe il faut une culture forte du dialogue.

En effet sans dialogue, la transparence peut être considérée comme une trahison, dans le sens "je dis tout sur moi et mes bêtises et on ne me reconnait pas à ma juste valeur". Le dialogue est le liant permettant aux personnes de se sentir à l'aise pour être transparent et cela noue une relation de confiance envers tous les collaborateurs. 

Un employé heureux est-il plus performant ? 

Il existe une quantité de littérature sur les bienfaits du bonheur des employés en entreprise, plus de créativité, plus efficace donc plus rentable. Je ne vais pas paraphraser tous ces articles inutilement.

En revanche, l'auteur met en avant un argument fort intéressant. L'entreprise libérée agit sur deux terrains, l'absentéisme et le présentéisme dont l'un coûte beaucoup plus cher que l'autre !

Le présentéisme est le fait d'être présent sur le lieu de travail physiquement sans pour autant fournir les prestations attendues pour le poste occupé. Phénomène largement sous-évalué et aux coûts qui représenteraient environ 2 à 5 % de la masse salariale, soit entre 13 et 25 milliards d'euros par an (page 74). 

entreprise-libérée
la pyramide de perturbation du travail®

Source de l'image : http://www.midori-consulting.com/?page_id=3487

L'entreprise libérée

Je pense que l'entreprise libérée a de beaux jours devant elle. La transformation numérique que nous entendons parler depuis de nombreuses années maintenant n'est que la première étape de cette mutation. Je suis convaincu que la génération future ne voudra pas travailler dans des entreprises qui pressent les collaborateurs comme des citrons.

Est-ce aussi pour cela que de nombreuses personnes restent au chômage dont s'interroge Les Echos? Ne voulant pas retourner à l'abatoire, les gens préféreraient prendre le temps de trouver cette entreprise qui sera prendre soin d'eux et les écouter, de se sentir valoriser et non mixer dans des procédures qui ne leurs sont pas adaptées. 

Je terminerai par la même citation dans le livre. 

Une visions sans action, c'est un rêve ; une action sans vision, c'est du temps perdu ;
une vision suivie d'action peut changer le monde.

Nelson Mandela
Homo deus (Homme dieu)

Homo deus (Homme dieu)

Après avoir terminé Sapiens, je profite toujours de l’offre Audible 3 livres gratuits pendant 3 mois. J’ai alors téléchargé Homo Deus dans la foulée. Je pensais me retrouver dans un récit futuriste alors que le livre n’est que la suite temporelle du premier opus. Néanmoins Homo Deus commence dans l’époque contemporaine et nous amène dans un monde de plus en plus technologique dont la place de l’Homme est discutable. Comme j’ai enchaîné les deux lectures très rapidement, j’ai pu constater qu’il y a quelques redondances dans les deux premiers tiers de l’ouvrage. Toujours est-il, le style est le même, fluide, rapide, avec des infos et surtout une réflexion étonnante.

C’est dans le dernier tiers du livre où j’ai pris beaucoup de plaisir. L’auteur apporte son flot de questions très intéressantes. Va-t-on dans un monde sans guerre ? Sommes-nous plus heureux aujourd’hui qu’à des temps plus anciens ? Pourquoi tuons-nous autant d’animaux ? Et aussi des interrogations plus philosophiques comme l’existence du libre arbitre, ou va-t-on vers la fin du travail, remplacé par les machines ? J’aborde toutes ces questions dans ce billet. Néanmoins encore une fois, écouter ce genre de livre, ne me permet pas de vérifier ce que j’écoute. Nous « avalons » les phrases comme si elles tombaient du ciel et donc je pourrais manquer de discernement.

Mon travail de synthèse me permet de checker les informations avant de les écrire. J’ai mis beaucoup plus de temps à rédiger cet article que tous les autres. D’ailleurs à la relecture je m’aperçois que mon intro est toujours trop longue ! D’ailleurs je vais couper le billet en deux parties, me concentrer sur livre ici et dans un autre billet je traiterai du dataisme. Je ne veux pas faire un simple résumé et comme Harari donne beaucoup d’infos, j’ai voulu en vérifier certaines et pousser la réflexion sur certain thème. Et j’ai, par conséquent, cassé quelques-unes de ses affirmations… ! (Evidemment je suis ouvert à toutes discussions, et si des sources complémentaires me permettent d’en apprendre davantage je suis preneur).

Nous vivons dans une époque formidable

Famines, épidémies, guerres n'existent bientôt plus

La grande famine de 874 a tué un tiers de la population française. Au XVIIIe siècle plusieurs dizaine de millions de personne sont mortes à cause de famines, tous pays confondus. Alors que j’ai fait le challenge de ne pas manger pendant 36 heures, je n’ai qu’une minuscule appréhension des atroces douleurs dont ces personnes ont pu subir… 

Aujourd’hui la famine tue toujours mais dans des proportions vraiment moins importants. D’ailleurs notre monde meurt de surconsommation (et malnutrition) que de privation de nourriture. En effet, les maladies liées au sucre tuent 3 millions de personnes (le diabète par exemple).
Coca (symbolisant les industries alimentaires) tue plus de monde que le terrorisme et la famine réunis.

Les maladies meurent 

La peste antonine au 2e siècle avant JC à fait quelques 10 millions de morts pour un empire de 64 millions de personnes. La peste noire a réduit la population européenne de moitié au moyen-âge ! Les épidémies étaient propagées par les commerçants, aujourd’hui des millions de personne voyagent et nous ne tombons pas plus souvent malade. En tout cas nous avons un système de santé efficient, évitant toute propagation de virus mortel. Les campagnes de vaccination ont permis de supprimer plusieurs souches mortelles. Et aujourd’hui il est digne de scénario hollywoodien qu’une pandémie mondiale puisse voir le jour.

La guerre de la guerre

Le nombre de morts aux combats sont tout aussi choquant. Aujourd’hui, la guerre est de plus en plus inexistante. Seuls les pays qui ont des valeurs en ressources naturelles sont (encore) en guerre. La première ressource au XXIe est le savoir. Harari dit que le Rwanda a pillé les champs de coton de son pays voisin et à gagner 240 millions de dollar en un an. Je n’ai pas retrouvé cette information. Mais l’analogie est intéressante. En effet, la Chine travaille avec Apple et d'autres entreprises tech de la Silicon Valley en coopétition (contraction de compétition et coopération). La ressource qui est utilisée est le savoir. Idriss Aberkane dit « c’est en partageant le savoir qu’il se multiplie ». Par conséquent, le savoir génère bien davantage d’argent que les ressources naturelles. Dans l’exemple de Homo Deus, la Chine a généré 240 millions de dollar en une semaine par les brevets et contrats commerciaux.

Le terrorisme où comment faire peur avec une mouche ?

Éléphant porcelaine cassée
Elephant porcelaine

Le terrorisme c'est comme une mouche dans un magasin de porcelaine. Elle est incapable de pousser une tasse pour la casser. En revanche la mouche peut aller dans l'oreille d'un éléphant. Si celui-ci se trouve dans le magasin alors la mouche va vrombir de toute ses forces pour faire peur à l'éléphant. Par conséquent, c’est lui qui va tout saccager. En gros nous sur-agissons. En cassant deux tours aux USA, les terroristes ont renversé le gouvernement de Saddam Hussein car les US sont venus faire la guerre (références ? je n’en ai pas trouvé…).

Concernant le terrorisme, dans mes recherches, j’ai trouvé qu’en 2014, au total, le terrorisme avait tué 37 400 personnes à l’échelle de la planète.

« Mais cette hausse ne concerne ni l’Amérique du Nord, ni l’Europe. En fait, ce sont surtout cinq pays qui en ont fait les frais : l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, le Nigeria et la Syrie, qui totalisent 57% des attentats depuis le début du siècle. La majeure partie de ces attaques meurtrières n’ont pas visé de cibles dans le monde occidental, mais ont été perpétrées au sein des populations musulmanes chiites et sunnites. » Source 

Revenons sur un sujet plus joyeux : le bonheur

Plus de suicide de nos jours ?

Harari nous parle du bonheur. En effet, si les famines se font plus rare c’est que nous mangeons à notre faim. Moins de guerre signifie moins de stress et symbolise un environnement politique plus stable. Idem pour les pandémies, nous avons accès à des traitements efficaces pour soigner toute une population. Tout est réuni pour vivre plus heureux. Et pourtant, statistiquement nous sommes confrontés à une sorte de plafond de verre. Effectivement, les pays, même s'ils se développent très bien, le bonheur subjectif n'augmente pas. Pire le taux de suicide augmente ! N’ayant pas les sources j’ai dû faire des recherches moi-même et l’étude de l’OMS suggère : « À l’échelle mondiale, le taux de suicide standardisé selon l’âge (qui corrige les différences de taille et de pyramide des âges des populations dans le temps) a affiché une baisse de 26 % (23 % chez les hommes et 32 % chez les femmes) au cours des 12 années concernées. » - Années de référence 2000 à 2012 -

Et pour le bonheur, j’ai trouvé cette étude complète faite par un amateur. Ce qui est intéressant dans ce document c’est qu’il estime que le bonheur mondial a eu un taux d’évolution de 18% entre 2000 et 2015. Ce qui n’est pas rien ! J’ai recherché l’évolution de l’indice du bonheur par l’ONU et l’OCDE et ils vont dans le même sens. Ces deux derniers ont même calculé le bonheur des réfugiés dans les pays hôtes. Plus le pays hôtes dispose d’un score élevé, plus les immigrants sont également heureux. Le malheur diminue, le bonheur se propage à l’échelle mondiale.

Le bonheur de l'Homme est psychologique ou biologique ?

pyramide de maslow
Pyramide de Maslow

Revenons à Homo Deus, pour Harari le bonheur se définit en deux piliers, le bonheur psychologique et le bonheur biologique (ou physiologique). Le bonheur physiologique réside dans la satisfaction des besoins de notre corps. Nous pouvons reprendre la pyramide de Maslow dont les deux derniers points représentent le bonheur psychologique. Oui le besoin d’appartenance fait bien parti des besoins physiologiques, je t’invite à découvrir les recherches de René Sptiz sur le sujet.
Pour le bonheur psychologique, il est satisfait quand la réalité est en phase avec nos attentes. Problème, nous soulevons toujours plus d'attente quand nos conditions s'améliorent.

Poursuit of happiness

La science dit que la seule chose qui nous rendent heureux est la sensation d'être heureux.
Mais les sensations ne sont pas durables. C'est la faute à la biologie ! La reproduction est agréable mais si l'effet persistait alors nous nous reproduiront plus. Idem pour la faim et la satiété. Notre système de récompense est créé ainsi, pour que nous soyons toujours motivés à manger et nous reproduire.

Pour élever le bonheur il existe les drogues. Comme je viens de le dire, la sensation de bonheur n’est pas durable, on voit vite arriver la dépendance… Pour les bouddhistes, la seule manière d’être heureux c’est en réduisant sa soif de vouloir des sensations plaisantes.

Cependant l’auteur fait l’erreur de confondre bonheur et être content. Selon le Larousse le « bonheur » est l’état de « complète satisfaction ». Et, « être content » signifie que nous sommes satisfaits. Nous pouvons être content sans satisfaire toutes nos envies. Par exemple que je rentre dans la FNAC j’ai une envie irrésistible de tout acheter : une nouvelle télé, une console de jeu, et quand j’arrive dans le rayon librairie… j’ai toujours cette sensation particulière de « une vie ne suffit pas pour tout lire ». Ainsi, je suis horriblement insatisfait, car jamais je ne pourrais tout lire. Mes envies ne seront jamais assouvies, est-ce pour autant que je ne suis pas content lorsque je passe à la caisse avec un seul livre dans les mains ?

Pourquoi avons-nous de la pelouse devant notre maison ?

champ pelouse avec un panneau "pelouse interdite". Une personne marche sur la pelouse au loin
Pelouse interdite

Le livre comporte des anecdotes historiques dont je ne vais pas prendre la peine de vérifier. Avoir un carré de pelouse devant sa maison est coutume. Ne pas avoir de terrain est signe d’austérité. Inconsciemment passé devant un lotissement et voir des hautes et mauvaises herbes dans une pelouse, et nous voilà déjà en train de préjuger ce malheureux voisins. « Oula il ne prend pas soin de son jardin c’est la ruine ici ! ». Pourquoi pensons-nous cela ? C'est un vestige du temps des rois : « comme je suis puissant je suis capable d'avoir du terrain pour faire pousser seulement de l'herbe qu'il ne faut pas toucher ». Ce gazon sera coupé au ciseau à 2 centimètres. Il n’existait pas de tondeuse à l’époque mais une armada de jardinier ! Et voilà un bel exemple de la condition humaine d’augmenter toujours plus ses attentes au bonheur !

Pourquoi l'Homme tue des animaux de manière industrielle ?

Certainement l'agriculture y joue pour beaucoup. Avant, il était nécessaire de savoir ce que le tigre pensait, ce que le cerf pensait pour pouvoir anticiper leurs actes.

L'agriculture a maîtrisé le bétail, les poulets et certaines plantes. L’auteur prend exemple sur une des dernières tribus qui est passée à l'agriculture dans le sud de l'Inde. Cette tribu vit des récoltes du thé, et d’élevage de poulets. Dans cette tribu, tout ce qui est vivant est « Mansanne » (comme j’écoute le livre, je ne vois pas l’orthographe et je n’ai rien trouvé à ce sujet…). Lorsque l’on interroge des membres de la tribu ils nous disent : « les arbres oui, ils sont mansanne. Le tigre vivant dans la forêt oui, les éléphants aussi sont mansannes. » Et les poulets ? Ben non ils ne le sont pas car ils sont bêtes et sans âmes, les moutons pareils car il faut les guider. Nous sommes supérieurs à ces animaux dit le chef de la tribu.

L’agriculture a donné une supériorité à l’Homme sur l’animal, s’élevant ainsi, lui permettant de lui asséner la mort quand bon lui semble. L’auteur a une longue et très intéressante réflexion à ce sujet. Voyons laquelle.

Pourquoi la théorie de l'évolution est plus facilement rejetée que la théorie de la relativité générale ?

La relativité générale dit que l'espace et le temps peuvent se courber. Il est vrai que cela fait peur d'entendre ça. Pourtant dire que les animaux et l'Homme ainsi que les végétaux ont évolué pendant des millions d'années est rejeté (38% des Américains). Car si nous acceptons la théorie de l'évolution nous supprimons l'âme. L'âme fait partie de l'individu qui signifie indivisible. Tout n'est qu'un, mais notre corps a plusieurs parties qui ont évoluer. Notre œil est sensiblement le même que chez Erectus et a le même passif qu’un être unicellulaire qui est capable de détecter la lumière. En quoi l'Homme a une âme et pas les animaux. Les animaux n'en ont pas mais alors les végétaux ? Non plus seul l'Homme possède une âme. Pourtant rien ne prouve que l'Homme à une âme ou quelconque être vivant. La théorie de la relativité générale ne touche pas l’âme, ne touche pas l’Homme dans son individualité. C’est la raison pour laquelle la théorie de l’évolution est bien plus critiquée, notamment par les créationnistes, que la relativité générale.

"Les hommes acceptent d'abandonner le sens en échange du pouvoir". Par exemple, accepter les conditions d'utilisation d'une application. On clique j'accepte sans savoir car le plus important c’est le pouvoir d’utiliser ; le sens de l’outil ne m’importe guère.

Cette phrase est percutante. Elle donne acte et clos la question sur le bonheur posée ci-dessus.  Le sens de la vie c’est ce qui nous anime chaque jour. Parfois nous arrive-t-il d’oublier pourquoi nous sommes sur Terre, pourquoi fais-je ce travail, cette tâche ?

Je me rappelle un jour en allant au collège, 3 ou 4 autocars étaient stationnés sur le bord de la route et des dizaines d’étudiants en sortaient dans un rythme mécanique. Personne ne parlait, il faisait encore nuit, tout le monde se dirigeait vers l’entrée du collège. Je me suis surpris, saisi par ces questions qui avaient émergé de nulle part : « pour quoi (dans le sens : par quelle motivation) les gens se déplacent et vont au collège alors que personne n’a envie d’y aller, pour quoi je suis là à les regarder ? ». J’avais besoin de connaitre le sens de tout ça. Tout comme le burnout fait des ravages aujourd’hui car les employés ont de plus en plus besoin de connaitre le sens de leur tâche, de leur fonction. Ma scolarité a été un échec jusqu’à ce que j’aie pu enfin trouver des éléments de réponse à mes questions (10 ans plus tard…).

L’Homme passe à côté du plus important, c’est bizarre je fais l’apologie de lire les CG alors que moi-même je trouve ça barbant. Pourtant dans cette métaphore, le plus important est de comprendre pour quoi je suis là et comment je fais les choses.

Homo deus ; l'Homme Dieu

La fin des médecins et pharmaciens

Le métier de médecin est en train de se métamorphosé. La question cruciale est la formation, qui elle, est toujours ancienne. Cela fera l’objet d’un autre billet. Concentrons-nous sur le robot pharmacien.
Harari dit que le taux d'erreur des pharmaciens est de 1,7% soit 50 millions d'erreurs pour seul pays des USA. A Los Angeles, un robot pharmacien a traité 2 millions ordonnances sans aucune erreur. J’ai trouvé un acteur français.

service d'un robot pharmacien
 robot pharmacien

Quand je dis « la fin des médecins et pharmaciens » c’est un terme fort. Et pourtant un logiciel aussi précis soit-il, s’il remplace une tâche qu’un Homme peut faire, alors cette tâche sera exclusivement faite par la machine. Par exemple la conduite autonome, le jour où la machine sera plus efficace, c’est la fin immédiate de tous les chauffeurs. Idem pour les pharmaciens. Pour en avoir un, il faut un Homme et le former, cela prend beaucoup de temps (30 ans), alors qu’un logiciel, même développé à l’autre bout du monde, entre en service immédiatement et partout sur terre.

Je reviendrai sur ce changement de paradigme et toutes les implications politico-économique dans le prochain billet. 

Le libre arbitre existe-t-il ?

Une étude montre que nous prenons des décisions 130 milliseconde avant d'en avoir conscience. Nous agissons en fonction des sensations que nous avons. Ces sensations sont les résultats d'échanges électrochimiques dans notre cerveau et nous n'avons pas de contrôle là-dessus.
Si nous avons un libre arbitre propre à chacun alors il n'est pas possible de le contrôler. Pourtant il est possible de piloter un rat à distance avec des électrodes implantés dans son cerveau. Le rat n'a pas l'impression d'être contrôlé, il le désir réellement, mais pourtant le rat pense avoir son libre arbitre. D’ailleurs dans ce billet sur l’intestin, la chercheure nous explique que notre ventre nous fait prendre des décisions, parfois grave ! Et cette prise de décision est initiée par… les bactéries de notre microbiote !
L’armée américaine a déjà des tests concluants pour supprimer les chocs post traumatiques. Les gens se sentent mieux et ils n'ont plus de déprime.

L’Homme est contrôlable et si nous considérons que nous sommes un algorithme, alors l’IA pourrait comprendre comment nous fonctionnons. Cet article sur le biohacking est renversant ! Dans mon prochain billet je parlerai, à mon sens, le point le plus important du livre, le dataisme. 

Qu’est-ce que ça fait d’avoir 30 ans ?

Qu’est-ce que ça fait d’avoir 30 ans ?

J’ai toujours été un fervent défenseur de fêter son anniversaire. La fête d’anniversaire est une étape, une année de plus. Mes parents ont toujours aimé fêter les anniversaires. Ma mère allait acheter le gâteau, envoyait les invitations pour mes copains d’école primaire, mon père se déguisait en clown et faisait des tours de magie. Mon anniversaire a toujours été le résumé du “bonheur intense”. J’ai toujours été heureux qu’on me le souhaite depuis tout petit. Et puis j’ai grandi et j’ai organisé moi-même mes 18 ans dans une salle des fêtes avec un DJ s’était géant pour moi ! Etant né le 22 mai, c’était aussi le signe du dernier mois d’école, le dernier mois et après la délivrance, enfin ! La vie est belle le jour de son anni !

C'est ton anniversaire, pas celui de ta mère

Et puis j’ai fêté mon “quart de siècle” aussi, 25 ans cela ne pouvait se fêter qu’en boite de nuit ! Quand on est jeune on se veut outrancier : “C’est MON anniversaire, regarde comme je suis bien entouré ! Même cette personne que je ne connais pas est là”. Ensuite j’ai fêté mes 26-27 ans avec un cercle d’ami(e)s de plus en plus petit, mais beaucoup plus solide (d’ailleurs la personne que je ne connaissais pas à mes 25 ans je ne la connais définitivement plus). Enfin les 28 ans et ma fiancée enceinte prête à accoucher à n’importe quel moment, fut le plus beau des cadeaux. Le cadeau de ma vie, la naissance de notre fille le mois d’après. C’est aussi à cette date où j’ai arrêté de fumer, de sortir et de boire beaucoup moins (et de me sentir physiquement beaucoup mieux).

Un anniversaire c'est une surprise avant tout

La fête d’anniversaire peut être une surprise que l’on s’attend et que l’on pré-organise pour être certain de la surprise ! La fête d’anniversaire peut être totalement organisée, en fonction des budgets des ami(e)s. Enfin surtout en fonction des ami(e)s pour être sûr qu’ils soient tous présents ! Et puis il y a les 30 ans. La date ultime, cette date ronde, dont la dernière avait été les 20 ans. 20 ans où l’on se sent “vieux” car c’était le début de l’âge adulte. 30 signifie l’âge de la maturité, on est toujours jeune mais avec des responsabilités de vieux.

Des responsabilités de personnes matures, adultes, dont une autre vie s’est ouverte grâce à notre fille. 30 ans fut la date où je n’ai pas fêté mon anniversaire. Je ne l’ai pas fêté car je n’ai plus besoin de signes ostentatoires démesurés d’amitiés. En effet, j’ai créé à mes 28 ans quelque chose de bien plus fort ; une famille. J’ai troqué ma longue liste d’ami(e)s pour une plus courte celle d’une famille belle et épanouie.

Nouveaux objectifs

Mes aspirations ont également changé. Avant 30 ans je voulais rayonner devant un nombre conséquent de personne dont ma richesse s’évaluait au nombre de bouteilles que l’on pouvait acheter et boire en un weekend. Ma vie se résumait à une constante gueule de bois (pire celle du dimanche tellement mal que tu ne perds un jour à rien faire), les nombreuses conquêtes pour trouver l’élue (trouvé !), de longues discussions de comptoir pour refaire le monde (mais dimanche tu es tellement mort que la motivation s’évapore aussi vite que les souvenirs de la veille) et de fontaine à étincelles autour des bouteilles. Aujourd’hui j’ai un but de longue durée (15-20 ans) celui d’être un exemple, non pas pour des ami(e)s mais pour ma fille. Qu’elle puisse trouver en moi, un homme équilibré, qui réussit et qui peut offrir un monde sécurisé où tout est possible !

Alors qu’est-ce que ça fait d’avoir 30 ans ? Eh ben ça fait que je n’ai pas besoin de fêter mon anniversaire. Je n’ai plus besoin de travailler pour sortir le weekend et être heureux qu’un instant. Cet état de bonheur que je ressentais à mes anniversaires, je le ressens chaque matin quand je vois les deux personnes que j’aime se réveiller auprès de moi.

Homme - Sapiens ; une brève histoire de l'humanité

Homme - Sapiens ; une brève histoire de l'humanité

Pour le mois de juin j'ai lu, enfin "écouté" le livre Sapiens : une brève histoire de l'humanité. Je dis bien écouté car j'ai testé par la même occasion l'application Audible d'Amazon.

Ecouter quelqu'un lire ça peut paraître ennuyeux mais j'ai aussi l'habitude de regarder et d'écouter des présentations sur YouTube. Pour être attentif, j'augmente la vitesse de lecture à 1,5 sur YouTube et là pour le livre Sapiens sur 1,65.

Ecouter un livre

C'est une expérience particulière. La dernière fois que j'ai vu quelqu'un lire un livre c'était à la télé et j'étais ivre. J'étais convaincu que cette émission existait uniquement pour endormir les gens.

Cependant la maturité (la sobriété) a frappé à ma porte et aujourd'hui, je dois admettre, c'est plutôt plaisant. On peut regarder par la fenêtre du tram en imaginant ce que dit l'auteur. On a moins mal à la nuque aussi. En revanche, je ne suis toujours pas d'accord avec moi-même pour la prise de note.

En effet, d'un coté on a nos mains libres mais d'un autre les informations vont si vite que je n'ai pas le temps de les digérer. Sur un livre papier, j'ai pour habitude de surligner une idée, un concept. Ainsi, je continue ma lecture et plus tard, si je le souhaite, je pourrais relire un passage précis.

Lire les mains libres

Avec le livre audio, il n'est pas possible de mettre une note directement dans l'application (enfin j'ai pas trouvé). Si je zappe une info il faut que je sache dans quel chapitre et à quel minute elle se situe. Mais le point le plus sombre c'est que je ne peux pas voir les références de l'auteur ! Je suis contraint de "boire" les paroles, des informations tombent toutes cuites dans mon oreille et seul l'éveil de mon esprit critique doit me réveiller et vérifier ce que j'entends. Je pense que le livre audio est parfait pour un roman, moins pour un livre de vulgarisation scientifique. 

Après ce premier test je ne sais pas encore ce qui est mieux entre le livre papier ou audio. Je n'utilise pas de liseuse car celle que je veux est encore trop chère (si tu veux faire un don avec plaisir !). Je pense que je vais écouter le deuxième livre de Harari ; Homo Deus pour le mois de juillet.

Sapiens : une brève histoire de l'humanité

J'aime beaucoup ce sous-titre car il fait référence à mon premier livre de chevet qui m'a été donné par mon père ; Une brève histoire du temps Du Big Bang aux trous noirs de Stephen Hawking.

Harari essaie de retracer la vie des premiers Hommes jusqu'à l'âge moderne. Il essaie de nous raconter comment et pourquoi les religions ont été crées, de nous expliquer en quoi l'agriculture ne fut pas une si bonne idée, ou bien est-ce que l'Homme est un loup pour lui-même (Hobbes), et tant d'autres questions.

Pour le coup je n'aime pas l'histoire en règle général mais cet ouvrage permet de mieux percevoir cette discipline. A la fin du livre, l'auteur nous pose des questions sur le devenir de l'Homme. L'Homme a de plus en plus de pouvoir, jusqu'où irons-nous ? Je pense que c'est une ouverture à son deuxième livre : Homo Deus, une brève histoire de l'avenir.

L'imagination de Sapiens

L'une des idées que je retiens de ce livre est la capacité à l'Homme à imaginer des choses qui n'existent pas. De visualiser des idées fictives, d'y croire pour ensuite créer d'autres concepts autour de ce(s) projet(s). En effet, un des exemples le plus frappant est la société anonyme. Notre monde est régie par les entreprises, par un système monétaire qui repose sur la confiance, par des lois et des codes dont un groupe de personne a décidé de ce qui est "bien" ou "mal". Aujourd'hui, certaines SA sont plus puissantes que des Etats.

Une entreprise est une personne morale, nous sommes bien d'accord qu'une entreprise n'est rien, si ce n'est le pouvoir imaginatif de dire qu'une organisation entrepreneuriale peut avoir du pouvoir et être jugée comme une personne physique. Toute notre économie repose sur ce principe. Tout est crée d'un esprit imaginatif, il a fallu de la persuasion et une fois qu'un certain nombre d'humain y croit alors cette création devient "vraie". C'est fou !

2 millions d'années d'évolution

Le genre homo n'a pas beaucoup évolué pendant 2 millions d'années. Vivait-il seul ? En groupe ? Pour répondre à ces questions, les historiens suggèrent que la position debout a eu des conséquences incroyable sur la l'évolution de l'Homme. En effet, à la même période de la position debout, le temps de gestation des humains a diminué. Aujourd'hui, quand nous naissons nous avons un gros cerveau et pourtant nous sommes totalement démunis de la capacité de se déplacer, voir, et être un minimum autonome.

famille_hominides

Par conséquent, les premiers Hommes (Sapiens) ont donc fait des bébés de plus en plus prématurés. Quand un bébé singe naît, il est déjà débrouillard comme la majorité des animaux d'ailleurs.
Pendant 2 millions d'années d'évolution la position debout et la maigreur ont créé un cerveau plus gros. Cependant, cela a causé des naissances plus difficiles pour les femmes.

Position debout et gros cerveau = sociabilité

Les historiens l'affirment grâce à l'évolution des squelettes. Si nous naissons prématurés, cela signifie qu'une personne doit consacrer l'entièreté de son temps à s'occuper du bébé. La tribu est alors indispensable à cette période de l'évolution. L'Homo Sapiens était-il déjà un loup pour lui-même ?

Extinction de l'Holocène

Selon Wikipédia nous vivons la plus grande extinction des espèces depuis 10 000 ans avant J-C. Aujourd'hui l'impact de l'Homme est visible notamment avec les constructions, les villes qui s'étendent, les parcelles d'agricultures, la pollution lumineuse en est une parfaite illustration.

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Selon Harari de 70 000 à 1 000 ans avant notre ère, les recherches archéologiques témoignent que toutes les plus grosses espèces d'animaux se sont éteintes en même temps que l'Homo Sapiens est arrivé sur l'île ou le territoire en question. L'Homme a toujours eut un impact incroyable sur le lieu où il s'installe.

En effet, il existait par exemple, en Australie, une mégafaune qui comprenait des animaux endémiques de grande corpulence. Parmi eux, on peut distinguer le Diprotodon (un wombat géant), le Megalania prisca (un énorme varan), le Dromornis stirtoni ou le Bullockornis planei (des grands oiseaux terrestres), le Thylacoleo (un carnivore impressionnant) et le Procoptodon (un kangourou géant)...

Tous ces animaux n'existent plus aujourd'hui autrement que des fossiles. Il n'y a pas de preuve directe que c'est l'Homme qui les ont exterminé, on remarque juste que leur disparition coïncide avec l'arrivée de l'Homme.

L'agriculture

L'agriculture est née un peu partout sur Terre vers 10 000 ans avant J-C. Des Hommes du Moyen-Orient ont domestiqué des chats et ont fait pousser du blé alors qu'en Amérique centrale ils faisaient pousser des pois et élevaient des lamas. Pourtant, ces deux peuples n'ont jamais communiqué entre eux.

Un détail intéressant, l'auteur dit que rien ne prouve que la révolution agricole a permit de rendre les Hommes plus intelligents (dans le sens amélioration de la qualité de vie). Les chasseurs cueilleurs n'étaient pas moins touchés par les maladies que les sédentaires. Les fourrageurs avaient une connaissance accrue des animaux, de leurs comportements et des herbes que l'on pouvait manger ou non.

Et l'Homo Sapiens créa le mal de dos

Une chose est relativement sûre, l'agriculture a fait exploser la démographie. Toutefois le fermier vivait moins bien que le chasseur cueilleur car il travaillait plus dans des conditions plus difficiles.

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Le mal de dos

Harari affirme que ce sont le blé, l'orge et le riz qui ont domestiqué l'Homme. La culture du blé, a permis de nourrir plus de personne mais pas forcément mieux. Sur un point de vue anthropologique, l'auteur dit que le succès d'une espèce est le nombre de copie d'ADN. Il vaut mieux 1000 copies d'ADN en mauvaise santé que 100 copies en bonne santé. Personnellement je ne suis pas convaincu. Il poursuit avec l'analogie suivante : "On peut faire la même métaphore avec le monde de l'entreprise. Plus les caisses sont remplies plus la société est prospère, et non pas le bonheur des employés."

Pourquoi le racisme existe ?

Si l'Homme est par définition un animal social, pourquoi le racisme existe-t-il ? Selon l'auteur, les castes ont été crée en Inde pendant l'impérialisme. Quand un pays envahissait un autre pays, les indigènes étaient souvent considérés inférieurs aux conquérants. Par conséquent, la création des castes avait pour but de donner un rôle précis à ces gens dans la société.

Biologiquement, nous sommes révulsés envers les malades. Comment mettre un groupe d'humain à l'écart ? En faisant croire à tout le monde que ce groupe est malade ou qu'il peut polluer la société. Nous revenons à cette capacité incroyable de l'Homme à croire des choses qui n'existent pas.

Superintelligence sociale

Vivre en communauté a permis de créer des liens, de comprendre la confiance mutuelle et de transmettre le savoir. Au fil des années, l'Homme aux quatre coins du monde est parti explorer, découvrir des nouvelles saveurs, motivé par sa soif de connaissance.

L'imagination permet de créer et elle permet de répondre à des questions auxquelles nous n'avions pas de réponse. Notre coopération a permis de créer une superintelligence sociale. Cette superintelligence est d'une telle complexité où il n'est même plus possible de savoir combien de personne ont été nécessaire pour créer un simple stylo !

Et l'Homme créa la religion

Selon l'auteur, la première religion était sans doute animiste. L'un des premier Dieu est en fait une Déesse (de la fertilité). L'auteur ne cite pas de source mais fait l'analogie suivante : "les animaux et plantes sont devenus muets par conséquent le "Dieu/Déesse" devient l'intermédiaire. Ainsi l'Homme promet une dévotion éternelle "au(x) Dieu(x)/Déesse(s)" et en échange les Hommes peuvent dominer animaux et plantes."

Bouddha dit "la souffrance née du désir".

Le nirvana c'est l'anéantissement de la souffrance. Il a passé sa vie à l'expliquer aux gens. Pour les croyants, Dieu existe alors ils se demandent : "qu'attend il de moi ?". Pour les bouddhistes, la souffrance existe, ils se disent : "comment faire pour m'en débarrasser ?".

Ce que je retiens c'est que l'Homme a donné un pouvoir absolu à un surhumain et est donc intouchable. Le Dieu/Déesse ainsi crée(e) est universel/le et fonctionne tout le temps. Pour peu que tout le monde y croit cela permettrait une unification de l'humanité. Une unification permettant la paix entre les peuples et augmenter la coopération. Malheureusement, l'égo n'est jamais très loin...

Et bien tant de questions sans réponse

J'aime beaucoup ces auteurs qui prennent des risques pour essayer d'expliquer des choses inexplicables. Par exemple Laurent Alexandre essaie de nous expliquer ce que va être l'avenir, avec des éléments technologiques et historiques. Ce qui est impossible à deviner. Yuval Harari essaie de nous expliquer le passé, avec des éléments archéologiques et historiques. Ce qui est impossible à deviner. Une chose est sûre c'est que nous usons chaque jour de cet formidable essence, dont nous n'avons toujours pas trouvé de limite depuis 2 millions d'années : notre imagination.

Challenge 24h jeûne hebdomadaire

Challenge 24h jeûne hebdomadaire

Le jeudi 10 mai je m'étais fixé un nouveau challenge ; celui de ne pas manger pendant 36 heures d'affilées toutes les semaines. Cependant, je me suis autorisé toutes les boissons (hors shaker de protéine évidemment). Pour que l'expérience semble complète, j'ai voulu le faire pendant 4 semaines (donc 4 jeudis).

Je ne l'ai pas fait pour des raisons de régime ou perte de poids. J'ai lu à plusieurs reprises, un peu comme la méditation, que le jeûne hebdomadaire favoriserait la concentration, la productivité voire une sorte de purification de l'intérieur. Exactement comme pour la méditation, je préfère expérimenter par moi-même pour m'en faire un avis solide. Je vais te raconter mon ressenti sur chaque jour.

Premier jour de jeûne

Jeudi 10 mai

C'est mon premier jour, je me lève il est 5h15, je n'ai pas manger depuis hier 20h. J'ai toujours faim le matin, et ce matin n'en déroge pas la règle... Mais je pense que le plus dur sera à midi.

14h30

J'ai eu très faim à midi, mais là depuis 30 minutes la sensation est passée. J'ai toujours faim mais moins. La sensation d’écœurement à pris le dessus sur la faim. Je pense que mon rythme circadien me dit "passé les 14 heures tu ne manges pas alors je considère que tu as déjà mangé". J'ai bu deux cafés ce matin avec un sucre et pratiquement un litre d'eau en cumulé. C'est étonnant mais je n'arrive pas à savoir si je vais tenir jusqu'à ce soir ou demain tant c'est difficile. D'ailleurs, seulement quelques heures sans manger et je ne fais que penser aux personnes dans le besoin qui contrairement à moi, n'ont pas choisi de ne pas manger.

17h30

Pour ceux qui ne me connaisse pas, je mange toujours un goûter à 16h30 voire 17h30. A 16h nous étions au parc et ma fiancée à manger une crêpe au Nutella autant dire que ça été extrêmement difficile. Mais j'ai tenu le coup. En revanche, ma sensation de faim s'est transformée en sensation d'écœurement. Une sensation d'envie de vomir mélangée à la sensation de faim. J'ai la gorge sèche, je sens que mon corps brûle de l'eau. Je bois beaucoup d'eau, beaucoup plus que d'habitude. Nous sommes une semaine avant le ramadan et les musulmans n'ont pas le droit de boire, ce qui doit être vraiment très difficile...

19h30

Je suis à bout, j'en ai marre de boire de l'eau. Je suis assis au sol dans la cuisine. Je me sens faible, et deux solutions s'ouvrent à moi. Soit je dors maintenant et je pense peut être réussir mon défi, soit j'attends encore 30 minutes pour manger et j'aurais tenu 24h00. Pour un premier jeûne ce n'est peut-être pas si mal, et puis l'odeur de la quiche dans le four est insupportable.

20h, une explosion de saveurs !

C'est bon je craque, je prends une bouchée, la sensation est incroyable. Je ne pensais pas visualiser aussi bien ce qui se passe sur ma langue ! Lorsque je mâche ma salade, je ressens l'eau qui sort par la pression de mes dents, c'est jouissif ! Mon assiette terminée, l'effet "sensationnel" a déjà disparu.

Deuxième jour de jeûne

Jeudi 17 mai

Hier j'ai mangé mon dessert à 20h comme la semaine dernière. Ce matin je suis motivé et décidé à réussir mon objectif.

14h

Comme la semaine dernière j'ai trop faim et j'ai soif. Je sens que mon corps ne tape pas dans les réserves, il recherche de l'eau ! En tout cas pour ceux qui veulent maigrir en ne mangeant pas c'est faux. Ce matin j'ai bu deux verres de jus de fruit en pensant que le sucre contenu me fera tenir plus longtemps. Mais j'ai davantage soif, comme si j'avais fait chauffer un brasier qui demandait encore plus de ressource maintenant ! Je vais m'en tenir à l'eau.

17h

C'est l'heure du supplice pour moi, c'est extrêmement difficile de résister aux tentations. Depuis ce matin je pense aux personnes qui n'ont rien à manger. Là je parle de "tentation" alors que j'ai fait le choix de mon plein gré de ne pas manger. Je ne devrais donc pas parler de "tentation" en tant que tel. Mais d'un côté j'ai accès à une quantité incroyable de saveur, de mets, de tout ce que je veux. Qu'est-ce qui est le plus dur ? D'avoir le choix et de ne rien prendre, ou de ne pas avoir le choix du tout ?

20h

Ma fiancée travaille et finit tard ce soir. J'ai préparé à manger et j'ai la même sensation d'envie de vomir et faim en même temps. Elle va rentrer à 22h, je me sens de plus en plus faible. Idem que la semaine dernière, je dois aller me coucher maintenant et je réussirai mon défi. Socialement je dois l'attendre.

22h

Le repas est aussi un moment social, je ne veux pas perdre ni ma santé ni mes rapports aux autres. Ce sont pour ces raisons que j'ai tenu 26 heures pour cette deuxième expérience.

Troisième semaine, troisième jour de jeûne

Aujourd'hui ça va être tout aussi compliqué que les autres jours. J'assiste toute la journée à un événement professionnel.

Pour résumer, le midi j'ai mangé seulement une verrine, ce qui m'a calé une dent. Certes j'ai triché mais je n'ai pas mangé un vrai repas non plus. L'heure du goûté a été très difficile mais j'ai tenu et le soir j'ai mangé à 20 heures, pour faire le tour du cadran comme les autres semaines.

La nourriture est vitale et sociale. Comme nous sommes en période de Ramadan, je me rends compte de la difficulté. Je ne jeûne pas tous les jours. Seulement un jour et mon abstention est plus longue, en revanche j'ai le droit de boire et ça c'est déjà pas mal !

Néanmoins nous partageons un point commun. Je ne tient pas le soir car je mange avec ma fiancée. Et il est vrai que les musulmans se réunissent pour manger. Je pense que se retrouver pour manger est dans l'ADN des Hommes.

Il est plus facile de jeûner seul et extrêmement difficile de ne pas manger devant des personnes qui mangent. Et réciproquement, lorsque nous sommes plusieurs à une table, nous proposons volontiers et naturellement de partager à une personne qui ne mange pas.

Quatrième semaine, quatrième jour de jeûne

Mon bilan sur ce premier "mois", j'ai donné de la nourriture plus souvent à des personnes dans la demande. En effet, on ne s'habitue pas à cette sensation de faim, celle qui vient après plusieurs heures. Concernant la productivité, je n'ai pas développé une meilleure concentration ou une meilleure performance. En revanche, je me sens plus nerveux les jeudis car mon corps est en demande.

Arrivé en fin de journée, après 16h, je me sens très faible. Je sais que je ne peux pas courir 3 kilomètres par exemple. Je sens que mon corps veut s'économiser. Je tremble et j'ai plus souvent froid. En fait, je ressens un peu plus ce que mon corps me dit.

Je ne continue pas l'expérience. En effet, j'ai remarqué que mon stress augmentait déjà le lundi au mercredi car je pensais au jeudi prochain. Mon but dans la vie est de limiter toute sorte de stress.

Les points positifs

  • j'ai donné plus souvent aux personnes nécessitantes
  • plus de tolérance en période de Ramandan et aux SDF (j'ai ressenti une certaine culpabilité de manger en pleine rue)
  • mes urines étaient plus claires, sans doute parce qu'il y a moins de "déchets"
  • nous mangeons rarement seuls et nous partageons naturellement avec nos plus proches (Macdo travaille un insight psychologique très puissant depuis des années !)

Ce que je retiens

  • on ne perd pas de poids, notre corps utilise l'eau en premier recours
  • je n'ai pas de concentration supérieure à d'habitude
  • on ne s'habitue pas à cette sensation de faim, c'est un signal d'alerte corporel
  • je souffre de plus de stress, plus nerveux, je crois que l'expression "avoir les crocs" à tout son sens
Disruption : Préparez-vous à changer de monde

Disruption : Préparez-vous à changer de monde

Sans perdre de temps : un des meilleurs livres que j'ai lu en cette année 2018. Voilà c'est dit. En effet, un style très facile à lire, du coup on mange les pages rapidement. Pour ceux qui n'ont pas l'habitude de lire c'est plaisant. Même si je comprends plutôt bien le sujet, c'est un livre qui a un vocabulaire et une syntaxe accessible à toutes et à tous.

C'est un bon bouquin pour toute personne qui veut se lancer dans son business ou qui en a marre du salariat sans comprendre pourquoi. Stéphane Mallard pose des mots aux maux sociétaux. Ce livre doit également se retrouver dans les mains de manager, de chef d'entreprise ainsi que dans les Comex. Ceux-ci auront une larme de douleur à la lecture de certains paragraphes.

"Le rôle de la douleur, des déceptions et des idées noires n'est pas de nous aigrir, de nous faire perdre nos valeurs et notre dignité, mais de nous mûrir et de nous purifier". Peter camenzind - Hermann Hesse

Pour faire très simple, la "disruption" est un nouveau modèle d'entreprise qui est en rupture avec ce qui se fait. Uber est la disruption de monde des taxis. Amazon est la disruption des centres commerciaux. Mais pas seulement.

Dans l'introduction, Stéphane dit que la disruption est multiforme. Elle est technologique, sociale, sociétale, économique, anthropologique et transgressive. Et il nous emmène sous le prisme de la disruption sous chacune de ces formes. Renversant ! Je poursuis ce challenge d'un livre par mois, avec Disruption de Stéphane Mallard, je donne mon point de vue, et je reprends les idées qui m'ont le plus percuté. En te souhaitant une bonne lecture !

L'empathie la valeur refuge

Un niveau d'empathie élevé sera la compétence humaine faisant clairement la différence entre les entreprises/experts. Sans cette compétence, elles/ils seront sans activité à l'heure de l'IA. Nous sommes constamment (et on le sera de plus en plus) assistés par l'IA. La meilleure façon de pouvoir continuer à fournir des services haut de gamme (qui deviennent peu à peu la norme), c'est l'empathie. Par exemple, si tu es membre premium chez Amazon ou client Apple.

Un jour j'ai commandé des compotes pour ma fille. J'avais commandé 5 lots de 4 compotes. 2 pots ont été écrasés, j'ai nettoyé les autres et j'ai signalé un problème. Ils ne m'ont pas questionné ni demandé de justificatif et ont recommandé l'intégralité gratuitement, le tout livré en 24h. Pour ainsi dire, je n'avais pratiquement rien demandé. Ils ont fourni un service premium en anticipant ma demande (remboursement) et ont offert plus que ce que j'attendais (2 pots remboursés versus 20 nouveaux pots livrés le lendemain !).

Ce service "premium" devient peu à peu la norme. Nous devenons de plus en plus en exigeant car de nouveau acteur permet de fournir un service irréprochable à moindre coût. Je m'attends à un niveau équivalent pour tous les autres services, que ça soit pour prendre un abonnement pour les transports en commun comme pour avoir un rendez-vous avec le pédiatre.

I am a slasher and switcher

Je suis un slasher car je fais plusieurs métiers en même temps. Mes activités professionnelles font que je ne peux pas rester les bras croisés, et j'ai plusieurs passions. Je suis un switcher non pas, parce que j'ai quitté une grande entreprise mais plus par mon aversion au salariat. Le livre Jouez sa peau, m'a totalement convaincu que nous sommes des esclaves modernes dont l'entreprise nous dicte notre façon de penser et de se comporter. Je tiens bien trop à ma liberté et je ne conçois pas de limiter ma liberté enfermée dans une prison appelé bureau en échange d'un salaire.

Disruption ; Dilemme de l'innovateur

Toutes personnes issues de filière marketing ou commerciale connaît la loi de Pareto. La fameuse loi des 20-80, où en d'autres termes, "20 % de nos clients génèrent 80% de notre chiffre d'affaires". Le dilemme de l'innovateur est de trouver un produit ou un service qui permet de satisfaire les 80% des clients restant ! Ce qui est tout de même incroyable qu'une entreprise aujourd'hui fasse le nécessaire pour rendre le service optimal pour une minorité. (D'ailleurs dans l'article de Taleb, il explique justement le pouvoir des minorités.)

L'obsession du service client

Pour une entreprise traditionnelle, le client est un numéro dans une base de données qui permet la hausse du chiffre d'affaires. Si un client est mécontent : "faite le taire le plus rapidement".

Pour les disrupteurs, le client est une obsession. Ils résonnent plus ainsi : "c'est parce que nous leur apportons un service en or qu'il nous augmentera notre chiffre d'affaires". L'approche est totalement différente. Chez Amazon, plus haut j'ai dit qu'ils m'ont remboursé sans que je me justifie. J'ai été mécontent, mon problème a été très bien résolu. Par conséquent, je suis davantage heureux d'être leur client (la preuve j'en parle !). Pour un disrupteur, un client mécontent est une opportunité de faire ravir l'entreprise !

En d'autres termes, le dilemme de l'innovateur est donc de trouver un nouveau marché avec des revenus inconnus sur une cible méconnue. Ne pas se lancer est rationnel pour l'entreprise. On le lit à plusieurs reprises, les sociétés ne prennent aucun risque. Et justement, selon Stéphane Mallard (et d'autre d'ailleurs), ce manque de risque va les conduire à leur propre perte.

Aujourd'hui les nouveaux entrants dans un domaine procèdent ainsi. Un disrupteur va donc axer son business model en partant de ces 80%. Prenons Revolut ou N26, les néo-banques ; elles proposent des services "bas de gamme" donc très peu cher (pas de frais de banque, carte gratuite), en offrant une expérience réjouissante (ouvrir un compte bancaire en 8 minutes) tout en gardant un service client élevé (Revolut répond 24/7). Cela satisfait l'exigence des 80% des clients mais génèrent très de peu de CA. Lorsqu'elles atteindront une masse critique d'utilisateurs, elles proposeront d'autres services à fortes valeurs ajoutées.

Monkey first

Une métaphore que j'ai adoré dans ce livre, est le monkey first. Chez Google X, la branche de Google pour l'innovation, ont un adage le : "Monkey First". En effet, si l'on donne pour exercice :

"Construisez un piédestal et apprenez à un singe à jouer du Shakespeare"

95% des gens commenceront à construire le piédestal. En effet, nous le ferons pour montrer au manager que nous nous sommes mis au travail, et pris la difficulté à bras le corps. Alors que la plus grande difficulté est d'apprendre au singe à parler ! Les entreprises agissent de la même manière, elles contournent leur propre (vrai) problème et difficulté par des approches plus faciles et surtout pour avoir des résultats plus visibles.

Mon point de désaccord : le marketing

Oui le marketing a bien changé. En effet, le marketing traditionnel (faire de l'affichage urbain par exemple) n'a pas le vent en poupe car les campagnes digitales sont plus précises et plus flexibles. Selon Stéphane, le marketing va disparaître. Je ne suis pas contre cette idée, mais plutôt dans la réflexion.

Regarde mon thread sur Twitter :

Pourquoi ne voyons-nous pas que les choses vont de plus en plus vite ?

Nous sommes adaptés pour suivre

Stéphane nous apporte un élément de réponse à cette question fort intéressante. Notre cerveau est programmé pour suivre notre environnement immédiat. Par conséquent nous ne voyons pas l'inertie technologique qui nous entraîne de plus en plus vite. Comme un cycliste qui a la tête dans le guidon, il est très réactif au comportement de son vélo et suit la route avec un regard vif et une concentration maximale. Cette appréhension naturelle à voir notre environnement immédiat à un défaut. En effet, ce même cycliste a beaucoup de difficulté à voir l'issue de sa course, à visualiser le reste du parcours futur. Ainsi nous sommes aptes à utiliser toujours plus de technologie, mais nous manquons de discernement quant à notre avenir.

Neuro-augmentation pour aller toujours plus vite

Dans le dernier tiers du livre, Stéphane nous parle des pratiques de la Silicon Valley pour augmenter leur créativité, leur productivité toujours dans le but d'aller plus vite. Je ne vais pas spoiler la fin, mais c'est un passage où j'ai appris pas mal de chose, notamment l'influence du Burning Man !

Pour conclure, Disruption est un livre accessible à tous et que je recommande de lire. Que tu sois étudiants, salariés, à ton compte ou membre d'un Comex, il faut l'avoir entre les mains ! Pour moi cet ouvrage fait le résumé de plusieurs livres. Du livre La Guerre de Intelligence (pour le coté IA et tech),  de Jouez sa peau pour le côté anti-entreprise (entreprises qui ne prennent pas de risque, fin du salariat etc.) et Libérez votre cerveau (pour le coté cognitif et le style qui se lit tout aussi bien).

Etre autodidacte, faire plusieurs activités, apprendre plusieurs domaines et prendre des risques sont les qualités nécessaires pour les dix prochaines années. Je partage la même position que Stéphane concernant le devenir des entreprises traditionnelles. Elles vont toutes mourir, car la génération d'aujourd'hui est plus exigeante, nous avons le choix et perdons pas de temps pour changer. D'autant plus que nous voulons vivre des expériences incroyables et toujours dans un rythme de plus en plus important.

Une vie sans fin

Une vie sans fin

Beigbeder décrit la parentalité après un passé où il a mené une vie irresponsable

Étonnement ayant aussi une petite fille, ce livre colle un peu à ma vie. Evidemment le personnage est fictif et immodéré. Pour rappelle, même s'il parle à la première personne, le personnage est animateur d'un show sur une chaîne YouTube. Le concept est simple, les invités et lui-même prennent un cacheton inconnu. Tous sous drogue aux effets surprenants, ils essaient tant bien que mal de faire l'émission (speed, comportement effréné, bave et déboire). Cela me rappelle cette vidéo où un couple essaie de monter un meuble IKEA sous LSD.

Au détour d'une conversation, j'ai dit que je n'avais pas le permis. D'un côté tant mieux, car de mes 18 jusqu'à mes 26 ans je buvais pratiquement 4 jours sur 7. Le fait de ne pas avoir de permis m'a sauvé et a sauvé des vies c'est certain. Le fait d'être en couple et d'avoir un enfant responsabilise. On s'organise, on se coordonne et on apprend à faire face. Comme Stromae le dit :

"Tout le monde sait comment on fait les bébés
Mais personne sait comment on fait des papas".

Et pour apprendre, il faut deux choses : du temps (donc on arrête les sorties) et de la concentration (on arrête de boire). Lorsque Beigbeder dit, ma fille est ma bouée de sauvetage, tout comme moi, maintenant je ne bois plus (ne fume plus depuis 2016) je prends soin de ce que je mange, de mon environnement et de ce que je fais pour apporter le meilleur à ma vie, ma fille.

Les papas ont tous une parfaite double vie

Une journée typique pour moi. Le matin, on déjeune ensemble, ensuite je prépare les menus de la semaine. Elle se met dans sa poussette, elle sait qu'on va faire les courses. Et puis on passe l'aspirateur ; toujours vers 10 h. Séance de lecture ou on joue à autre chose. A 11 heure, c'est déjà l'heure de faire à manger pour midi. Toujours des légumes avec un peu de féculent, sans oublier le poisson le vendredi (je ne suis pas croyant et ma fille me pousse à me comporter comme tel).

Enfin à 13h je commence ma deuxième vie, mon travail.

Je m'occupe de ma fille tous les matins et c'est vrai qu'il faut une grande dose d'abnégation. S'occuper d'un enfant est l'antonyme d'égoïsme. L'enfant ne sais pas, tu dois lui apprendre, apprendre à apprendre, et toi tu apprends à être patient, à faire passer tes besoins et envies après lui.

Sinon tu pètes les plombs à chaque minute de ta vie passé avec l'enfant. Dans le récit, sa fille a 10 ans, mais il parle également le bonheur de la naissance. S'occuper d'un enfant c'est une double vie. Ma fille est la seule fille que j'aime au même niveau que ma fiancée. Souvent dans le livre, l'auteur se retient de draguer car il est avec sa fille. Sa fille représente le double, la demi-copie plus jeune de sa femme.

Enfin, il raconte aussi qu'il est très difficile de travailler à la maison avec ses enfants. D'une part, on ne peut pas se concentrer "je reviens dans le salon c'est alors que j'ai marché sur une fraise". D'autre part, on ne peut que fondre à la vue de cette tendresse, "ses yeux [marrons] qui me font penser à ceux de sa mère".

Le selfie

Pour l'anniversaire de sa fille, il lui demande ce qu'elle souhaite le plus au monde. Elle lui répond "un selfie avec Robert Pattinson". Quelque peu choqué par sa réponse, Beigbeder nous fait un topo sur quoi repose le selfie aujourd'hui.

Quel est le rôle du selfie aujourd'hui ? Autant le selfie est personnel car il répond à un besoin de l'ego, de l'égo-système. En effet, pour dire "je suis là car tu n'y es pas" ou "je suis avec cette star car je suis presque autant important, en tout cas plus important que toi ou mon voisin".

Mais allons dans le vif du sujet, celui du titre "une vie sans fin" qui symbolise l'immortalité.

Un récit de non science-fiction

Vu notre avancée technologique, ce qui relevait autrefois de la science fiction est devenue une réalité pour le moins inquiétante. Son livre par d'un constat : il a 50 ans, il a usé les 2/3 de sa vie (espérance de vie en France est de 78 ans pour les hommes). Son entourage meurt un à un et il veut reculer l'âge de sa mort. En tant qu'enquêteur demi-journaliste, il part, avec sa fille de 10 ans et un robot nippon, dans un tour du monde pour voir, comprendre ce qu'il est possible de faire pour reculer le jour de sa mort.

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Une bonne illustration du livre - sa fille parle avec un robot qui a un écran sur son torse.

Étonnement dans un livre au ton parfois grossier, il donne des données précises et véridiques sur l'étendue des techniques biomédicales à ce jour. Les personnes qui pensent tuer la mort sont les transhumanismes. Les NBIC sont un ensemble de techniques qui permettent et permettront de prolonger la durée de vie des Hommes. Même s'il essaie de vulgariser au maximum, force est de constater que le (ou la) bio-génomique est une affaire d'expert.

Il nous emmène dans les hôpitaux et centres de recherche, les cellules iPS, la thérapie génique par CRISPR pour l'allongement des télomères et régénérescence des mitochondries, le séquençage de l'ADN, les cellules souches etc. Une mention spéciale à Laurent Alexandre qui est cité lors d'une discussion à New York (dans le livre).

Les cellules iPS

Beigbeder parle de "science non fiction", car les avancées technologiques dans ce domaine sont incroyables. Par exemple pour les cellules iPS, ce sont des cellules souches adultes issues de notre propre corps, auxquelles on parvient à donner des caractéristiques des cellules souches embryonnaires en injectant des gènes par l'intermédiaire de virus !  En d'autres termes, on rajeunit nos propres cellules en s'injectant un virus ! "

 

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Comment fonctionne la vieillesse ?

La vieillesse se produit en combinant 7-8 facteurs micro-moléculaires (il y en a sûrement plus, encore en sujet d'études), les télomères, le sang, les mitochondries, l'ADN etc. Entre les lignes, l'auteur nous dit que les eugénistes ont déjà gagné la bataille. Sélectionner les gènes pour nos enfants afin de leur donner toutes les chances de survie (voire esthétique ?) sera courant dans quelques décennies. Par exemple, pouvons-nous dire que Layla Richards est la première humaine génétiquement modifiée ? En effet, cette petite fillette a eu une leucémie alors qu'elle était nourrisson. Les scientifiques ont misé le tout pour le tout et ils ont modifié l'expression génétique de ses lymphocytes T. Cette technique, qui est très controversée ; si Layla a, à son tour un bébé, elle transmettra ses gènes modifiés et naîtra la première lignée d'Homme modifié ?

Commander des organes bio-print

Oui print en anglais signifie "imprimer", il est possible aujourd'hui de pouvoir imprimer avec une imprimante 3D spécifique, des organes. Je te laisse cette image parlante d'une oreille fabriquée de toutes pièces avec du collagène et des cellules de bovins pour une transplantation humaine.

 

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Comment bien vivre ?

Bien vivre signifie bien vieillir. La première règle pour vivre longtemps est de bien manger. En gros le sucre, le sel, le gras et l'alcool sont à proscrire au même titre que toutes les drogues.

D'ailleurs l'alcool qui est inscrit dans notre culture et toutes les régions de France est un fléau. Fléau car une personne alcoolisée meurt toutes les minutes en France. Sans compter les décès liés aux maladies créées par la consommation d'alcool... Moi, il y a quelques années à peine, je buvais tant, sans savoir les risques que je prenais. Aujourd'hui j'ai la sagesse de la paternité et l'amour de ma fiancée pour me comporter comme une personne plus saine, plus heureuse et en meilleure santé !

Ma prochaine lecture se porte sur "La symphonie du vivant" de Joel de Rosnay. Dans ce livre, il explique l'épigénétique, l'expression de certains gènes en fonction de notre mode de vie. J'expliquerai tout ça plus en détail lorsque j'aurais terminé le livre !

Un livre par mois : Jouer sa peau : Asymétrie cachée dans la vie quotidienne

Un livre par mois : Jouer sa peau : Asymétrie cachée dans la vie quotidienne

Je termine encore un livre passionnant et extrêmement complet. Encore une fois il est difficile de faire un résumer tant l'oeuvre est dense. Tout d'abord, un peu d'honnêteté, j'ai acheté ce livre sans connaître l'auteur. J'ai juste entendu que M. Taleb était un auteur provocateur, un ancien trader, adore les statistiques et est philosophe. Je me suis dis ce mec est un slasher ! M. Taleb est un homme de math, de sciences et d'histoire, sa manière de parler et son argumentation, le choix de ses mots sont d'une grande précision.

Dans Deep Work, Cal Newport dit à plusieurs reprises, pour rédiger un papier académique cela nécessite plusieurs années. Si nous prenons pour référence Wikipédia, nous voyons que l'auteur a rédigé une quarantaine d'articles techniques et académiques de 2010 à 2018 ! Nous comprenons à l'instant que M. Taleb est un féru de travail et très instruit.

Si tu ne le connais pas non plus, alors lis cet article en entier j'espère que je te donnerai envie d'en savoir plus sur ses écritures.

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