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Les clés du Futur - Jean Staune

Les clés du Futur - Jean Staune

Défi un livre par mois

Je dois avouer que j’ai eu peur. Le début du livre m’a fait des sueurs froides. En effet, la date de publication est 2015 et j’ai cru que le livre était déjà trop vieux ! En tout cas, uniquement pour le premier tiers du livre. Ouf ! En effet, lorsque l’auteur dit qu’un futur est probable pour les Google Glass j’ai failli tomber du trottoir. Oui j’ai écouté le livre et non lu. C’était mon dernier mois gratuit, je te laisse voir mes premiers articles où je parle des bons et mauvais points de l’application Audible.

Cet ouvrage a une structure proche de celle d’Homo Deus dans le sens où énormément de sujets sont traités. L’auteur nous raconte des expériences que je n’avais jamais entendu sur la conscience collective par exemple. Il met en avant des entreprises qui ont réussi et explique quels facteurs ont fait leurs succès (je parlerai de ce sujet particulièrement dans un autre billet). Il met en lumière les effets sociéto-économiques de ces dernières décennies. Il décrit avec une grande précision la crise des subprimes. Il l'a décrit avec tellement de précision que je n'en parlerai pas de ce billet. 

Enfin, l’auteur nous dépeint le monde via la modernité, la post modernité et la trans-modernité. De ce prisme à trois facettes, l’auteur amène sa réflexion sur les créatifs culturels, sur le rapport de la religion et de la spiritualité, sur la moralité du capitalisme, la philosophie des sciences et termine en nous apportant ses 10 pistes pour un monde meilleur.

Modernité / post-modernité / trans-modernité

La modernité

Elle a commencé à la première révolution industrielle. Peut-être même depuis la découverte du feu. Dès lors, nous avons uniquement amélioré l’existant. Nous avons transformé notre monde en un univers de l’hyperconsommation. Mais la modernité a fait son temps, elle nous mène dans le mur tant d'un point de vue environnemental que d'un point de vue intellectuel.

La post-modernité

Internet et les réseaux sociaux sont les éléments fondateurs de la post-modernité. Notamment l'avènement du printemps Arabe. Nous sommes capables de donner notre avis sur tout et nous sommes assez écoutés. D'ailleurs il est possible et assez facile de créer des groupes pour tout et rien et revendiquer ce que nous voulons. Pour cet argument on ressent que l’auteur a une affinité avec Jeremy Rifkin.

Le médium change la donne, nous vivons dans une horizontalité des plus déconcertante. A l’époque de De Gaulle, le chef d’Etat prenait la parole publiquement 5 fois par an à la télévision et 2 fois par communiqué de presse. (Source) Aujourd’hui, Macron prend la parole plusieurs par jours sur Twitter et tout le monde peut lui répondre instantanément !

Plus tard tout le monde sera spectateur et acteur. Et la fugacité de la célébrité sera encore plus rapide.

Andy Warhol

Trans-modernité

Nous sommes dans la transmodernité, en tout cas, dans les pays développés. Les gens transmodernes sont, ce que l’auteurs nomme : les créatifs culturels. Ce sont des gens qui font attention à ce qu'ils mangent, savent qu'ils ont un impact écologique (développement durable) et modifie son comportement en conséquence. Ils sont favorables aux médecines douces sans renoncer à la médecine traditionnelle. Ils se méfient des médias, évitent de regarder la télé et contournent la société de consommation.

Ils recherchent une spiritualité plutôt qu'une religion, prônent la fidélité sans pour autant se marier. La sincérité et la transparence sont l'ouverture à l'autre, ils rejettent les dogmatismes.

Il est vrai que je me retrouve quelque peu dans cette définition. Moi qui a testé 30 jours de consommation en réseaux courts, qui essaie de louer pour éviter de trop posséder et qui pratique la méditation

Comment la conscience existe-t-elle ? 

Le prix Nobel de médecine, Karl Popper parle de "matérialisme de la promesse". Cela signifie que nous aurons une réponse au bout du compte même si on ne sait pas comment.

A l’état actuel des recherches, nous savons que notre cerveau effectue une suite d'algorithme et de calcul en parallèle. D’une part, l’auteur s’interroge si nous portons trop notre attention sur la structure et pas assez pour trouver le « hardware », qui doit avoir une autre forme.

D’autre part, Jean Staune propose que la biologie se tourne vers la physique. Il y a une sélection physique avant biologique. Selon Luc Montagnier (prix Nobel due à la découverte avec Françoise Barré du VIH) dit que les molécules émettent une forme d'électromagnétisme. Une forme suspectée qui ne peut être visible dans l’infiniment petit, dans la conception même de nos cellules. Ainsi le "code algorithmique biologique" pourrait se trouver ici.

En d’autres termes, est-ce que notre cerveau utilise un logiciel dont nous sommes incapables de le comprendre comme un ordinateur qui exécute des tâches sans savoir qu'il a un système d'exploitation ?

Métaphore du match de foot

terrain-de-football

Dans le livre, l’auteur fait une élégante métaphore sur ce qu’est la conscience. Elle est invisible (pour l’instant) mais nous voyons clairement ses agissements. Prenons une équipe de foot et un arbitre.

L'arbitre symbolise l’inconscience. Si on regarde le match en gros plan sur le ballon, on ne verra jamais l'arbitre car il ne le touche pas.

Pourtant on sait qu'il est présent car il siffle les arrêts de jeu.

Conscience collective

Jean Staune rapporte une étude intrigante. Un scientifique (Dean Radin) a essayé de voir si la conscience collective peut avoir une incidence sur des machines qui tirent au sort des numéros.

M. Radin a créé le projet en 1998, il a positionné des GNA (générateur de nombre aléatoire) dans 65 pays dans le monde. Ces GNA sont bien calibrés car on obtient bien 50/50 en moyenne de tirage sur les chiffres pris aléatoirement.

Et pourtant, nous voyons une anomalie statistique associée à la date, à l’heure et à l’emplacement général des attentats terroristes du 11 septembre 2001. Il est également prouvé que l’anomalie a commencé à apparaître quelques heures avant que les événements largement visibles ne se déroulent. Voici les sources.

Je n’ai pas trouvé de contre étude, et mon scepticisme est piqué, par conséquent, si toi, lecteur, tu as des informations complémentaires ou contradictoire je suis preneur !

Créatifs culturels

Parfois il est bon de se sentir comme M. Jourdain qui fait de la prose sans le savoir. Je suis un créatif culturel sans le savoir. En effet, je partage un certain nombre de valeur avec cette communauté. Par exemple, je suis agnostique et je prône la méditation via plusieurs billets sur ce sujet. D’autre part, je fais le tri sélectif depuis plus d’une dizaine d’année et je consomme en réseaux courts. Dans la définition d’un créatif culturel il en ressort quatre grands pôles de valeurs :

  • L’écologie (incluant l’alimentation biologique, les médecines douces, la consommation éthique et responsable) ;
  • Ouverture aux valeurs féminines (impliquant à la fois des valeurs comme l’écoute, l’empathie, etc. ; mais questionnant aussi la place des femmes dans la société) ;
  • La spiritualité, le développement personnel, l’introspection ;
  • Une implication sociale, la mise en place d’initiatives solidaires, participatives et citoyennes.

Le tout dans un but ultime de donner un sens à sa vie. La recherche de l'authenticité de soi : les actes et sa vie sont en cohérence. C'est une ligne de démarcation avec le modernisme.

Donner un sens à sa vie

Je me retrouve totalement dans cette définition et tous les jours j'y suis confronté. En effet, je reçois un certain nombre de message sur LinkedIn en me reprochant une image de profil non professionnelle (car je pose avec ma fille). Pourtant ma fille fait partie de ma vie et ma vie personnelle influencera ma vie professionnelle. C'est la raison pour laquelle je ne vois rien de "mal" à afficher une photo de moi avec elle. J'assume qu'elle fasse partie entière de ma vie et qu'elle aura des répercussions sur ma vie professionnelle. Elle est l'un de mes sens à ma vie. Mes actes et ma vie sont bien en cohérence.

Les moeurs changent

L’auteur fait une analogie qui m’a fait sourire concernant le mariage et la fidélité. On se marie moins mais la fidélité n'a jamais été aussi forte. Il parle du film Twilight, les protagonistes vont à gauche et à droite et ils se pardonnent. Ce qui est représentatif de la génération actuelle et très bien accepté. Pourtant, si nous faisons un bon de 30 ans auparavant (seulement) l’acceptation aurait été la bienvenue pour une minorité de la population et un outrage pour la majorité.

A quand la grève des consommateurs ?

Expérience « The compact »  : 1er janvier 2006, un groupe d’amis décide de ne plus rien acheter de neuf autres que les sous-vêtement, médicaments et produits de première nécessité et cela pendant 1 an. Ainsi ils ont vécu de troc, d’échange, de seconde main. Après un an, beaucoup d’entre eux ont continué. Encore mieux, le groupe a dépassé les 3000 membres la première année !

Nouvelle façon de consommer

La crise à augmenter le prix de l'essence. Par conséquent, les consommateurs ont fait attention. Mais lorsque le prix est redescendu, la consommation n'a pas augmenté car les gens ont adopté de nouvelles habitudes.

Nous sommes passés du dromadaire à une bosse, gaussienne, de normalité à un chameau avec deux bosses celle du hard discount et des produits de luxe. Ainsi, on peut voir des Ferrari sur le parking des hard discount, pendant que d’autres économisent une année pour partir en vacances avec Easy Jet et se rendre une semaine dans un palace !

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L’iPhone est un produit de luxe, on achète des carottes bio mais on a une voiture qui a 10 ans dont on va attendre encore quelques années avant de la changer. Car depuis la crise, je ne l’utilise pratiquement plus.
Si je fais une connexion avec le livre Disruption, je me demande si le milieu de gamme va disparaître. D’un côté le premium va devenir la norme ainsi nous aurons soit du charter/hard discount soit un service +.

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La consommation ; outil de révolution

De plus en plus de consommateur veulent comprendre les étiquettes des produits. Ils veulent savoir si l’entreprise a une démarche écologique ou citoyenne. D’ailleurs lorsqu’il y a une « tromperie » les consommateurs n’hésitent pas à boycotter un distributeur ou une entreprise.

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Des couches bio avec des traces de glyphosphates

Lorsque j’écris ce paragraphe, j’ai acheté ce matin le 60 millions de consommateurs. Dans ce magazine vient de sortir leurs nouveaux tests sur les couches pour bébé ainsi aussi toute une panoplie de produits testés liés à la puériculture. Le dernier test de cette envergure sur ces produits date de 2016 (seulement !).

Conspiration ou non ? 

Ce qui m’a mis la puce à l’oreille c’est lors de la précédente publication (en 2016 donc) des études, Pampers avait été pointé du doigt. L'association avait pris contact et Pampers avait répondu qu’ils feraient le nécessaire pour améliorer la qualité de leur produit. Nous pouvons y voir un communication habile, sans engagement véritable de l’entreprise ? Nous verrons si nous sommes des mauvaises langues. Quoiqu’il en soit, en 2016, une marque bio avait été en tête du classement et leurs ventes ont explosé depuis.

Don't be evil

Cette nouvelle étude, donne un nouveau classement qui est pour le moins… renversant ! En effet la première place est Pampers et la dernière place est… cette société bio qui n’a pas maintenu ses engagements ! Les deux sociétés ont changé de fournisseur, l’une pour améliorer la qualité (et le prix a en effet augmenté), l’autre pour augmenter sa marge en utilisant des produits très mauvaises qualités tout en restant en lumière d’une excellente publicité indirecte.

Aujourd’hui nous pouvons bénéficier d’acteurs comme 60 millions de consommateurs, qui renouvelle très vite leur étude et je comprends pourquoi c’est un excellent point ! Ces études faites par des associations indépendantes est un outil de révolution consumériste !

Le capitalisme est-il moral ?

Le capitalisme peut être vu comme une autoroute dont les axes puissants et larges permettent de nombreux échanges grâce à des poids-lourds en dépit des plus faibles. 

Cependant si nous réservons une voie spécifique pour les voitures lentes, le système fonctionne en intégrant une pluralité d'acteur. 

Selon l'auteur, le capitalisme peut avoir une dimension morale uniquement en adjuvant le développement durable via 3 piliers suivants :

Social Environnement et eco

10 pistes pour un meilleur avenir

Pour conclure, l'auteur  fait appel à 10 pistes qui selon lui mérite toute notre attention. Je n'ai pas parler de la maladie du recyclage. Nous recyclons mal et dont on devrait s'inspirer de la Nature pour "sur-cycler". Et je laisse tout un pan entier sur le management d'entreprise dont je me ferai un plaisir d'écrire un billet de blog sur ce thème qui gangrène les entreprises et comment s'adapter à la nouvelle génération. Je te laisse avec les 10 pistes de réflexion de Jean Staune. 

  • Développer l’intelligence collective de l’entreprise et la créativité (Gore, Imatech, Inov’on…)
  • Etre une entreprise socialement responsable (The Body Shop, Patagonia, Syd Conseil,…)
  • Créer un social business, une partie du bénéfice est donnée à une oeuvre caritative (Comme Mbappé qui donne l'argent de ses titularisation ou l'entreprise Give Something Back)
  • Augmenter la productivité des matières premières actuellement gaspillées (Gunter Pauli)
  • Concevoir les produits, les usines, les villes comme des processus naturels (McDonough, Braungart, Aberkane)
  • Passer à une économie de la fonctionnalité : vendre un service et non plus un produit (Michelin)
  • Développer des produits pour améliorer la créativité, la communication et la mobilité (Apple)
  • Entrer dans une « nouvelle nouvelle économie» où le produit principal est gratuit (Google)
  • Surfer sur la longue traine, l’offre illimitée de produit grâce à Internet (Amazon, Netflix)
  • Etre simple dans un monde complexe (SpaceX, ….)
Une vie sans fin

Une vie sans fin

Beigbeder décrit la parentalité après un passé où il a mené une vie irresponsable

Étonnement ayant aussi une petite fille, ce livre colle un peu à ma vie. Evidemment le personnage est fictif et immodéré. Pour rappelle, même s'il parle à la première personne, le personnage est animateur d'un show sur une chaîne YouTube. Le concept est simple, les invités et lui-même prennent un cacheton inconnu. Tous sous drogue aux effets surprenants, ils essaient tant bien que mal de faire l'émission (speed, comportement effréné, bave et déboire). Cela me rappelle cette vidéo où un couple essaie de monter un meuble IKEA sous LSD.

Au détour d'une conversation, j'ai dit que je n'avais pas le permis. D'un côté tant mieux, car de mes 18 jusqu'à mes 26 ans je buvais pratiquement 4 jours sur 7. Le fait de ne pas avoir de permis m'a sauvé et a sauvé des vies c'est certain. Le fait d'être en couple et d'avoir un enfant responsabilise. On s'organise, on se coordonne et on apprend à faire face. Comme Stromae le dit :

"Tout le monde sait comment on fait les bébés
Mais personne sait comment on fait des papas".

Et pour apprendre, il faut deux choses : du temps (donc on arrête les sorties) et de la concentration (on arrête de boire). Lorsque Beigbeder dit, ma fille est ma bouée de sauvetage, tout comme moi, maintenant je ne bois plus (ne fume plus depuis 2016) je prends soin de ce que je mange, de mon environnement et de ce que je fais pour apporter le meilleur à ma vie, ma fille.

Les papas ont tous une parfaite double vie

Une journée typique pour moi. Le matin, on déjeune ensemble, ensuite je prépare les menus de la semaine. Elle se met dans sa poussette, elle sait qu'on va faire les courses. Et puis on passe l'aspirateur ; toujours vers 10 h. Séance de lecture ou on joue à autre chose. A 11 heure, c'est déjà l'heure de faire à manger pour midi. Toujours des légumes avec un peu de féculent, sans oublier le poisson le vendredi (je ne suis pas croyant et ma fille me pousse à me comporter comme tel).

Enfin à 13h je commence ma deuxième vie, mon travail.

Je m'occupe de ma fille tous les matins et c'est vrai qu'il faut une grande dose d'abnégation. S'occuper d'un enfant est l'antonyme d'égoïsme. L'enfant ne sais pas, tu dois lui apprendre, apprendre à apprendre, et toi tu apprends à être patient, à faire passer tes besoins et envies après lui.

Sinon tu pètes les plombs à chaque minute de ta vie passé avec l'enfant. Dans le récit, sa fille a 10 ans, mais il parle également le bonheur de la naissance. S'occuper d'un enfant c'est une double vie. Ma fille est la seule fille que j'aime au même niveau que ma fiancée. Souvent dans le livre, l'auteur se retient de draguer car il est avec sa fille. Sa fille représente le double, la demi-copie plus jeune de sa femme.

Enfin, il raconte aussi qu'il est très difficile de travailler à la maison avec ses enfants. D'une part, on ne peut pas se concentrer "je reviens dans le salon c'est alors que j'ai marché sur une fraise". D'autre part, on ne peut que fondre à la vue de cette tendresse, "ses yeux [marrons] qui me font penser à ceux de sa mère".

Le selfie

Pour l'anniversaire de sa fille, il lui demande ce qu'elle souhaite le plus au monde. Elle lui répond "un selfie avec Robert Pattinson". Quelque peu choqué par sa réponse, Beigbeder nous fait un topo sur quoi repose le selfie aujourd'hui.

Quel est le rôle du selfie aujourd'hui ? Autant le selfie est personnel car il répond à un besoin de l'ego, de l'égo-système. En effet, pour dire "je suis là car tu n'y es pas" ou "je suis avec cette star car je suis presque autant important, en tout cas plus important que toi ou mon voisin".

Mais allons dans le vif du sujet, celui du titre "une vie sans fin" qui symbolise l'immortalité.

Un récit de non science-fiction

Vu notre avancée technologique, ce qui relevait autrefois de la science fiction est devenue une réalité pour le moins inquiétante. Son livre par d'un constat : il a 50 ans, il a usé les 2/3 de sa vie (espérance de vie en France est de 78 ans pour les hommes). Son entourage meurt un à un et il veut reculer l'âge de sa mort. En tant qu'enquêteur demi-journaliste, il part, avec sa fille de 10 ans et un robot nippon, dans un tour du monde pour voir, comprendre ce qu'il est possible de faire pour reculer le jour de sa mort.

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Une bonne illustration du livre - sa fille parle avec un robot qui a un écran sur son torse.

Étonnement dans un livre au ton parfois grossier, il donne des données précises et véridiques sur l'étendue des techniques biomédicales à ce jour. Les personnes qui pensent tuer la mort sont les transhumanismes. Les NBIC sont un ensemble de techniques qui permettent et permettront de prolonger la durée de vie des Hommes. Même s'il essaie de vulgariser au maximum, force est de constater que le (ou la) bio-génomique est une affaire d'expert.

Il nous emmène dans les hôpitaux et centres de recherche, les cellules iPS, la thérapie génique par CRISPR pour l'allongement des télomères et régénérescence des mitochondries, le séquençage de l'ADN, les cellules souches etc. Une mention spéciale à Laurent Alexandre qui est cité lors d'une discussion à New York (dans le livre).

Les cellules iPS

Beigbeder parle de "science non fiction", car les avancées technologiques dans ce domaine sont incroyables. Par exemple pour les cellules iPS, ce sont des cellules souches adultes issues de notre propre corps, auxquelles on parvient à donner des caractéristiques des cellules souches embryonnaires en injectant des gènes par l'intermédiaire de virus !  En d'autres termes, on rajeunit nos propres cellules en s'injectant un virus ! "

 

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Comment fonctionne la vieillesse ?

La vieillesse se produit en combinant 7-8 facteurs micro-moléculaires (il y en a sûrement plus, encore en sujet d'études), les télomères, le sang, les mitochondries, l'ADN etc. Entre les lignes, l'auteur nous dit que les eugénistes ont déjà gagné la bataille. Sélectionner les gènes pour nos enfants afin de leur donner toutes les chances de survie (voire esthétique ?) sera courant dans quelques décennies. Par exemple, pouvons-nous dire que Layla Richards est la première humaine génétiquement modifiée ? En effet, cette petite fillette a eu une leucémie alors qu'elle était nourrisson. Les scientifiques ont misé le tout pour le tout et ils ont modifié l'expression génétique de ses lymphocytes T. Cette technique, qui est très controversée ; si Layla a, à son tour un bébé, elle transmettra ses gènes modifiés et naîtra la première lignée d'Homme modifié ?

Commander des organes bio-print

Oui print en anglais signifie "imprimer", il est possible aujourd'hui de pouvoir imprimer avec une imprimante 3D spécifique, des organes. Je te laisse cette image parlante d'une oreille fabriquée de toutes pièces avec du collagène et des cellules de bovins pour une transplantation humaine.

 

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Comment bien vivre ?

Bien vivre signifie bien vieillir. La première règle pour vivre longtemps est de bien manger. En gros le sucre, le sel, le gras et l'alcool sont à proscrire au même titre que toutes les drogues.

D'ailleurs l'alcool qui est inscrit dans notre culture et toutes les régions de France est un fléau. Fléau car une personne alcoolisée meurt toutes les minutes en France. Sans compter les décès liés aux maladies créées par la consommation d'alcool... Moi, il y a quelques années à peine, je buvais tant, sans savoir les risques que je prenais. Aujourd'hui j'ai la sagesse de la paternité et l'amour de ma fiancée pour me comporter comme une personne plus saine, plus heureuse et en meilleure santé !

Ma prochaine lecture se porte sur "La symphonie du vivant" de Joel de Rosnay. Dans ce livre, il explique l'épigénétique, l'expression de certains gènes en fonction de notre mode de vie. J'expliquerai tout ça plus en détail lorsque j'aurais terminé le livre !

La transréalité et l'égo-système ; conflit générationnel

La transréalité et l'égo-système ; conflit générationnel

Suite à l'annonce du ministre de l'éducation nationale de vouloir supprimer les téléphones portables des élèves en classe, je me suis posé la question de quel est le rôle du smartphone chez les jeunes. 80% des élèves ont un smartphone, cet appareil fait partie de notre vie quotidienne, voire considéré comme un prolongement de soi (cf. Petite Poucette de Michel Serres). Alors c'est vrai j'avais déjà écrit un long discours en deux parties (1 et 2) sur ma vision de l'école. Mais je voudrais rajouter une couche sur le clash générationnel qui nous vivons.

Nous sommes dans la transréalité

Ce néologisme vient tout de droit de Vincent Cespedès. Entre d'autres termes c'est le mixe de la réalité et du virtuel. Tout d'abord, nos préoccupations ont un niveau identique qu'elles soient virtuelles ou réelles. En ce moment je discute avec plusieurs personnes en même temps sur plusieurs réseaux sociaux. Je le sais constamment, et si je reçois un message je vais analyser très rapidement (presque instinctivement) si cela nécessite une réponse de ma part immédiate ou s'il/elle peut attendre.

Nous avons adopté une nouvelle position physique pour entrer en transréalité. Penché sur son téléphone nous sommes à la fois dans le réel ici et maintenant et également dans le virtuel.

Un outil transréel : snapchat

Tout d'abord, pourquoi snapchat n'est pas utilisé par les plus de 30 ans ? C'est symptomatique du conflit générationnel. Principalement, parce que l'application n'a pas de mode d'emploi quant au fonctionnement et de l'utilisation. Pour le fonctionnement on repassera car Snapchat utilise beaucoup d'intelligence artificielle !

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Le mode d'emploi ? Une vidéo explicative de 10 secondes. Ensuite nous sommes dans le bain, directement, pas de leçon avec un contrôle. Nous sommes donc obligés de tester, se tromper fait partie du processus d'apprentissage et ainsi nous prenons possession de l'outil. En plus on peut partager nos découvertes avec les autres ! Ce qui est, pour la génération X, en contradiction avec leurs valeurs. Se tromper est synonyme d'échec, en plus on ne m'a pas expliqué correctement alors "j'y comprends rien".

Et puis ce format se détruit dans 24 heures ! Alors que l'ancienne génération y verrait une frustration d'avoir passé autant de temps pour communiquer quelque chose. Les jeunes eux, n'en donne peu d'importance. Le plus important c'est de faire vivre une expérience. Pour faire encore plus simple :

Support Message Expérience reçue
Ancienne génération SMS Je m'ennuie provoque de la pitié
Nouvelle génération Snapchat Je m'ennuie et je crée des copains virtuels fait sourire

C’était mon principal frein de l’école : pourquoi je n’aimais pas apprendre ? Alors que j'étais très curieux et j'apprenais plein de choses qui n'étaient pas enseignées à l'école. Pour la simple raison que j’allais avoir un contrôle sur cette matière. Et surtout avoir la correction deux semaines après !

Se tromper est la meilleure forme d'apprentissage

La correction fait partie du système d'apprentissage. Si on me donne la correction et qu'on enchaîne avec une nouvelle leçon, donc clairement on se moque de ce que tu as appris. Seule la note du contrôle compte, la correction est par conséquent une perte de temps sur le programme. Le contrôle était toujours vécu comme une tranchante sanction, la correction, une façon de remuer le couteau dans la plaie.

L'échec est seulement l'opportunité de recommencer de façon plus intelligente - Henri Ford

Pour revenir au réseau social qui lui est instantané, il permet de mélanger le virtuel dans le réel. La réalité augmentée est prépondérante et c'est ce qui fait l'un des succès de l'application. Je parlerais peut-être dans un autre article, le fait qu'ils ont séparé le "social" du "média", qui pour moi, est potentiellement une révolution en matière de communication digitale.

Pourquoi j'ai eu mon premier téléphone à 12 ans

Le téléphone mobile coûtait cher, les communications (pour pouvoir l'utiliser) aussi. Mes parents étaient d'accord pour que je prenne l'ancien téléphone de ma soeur (8 ans de plus que moi) car c'était un gage de sécurité. J'étais joignable à tout moment, la frontière communicative a disparu dès cet instant. Par sécurité, par prévention et non par utilisation, les enfants en ont tous été équipé. Aujourd'hui avoir un téléphone est nécessaire, tant le lien avec nos proches est puissant.

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Le plus beau cadeau de noël de toute ma vie

A l'école

A la création de l'école, le professeur était celui qui savait. Il se tenait debout, d'autorité, et le pouvoir par le savoir. Les élèves étaient donc soumis aux professeurs. Aujourd'hui les élèves ont le pouvoir d'ubiquité grâce à ce "prolongement". Les professeurs doivent donc, utiliser l'augmentation cognitif de leurs élèves en classe.

L'école a été créé pour préparer les enfants pour le futur. Nous vivons dans un environnement changeant, la technologie est présente, nous sommes dans un monde transreel.

Ne pas évoluer = confiscation

En effet, retirer le téléphone c'est une manière de scléroser l'enseignement. Pour moi, cela signifie, l'école est comme au XIXème siècle et elle n'évolue pas.  Les élèves ne sont pas les mêmes, le degré de connaissance non plus. Le problème de concentration dont souffre les enfants peut être résolu par d'autres méthodes. Moi le premier, dans une conférence je vais regarder mon téléphone si la personne qui parle n'est pas intéressante.

C'est un peu le même discours que j'avais écrit concernant les entreprises qui ne s'adaptent pas aux millénials.

L'école du futur n'aura peut-être plus de professeur. Comme le souligne Dr Laurent Alexandre, le Montessori du XXIème siècle sera la combinaison entre le Smartphone + un orateur + plateforme.

L'égo-système

Pourquoi les jeunes partagent-ils autant de vidéos inutiles, sans aucun sens ? Pour Vincent Cespédes, nous digérons la vie chacun à notre rythme et à notre manière. Lorsque nous sommes confrontés à des situations drôles, dangereuses, choquantes, nous devons les encaisser.

Nous avions vu dans cet article, la conscience de soi passe par l'image que les autres ont de nous. Le fait de partager des images, vidéos, articles, permettent de donner de l'information à une autre personne. Les humains ont besoin de savoir ce que les autres pensent d'eux. En d'autres termes, le fait de partager une vidéo débile, signifie "je pense à toi, qu'est-ce que tu penses de moi maintenant ?".

Et puis on peut toujours se dire que les algorithmes nous emmènent parfois n'importe où. Dernièrement, je me suis retrouvé en face de cette vidéo alors que la vidéo précédente était CNN traitant de la montée du Bitcoin !

Et mieux comprendre ce phénomène à part entière je te suggère cet article : "Pourquoi une soirée entre potes se termine souvent devant des vidéos bizarres".

Source

 

L'avènement de la conscience artificielle n'est pas liée de la singularité

L'avènement de la conscience artificielle n'est pas liée de la singularité

Pour fabriquer une IA consciente il faut trois éléments. Une machine qui réagit à son environnement, comme une lampe à détection de mouvement. Ensuite qu'elle soit capable de prendre des décisions - quand tu fais une recherche sur Google, l'IA prend la décision de te présenter ces résultats. Et enfin qu'elle soit capable de se voir elle-même en train d'agir et se poser des questions sur ses agissements. Ce sont des aspects bien commun de nos jours et contrairement à ce que l’on pourrait croire, il est plutôt facile d’en créer une. Mais alors, pourquoi nous n’en voyons pas ? Je vais te l’expliquer mais avant tout il faut faire un tour dans l’inconscient des humains.

La théorie de l’esprit

Pour comprendre la conscience humaine, il faut plonger profondément dans l'étude de la théorie de l'esprit.
La théorie de l'esprit est la tentative par un cerveau de déterminer le contenu d'un autre cerveau. Par exemple, Amandine se demande ce que pense Bruno du monde dans lequel nous vivons tous. Amandine crée des théories sur l'état actuel de l'esprit de Bruno.

Elle fait cela pour deviner ce que Bruno pourrait faire ensuite. Il est vrai d’un côté, aucun pouvoir ne pourrait être plus grand pour un animal social comme nous, les humains, d’anticiper le comportement des autres. Pendant des milliers et des milliers d'années, nous avons vécu à proximité des uns des autres. À mesure que nos comportements et nos pensées devenaient de plus en plus complexes, il devenait crucial pour chaque membre de la tribu d'avoir une idée de ce que pensaient les autres membres et des actions qu'ils pourraient accomplir. La théorie de l'esprit, c’est de l'espionnage intellectuel ! Et nous sommes plutôt doués, mais avec des limites critiques que nous aborderons plus tard.

Notre cerveau est comme un ordinateur ?

Dès lors qu’un système s’auto-observe et essai de faire de prédiction sur ce qu’il voit (de manière la plus approximative possible) est tout à fait envisageable. Alors pourquoi nous ne le faisons pas ?
On aime penser que notre cerveau est comme un ordinateur. Avec une RAM (mémoire court terme), un disque dur (mémoire long terme), un système de refroidissement et alimentation (vaisseaux sanguins) etc. Mais c’est très loin d’être le cas. Un ordinateur est construit avec toutes les pièces de son époque. Le cerveau pas du tout, certaine zone du cerveau sont beaucoup plus vieille que d’autre. De plus, la mémoire n’est pas unifiée dans une seule partie.

D’autre part, notre cerveau bouge, change, adapte les aires (cela se nomme la plasticité cérébrale). Notre cerveau ressemble plus à une ville comme Rome, toute sinueuse, où l’ancien se mélange avec le moderne. D’ailleurs toutes les zones ne communiquent pas ensemble. Un exemple frappant, si tu as eu le mal de mer. Une partie du cerveau comprend qu’il y a une différence entre les informations de l’oreille interne et de ce que tu voies. Le cerveau se met en alerte “empoisonnement tout le monde sort d’ici”, et tu vomis tout ce qui est possible pour éliminer le poison. Sauf que consciemment, tu sais que tu n'as pas ingurgité de poison…

Un humain n’est pas une machine ?

Nous venons de voir que les humains ont des comportements différents avec des similitudes. D’une part, les humains se regroupent par similitude car l’union fait la force. Dans la nature, vivre en communauté est plus facile que vivre seul. D’ailleurs le test de Ash prouve que nous préférons nous conformer au groupe; même si le groupe à faux, plutôt que d’être seul contre le groupe. Et puis nous avons des comportements constamment contradictoire ! Pourquoi voulons-nous nous habiller et aller danser ? Parce que c'est drôle ! Et nos amis seront là ! Pourquoi voulons-nous continuer à manger quand nous sommes repus ? Parce que c'est délicieux ! Et nous avons fait mille pas supplémentaires aujourd'hui !
Ces questions sur nos propres comportements n’en finissent jamais. Et les réponses sont presque toujours fausses.

L’égo fait la conscience de soi

Nos suppositions sur les motivations des autres sont beaucoup plus précises que les suppositions que nous faisons sur les nôtres. Ce champ de force est notre ego, et il nous donne une opinion exagérée de nous-mêmes. En effet, nous nous accordons un esprit plus élevé pour nos actions et une illusion de dangerosité lorsqu'un autre est meilleur que nous (ensuite vient la fascination et l'envie de s'améliorer). C'est d'ici que vient ce biais "les machines voudront nous tuer".

Les explications incorrectes que nous présentons sur nos propres comportements visent à nous protéger. Elles sont souvent follement créatives, ou mêmes absurdes. Les réponses comme «amusant» et «délicieux» sont des réponses qui font référence à un module de bonheur, sans aucune curiosité quant aux avantages sous-jacents de ce mécanisme de récompense.

La vérité est que nous continuons à manger quand nous sommes repus parce que nous avons évolué dans un monde de pénurie calorique. Nous dansons pour attirer les copains et les copines à faire des copies de nous-mêmes (se reproduire). Parce que les modules de reproduction ont guidé ce comportement et nous sommes la descendance de ces premiers modules (c’est donc une affaire qui marche).

Alors cette machine existe-elle vraiment ?

Avec tous aspects précédents, si nous devions faire une analogie la plus précise d’une machine existante, alors je dirais : la voiture autonome connectée.

En effet, les voitures autonomes ont la capacité de voir et d’entendre pour se mouvoir sans heurter les obstacles. Elles ont donc une perception de leur environnement. Les voitures Tesla éduquent les  conducteurs pour l’utilisation de l’autopilot. La voiture conduit toute seule pendant un certain nombre de mètres et elle indique qu’il faut remettre les mains sur le volant. Plus le conducteur est réactif, plus la distance de conduite autonome sera longue. Il existe bel et bien une sorte de langage entre la machine et l’humain. Elles ont donc une perception langagière comportementaliste.

En voiture Simone

Maintenant, la conscience des autres. Si toutes les voitures étaient connectées, alors elles pourraient également communiquer entres-elles. Cette Nissan bleue va à l'épicerie parce qu'elle a faim. Et cette camionnette rouge va dans une station d'essence parce qu'elle a besoin de carburant. Cette voiture est en état d'ébriété. Celui-là ne peut pas très bien voir à cause de son phare cassé.

La bibliothèque de perceptions commence simplement avec les concepts du premier ordre, mais se transforme ensuite en idées de deuxième et troisième ordre. Est-ce que cette Ford jaune voit la Citroën grise venir vers elle ? Il s’est légèrement décalé, alors oui, c'est le cas. Est-ce que cette camionnette pense que la berline conduit trop agressivement ? Elle laisse plus de distance que les autres voitures, alors oui.
Notre machine va inventer des histoires sur ce qu'elle fait. Elle essaiera de relier ces histoires aux autres et ce sera souvent faux.

Est-ce vraiment souhaitable ? Nous avons créé des robots et des machines dans l’unique but qu’ils soient experts. Qu’ils traitent les informations sans erreur et de manière standardisée. C’est bien le paradoxe, nous fonctionnons totalement à l’opposé !

Rendre humain la machine, le piège anthropomorphique

Ce qui a vraiment fait apparaître Watson comme humain, c'est quand il a fait des gaffes. Comme une réponse finale de Jeopardy dans la catégorie "American Cities" où Watson a répondu une ville canadienne.
Il vaut la peine de noter ici que les robots nous semblent plus humains quand ils échouent.

Notre égo nous fait rire et nous fait peur

Il faut avouer que nous avons un certain plaisir quand nous regardons les vidéos des robots de Boston Dynamics. Notamment quand le robot soulève la boite et le gars tape sur la boite avec son bâton pour la faire tomber. Et maintenant quand nous voyons ce même robot faire un salto arrière (donc meilleur que nous) on se dit qu'il va nous écrabouiller... encore l'égo qui parle (relis le paragraphe, ci-dessus, de l'égo fait la conscience de soi) !

Les constructeurs automobiles sont en train de construire des véhicules qui ne seront jamais conscients. C'est parce qu'ils sont trop biens construits ! Notre projet consiste à rendre une machine ignorante de ses motivations tout en fournissant un dialogue de ces motivations. Une meilleure idée serait de construire une machine qui sait ce que font les autres voitures. Pas de devinettes.

Le savoir est la nouvelle richesse

Cela signifie accès au GPS, aux messages du smartphone, aux e-mails de l'ordinateur personnel. Mais aussi l'accès à tous les autres véhicules et toutes les données des capteurs de la ville. La Nissan dit à la Ford qu'elle va au centre commercial. Chaque voiture sait ce que chaque voiture fait. Il n'y a pas de collision.

Sur l'autoroute, des voitures aux destinations similaires se regroupent, des pare-chocs magnétiques se relient, en file indienne et réduisant de moitié l'utilisation énergétique collective de chaque voiture. Les machines fonctionnent de concert. Elles affichent tous les traits de l'omnipotence véhiculaire. Elles savent tout ce qu'elles ont besoin de savoir, et avec de nouvelles données, elles changent d'avis instantanément. Pas de parti pris. D'ailleurs, si une entreprise dit pouvoir guérir n'importe quelle maladie dans l'unique condition de te pister, même biologiquement, serais-tu prêt à l'accepter ?

L'IA sera au service de l'Homme

L’avenir le plus probable selon moi, c'est l'expansion et l'amélioration de nos propres algorithmes. Nous avons une longue histoire sur la condition humaine et de l’Homme contre l’Homme. Malgré ce que les nouvelles locales essaient de te vendre, le monde devient plus sûr tous les jours pour la grande majorité de l'humanité. Où l'éthique s'améliore. Nos sphères d'empathie sont en expansion. Sans besoin de créer une conscience artificielle.

La singularité

Pour conclure, selon moi nous vivons déjà la singularité. La machine est déjà plus performante que l'Homme dans bien des tâches. Les IA leur manque le "sens commun", c'est-à-dire la capacité à trouver une solution dans n'importe quelle situation. L'Homme a la prodigieuse capacité d'apprendre dans de nouvelle situation. Je ne sais pas faire un mur avec des briques et du ciment pourtant sur le fait accompli, j'essaierais, je vais surement me tromper et être très lent mais je suis "capable" de le faire. Est-ce grâce à ma conscience ? Pourtant je ne suis pas conscient de tout ce que je sais !

Enfin, une conscience a déjà été simulée, je te conseille de lire les recherches du professeur Alain Cardon sur la conception d'une conscience artificielle. N'en démords pas moins qu'il a détruit ses travaux dans l'attente d'un comité d'éthique mondial sur les réglementations et les usages de l'IA.

Nous pouvons également considérer notre propre cerveau comme une machine. Il est impossible de prouver le contraire. Exemple : comme un ordinateur dont on ne voit pas la masse de calcul à chaque instant, notre programme nous empêcherai de voir comment notre cerveau fonctionne !

 

Pourquoi je hais les banques

Pourquoi je hais les banques

En fait, mon inspiration pour cet article provient de mon expérience avec les banques. Les banques révèlent le pire de plusieurs mondes et les font ressortir.

Bien sûr, tu peux haïr les banques pour de très bonnes raisons. Comme le fait qu'elles sont des sociétés prédatrices qui provoquent des crises financières gigantesques et la misère. Quand tu sais que le nombre d’opérations est “limitée” à la nanoseconde... c’est-à-dire qu’elles ont le droit jusqu’à 1 milliard d’opérations à la seconde (trading). Ou qu'elles volent aux pauvres pour donner aux riches. Ce sont d'excellentes raisons de détester les banques que je n'ai pas l'intention de nier. Mais ce sont des raisons plutôt abstraites. Ma haine provient de problèmes quotidiens beaucoup plus concrets…

Chaque fois que j’ai besoin (et je trouve que j’en ai souvent besoin), comme lorsqu'elles bloquent ma carte de crédit sans raison valable, c'est la pire expérience possible. C’est long, inefficace et aliénant. Je me sens énervé et stupide en même temps.

Je suis convaincu que l'expérience s'est bien aggravée avec le temps. Ce n'est pas que les gens aient tous aimé leurs banques dans les années 50, mais au moins leurs banques avaient un visage. Un agent qu'ils connaissaient et qui les connaissaient. Un être humain qui était habilité à résoudre au moins certains de leurs problèmes.
La raison paradoxale pour laquelle les banques offrent maintenant la pire expérience possible c’est qu'elles ont traversé une transformation numérique partielle et organisationnelle. Donc, aujourd'hui, elles combinent le pire de l'ancien monde avec le pire du nouveau monde.

La pire expérience possible

Tu as déjà essayé d'obtenir un prêt ou ouvrir un compte professionnel ? Ou simplement retirer une somme importante (enfin demander des grosses coupures) ? Ou alors récupérer ton argent sur un compte de placement ?

D'abord, tu dois prendre un rendez-vous, ce qui est une épreuve en soi ! Car soit tu dois appeler et attendre 15 minutes avec une musique débilitante qui semble conçue pour t’énerver. Qu'est-ce que Vivaldi penserait s'il savait comment sa musique est utilisée de nos jours ? Tu me diras, moi je vais au guichet, alors tu fais la queue juste pour prendre rendez-vous. Si tu veux prendre rendez-vous dans ta banque où tu as déjà un compte alors elle possède sans doute une application. Wow. Sinon, il est rarement possible de le faire en ligne ! J'ai écris à mon conseiller pour faire une opération sur mon compte j'ai reçu un mail automatique disant qu'il était en vacance. C'est super de savoir qu'il est en vacance et du coup tu dois attendre qu'il fasse sa vie ? Pour une institution qui pratique des AGIOS à la journée c'est quand même dégueulasse de laisser son client attendre 10 jours que M. André revienne des Bahamas...

Des frais pour un service compliqué

Aller en ligne est généralement un cauchemar car les sites bancaires semblent avoir été conçus par des ingénieurs sadiques qui veulent te punir pour un travail qu'ils détestent. La conception est tout sauf intuitive. Il est difficile de trouver l'information dont tu as besoin. Il y a beaucoup de mots de passe. Ou mieux encore, ils t’ont fourni un périphérique spécial pour générer des codes de sécurité, comme HSBC Secure Key. Si tu le perds, tu ne peux pas te connecter. Bonne chance si tu as besoin d’obtenir une info !

La sécurité avant tout !

Des problèmes de sécurité seront généralement avancés pour justifier le manque total de transparence. C'est HORRIBLE, donc il faut que ça soit SECURE. Peut-être que certaines personnes pensent que c'est sécurisé quand c'est particulièrement horrible. En effet, c’est peut-être la raison pour laquelle peu de clients se plaignent réellement. La «sécurité» voilà pourquoi tu ne peux pas tout faire en ligne. Ils vous combineront le téléphone, l'ordinateur et le courrier postal. Personnellement, la plupart des courriers postaux que je reçois aujourd'hui proviennent des banques (en plus je paie quand c’est une lettre de rappel !).

Mais pire, par exemple, si tu fais un transfert en ligne avec ton ordinateur tu as besoin de ton téléphone ou d’une carte chiffrée. Non seulement ce n’est pas simple mais en plus ils prennent des frais sur le change (entre devises) pourquoi ?! Et si tu dois changer ton numéro de téléphone... tu dois attendre qu'ils t’envoient un code d'activation par courrier !

Véritable exemple chez BNP :
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Les employés de la banque ne t’aideront pas

Depuis plusieurs années je suis mécontent du service bancaire. Véritablement, le service client est tellement détestable que ça soit à la BNP, Caisse d’Epargne ou autres. Et c’est aussi pour cette raison que je me suis décidé à écrire cet article. Jusqu’à quelques jours j’ai été client dans 4 banques différentes. J’ai fait le calcul, en 10 ans j’ai vu en moyenne 4 conseillers différents par banque. Au total 40 conseillers/res ont débuté une relation commerciale avec moi. Pourtant seulement 2 ou 3 conseillers/res m’ont donné une belle image de leur succursale. De plus, l'expérience bancaire a cette couche supplémentaire de méchanceté, car les employés de la banque peuvent souvent être grossiers ou arrogants (notamment au téléphone).

Maintenant que j'ai vécu à la frontière Suisse pendant près de 6 ans, je peux dire que les employés de banque ont tendance à être plus gentils en Suisse qu'en France. Mais j'ai trouvé que l'expérience générale n'était que légèrement meilleure parce que les employés des banques sont aussi inefficaces et impuissants que ceux de France. Cela m'a conduit à réfléchir sur les raisons.

Certains employés du Crédit Mutuel ont peur d'être remplacé par des bots. Si seulement les bots étaient de l'intelligence artificielle bien rodées qui permettraient de les remplacer... Ce n'est pas encore le cas mais vous allez y passer.

Les raisons de ma haine

  1. Les banques sont des organisations “fordiste”. Dans une recherche d'efficacité accrue, elles ont centralisé beaucoup de leurs activités. Dans le but de réduire les coûts.
  2. Elles ont embauché des employés moins qualifiés (souvent plus jeunes). Par conséquent, ces employés n'ont pas le statut et l'autorité de leurs prédécesseurs. Ils ne sont pas seulement moins payés, ils ne sont pas non plus habilités à en faire autant. Même s’ils sont véritablement compétents et bien intentionnés ( j’en n’ai aucun doute), ils ne sont pas habilitées à t’aider. Car ils dépendent des services centralisés : "Permettez-moi de vous répondre, je dois transmettre votre demande à l'équipe dédiée".

Les banques sont des organisations bureaucratiques qui sont devenues encore plus bureaucratiques après la réorganisation de leurs services !

  1. Lorsque les employés et les utilisateurs (clients) éprouvent de la douleur, la bureaucratie devient la “bureau-pathologie”. D’une part, étant donné l'écart est de plus en plus large entre les employés et les attentes des utilisateurs, et d’autre part, le modèle organisationnel bureaucratique est perçu comme encore plus «pathologique». Ainsi, cela crée un sentiment d'aliénation qui vide le travail de sa signification.

Finalement, pour toutes ces raisons, il y a un turnover important (les employés partent). En tant que client, comme je l’ai dit précédemment, tu es rarement servi par le même employé pendant une longue période. Cela rend la continuité du service client instable. Tu dois souvent expliquer les choses encore et encore. A l’évidence, rend-toi compte que la majeure partie des banques sont fermées le lundi ! Nous sommes en 2017, elles ouvrent à 9h sont fermées pour la pause déjeuné et elles ferment à 17h30... Dans ces conditions, nous ressentons ce sentiment aliénant d'être juste un numéro anonymisé écrasé dans un rouage rouillé.

Lorsque le numérique rend le service encore pire

Plutôt que de rendre les choses plus faciles, les outils numériques rendent toute l'expérience pire parce que tu ne peux pas tout faire en ligne. Le design est à revoir et puis de toute façon tu auras besoin de la Poste ou du téléphone. Alors pourquoi ne pas tout faire via la Poste dans ce cas ? Paradoxalement, si tu veux aller plus vite en allant directement à ta succursale, ils te demanderont de remplir un formulaire en ligne. En règle générale, le numérique ne te sauvera pas. Souvent parce que tu dois remplir des formulaires en ligne et hors ligne.

Tu peux aussi lire cet article où j’explique que les banques sont en train de vivre leur moment “kodak”. Cette société américaine qui a fait faillite car elle n’a pas su prendre la bonne décision concernant l’innovation de la photo numérique (dont elle avait fait la découverte !).

Ressources informatiques mal maîtrisées

Après de longues recherchent, très peu de banques ont résolu leur problème de patrimoine informatique. Les systèmes hérités, développés et mis en place il y a plus de 20 ans, ont été au coeur de la transmission des paiements, du traitement des transactions bancaires et de la gestion des comptes. Les banques dépensent 80% de leur budget informatique pour maintenir (ou améliorer) leur base informatique existante. Donc tout cela laisse très peu de progrès stratégique à long terme. Comme la plupart des cadres considèrent l'informatique comme un « coût », ils veulent naturellement « réduire » ces coûts. Par conséquent, les ressources en IT ont été « externalisées ». Enfin, cela a été un désastre pour les banques parce que les attentes des consommateurs ont changé rapidement.

Des nouvelles banques dans la danse

L'héritage informatique est une très bonne explication. Cependant, pour avoir ouvert un compte chez Revolut et N26, ils proposent tout de même un service à la hauteur de mes attentes. J’en conviens Revolut n’est pas une banque à proprement parlé mais plus d’un portefeuille, dans lequel tout frais de change est aboli. La carte est gratuite également.

Pour N26, comme indiqué sur leur site, la création d’un compte prend 8 minutes et une vérification via un opérateur en appel visio prend 8 minutes de plus. Les formulaires sont en ligne, une question ? Il y a une FAQ sinon il y a un chat ou bien twitter. En 16 minutes j’ai ouvert un compte sans prise de rendez-vous, sans me déplacer. D’ailleurs j’ai posé 3 questions. Deux répondues instantanément et une autre sur Twitter qui a pris 12 minutes. Je reçois une notification sur mon portable pour toutes transactions. Je suis alerté instantanément quand je reçois de l’argent et quand je paie. Ai-je besoin d’autre chose ?

Tout est une question de contrastes

Ce qui rend l'expérience bancaire si grave, c'est qu'elles mettent en évidence de forts contrastes. Ces contrastes les rendent insupportables. Le contraste entre un monde où tout est plus flexible et la rigidité ancienne d'une banque. Avant nous avions une seule banque avec le salaire du couple et les crédits. Aujourd’hui nous avons plusieurs comptes dans plusieurs banques (mon crédit étudiant ici, mon compte de naissance par-là, des placements autre part etc.).
Alors que les banques essaient depuis 20 ans de rajeunir leur image et de montrer que les agents n’ont pas les “dents longues”. Pourtant, avec la multibancarisation et le besoin d’avoir un lien humain et personnalisé sont des aspects primordiaux à prendre en compte aujourd’hui.
Et puis qu’est-ce qui nous fait rester ? Je veux un crédit immobilier ou un prêt conso ? Je peux demander dans n’importe quelle banque. Alors oui je te hais.

 

Crédit photo article : Fuze

Le ciblage Facebook est précis grâce à toi

Le ciblage Facebook est précis grâce à toi

Le ciblage Facebook est précis.

Facebook est un réseau social qui représenterait le 3eme pays le plus peuplé du monde. Au cas où tu ne le savais pas, c'est également une régie publicitaire (au même titre que Google). Dès lors, les entreprises nous ciblent sur Facebook. Elles le peuvent car Facebook met des “étiquettes” sur nos comportements, sur les appareils que nous possédons et via les infos que nous donnons. Avec toutes ces données, Facebook nous met dans des "bulles", des "groupes" aux comportements similaires. Les annonceurs ne savent pas qu'ils te ciblent toi personnellement mais ils ciblent des personnes qui représentent une potentialité d'affaires.

Les annonceurs paient pour mettre leurs pubs sur Facebook.

Facebook quant à lui met en avant ces pubs aux utilisateurs que l'annonceur veut cibler. Prenons un exemple concret : je suis un commerçant qui a un magasin (je ne vends pas sur Internet) de jeux vidéo. Je veux viser les personnes qui possèdent une console de jeux et proche de mon magasin. Encore mieux, je souhaiterais viser les "millennials" et dont leur anniversaire sera le mois prochain. Ainsi je pourrais faire une annonce du type :

"Offre toi le nouveau JEUVIDEO X42 qui sort le 18 Octobre. Viens le récupérer en magasin pour ton anniversaire !"

La base du marketing publicitaire

Le principe du marketing : donner le bon message, au bon moment à la bonne personne. Avec Facebook c'est dans le mille ! La géolocalisation, la tranche d'âge, le fait de posséder une console de jeux et le fait que c'est l'anniversaire le mois prochain me permet de cibler précisément mes clients potentiels. La publicité prendra alors en compte au moins l'un de ces critères pour toucher les bonnes personnes. Grâce à l'intelligence artificielle et via les big data, la précision est de plus en plus chirurgicale. L'avènement des assistants intelligents permettront de prédire nos envies.

Ce n'est pas de la science-fiction, aujourd'hui il est possible de payer pour la publicité ultra-ciblée. Autres avantages du marketing digital, le calcule du ROAS. C'est-à-dire le retour sur investissement publicitaire. L'annonceur sait au centime près pour quoi il a été dépensé et quel action il a eu en retour. Contrairement aux méthodes de marketing traditionnel où les annonceurs paient des sommes pharaoniques en affichage urbain/TV pour un retour moins mesurable. Si le thème "comment un annonceur peut savoir combien il dépense et quel résultat il obtient" t'intéresse, clique sur mon assistant virtuel en bas à gauche de cette page et viens me le dire 🙂

Comment savoir, ce que sait Facebook sur moi

En effet, il n'y a rien d'obscure, tu peux contrôler toi-même les infos que tu mets à disposition pour Facebook. Ainsi, tu peux aussi renoncer et interdire l'accès à certaines informations. Pour se faire, je te mets en printscreen mon compte personnel et je te montre pas à pas comment voir ces "étiquettes" expliquées ci-dessus.

Cliques sur la flèche et sélectionne tout en bas "Paramètres"

ciblage Facebook est précis grace à toi-1

Ensuite sur la gauche, cliques sur "Publicités"

ciblage Facebook est précis grace à toi-2

En ensuite sur "Vos Informations" et "Vos Catégories"

ciblage Facebook est précis grace à toi-3

Je te laisse naviguer sur les renseignements que donne Facebook. Tu peux aussi télécharger l'historique de tout ce que tu as donné comme information à Facebook depuis que tu as crée ton compte. J'avais mis le mode opératoire dans ce billet.

 

 

Comment le Machine Learning aide les neuroscientifiques à hacker notre code neuronal

Comment le Machine Learning aide les neuroscientifiques à hacker notre code neuronal

Comment le Machine Learning aide les neuroscientifiques à hacker notre code neuronal

Un grand défi en neuroscience est de comprendre comment le cerveau encode l'information. Les réseaux de neurones se révèlent être des crackers de code géniaux.

Notre cerveau code ses informations

Chaque fois que vous déplacez votre main ou votre doigt ou votre globe oculaire, le cerveau envoie un signal aux muscles pertinents contenant l'information qui rend ce mouvement possible. Cette information est encodée d'une manière spéciale qui permet la transmission par les neurones et ensuite d'être appliquée correctement par les muscles concernés.
Exactement, comment ce code fonctionne ? C'est un mystère. Depuis longtemps, les neuroscientifiques sont en mesure d'enregistrer ces signaux lorsqu'ils traversent les neurones. Mais les comprendre est beaucoup plus difficile. Il existe différents algorithmes qui peuvent décoder certains de ces signaux, mais leurs performances sont inégales.

Une technique permet de lire le code du cerveau

Aujourd'hui, Joshua Glaser à Northwestern University à Chicago et quelques copains disent qu'ils ont développé une telle technique en utilisant la nouvelle technologie du ML (Machine Learning). Ils disent que leur décodeur dépasse considérablement les approches existantes. En effet, il est tellement efficace que l'équipe affirme qu'elle devrait devenir la méthode standard pour analyser les signaux neuronaux à l'avenir.

Partons dans le cerveau

L'information se déplace le long des fibres nerveuses sous la forme de pointes de tension (électrique). Les neuroscientifiques pensent que le schéma des pointes code les données sur les stimuli externes, tels que le toucher, la vue et le son. De même, le cerveau encode l'information sur les mouvements musculaires d'une manière similaire.

Comprendre ce code est un objectif important. Il permet aux neuroscientifiques de mieux comprendre l'information qui est envoyée et traitée par le cerveau. Il aide également à expliquer comment le cerveau contrôle les muscles.

Les neuroscientifiques aimeraient avoir de meilleures interfaces cerveau-machine. Les buts sont multiples (contrôler les fauteuils roulants, les prothèses et les jeux vidéo). «Le décodage est un outil essentiel pour comprendre comment les signaux neuronaux se rapportent au monde extérieur», disent Glaser et Co.

La méthode utilise le ML avec peu de données

Leur méthode est simple. Les neuroscientifiques ont formé des singes macaques. En effet, l'exercice est de déplacer un curseur vers une cible sur un écran. Pour cela les macaques utilisent une sorte de souris d'ordinateur. Dans chaque test, le curseur et la cible apparaissent sur un écran à des endroits aléatoires. Alors le singe doit déplacer le curseur horizontalement et verticalement pour atteindre le but.

Après avoir formé les animaux, Glaser et Co ont enregistré l'activité de dizaines de neurones dans les parties de leur cerveau qui contrôlent le mouvement : le cortex moteur primaire, le cortex prémoteur dorsal et le cortex somatosensoriel primaire. Les enregistrements ont duré environ 20 minutes.

Le travail d'un algorithme de décodage consiste à déterminer la distance horizontale et verticale que le singe déplace le curseur dans chaque test, en utilisant uniquement les données neuronales. Les algorithmes conventionnels fonctionnent en utilisant une technique statistique connue sous le nom de régression linéaire. Cela implique d'estimer une courbe qui correspond aux données, puis de réduire l'erreur qui lui est associée. Il est largement utilisé dans le décodage neuronal dans des techniques telles que les filtres de Kalman et les cascades de Wiener.

Plusieurs techniques mises à contribution

Les neuroscientifiques ont comparé ces techniques à une variété d'approches d'apprentissage mécanique basées sur des réseaux de neurones. Il s'agissait d'un réseau de mémoire à long terme, d'un réseau neuronal récurrent et d'un réseau de neurones feedforward. Tout cela provient des ensembles de données annotés, et plus l'ensemble de données est grand, plus ils apprennent.

Les résultats sont convaincants. Glaser et Co disent que les techniques de ML ont considérablement surpassé les analyses conventionnelles. "Par exemple, pour l'ensemble des trois domaines du cerveau, un décodeur du réseau de mémoire à long terme a expliqué plus de 40% de la variance inexpliquée d'un filtre Wiener", disent-ils.

"Ces résultats suggèrent que les techniques modernes de ML devraient devenir la méthodologie standard pour le décodage neuronal".

À certains égards, il n'est pas surprenant que les techniques de ML soient bien meilleures. Les réseaux de neurones ont été à l'origine inspirés par l'architecture du cerveau. C'est pourquoi, le fait qu'ils peuvent mieux modeler leur fonctionnement est attendu.

Des résultats qui doivent être re-analysés

L'inconvénient des réseaux de neurones est qu'ils ont généralement besoin de grandes quantités de données d'entraînement. Mais les neuroscientifiques ont délibérément réduit la quantité de données. Ainsi, ils ont constaté que les réseaux neuronaux étaient encore supérieurs aux techniques classiques.

C'est probablement parce que l'équipe a utilisé des réseaux plus petits. "Nos réseaux ont de l'ordre de 100 000 paramètres. Alors que les réseaux communs pour la classification des images peuvent avoir sur l'ordre de 100 millions de paramètres", disent-ils.

Le travail ouvre la voie à d'autres pour s'appuyer sur cette analyse. Glaser et Co ont mis leur code à la disposition de la communauté afin que les ensembles de données neurales existants puissent être réanalysés de la même manière.

La machine est créée sur la base d'un réseau humain

Il y a beaucoup à faire. Peut-être la tâche la plus importante sera de trouver un moyen de procéder au décodage neuronal en temps réel. Tous les travaux de Glaser et Co ont été effectués hors ligne après l'enregistrement des enregistrements. Mais il serait évidemment utile de pouvoir apprendre à la volée et de prévoir le mouvement tel qu'il se produit.

C'est une approche puissante qui a un potentiel important. Ce serait une surprise si la même chose n'était pas le cas du décodage neuronal.

Source

Pourquoi l'IA arrive à son âge d'or aujourd'hui?

Pourquoi l'IA arrive à son âge d'or aujourd'hui?

La recherche en IA a commencé dans les années 1950. Après de faux espoirs répétés, l'IA est aujourd'hui à son point d'inflexion. L'efficacité de l'IA a été transformé ces dernières années en raison du développement de nouveaux algorithmes. Il a fallut rassembler un certains nombres d'ingrédient pour que l'IA soit efficace. En effet, nous profitons d'une plus grande disponibilité des données afin de la "nourrir" (big data). Couplé d'un meilleur matériel pour la créer et les services basés sur le cloud pour catalyser leur adoption par les développeurs. Voyons ensemble ces cinq points :

1. Algorithmes améliorés

Le Deep Learning n'est pas nouveau. Spécifiquement, le premier réseau multi-couche neuronal efficace a été publié en 1965. L’évolution des algorithmes en Deep Learning ont transformé tous les résultats au cours de la dernière décennie !
Notre capacité à reconnaître des objets dans les images a été transformé (figure 9). Via le développement des réseaux de neurones convolutifs - convolutional neural networks (CNN). Un design inspiré par le cortex visuel des animaux. En effet, chaque couche dans le réseau neuronal agit comme un filtre pour la présence d'un motif spécifique. En 2015, le système de vision par ordinateur basé sur le CNN, Microsoft a identifié des objets dans des images plus efficacement (95,1% précision) que les humains (94,9% de précision). «À notre connaissance," ils ont écrit, «notre résultat est le premier à dépasser les performances au niveau humain." Applications plus larges des CNNs comprennent la reconnaissance vidéo et de la parole.

reconnaissance IA du langage humain
Les progrès dans la parole et la reconnaissance d'écriture, quant à lui, s'améliore rapidement (Figure 10) après la création de réseaux de neurones récurrents - recurrent neural networks (RNN). Les RNNs ont des liens de rétroaction qui permettent aux données de circuler dans une boucle. A la différence des réseaux neuronaux classiques qui "avalent les informations" seulement. Un nouveau type puissant de RNN est la «longue mémoire à court terme» (modèle LSTM).

C'est pourquoi, avec des connexions et des cellules de mémoire supplémentaires, les RNNs "se souviennent" des données. Celles qu'ils ont vu des milliers d'étapes auparavant et vont les utiliser pour informer leurs interprétations de ce qui suit. En somme, précieux pour la reconnaissance vocale où l'interprétation du mot suivant sera informé par les mots qui l'ont précédé. Depuis 2012, Google a utilisé les modèles LSTMs pour alimenter le système de reconnaissance vocale dans Android. En novembre 2016, les ingénieurs de Microsoft ont indiqué que leur système avait atteint un taux d'erreur de parole de 5,9%. Un chiffre à peu près égal à celui des capacités humaines pour la première fois dans l'histoire.
Niveau langage humain par IA atteint des records

2. Matériel spécialisé

Les GPUs sont des circuits électroniques spécialisés qui réduisent le temps requis pour former les réseaux de neurones utilisés pour le Deep Learning.
Les GPU modernes ont été développés à l'origine à la fin des années 1990 pour accélérer les jeux 3D et des applications de création 3D. En effet, faire un zoom dans un logiciel 3D utilise un processus mathématique appelé "calcul matriciel répété". Les microprocesseurs avec des architectures en série, ce sont les processeurs qui alimentent les ordinateurs d'aujourd'hui. Ils sont peu adaptés à la tâche. C'est pourquoi, les GPU ont été développé avec des architectures massivement parallèles (la Nvidia M40 a 3072 cœurs) pour effectuer efficacement des calculs matriciels .

Une formation d'un réseau neuronal fait usage intensif des calculs matriciels. Par conséquent, les GPUs qui sont utiles pour les jeux 3D. Ces GPUs se retrouvent très bien adaptés pour accélérer le Deep Learning. Néanmoins leur effet a été considérable; un GPU simple peut offrir un gain de temps cinq fois plus rapide pour l'entraînement d'un réseau de neurones. Tandis que les gains de dix fois ou beaucoup plus sont possibles sur des problèmes plus importants ! Lorsqu'il est combiné avec des kits de développement en DL, les améliorations de la vitesse d'entrainement peuvent être encore plus grande (Figure 11).GPU augmente par 60 la vitesse IA

3. De nombreuses données

Tout d'abord, les réseaux de neurones utilisés pour le Deep Learning nécessitent généralement de grands ensembles de données. De quelques milliers d'exemples à plusieurs millions. Heureusement, la création de données et la disponibilité a augmenté de façon exponentielle. Aujourd'hui, alors que nous entrons dans la «troisième vague» des données, l'humanité produit 2,2 exaoctets (2300 millions de gigaoctets) de données chaque jour ; 90% de toutes les données du monde a été créé au cours des 24 derniers mois.

D'une part, la «première vague» de la création de données, qui a commencé dans les années 1980. Les ordinateurs de bureau connectés à Internet ont généré des documents et de données transactionnelles. D'autre part, une «deuxième vague» des données a suivi. En effet, l'explosion des médias non structurées (e-mails, photos, musique et vidéos), des données Web et méta-données résultant des smartphones. Aujourd'hui, nous entrons dans le «troisième vague» des données. Dans laquel des capteurs de machines déployés dans l'industrie et dans la maison créent un suivi supplémentaires et des travaux analytiques.

Dernièrement, nous, l'espèce humaine, nous avons transféré 100 Go de données par jour en 1992, d'ici 2020, nous transférerons 61 000 Go (ou 61 To) par seconde de data (Figure 12).Le trafic internet augmente logarithmement

Au-delà de l'augmentation de la disponibilité des données générales, les ressources de données spécialisées ont catalysé des progrès dans le DL. Par exemple, le site ImageNet est une base de données librement disponible de plus de 10 millions d'images renseignées à la main. Sa présence a soutenu le développement rapide de la classification d'objet par les algorithmes en Deep Learning.

4. Les services Cloud

L'utilisation des ML par les développeurs est catalysée par la fourniture d'une machine dont l'infrastructure est dans le cloud.

Google, Amazon, Microsoft et IBM offrent tous une infrastructure basée sur le cloud. Pour conséquence de réduire le coût et la difficulté de développer les capacités des ML.

En outre, ils offrent une gamme en plein essor des services de Machine Learning en Cloud (de reconnaissance d'image à la traduction de la langue) que les développeurs peuvent utiliser directement dans leurs propres applications. Google Machine Learning propose des services faciles d'accès pour :

  • vision (identification des objets, la détection du contenu explicite, la détection de visage à l'analyse des sentiments);
  • la parole (reconnaissance de la parole et lecture des textes);
  • analyse de texte (reconnaissance de l'entité, l'analyse des sentiments, la détection de la langue et de la traduction); et
  • la recherche d'emploi (définition des compétences et correspondance à l'ancienneté).

Microsoft Cognitive Services comprend plus de 21 services dans les domaines de la vision, de la parole, la langue, la connaissance et la recherche.

5. Les intérêts et l'esprit d'entreprise

Effectivement, de la part du public l'intérêt pour l'IA a augmenté six fois au cours des cinq dernières années. Nous notons une encore plus grande augmentation du nombre de placements dans des sociétés IA par les sociétés d'investissement (Figure 14). En effet, nous sommes entrés dans un cercle vertueux. Dans lequel les progrès dans le Deep Learning est d'attirer l'investissement, l'entrepreneuriat et la sensibilisation. Ce dernier, à son tour, catalysent de nouveaux progrès (figure 13).Intérêt 6 fois plus important pour l'IAInvestissement 7 fois plus élevé IA

Que se passe-t-il ensuite ?

Enfin, les avantages de la ML et du DL seront nombreux et importants. Beaucoup seront visibles, des véhicules autonomes à de nouvelles méthodes d'interaction homme-machine. Beaucoup seront moins apparentes, mais permettront de créer des processus efficaces aux services des consommateurs.
C'est ainsi pour tout changement de paradigme, parfois des attentes gonflés dépassera le potentiel à court terme. Nous nous attendons à une période de désillusion au sujet de l'IA à un moment donné. Véritablement, elle sera suivie par une reconnaissance plus longue et durable de sa valeur. Ainsi, comme la ML est utilisée pour améliorer et réinventer les systèmes existants.

Cet article fait suite également à "Nous sommes en train de vivre une quatrième révolution industrielle"

Quel est le sens de la vie dans un monde sans travail

Quel est le sens de la vie dans un monde sans travail

Ce billet fait lien et suite de celui-ci.

La plupart des emplois qui existent aujourd'hui pourraient disparaître dans quelques décennies. En effet, l’intelligence artificielle (IA) surpasse les humains dans plus en plus de tâches. Elle remplacera l’Homme dans plus en plus d’emplois. Beaucoup de nouvelles professions sont susceptibles d'apparaître, prenons pour exemple : designer de monde virtuel. Mais ces professions exigeront probablement plus créativité et de flexibilité. On ne sait pas si à 40 ans, un ex-chauffeur de taxi au chômage ou ex-conseiller en assurance sera en mesure de se réinventer en tant que concepteurs de mondes virtuels. D'ailleurs j'essaie d'imaginer un monde virtuel créé par un conseiller en assurance ! Et même si l'ex-conseiller en assurance fait la transition en concepteur de monde virtuel, le rythme des progrès est tel qu'une dizaine années suffira par le rendre obsolète. Dès lors il devra encore une fois, se réinventer.

L'intelligence artificielle va créer une nouvelle classe sociétale

Le problème crucial n’est pas de créer des nouveaux emplois. Le problème crucial est de créer des nouveaux emplois dont les humains réussissent mieux que les algorithmes. Par conséquent, d'ici 2050, une nouvelle catégorie de personnes pourrait émerger - la classe inutile. Les gens qui ne sont pas seulement au chômage, mais “inemployables”.

La même technologie qui rend l'homme inutile, pourrait aussi soutenir des masses inemployables par un certain système de revenu de base universel. Le vrai problème serait alors de garder les masses occupées et heureuses. Les gens doivent se livrer à des activités utiles, sinon ils deviendront fous. Alors, que ferait la classe inutile de toute leur journée ?

Nous menons une vie comme un jeu vidéo

Une réponse pourrait être les jeux vidéos. Sur le plan économique les personnes licenciées pourraient passer une quantité croissante de temps dans des mondes de réalité virtuelle. Ce qui leur donnerait beaucoup plus d'excitation et d'engagement émotionnel que le « monde réel ». Ceci, en fait, est une solution très ancienne. Depuis des milliers d'années, des milliards de personnes ont trouvé un sens à jouer à des jeux de réalité virtuelle. Dans le passé, nous avons appelé ces jeux de réalité virtuelle « religions ».

Qu'est-ce qu'une religion, sinon un grand jeu de réalité virtuelle joué par des millions de gens ? Les religions inventent des lois imaginaires, tels que « ne pas avoir de relations sexuelles avec une personne de même sexe », « ne pas manger de porc », « répéter les mêmes prières un certain nombre de fois par jour », et ainsi de suite. Ces lois existent que dans l'imagination humaine. Aucune loi naturelle exige la répétition de formules magiques, et aucune loi naturelle interdit l’homosexualité ni de manger du porc. Les croyants passent leur vie en essayant de gagner des points dans leur jeu. Si vous priez tous les jours, vous obtenez des points. A l'inverse, si vous oubliez de prier, vous perdez des points. Si la fin de votre vie, vous gagnez assez de points, vous allez au prochain niveau du jeu (c’est-à-dire le paradis).

La réalité virtuelle n'a pas la forme que l'on imagine

Comme les religions nous montrent, la réalité virtuelle n'a pas besoin d'être enfermée dans une boîte isolée. Au contraire, il peut se superposer à la réalité physique. Dans le passé, cela a été fait avec l'imagination et des livres sacrés. Au 21ème siècle il peut être fait avec les smartphones.

L’année dernière j’ai chassé des Pokémon avec ma fiancée. Alors que nous marchions dans la rue, je regardais mon smartphone, ce qui m’a permis de repérer les Pokémon tout autour de nous. Elle ne voyait pas de Pokémon du tout, parce qu’elle n’avait pas (encore) téléchargé l’application. Ensuite, nous sommes allés au parc, il y avait des dizaines et des dizaines de personnes qui “chassaient”. J’ai trouvé une grande similitude avec la situation conflictuelle dans la ville sainte de Jérusalem. Quand vous regardez la réalité objective de Jérusalem, tout ce que vous voyez ce sont des pierres et des bâtiments. Il n'y a aucune “sainteté” nulle part. Mais quand vous regardez à travers le moyen de “smart-book” (tels que la Bible et le Coran), vous voyez partout des lieux saints et des anges.

L'idée de trouver un sens à la vie en jouant à des jeux de réalité virtuelle est évidemment commun non seulement aux religions, et aussi aux idéologies laïques. Le consumérisme est aussi un jeu de réalité virtuelle. Vous gagnez des points en acquérant de nouvelles voitures, en achetant des marques ou de prendre des vacances à l'étranger. Si vous avez plus de points que tout le monde, vous vous dites que vous avez gagné le jeu. Peut être que le succès des réseaux sociaux en est pour quelque chose. Nous aimons dévoiler nos points gagnés, nos voyages, notre vie (pourvu qu’elle soit meilleure que la tienne).

facebook -gagne-des-points

Nos pensées dictent notre sens de la vie

On peut objecter que les gens aiment vraiment leurs voitures et les vacances. C'est certainement vrai. Et les religieux apprécient vraiment la prière, les cérémonies, et j’ai vraiment aimé la chasse aux Pokémon. En fin de compte, l'action réelle prend toujours place à l'intérieur du cerveau humain. Est-ce important que les neurones soient stimulés en observant des pixels sur un écran d'ordinateur, en regardant dehors par la fenêtre d'une station balnéaire caribéenne ou en voyant le ciel dans les yeux de l'esprit ? Dans tous les cas, le sens que nous attribuons à ce que nous voyons est généré par notre propre esprit. Il est pas vraiment « là-bas ». Notre vie est transréel.

"Aux meilleurs de nos connaissances scientifiques, la vie humaine n'a pas de sens." - Ludo Louis dans un bar en juillet 2011 vers 2h14

La puissance de la suggestion

Selon Bernard Michel Boissier, le cerveau n’apprend pas et ne prend pas de décision. Ce qui fait de lui, cette machine extraordinaire est la suggestion. Cette voix qui parle au fond de nous fait fonctionner tout son potentiel. Le sens de la vie est toujours une histoire fictive créée par nous les humains.

Si vous avez à la maison un fils adolescent qui aime les jeux vidéos, vous pouvez effectuer votre propre expérience. Lui fournir une subvention minimum de Coca-Cola et de pizza, puis supprimer toutes les demandes de faire ses devoirs et toute supervision parentale. Le résultat probable est qu'il restera dans sa chambre pendant des jours, collé à l'écran. Il ne fera aucun travail ni le ménage, n'ira pas à l'école, sautera les repas, les douches et le sommeil. Pourtant, il est peu probable qu’il souffre d'ennui ou d’un sentiment d'inutilité. Du moins pas à court terme. Et la suggestion, précédemment citée, lui dira que sa vie n'a peut-être pas plus de sens d'être devant cet écran.

D'où les réalités virtuelles risquent d'être la clé pour donner un sens à la classe inutile du monde après le travail. Peut-être que ces réalités virtuelles seront générées à l'intérieur des ordinateurs. Probablement qu'ils seront générés en dehors des ordinateurs, sous la forme de nouvelles religions et idéologies. Eventuellement, ce sera une combinaison des deux. Les possibilités sont infinies et personne ne sait.

La fin du travail ne signifie pas disparition du sens de la vie

Dans tous les cas, la fin du travail ne signifie pas nécessairement la fin du sens de la vie, parce que le sens de la vie est généré par l'imaginaire. Le travail est essentiel pour avoir un sens de la vie uniquement selon certaines idéologies et modes de vie. L’Angleterre du XVIIIe siècle, les écuyers, les juifs ultra-orthodoxes actuels, et les enfants dans toutes les cultures et les époques ont trouvé beaucoup d'intérêt ainsi qu’un sens à la vie sans même travailler. Les gens en 2050 seront probablement en mesure de jouer des jeux plus profonds et de construire des mondes virtuels plus complexes que dans aucune autre époque de l'histoire.

Mais qu'en est-il de la vérité ? Qu'en est-il de la réalité ? Est-ce que nous voulons vraiment vivre dans un monde où des milliards de personnes sont plongées dans des fantasmes, poursuivant des objectifs à faire semblant et obéir aux lois imaginaires ? Eh bien, que cela plaise ou non, c'est le monde où nous vivons depuis des milliers d'années déjà.

Révolution technologique en 2020

Révolution technologique en 2020

En 2020 il y aura une révolution technologique, j'en parle depuis l'ouverture du blog ça ne fait pas de doute. Mais qu'elle sera la technologie en question, serait-ce l'Intelligence Artificielle* ou un procédé ? J'ai ma petite idée.

Il y a quelques jours, j'ai co-animé une conférence sur "Internet" à des seniors. J'ai apporté mon aide pour répondre à certaines questions. Ils m'ont asséné de questions et j'en retiendrai une, venant d'une dame de 74 ans "si je comprends bien, on demande tout à Google, mais peut-on tout lui demander ?".

Au delà de cette question à demi philosophique, il est vrai, dans les années 2000 la règle d'or était d'avoir un pseudo, ne jamais communiquer sa vraie adresse ou tout autre information personnelle. Maintenant nous affichons notre vie de chaque instant sans transparence. Cette question reflète une inquiétude, celle de l'intégrité personnelle ; pouvons-nous tout demander à Google même des choses inavouables ?

L'intelligence artificielle is everywhere

En effet, Internet nous aide quotidiennement. Chacune de nos demandes nous les soumettons à Google. Nous le faisons de manière instinctive. Google enregistre tout ce que nous faisons. Pourquoi lorsque je cherche une image d'un oiseau bleu il me sort des oiseaux bleus ? Parce que son algorithme repère ce que nous mettons en légende et compare le nombre de clique sur l'image. Plus il y a de clique sur une image par rapport à telle recherche, plus l'algorithme pense que le résultat est pertinent. Je n'entrerai pas dans les détails pour le référencement des sites Internet qui est beaucoup plus technique. Tout comme Facebook est capable de détecter et reconnaître des personnes (même de dos!), ou un visage pixélisé ! Ces algorithmes apprennent chaque jour grâce à nos propres informations.

Aujourd'hui il a été possible à un ordinateur de dessiner par lui-même un chat (sans programmation). En lui donnant des images de chat, l'ordinateur est capable d'en comprendre la composition, une tête, des moustaches, une queue...

Jusqu'à aujourd'hui les algorithmes étaient programmés. Maintenant les algorithmes sont auto-apprenants. Le deep learning, permet aux ordinateurs d'apprendre par eux-mêmes. Et ces ordinateurs fonctionnent de mieux en mieux car nous sommes de plus en plus à les faire travailler. Pour reprendre l'exemple des images, les caméras sont capables de voir nos micro-expressions, colère, joie, mais aussi permettront-ils de détecter les menteurs ?

La médecine réussira à guérir toutes les maladies ?

Marc Zukerberg a dit l'année dernière "d'ici 15 ans nous serons capable de supprimer toutes les maladies sur Terre".

Et maintenant est-ce que les ordinateurs sont plus efficaces que l'homme ? Notamment en imagerie médicale, l'analyse des mammographie par l'Intelligence Artificielle révèlent quatre fois plus de cas dépistés que par des médecins.

En faisant lire 20 millions d'articles en médecine à Watson (IA de IBM) en 2 semaines il découvre 6 molécules liées au cancer et réussi à diagnostiquer un cancer très rare chez une femme au Japon alors que les médecins piétinaient.

Les avocats, banquiers, directeur de communication dans une agence de communication, l'intelligence artificielle est partout est son potentiel est supérieure à celle de l'homme.

L'intelligence artificielle est présente dans les voitures, mais également dans les avions de chasse. Souvent lorsque je parle des voitures autonomes, on comprend un ordinateur avec un programme conçu par un humain qui piloterait la voiture. Mais en fait la voiture apprend par elle-même ! En fonction de ses expériences elles gèrent et contrôlent de mieux en mieux la voiture en fonction des nouvelles situations. Ainsi ce n'est pas UNE voiture avec ses multiples expériences qui fait la valeur de l'intelligence, c'est les multiples expériences par des millions de voitures le tout centralisé qui créer un énorme réseau d'expériences et donc d'intelligence. Si toutes les voitures sont connectées, ce qu'une voiture apprend à Lille, elle transférera son savoir immédiatement à une voiture située à Tokyo.

Une seule interface, la disparition des interfaces

Comme nous demandons tout à Google et qu'il retient ce que nous lui demandons, pourrait-il devenir un jour notre assistant ? Un assistant personnel qui sera la seule interface. Aujourd'hui nous devons lancer une application en fonction du service que nous voulons.

Je veux consulter mes comptes je lance mon application de la banque. Je veux connaitre les prix d'un billet d'avion je vais ouvrir EasyJet ou Air France etc. Et si à l'avenir nous avions uniquement une interface, il suffirait d'ouvrir cette interface et de faire notre demande. De plus en plus de bots (robots gérés par intelligence artificielle) sont capables de comprendre le langage parlé/écris et même de créer des conversations. C'est l'étape supérieure de Siri, Cortana ou Google Now. Comme cet assistant centralisera toutes nos données, il pourra même anticiper nos demandes.

Une interface avec toutes nos données au même endroit

Si une telle interface existe alors,

Les intelligences artificielles sont capables de lire nos émotions, ils peuvent parler et écrire sans que nous pouvons en faire la distinction avec un humain. Pourrait-il devenir mon meilleur ami, capable de me comprendre, de savoir qui je suis et connaître mes attentes ? Ou pourrait-il être moi, dématérialisé ?

Dans ce cas il pourrait réserver une soirée avec Paul mon meilleur ami, l’assistant regardera nos agendas respectifs, réservera le resto en commandant les plats que nous préférerons et paiera sans que nous nous en occupions. Peut être même un jour il nous dira d'aller à l’hôpital. En effet, si nous donnons nos données médicales il pourra savoir que nous sommes malades sans même que nous nous en rendions compte.

La fin des ressources humaines ?

Sa capacité à détecter mon humeur, l’intelligence artificielle saura que mon métier ne me correspond plus et peut être pourrait-elle envoyer mon CV dans des entreprises ? "Tu n'es pas heureux dans ton travail alors il est tant que tu prennes un autre virage dans ta vie professionnelle" dira mon assistant. Et elle me mettra un rendez-vous dans mon agenda car elle aura envoyé mon CV à plusieurs assistants d'entreprises. Mon CV sera lu par l'assistant d'une entreprise et mon profil correspondrait à ce qu'il recherche et voilà un "match".

Fin des sites de rencontres ?

J'utilise le terme "match" comme sur Tinder. Cet assistant pourrait aussi nous proposer des rencontres. En lisant notre carnet d'adresse ou des gens que nous avons croisés. Il saura pour nous qui est la personne qu'il nous faut.

La fin du marketing ?

Le marketing a pour première mission d'influencer les masses pour qu'elles achètent les produits et services de l’entreprise. Mais si nous avons tous un assistant, alors ça sera notre assistant qui sera en contact avec l'entreprise et non nous directement. Comme vu plus haut, l'entreprise aura son propre assistant. Il existe déjà un robot au conseil d'administration d'une entreprise depuis 2014 ! Alors l'idée folle que je propose ici n'est pas si tordue après tout.

Du coup, si on fait un pas de recul, le rôle des entreprises sera totalement différent de celui d'aujourd'hui. Les entreprises devront être totalement ouvertes et honnêtes car chaque critère sera important et ne sera pas oublié par notre assistant. Par exemple, Bertrand veut travailler dans une entreprise "green" (zéro papier, trie les déchets, limite la consommation d'énergie etc.) son assistant regardera uniquement les entreprises dont les valeurs sont green. Si l'entreprise a menti, on peut comprendre que le salarié peut se retourner contre l'entreprise sous forme de notation et de commentaire. L'application Glassdoor le permet déjà aujourd'hui.

Nouveau paradigme

C'est indéniable, le monde digital apportera l'affranchissement du travail. Nous pourrons faire ce que nous voulons, déployer notre créativité, j'en parle dans cet article. Le revenu de base sera très certainement mis en place.

Il y aura également l'avènement des ordinateurs quantiques. Les plus optimistes disent qu'ils seront sur le marché professionnel pour 2019. Pour avoir un ordre d'idée, un ordinateur quantique aura une capacité de calcul entre 1 à 10 millions de fois plus puissants que nos supers calculateurs actuels. L'actuel est capable de faire 93 millions de milliards de calcul par seconde.

Je songe de plus en plus à ces familles "digitale nomade" qui font l'école pour leur enfant, qui voyagent où ils veulent quand ils veulent. La communication et la technologie tend à supprimer les frontières pour un ouvert plus ouvert.

En prenant conscience de ce changement de paradigme il est nécessaire de faire attention à qui nous voterons. Je croise les doigts pour les Américains dont les résultats arriveront demain (8 novembre). Et aussi en France, les présidentielles seront en mai 2017, et le chef de l'Etat jouera un rôle des plus important du XXIème siècle.

Pour approfondir le sujet en une infographie.

*intelligence artificielle : dans mon article j'ai alterné le il/elle car j'aurai préféré le neutre.